N° 146
Janvier

http://piednoir.net
    carte de M. Bartolini J.P.
     Les Bords de la SEYBOUSE à HIPPONE
1er Janvier 2015
jean-pierre.bartolini@wanadoo.fr
http://www.seybouse.info/
Création de M. Bonemaint
LA SEYBOUSE
La petite Gazette de BÔNE la COQUETTE
Le site des Bônois en particulier et des Pieds-Noirs en Général
l'histoire de ce journal racontée par Louis ARNAUD
se trouve dans la page: La Seybouse,
Écusson de Bône généreusement offert au site de Bône par M. Bonemaint
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Les derniers Numéros : 136, 137, 138, 139, 140, 141, 142, 143, 144, 145,
  Le Noël de l'Orphelin  
Par : Patricia Dupont, Paroles et Musique d'Alain Sorge
http://randonneurs-pyreneens.fr.gd/Vid-e2-os-chansons-d-h-Alain.htm

Vœux




Les Vœux de chez nous
Offert par Henriqué PALLES

Vœux de Henriqué PALLES

Dessin de M. Henriqué Palles

         En ces jours de préparation j’ai une pensé pour tous mes amis lointains que j’affectionne et qui me le rendent bien. J’ai conçu ce Noël à Saint-Louis pour eux et aussi pour tous Oranais et les nombreux "Oranaiphile" de la terre dont tu fais parti. Que cet esprit du souvenir les accompagne pour chanter tous en cœur JOYEUX NOEL ET BONNE ANNÉE 2015

         "Je sais qu’il y a un paquet d’Oranais qui comme moi reçoivent la Seybouse mais qu’importe d’oú qu’ils soient, à tous ces lecteurs je leur souhaite à toutes et tous de tres bonnes fêtes également."
         Merci pour tous vos envois

AMICALEMENT, Henri Palles
Melbourne




EDITO

 2015, Année Espoir ou Année Chaos !

Chers Amis,

         Pour la France et les Français, 2014 est une année horrible qui s'est terminée.
         Les Français, confrontés aux deux problèmes principaux, l'insécurité se transformant même en terrorisme et le chômage montant toujours plus haut dans les chiffres, doivent en plus subir le délitement de la société naturelle et ancestrale française au profit de lobbies " écologicard, laïcard et religieux " associés à une politique du " genre " tout à fait néfaste pour le futur.

         Bien sur il y a les problèmes économiques avec une désindustrialisation progressive ; une France plus endettée que jamais ; une épée de Damoclès qui s'apprête à s'abattre sur les retraités et les petits propriétaires par de nouveaux impôts en préparation qui annoncent un effacement annoncé depuis longtemps de la scène mondiale au profit de la tête d'affiche que sera la prochaine révolution avec en ligne de mire une probable guerre civile.

         A voir tous les scandales politico-financiers, les français n'ont plus confiance en les hommes politiques car leur motivation principale c'est " d'être confortés dans leur pouvoir et leur avoir, leur entre-soi mondialiste et leur amour immodéré de l'argent " parce qu'ils se foutent de la France et des Français comme de l'an 40.

         Nous en avons marre :
         - du double langage, des compromissions, de l'imposture anthropologique.
         - des diktats laïcards contre les crèches, le porc ou autres traditions bien françaises, et qui nous poussent à haïr la laïcité et la démocratie qui ne profitent qu'à ceux qui ne les respectent pas dans l'esprit.
         - des saccages de cimetières, des lieux de cultes, des dégradations à l'occasion de manifestations et qui nous coûtent des milliards chaque année.
         - des actes caractérisés de terrorisme cautionnés de plus par l'intellectuel et le religieux, l'actualité est là pour le prouver. Cela rappelle étrangement les années 50 en Algérie.
         - de la falsification de l'histoire comme la dernière en date avec l'inauguration du Musée de l'histoire de l'immigration, aux destinées duquel préside un " falso " de Pieds-Noirs, " Faux historien ", qui vient d'être inauguré par le " Moi Président " et qui y a placé les Pieds-Noirs comme des immigrés. Cela est inacceptable et prouve que nous ne sommes pas considérés comme des français à part entière malgré les sacrifices de nos parents.
         - de la modification du genre humain établi depuis des siècles par des règles physiques et remises en question par des lois iniques pour faire plaisir à des lobbies sexistes.
         - de la non " honorabilité de la parole française " en ne livrant pas les deux navires Mistral à Moscou qui lutte contre le terrorisme. Comment croire un instant que cette parole non tenue renforcera son influence et sa crédibilité dans le monde ? Pourquoi livrer des avions au Qatar qui finance le terrorisme ?
         - de la ruine économique du pays par des politiciens incapables ou véreux, avec une dette abyssale, des systèmes de santé et de retraite qui s'effondrent à cause d'une politique sociale et d'assistanat qui ne peut plus supporter toute la misère du monde.
         - d'un gouvernement de la pensée unique aux portes de la dictature civile avec son jeu de bingo appelé "RepasDeFamille pour Noël". C'est du bourrage de crane et de l'intox Socialiste, de la Com pour les sans dents. On a pas besoin que l'on nous dise ce que l'on doit dire, écrire ou penser.
         - de la discrimination anti-blanc.
         - du totalitarisme d'État où la censure est redevenue l'instrument des ennemis du pays en cassant et crucifiant la vraie liberté de pensée personnelle qui serait contraire à la leur.

         Erice Zemmour est persécuté pour avoir dit des vérités et lu cette citation dont l'auteur est Sébastien-Roch Nicolas Dit Nicolas de Chamfort. Le serais-je aussi ? Je m'en contrefous ! "En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin." (Chamfortiana, 1800, Gallica BNF)

         La marmite est en train de bouillir, une majorité de français ne veut pas la regarder car ils sont trompés une fois de plus par les médias aux ordres du " politique ", mais d'autres ont ouvert les yeux et se préparent en silence pour le moment venu lorsque le couvercle sautera.

         Oui la France à besoin d'une refondation en profondeur en faisant le ménage et en rétablissant les valeurs qui en ont fait sa grandeur. Doit-on faire appel à la dictature militaire qui pourrait redonner au pays la rigueur de ses valeurs avant que ce pays s'enflamme dans un combat sanglant qui fera des milliers d'innocentes victimes?
         Doit-on revivre une " nouvelle guerre civile " comme en Algérie ?

         2015, est une année charnière ; une année décisive dans ses choix par le peuple ; elle peut être une année d'espoir de maintenir la paix avec de grandes résolutions ; mais elle peut être aussi une année de chaos, ce que je ne souhaite pas car encore une fois c'est le bas peuple qui en paiera les pots cassés.
La Seybouse, tous ses contributeurs bénévoles et moi-même,
souhaitons à tous les lecteurs et leurs familles,
les meilleurs vœux de Bonheur, de Santé, de Joie,
de Prospérité, de sérénité et de Paix.
Jean Pierre Bartolini          
        Diobône,
        A tchao.


La relique de Saint Augustin à Bône


CRECHE ET LAÏCITE
Par M. HUgues Jolivet


     Un Pays sans racines est comme un arbre mort,
     Tronc et branches se dessèchent, on les coupe, on les brûle.
     France, quel est ton destin ? Soucie toi de ton sort,
     Car tu cours à ta perte, pliant sous la férule !

     Quelle mouche te pique ? Pourquoi de tels propos ?
     Me diront mes amis, en lisant ce poème.
     La colère m'emporte, m'enlève tout repos,
     La bêtise m'insupporte, ma face devient blême !

     Parce que sous la pression de la "Libre Pensée",
     Brandissant le bon droit de la laïcité,
     Aussi bien à Béziers que dans l'Ouest, en Vendée,
     Les Préfets sont aux ordres, fuient l'authenticité !

     Car Noël, en effet, est fête familiale,
     Elle est universelle, pas seulement française,
     Un symbole de joie, de rencontre conviviale,
     Loin des guerres de "chapelles", sans huile sur la braise !

     La France est en péril, régie par des Enarques,
     Qui appliquent la Loi en portant des oeillères,
     Où, chacun, à sa place, se prend pour un Monarque,
     Et dont l'obstination est mauvaise conseillère !
Hugues JOLIVET
5 décembre 2014
 
 

CRECHE PROVENÇALE



CRÊCHES DIVERSES
Un échantillon
Envois Divers

Saint-Augustin la nuit du 24/12/2014
Photo Hanéche M
Crêche de Saint-Augustin par M. Hanéche
Photo Hanéche M


Crèche de M. Zammit
Photo Zammit M



Photo Zammit M



Photo Zammit M



Photo Zammit M



Crêche de M. Henri Lunardelli
Photo Lunardelli H


Crêche de Mme. Doussin
Photo Doussin MT



Crèche de M. Lucas
Photo Lucas R



Photo Lucas R


Photo Lucas R


Photo Lucas R




Crêche de M. Robert Léon
Photo Leon R



Photo Leon R




Photo Leon R


Crêche de M. Ciantar
Photo Ciantar C



Crêche de M. Migliaccio
Photo Migliaccio C



Crêche de M. Cataldo
Photo Cataldo J


Crêche de Mme Jeanine Bartolini
Photo Bartolini JP



Photo Bartolini JP



MA LIBRE PENSEE
Par Bartolini Jean Pierre
            
            Depuis quelques semaines, nous voyons fleurir ça et là des polémiques dues à l'installation de crèches de la nativité en des lieux publics et même privés. Cela est le fait de personnages se réclamant de la libre pensée sous le couvert de leur association. En Vendée, sur décision du tribunal, la crèche a été levée du Conseil Général. Par contre d'autres Maires ont tenu bon et ont été suivis par d'autres communes.
            Cette libre pensée qui se comporte comme du " voyourisme " n'a rien à voir avec la vraie liberté de pensée, de conscience et de raison qui prône la tolérance et le respect.

            Quels sont ces gens qui se réclament de la Libre Pensée ?

Dessin de M. IXÉNE Ce sont des emmerdeurs. Ce sont des irrespectueux. Ce sont des incompétents en matière de penser par eux-même, puisque qu’il leur faut se mettre en association pour penser et avoir des idées à la Con (excusez du terme) comme l’exigence d’une interdiction dans des lieux inhabituels des crèches traditionnelles.

            Ces gens ne sont pas des vrais libres penseurs. Ce sont des imposteurs guidés par l'antireligieux pervers du " laïcisme " de cette gauche révolutionnaire et malsaine qui va nous mener à la guerre civile. Ils sont la terreur de la république.

            Ils ne se révoltent pas contre les lois iniques de leurs amis gauchistes et pastéquistes. Ils n'ont pas le respect d'autrui car ils ne l'ont pas d'eux-mêmes.
            Ce sont des fondamentalistes et ayatollahs du laïcisme qui ont vu en la nativité un nouvel ennemi à pourchasser.
            C'est certain que la nativité telle qu'elle résulte de cette crèche est contraire à la loi du genre ou loi Taubira. Je crois que c'est là le vrai problème de ces énergumènes qui veulent les faire supprimer. Un vrai Papa, Une vraie Maman, un vrai Bébé conçu naturellement dans l'amour, ce n'est plus dans l'air du temps écolo-bobo-homo-taubiro.
            Il faut dire stop à cette laïcité bon marché, il y a d'autres sujets plus importants à faire dans ce Pays et surtout ne pas le laisser aux mains de quelques fanatiques sectaires.
            D'ailleurs, les statuts de cette association, ne laissent aucun doute pour celui qui sait les interpréter à leur juste valeur. L'article 7 (entres autres) en est une preuve flagrante. Où est la libre pensée de chaque individu dans cette association puisque c'est le choix d'une majorité qui compte ? C'est un diktat laïcard.
            http://www.fnlp.fr/spip.php?article57

            Je suis libre penseur, un vrai au sens étymologique du terme et de l'esprit. Je le revendique.
            Un Libre Penseur est quelqu'un, qui pour agir et penser, n'a pas besoin d'une doctrine quelle soit religieuse, politique, associative ou intellectuelle. Il peut être athée, agnostique, déiste, anarchiste, libertaire, rationaliste ou laïc mais pas laïcard ou laïciste aveugle, sourd et borné.
            Un libre penseur doit pouvoir penser par lui-même sans être influencé par qui et quoi que ce soit, et dans le respect d'autrui. Le respect d'autrui est la principale vertu et la cause de cette liberté car sans cela, lui-même ne mériterait pas le respect.
            Le Libre Penseur n'a pas de structure fixe, il a sa méthode, son moyen de réflexion, son comportement. Il compose avec sa liberté et sa rébellion, avec son esprit de libre examen et de tolérance, avec ses propres expériences et raison. Il est libre de refuser pour lui-même toute vérité révélée ou imposée car il est conscient que celle-ci est fonction des progrès de la science, de l'évolution humaine, du savoir et de la connaissance.
            Il ne saurait opprimer les consciences ou gêner dans ses formes multiples l'expression extérieure des sentiments religieux, politique ou intellectuels mais encore qu'il entend respecter et faire respecter la liberté de conscience, la libre raison et la liberté de pensée des autres.

            Bravo aux Ediles qui résistent à la pression de la pensée unique des imbéciles ou " idiots utiles ".
            Bravo aux Ediles qui font respecter la déclaration des droits de l'homme ainsi que celle du citoyen.
            Les crèches ont une tradition cultuelle et culturelle d'environ 1300 ans. Elles sont respectés par les vrais musulmans et juifs car c'est la fête de la nativité qui est présente de fait dans toutes les religions ou sociétés du monde.
            La crèche comme d'autres symboles ont quitté cet espace du religieux pour s'inscrire dans la tradition culturelle comme les Rois au palais de l'Elysée, comme les guirlandes de Noël et avec les étoiles dans les rues, comme les sapins, comme les rameaux des gamins ou comme le gui pour la nouvelle année, ou la fête des morts. En Algérie nous fêtions toutes les fêtes ensemble et toutes les communautés s'échangeaient des cadeaux sans que cela soit une loi, c'était la tolérance et le savoir-vivre ensemble. C'est vrai que les faux historiens ont gommé cette tradition.

            En tant que Libre Penseur, en respectant le choix de chacun, je prône et souhaite la tolérance et le respect pour les crèches et pour les traditions traditionnelles qui amènent de la convivialité, de la joie, du bonheur et de la paix.

                               Jean Pierre Bartolini          
 L'image qui illustre à merveille cet article, " terreur sur la République " est due au dessinateur IXENE dont vous pourrez voir ses dessins à cette adresse :
http://www.ixene.fr
            Laissons les Ânes débattrent entre eux en disant bravo au Maire de Castres pour sa réponse intelligente et humoristique (ci-dessous) à la libre pensée du Tarn (lettre suivante reçue par Internet).
           
***********
         
            Le Maire,
                                                                    Castres, le 22 décembre 2014
                                                                    Monsieur,

            En votre qualité de Président de la Fédération de la Libre Pensée du Tarn, vous me demandez de faire procéder à l'enlèvement de l'exposition de crèches de la place Jean Jaurès, installée pour les fêtes de Noël, dans le cadre du marché de Noël au titre de l'année 2014, dans la mesure où vous estimez que par cette installation, j'ai méconnu le principe de l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905.

            Je pourrais vous répondre que cet article interdit : " d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblèmes religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans le cimetière, des monuments funéraires ainsi que des musées ou expositions " et que dans la mesure où vous qualifiez vous-même à 7 reprises dans votre courrier l'événement en question d'"exposition ", il m'est permis de penser que (pardonnez-moi l'expression) la messe est dite.
            Mais ce serait bien trop simple de s'abriter derrière des arguties juridiques et je me permets de vous livrer les libres pensées de certains défenseurs de la pensée libre qui rappellent, et je les cite, quelle est la signification de la crèche.

            " La crèche c'est Noël et Noël c'est la crèche. "
            La crèche c'est aussi l'histoire d'une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C'est un signe d'espoir pour tous les sans logement.
            La crèche c'est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C'est un signe d'espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen Orient.
            La crèche c'est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez- vous beaucoup d'agriculteurs qui rigolent en cette période de crise?
            La crèche c'est un boeuf, symbole de la condition laborieuse de l'homme.
            Enfin, la crèche, c'est un âne, même si une rumeur court disant que " cet âne a quitté la crèche en 2014 pour rejoindre la Fédération de la Libre Pensée du Tarn. "
            Quant à moi, j'ose à peine vous dire quelles sont mes pensées quand je constate à quels misérables combats se consacrent de valeureux citoyens, alors que tant de nos semblables seraient en droit d'attendre de votre sagacité qu'elle s'exerce au service de leurs souffrances et de leurs attentes.
            Je ne peux naturellement vous souhaiter de bonnes fêtes de Noël, pour des raisons qui ne vous échapperont pas, ni vous inciter à célébrer les vertus de l'an nouveau, notre calendrier s'évertuant à prendre pour repère un avant et après Jésus-Christ.
            Je vous accorde tout de même de citoyennes salutations.
                                                                    Pascal BUGIS
Monsieur Christian DEMEAUTIS
Président de la Libre Pensée du Tarn
5 rue de Metz
81000 ALBI
HÔTEL DE VILLE - BP 406 - 81108 CASTRES CEDEX
TÉLÉPHONE 05 63 71 58 58 - TÉLÉCOPIE 05 63 71 59 99

http://www.ville-castres.fr
***********
                                                 
            Fédération Départementale
            de la Libre Pensée du Tarn
            5, rue de Metz - 81000 ALBI
            Albi le 17 décembre 2014
                                    Monsieur Pascal Bugis, Maire de Castres Hôtel de Ville
                                    Rue de l'Hôtel de Ville
                                    BP n° 10406
                                    81108 CASTRES cedex

            OBJET : Exposition des crèches sur la place Jean Jaurès Monsieur le Maire,

            Nous venons d'être saisis par plusieurs de nos adhérents et autres citoyens castrais qui ont été choqués par la présence d'une exposition de crèches, sur la place Jean Jaurès, dans le cadre du Marché et animations de Noël.
            Nous sommes surpris par cette présence de représentations de crèches non conforme à l'esprit, au respect et à l'application de la loi du 9 décembre 1905 dite Loi de Séparation des Eglises et de l'Etat et de son décret d'application du 11 décembre 1905.
            Nous vous demandons, Monsieur le Maire, au titre du droit de communication, de bien vouloir nous délivrer copie de la délibération qui a autorisé la tenue du Marché de Noël, sur la place Jean Jaurès, et la présence de cette exposition des crèches annoncée comme " une exposition inédite de crèches authentiques d'Espagne sur la place Jean Jaurès, par l'Association de crèches de Tarragona (Espagne) " Et ce du 6 au 30 décembre 2014.
            Egalement nous souhaitons savoir si la Mairie de Castres a octroyé une subvention pour cette exposition et par ailleurs si elle a mis à disposition de celle-ci des moyens techniques et personnels municipaux pour l'installation de celle-ci.
            Nous nous permettons de vous rappeler que :
            - aux termes de l'Article 1er de la Constitution du 4 octobre 1958 : " La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances ".
            - aux termes de l'Article 1er de la loi du 9 décembre 1905 concernant la Séparation des Eglises et de l'Etat : " La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public ".
            et
            - aux termes de l'Article 28 de la même loi : " Il est interdit ; à l'avenir ; d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires ainsi que des musées ou expositions ".
            Nous considérons qu'il résulte de ces dispositions combinées que l'apposition d'un emblème religieux dans un lieu public, ce qui est le cas ici, postérieurement à l'entrée en vigueur de la loi du 9 décembre 1905 et de son décret d'application du 11 décembre 1905, méconnaît la liberté de conscience assurée à tous les Citoyens par la République, et la neutralité du service public à l'égard des cultes quels qu'ils soient.
            Nous considérons que cette exposition de crèches, installée publiquement sur la place Jean Jaurès, pour les fêtes de Noël, dans le cadre du Marché de Noël, au titre de l'année 2014, représente par son contenu qui illustre la naissance de Jésus Christ, et sa concomitance avec les préparatifs de la fête chrétienne de la nativité un emblème religieux spécifique dont la symbolique dépasse la simple représentation familiale et populaire de cette période de fête et que vous avez, en tant que Maire et Officier de Police Judiciaire, méconnu les principes précités de l'Article 28 de la loi du 9 décembre 1905.
            Aucun artifice ne peut effacer ce fait indiscutable : Installer des crèches ou représentations de crèches dans des lieux publics est une violation de la Laïcité républicaine et une tentative de marquage communautariste de la République.
            Nous vous demandons de faire procéder à l'enlèvement de cette exposition de crèches de la place Jean Jaurès.
            Nous attendons votre courrier accompagné des pièces sollicitées et les explications que vous voudrez bien nous fournir.
            Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l'expression de nos salutations laïques et républicaines.
            Le Président de la Libre Pensée du Tarn Christian DEMEAUTIS
                                    
***********
            Infos parues à ces adresses
            http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/23/2016961-les-libres-penseurs-ne-veulent-pas-de-creche.html
            http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/2014/12/23/une-creche-de-noel-fait-polemique-castres-618944.html


CRECHE DE FALICON
Par M. HUgues Jolivet


Photo H Jolivet

     C'est à l'Hôtel de Ville, en son premier étage,
     Dans la Salle du Conseil et aussi des Mariages,
     Que l'on peut admirer la Crèche monumentale,
     Oeuvre d'artistes bénévoles, aux talents sans égal !

     Six cents heures d'un travail intense, parfois nocturne,
     Les créatrices lasses et non point taciturnes,
     Respectant les délais qu'elles s'étaient imposés,
     Ont dévoilé la Crèche, au public, exposée.

     Mais, avant l'ouverture, le stress et le suspense,
     Puis, l'inauguration, suprême récompense !
     Les Elus sont présents, le Député en tête,
     Le Frère Franciscain participe à la Fête !

     Pour la troisième fois, au coeur de la Mairie,
     Dans la Crèche Provençale, Joseph, Jésus, Marie
     Y sont les bienvenus ! La Mairesse les reçoit,
     Car, nulle part ailleurs, il n'y a d'autre toit !

     Tous les Faliconnais, voire même les touristes,
     Les acceptent, en ce lieu, sans jouer les rigoristes
     De la "Laïcité". Les Crèches Provençales
     Sont, de nos traditions, les dignes succursales !
Hugues JOLIVET
22 décembre 2014
 
 




LE MUTILE N° 20, 1917 (Gallica)
L'Hommage de l'Algérie à la France

         France, ô noble pays, ô nation valeureuse,
          Je m'incline vers toi, en ces jours de combats.
          Mes enfants sont unis aux tiens, vaillants soldats,
          Je te les ai donnés, ô mère glorieuse.
          Ils ont payé la dette de reconnaissance
          Qu'ils devaient aux aïeux, à tes fiers conquérants,
          Ils ont voulu prouver qu'ils étaient tes enfants,
          Qu'ils s'aimaient bien de tout leur cœur, ô noble France.
          L'Yser, la Marne, l'Oise, la belle Champagne
          Ont tressailli d'orgueil aux cria d nos héros.
          Le sang des tirailleurs, de nos braves turcos,
          A rougi tes vallons et tes riches montagnes.
          Sous les murs de Verdun, sous l'ardente fournaise,
          Vers la Belgique aussi et jusqu'en en Orient.
          Les fils d'Alger la Blanche et des trois départements
          Prouvent à chaque instant qu'ils ont l'âme française..
          Tirailleurs et zouaves à l'assaut des tranchées,
          Dans de rudes combats ont montré leur valeur.
          Plue d'un furent tués, tombés ait champ d'honneur
          Loin de leur sol natal, sur tes terres sacrées.
          Ils sont morts ces courageux enfants... Leur histoire
          Est gravée en nos cœurs précieux ornement,
          Plus tard, dans nos cités, de pieux monuments Rediront à leur fila le prix de la victoire.
          Ils sont partis joyeux nos soldats d'Algérie
          A l'appel de la France, ils n'ont pas hésité
          La Méditerranée entendit leur gaîté,
          Leur élan, leur ardeur, mère, ô douce Patrie.
          Il reviendront bientôt... Courage,, confiance.
          Lorsque l'envahisseur maudit sera vaincu
          L'Algérie tout entière chantera leur vertu
          Et redira toujours, encore Vioc la France !
         
                                      Mme Louis Pujol, Relizane.
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A....men !!!
Envoyé par Hugues
              Dans un village, le vieux curé, ne voulait plus entendre les femmes lui dire qu’elles avaient trompé leur mari.
              Si bien que lorsqu'elles trompaient leur mari, il fallait qu'elles disent : "Monsieur le curé, je suis tombée dans le lavoir."
              Un jour, le vieux curé voit arriver son remplaçant, un jeune prêtre.
              Il le met au courant de la vie dans le village, le présente aux notoriétés et arrive le jour de confesse.
              Une phrase revenait souvent : "Monsieur le curé, je suis tombée dans le lavoir."
              Au bout de quelques semaines, le jeune prêtre va voir le maire, pour qu'il fasse faire de suite des travaux au lavoir, pour arrêter tous ces accidents récurrents.
              Le maire étant au courant de la fameuse phrase, lui tape sur l’épaule et le rassure en lui disant que ce n’est pas bien grave, et qu’il n’y a jamais eu de blessées.
              Le jeune curé, lui répond :" A votre place, je ferai rapidement les travaux car votre femme est tombée trois fois dedans la semaine dernière."


TRACES DE VIE
                    Par M. Gilles CAMILLERI (2013)             N°18
LES DECES EN 1836
Image M. Gilles Camilléri

L'entassement des hommes

           Si la catastrophe de 1835, conséquence d'une pandémie de choléra était attendue et subie comme une fatalité, celle qui se produit lors de l'année 1836, moins importante par le nombre de disparitions (246 morts civils durant toute l'année contre 294 morts civils durant la seule période de choléra de 1835), est un drame voulu et organisé par les militaires et les politiques français.

           En effet, à cette date, la puissance turque continue d'exister par l'intermédiaire du bey AHMED (248) qui contrôle le " nid d'aigle " de CONSTANTINE. Toute implantation française durable passe donc par la conquête de la dernière ville turque de ce qui va devenir l'Algérie.

           Pour ce faire, la seule " tête de pont " utilisable est la ville de BÔNE. Certes elle présente de nombreux désavantages. C'est " une ville étroite et infecte " (249), son port s'avère de mauvaise qualité et n'est pas utilisable tout le temps, la malaria y exerce des ravages quand ce ne sont pas le typhus ou la dysenterie. C'est aussi une énorme caserne de 5 530 hommes en 1833. Y séjournent, à l'aube de 1836, le fameux bataillon turc mixte de Yousouf (environ 300 hommes), des spahis réguliers ou irréguliers en constante augmentation (deux nouveaux escadrons sont créés par ordonnance le 12 août 1836) (250), le 59e régiment d'infanterie de ligne, le 170e régiment d'infanterie de ligne, des régiments dont l'effectif avoisine les 2 500 hommes chacun (251), le 2e bataillon de vétérans, le 6e bataillon de la légion étrangère, la première batterie d'ouvriers de l'administration et le 3e chasseurs d'Afrique.

           Même si une partie des spahis, le bataillon turc et deux bataillons d'infanterie au moins sont affectés au poste avancé de DREAN (créé avant avril 1836), quatre mille cinq cents ou cinq mille soldats constituent la garnison d'une ville dans laquelle se logent aussi 2 000 européens et au moins 1 500 indigènes, juifs et musulmans.

Une ceinture agricole qui fonctionne mal

           La cité, en partie détruite par la guerre civile entre les officiers du bey AHMED, les notables de la ville et le bey usurpateur IBRAHIM, est, d'autre part, en cours de reconstruction et d'assainissement. Sa ceinture agricole s'implante difficilement et fonctionne mal. Certes trente deux colons ont acquis, dès 1832, avec le général MONCK D'UZER, 7 222 hectares dans la plaine (252) mais si c'est une chose aisée d'acheter des propriétés à cette époque, c'en est une autre de les mettre en culture.

           En 1836 " les environs de BÔNE (…) ne sont pas mis en valeur. On y trouve de très bonnes terres qui se vendent pour rien " (253). En effet deux problèmes majeurs perdurent : les propriétaires sont victimes de l'insécurité et manquent surtout cruellement de main d'œuvre. Parmi le flot continu d'immigrants qui se déverse sur les quais de BÔNE, pas ou peu de cultivateurs français, pas beaucoup plus d'agriculteurs étrangers.

           Les décès de 1836 nous donnent une petite dizaine de noms de ces hommes de la terre dont un seul français : Joseph Damien ESCHAINE, cultivateur, âgé de 26 ans, né à SAINT COSME (Haut Rhin). Encore celui-ci habite-t-il en ville, rue d'UZER (AD 69 de Marie Françoise ESCHAINE du 9 mai).

           On relève aussi, au fil des actes, ceux du sarde Vincenzo PILLAY, 55 ans, un cultivateur décédé le 25 septembre ; du napolitain Giovanni FRANCO, jardinier âgé de 34 ans, témoin lors du décès de Jean BONETTA (AD 172) ; du cultivateur Onorato TEISSERI, 37 ans, un niçois qui perd la vie le 30 décembre (AD 246). Les autres sont des journaliers dont il n'est pas dit qu'ils travaillent dans l'agriculture : Rosario BRINCAT, 30 ans (AD 187 du 26 novembre), Gerolamo RIVANO, 24 ans (AD 206 du 7 décembre) ; Gerome CAPURO présent lors du précédent décès et Jérôme AZZOPARDI, un maltais de 55 ans (AD 240 du 23 décembre). Tous, comme Joseph Damien ESCHAINE, sont domiciliés en ville comme il est souvent habituel en pays méditerranéen.

           Tout, il est vrai, reste à construire dans la plaine : fermes à bâtir, champs à labourer et à mettre en culture, canaux de drainage à creuser … En témoignent les morts de deux maçons : Pierre BLASI, né à ASSON, département des Basses Pyrénées, 36 ans et Jean COT, son demi-frère, né au même endroit, âgé de 30 ans. Ils travaillent tous deux dans une propriété dite " jardin JOSEPH, prés la SEYBOUSE, à environ trois quarts de lieue de BÔNE " lorsque la mort les fauche le 21 novembre 1836 (AD 181 et 182 du 22 novembre 1836). Les actes ne précisent pas les causes des décès. Assassinat ? Maladie ? Mais les deux hommes, domiciliés à BÔNE, place d'Armes pour l'un et rue Césarine pour l'autre, aménagent ou construisent fort probablement les bâtiments d'une exploitation lorsqu'ils décèdent.

           Côté indigène, là aussi, nous relevons une petite dizaine de noms. Ce sont surtout des journaliers. On compte seulement quatre jardiniers : Mohamed BEN HADJ, 30 ans, cité lors du décès de son fils Hamed le 14 octobre (AD 131) ; ARDEN, 50 ans, mentionné lors du décès de la petite Fatma, 1 an (AD 232) ; BEN HAÏ âgé d'environ 40 ans, témoin de la mort de son fils Hamour, 10 ans (AD 216) ; Hamed ELMARI, 50 ans, au sujet de la disparition de Fatma, 1 an (AD 232). C'est bien peu pour s'occuper d'une quarantaine de propriétés dans la banlieue ou la plaine bônoise. Ces jardiniers, d'ailleurs, doivent plutôt cultiver des jardinets très proches de la ville. Tous ces indigènes, comme les Européens, sont aussi logés en ville.

Une cité " sous perfusion et surpeuplée "

           BÔNE doit donc être en grande partie ravitaillée par la mer. Elle est dépendante de la métropole ou des razzias des spahis.

           Dans cet espace urbain qui recommence difficilement à exister, les autorités politiques et militaires vont faire débarquer un corps expéditionnaire de plus de 8 000 hommes au mois d'octobre. C'est la mise en place, consciente ou inconsciente, d'une situation qui ne peut devenir que dramatique même si le général TREZEL, commandant de la place, arrivé le 3 octobre, fait manœuvrer ses troupes dans la plaine dans l'attente de l'arrivée des chefs de l'expédition contre CONSTANTINE : le duc de NEMOURS et le maréchal CLAUZEL. Plus de quinze mille personnes civiles et militaires cohabitent à l'automne dans un espace restreint, malsain, mal approvisionné. Pire, sur cet effectif guerrier, 2 000 hommes sont hospitalisés, atteints par les fièvres ou minés par l'utilisation excessive du sulfate de quinine (254).


Des structures hospitalières insuffisantes

           Qui se soucie d'autre part, à la veille d'une grande expédition militaire, des structures hospitalières ? Or, elles s'avèrent très insuffisantes. Comme nous le savons, car le fait a été largement souligné par de nombreux historiens, la mosquée de SIDI MEROUANE a été transformée en hôpital mais elle n'offre, en 1836, que 4 à 500 lits. Bien sûr, on peut toujours compter sur des baraquements réquisitionnés, sur l'aide aussi des médecins civils, des " maisons de santé " comme les " hôpitaux " du docteur THEY (255) ou du docteur BALSANO, mais ces deux praticiens ont fort à faire, cette année là, avec les marins, surtout italiens, touchés eux aussi par la maladie.

           Du mois d'avril (11 avril) au mois de novembre (7 novembre), les corailleurs emplissent l'infirmerie du docteur BALSANO rue d'Orléans ou rue Jemmapes. Malgré les soins prodigués, six décèdent : Giuseppe TONI, un toscan de 25 ans ; Giuseppe MARCUCCI, 39 ans, encore un toscan " embarqué à bord d'un bateau corailleur commandé par le sieur Mario RALLO " ; Salvatore MAGLIULO, 30 ans, un napolitain de TORRE DEL GRECO ; un toscan de LIVOURNE, Raffaele BRANCHUCCIO, 30 ans, embarqué sur le bateau corailleur commandé par Antonio TARAVOLA ; un napolitain à nouveau, Cirillo PRINCIPIO, marin à bord du corailleur " Santo Giuseppe " aux ordres du capitaine Antonio GENTILE ; un toscan enfin, Pasquale BERNARDI, 22 ans, membre de l'équipage du corailleur commandé par le capitaine Francesco GARZIA (AD 54 du 11 avril ; AD 57 du 16 avril ; AD 70 du 13 mai ; AD 110 du 20 septembre ; AD 114 du 23 septembre et AD 150 du 7 novembre).

           Les corailleurs ne sont pas les seuls à être frappés car, à ces six décès, il faut en ajouter 20 autres de matelots ou de pêcheurs. Pourquoi une mortalité si élevée ? 10.5 % des décès, dans une profession qui, jusque là, parait peu atteinte par les maladies ? Là encore les seuls actes ne nous permettent pas de répondre (256).

           Dans deux cas, toutefois, la cause de la mort est évidente : la noyade due à un phénomène marin, celui de la barre. A son embouchure, la Seybouse a accumulé des alluvions qui forment une barre dangereuse. Le général comte de CORNULIER LUCINIERE la signale dans son ouvrage (257) : " Entre temps, les canots de la BEARNAISE firent une excursion dans la rivière de la Seybouse, tandis que JUSUF et ses turcs en suivaient l'une des rives. On put alors se rendre compte de l'énorme profondeur de ce cours d'eau, quand on a franchi la barre formée à son embouchure. " Nous sommes alors au mois d'avril 1832 et la mer n'est sans doute pas agitée. Il n'en est pas de même le 22 novembre 1836. Deux actes de décès rapportent la fin tragique de deux pêcheurs : Giuseppe GRIMA, un marin maltais de 28 ans et Jovanni ALBARINI, un toscan de 24 ans, victimes de la dangerosité de cette barre.

           Maire et commissaire de police déclarent : " nous nous sommes transportés à l'embouchure de la Seybouse près de BÔNE où nous avons trouvé sur la plage le corps du nommé GRIMA Giuseppe, marin maltais âgé de 28 ans (…) demeurant ledit Giuseppe rue du Couedic n°10 et que le sieur HAURE Sylvestre, âgé de 34 ans, commissaire de police à BÔNE y demeurant rue Victorine, nous a déclaré être décédé depuis environ une heure par suite de naufrage sur la barre de l'embouchure de la Seybouse " (AD 179 du 22 novembre 1836). Jovanni ALBARINI est décédé le même jour, à la même heure, dans les mêmes circonstances (AD 180 du 22 novembre).

Le manque de logements

           Ajoutons à ces problèmes d'approvisionnement ou d'infrastructures sanitaires celui du manque de logements. Comme le signale l'historien American David PROCHASKA : " What with the destruction of the invasion plus the necessity to clear narrow streets of rubble, the number of buildings in BÔNE declined between 1833 and 1836 from 674 to 604. " (258)

Tout un peuple de pauvres hères

           La situation est aggravée par la présence autour des troupes d'une frange de pauvres hères, suiveurs de camp, dont l'état physique est souvent précaire. Cette frange de miséreux est peu perceptible dans les actes des années précédentes sauf, peut être, en ce qui concerne les filles mères. 1836 permet, au-delà de la nécessaire sécheresse des actes, de prendre la mesure de ce phénomène.

           En font sans doute partie ALY décédé le 9 février dont l'âge, le domicile et les parents sont inconnus (AD 24 du 9 février) ; ou encore les nommés François DOMERGUE, âgé d'environ 42 ans, originaire des Pyrénées Orientales dont il est dit " qu'il est à BÔNE depuis six mois et n'exerce aucune profession " (AD 73 du 19 mai) ; Maximilien DESGRANGES, sans profession, âgé de 27 ans, mort rue du Couëdic à l'hôpital militaire ; Joseph Marie NOUVEL, 37 ans, sans profession, né à MARSEILLE, décédé le 16 décembre chez le restaurateur Joseph PERIER.

           S'ajoute à ces personnages le Maltais PIETRO, mort au camp DREAN, en pleine expédition militaire, le 12 novembre 1836. Son décès est ainsi rapporté par Jean Baptiste DUCOURTIAL, chef de bataillon au 62e régiment d'infanterie de ligne : " nommé d'office par Monsieur le général TREZEL, commandant supérieur de la province de BÔNE (Afrique) pour remplir les fonctions d'officier de l'état civil " (je) " me suis rendu au camp DREAN (DERAANE) au hameau du même nom pour y procéder à l'examen du cadavre d'un homme qu'on nous a dit se nommer de son vivant PIETRO (…) maltais de naissance et âgé de 48 ans environ. Arrivé sur les lieux, je me suis fait assister du docteur BOUSQUET, chirurgien major au susdit régiment et après avoir examiné le cadavre avec la plus scrupuleuse attention, nous nous sommes convaincus que le sieur PIETRO était bien mort et que son décès n'avait eu que des causes naturelles … " Appartient aussi à ce groupe cet " arabe de l'extérieur ", Moubarak BEN SID, mort à l'hôpital militaire, dont les déclarants ignorent l'âge, le domicile, le nom des parents (AD 67 du 1er mai).

           L'hôpital militaire est, comme nous l'avons déjà vu, le lieu où échouent, en fin de vie, tous ces miséreux. Certains n'ont pas le temps de l'atteindre : Carmelo ZAMMIT, décédé le 15 août 1836 dont l'âge, la profession et le domicile sont inconnus (AD 89), le gênois Gerome STORACI et le romain Matteo GONDOLA (AD 223 et AD 224), le jeune Mabrouk, 25 ans, " arabe [lui aussi] de l'extérieur " dont le corps est découvert le 14 décembre " dans une boutique abandonnée rue d'Hyppone n°7 " (AD 225).

           Le témoignage le plus émouvant concerne une jeune femme : Marie MATTHIAS dont l'adjoint au maire Pierre Auguste LACOMBE constate ainsi le décès : " Nous nous sommes transportés rue du Lion dans une maison, au rez-de-chaussée, faisant l'encoignure d'une petite place, averti qu'une femme venait d'expirer en cet endroit. Nous avons pénétré dans cette salle au rez-de-chaussée et nous avons trouvé, renversé sur une chaise le cadavre de cette femme. Après nous être assurés que le corps était sans vie, nous avons constaté que ladite femme se nommait Marie MATTHIAS, native d'AMBERT (Puy de Dôme) et qu'elle était âgée de 24 ans " (AD 62 du 24 avril). Que dire de plus après un pareil compte rendu. On devine au-delà des mots l'émotion profonde ressentie par l'adjoint au maire, pourtant habitué au spectacle de la mort, devant le corps sans vie de cette jeune fille.

           Au-delà du jugement sans appel des historiens contempteurs du fait colonial, répétons-le, tous nos actes de décès nous montrent une population où certes existent des marchands de goutte mais aussi des négociants, des commerçants, des artisans, des cultivateurs et bien sûr des pauvres hères. Tout un peuple qui a choisi de ne pas remonter dans le bateau, comme beaucoup le font à cette époque, pour affronter un monde hostile.
           Même les marchands de liqueurs sont pathétiques lorsque nous découvrons, tout au long de cette année 1836, leur destin ou celui de leurs proches.

           Ainsi, Jean SCHENEL (SCHNELL), 26 ans, marchand de vins, " suiveur de camp ", perd sa fille Marie, âgée de 2 ans, qui décède le 23 septembre au camp CLAUZEL. Trois mois plus tard sa fille Magdeleine, âgée de 6 mois, " née au village de DREAN prés du camp de ce nom " décède à son tour (AD 118 et 207). A BÔNE, la situation est loin d'être la même qu'à ALGER. Un spéculateur avisé ou un affairiste véreux, une fois débarqué du navire qui l'amène, n'a rien à faire dans une " ville étroite et infecte ". Son seul objectif, s'il possède une once d'intelligence, consiste à prendre le prochain bateau pour MARSEILLE ou TOULON.

Une situation dantesque

           Le chiffre de quinze mille personnes en octobre dans une ville " sous perfusion " qui a du mal à en accueillir la moitié, nous fait comprendre ce qui va suivre en novembre et décembre : 103 morts en deux mois parmi les civils sur les 246 décès de l'année soit 42 % des décès en soixante jours. Des hôpitaux débordés après le désastre du premier assaut contre CONSTANTINE, des centaines de blessés et de malades militaires, des civils frappés par les maladies apportées par la troupe. Lesquelles ? On ne sait trop. Les fièvres bien sûr. Sans doute le typhus, la dysenterie et peut être aussi le choléra.

           David PROCHASKA (259), parmi les dates des épidémies de choléra à BÔNE, " le principal tueur ", cite les années 1832, 1835 mais aussi les années 1836, 1837, 1849, 1851 et 1867. On imagine le spectacle dantesque offert par la ville " étroite et pestilentielle ". Plus de place pour les malades à l'hôpital militaire, ni d'ailleurs dans les maisons de santé, les baraquements réquisitionnés, l'installation d'un " hôpital civil provisoire " dans les locaux de la mairie qui quitte la rue Française pour la rue Victorine. Mais cela ne suffit pas … Alors on héberge les malades dans la mosquée SALAH BEY où certains décèdent.

           Ainsi le spahi turc originaire de CONSTANTINOPLE, Hemed BEN MUSTAPHA, 50 ans, vient mourir " rue du Cadi en la mosquée " (AD 208 du 9 décembre) comme l'avait fait, une semaine plus tôt, un autre spahi de 18 ans, Mustapha BEN MOHORT, un natif de MOSTAGANEM que le prestige du corps et l'appât du gain ont peut être amené à BÔNE (AD 198 du 2 décembre). Un autre spahi, turc encore, de SMYRNE celui là, âgé de 50 ans comme Hemed BEN MUSTAPHA, Mustapha LAGDAR y meurt la veille de Noël (AD 241).

           Mais la mosquée n'est pas la seule à accueillir des malades. Les israélites hospitalisent aussi les membres de leur communauté " rue de la synagogue à l'hôpital des israélites ". C'est le cas de deux jeunes tailleurs de 17 et 18 ans, David SVHOLLE et Aron BEN GUIGUI, natifs de CONSTANTINE, qui y décèdent le 22 novembre (AD 176 et 177).
           Un autre constantinois, Joseph KALIMY, guère plus âgé que les deux précédents, vient mourir à la synagogue mais il est dit " de père et de mère inconnus " (AD 242).

           Que nous apprennent encore les actes de décès de 1836 ? La mortalité à BÔNE est plus élevée en janvier / février / mars que les années précédentes. Au lieu de 13 décès en moyenne, les trois mois en comptent 17, 18 et 16. Avril voit même le nombre des morts doubler. Mai correspond à la normale. Juin et juillet enregistrent des chiffres très bas : 3 décès par mois. On ne compte en effet aucun trépas du 19 mai au 19 juin, ce qui semble pour le moins curieux. Août, septembre et octobre sont légèrement inférieurs à la normale : 19 par exemple en août au lieu de 22.3 en 1833, 1834 et 1835. En novembre et décembre, comme nous venons de le voir, les chiffres s'envolent : 54 et 49 décès. Reprise du choléra ? Epidémie de typhus ? Dysenterie ? Toutes ces maladies provoquées par l'encombrement de la ville dû à l'afflux des troupes ou par son état sanitaire fragile, expliquent le bond de la mortalité à la fin de l'année. Dans des proportions moindres, toutefois, qu'en 1835.

           Comme les années précédentes, penchons-nous maintenant sur l'étude des communautés.

Les israélites

           Six décès seulement au cours de cette année difficile. Cinq jeunes hommes et une toute jeune fille.

           Les jeunes hommes sont tous des " étrangers " à la ville. Quatre sont nés à CONSTANTINE et le dernier à ALGER. Frez BEN GUIGUI et son frère Aron sont très jeunes : 15 et 18 ans. Le premier n'a pas de métier mais le second est dit tailleur. David SVHOLLE, 17 ans, est lui aussi tailleur. Quant à Joseph KALIMI, le plus âgé, ses parents ne sont pas connus. Le jeune algérois, Chaloum ABRAMI, vit avec son frère, Bermo ABRAMI, un marchand de 23 ans.

           La seule " bônoise " de cette liste funèbre est la petite Zoïa, 11 mois, fille de Juda KABBAR et de Zreïda, couturière (AD 27).

           C'est bien peu de renseignements qui suscitent encore beaucoup d'interrogations.

           Tout d'abord la communauté israélite est certainement plus proche de la centaine d'individus que du millier évoqué plus haut.

           Est confirmé aussi le caractère cosmopolite de cette population. Enfin, la jeunesse des hommes qui disparaissent cette année là nous laisse à penser que BÔNE joue un rôle complémentaire de celui de CONSTANTINE. David SVHOLLE, 17 ans, tailleur et Aron BEN GUIGUI, 18 ans, tailleur lui aussi, sont peut être en apprentissage chez le tailleur bônois Jacob SARRAJI, 26 ans, qui est dit encore marchand. Jacob SARRAJI et Samuel SABATAY, 21 ans, marchand lui aussi, sont les déclarants des décès. Ce sont des gens qui maîtrisent l'écriture. L'un signe en caractères hébraïques et l'autre utilise une orthographe latine. Certaines familles constantinoises enverraient-elles leurs adolescents en apprentissage à BÔNE ? C'est possible.

           La présence aussi de nombreux israélites étrangers à la ville (260) laisse aussi à penser que BÔNE joue sans doute, pour la communauté juive commerçante, le rôle de " fenêtre " ouverte sur la mer méditerranée, l'Europe et les " échelles du levant ". BÔNE, " tête de pont " commerciale des marchands israélites de CONSTANTINE. C'est plus que probable mais demande à être, bien sûr, vérifié.

Les nègres

           Quatre décès cette année là. Deux enfants de 2 et 4 ans. Une jeune fille de 18 ans et un homme.

           Peu d'informations sur cette communauté.

           La petite JIMHA (ou GEMHA) décède le 10 octobre au domicile du sieur BALTO, nègre, âgé de 45 ans, son père. Elle a tout juste 4 ans. C'est le sieur Mohamed MESRER, un propriétaire de 36 ans domicilié 6 rue Scipion, un lettré puisqu'il signe l'acte, qui disparition. S'agit-il d'esclaves ? Le mot n'est pas prononcé.

           Le jeune ABDALAH, 2 ans, fils de MEDI et de MABROUKA décédée, vit au domicile du sieur EPSIR, spahi, rue de la porte de la Casbah (AD 48). Est-ce l'enfant famille de domestiques ?

           Quant à BELKER, 40 ans et AÏCHA, 18 ans, leurs actes de décès sont bien pauvres en renseignements.

Les maures

           L'expression maure disparaît en février 1836

           Quarante neuf hommes et quarante deux femmes " maures " ou indigènes " de l'intérieur " ou " arabes des tribus " meurent en 1836.

           L'étude des actes montre tout d'abord bien sûr la formidable mortalité infantile. La remarque de Claudine ROBERT GUIARD à propos des européens : " Consulter les microfilms des actes de décès des européens qui s'étaient établis en Algérie durant les deux premières décennies de la colonisation, revient à visionner un cimetière d'enfants tant les actes de décès d'enfants sont nombreux. " (261) s'applique aussi aux indigènes. Face au choléra, au paludisme endémique, au typhus et à la dysenterie, il n'y a donc pas de soi-disant accoutumance des populations indigènes.

           Sur 49 décès masculins on compte 15 moins de deux ans (30.6 %) et 24 décès de moins de dix huit ans (48.9 %).

           Concernant les 42 décès féminins, on note 17 morts de moins de deux ans (40.4 %) et 25 disparitions de moins de dix huit ans (59.5 %).

           Si nous additionnons garçons et filles de moins de 2 ans et si nous nous intéressons aux bébés morts avant six mois (11), nous obtenons le chiffre d'un tiers des bébés morts avant six mois.

           Quant aux anciens, ils sont peu nombreux chez les hommes : deux (4 %) mais en nombre plus conséquent parmi le sexe féminin. Plus de quinze pour cent des femmes atteignent ou dépassent les soixante dix ans (16.6 %).

           Ainsi Aïcha (80 ans) de la tribu des Karezas ; Kassoum veuve d'Ahmed BOURAS (80 ans) ; Fatma (70 ans) domiciliée rue du Lion ; Aïcha BEN ZERAGE (95 ans) ; Genna (80 ans) épouse du propriétaire Adji OUALI ; Kdidja (70 ans) et la veuve Afsa qui atteint les 100 ans.

           On remarque parmi ces décès la présence de cinq arabes des tribus. Sur ces cinq personnes quatre vivent à BÔNE. Ainsi Aïcha, 80 ans, de la tribu des Karezas domiciliée rue d'Hippone (AD 3) ou Fatma, 19 ans, de la même tribu, fille de spahi, rue Saint Nicolas (AD 4) ou encore Jennat, 40 ans, de la tribu des Ouled Dieb, rue Navarin (AD 11).
           Mohamed, 50 ans, de la tribu " Del Achaz " (Oulhassa ?) meurt à l'hôpital militaire ; la petite Fatma, sept ans, enfin, fille d'Hamed et d'Emarki de la tribu des Ouled Bouaziz, habite chez le sieur HABAS, spahi. Ces cinq personnes appartiennent à des tribus " rayat " plus ou moins sédentarisées à proximité ou dans la ville.

           Nous avons enfin relevé les professions citées lors de la rédaction des actes. On ne sera pas surpris d'apprendre que la ville héberge de nombreux militaires indigènes (dix mentions de décès concernant les spahis) et leurs familles (vingt trois mentions). Sur 106 décès indigènes 9.4 % concernent les spahis, 31 % les spahis et leurs proches et 31.4 % des décès d'enfants portent sur des fils ou filles de militaires.

           En dehors de ce métier des armes, la profession la plus citée est celle de marchand (sept mentions) à laquelle on peut joindre celle de négociant (une citation) ; viennent ensuite les métiers de journaliers (5) et de jardiniers (4) puis de propriétaires (4). Les métiers de l'artisanat sont cités au moins une fois (tailleur, menuisier, pêcheur, forgeron [3 fois], cordonnier, sellier, maçon [2 fois], boucher, potier).

           Une nuée de militaires occupe donc la ville où subsiste une population indigène, comme nous l'avons déjà dit, des extrêmes. Tout en haut de nombreux marchands et des propriétaires. Au bas de l'échelle des journaliers et des jardiniers. Entre les deux un artisanat très diversifié mais peu important (douze mentions). La guerre n'a pas chassé les possédants et les commerçants (qui sont sans doute à l'origine de l'intervention française), ni les petites gens, mais elle a considérablement affaibli les métiers de l'artisanat … une constatation déjà effectuée en 1835.

Quelques informations glanées sur la ville

           Qu'ajouter à cet essai de description de la population " maure " ? Au fil des actes, quelques informations glanées sur la ville.

           L'acte 15 nous apprend que le spahi Mohamed BEN OSMAN, 61 ans, possède un domicile " rue de l'école de l'enseignement mutuel ". Cette rue n'existe pas. Nous savons cependant, grâce au mariage qui unit Pierre IRISSON, marchand né en novembre 1805 à VALLIERES, commune de CAHUZAC dans le Tarn, à Marcelline PAGOT, née le 12 avril à SALINS dans le Jura, mariage célébré le 19 août 1835 à BÔNE, que les parents du marié ont donné leur consentement et pouvoir (de les représenter) à Jean François RAMEY, directeur de l'école d'enseignement mutuel.

           Jean François RAMEY est né le 18 septembre 1801, comme Marcelline PAGOT, à SALINS dans le département du Jura. Il exerce à BÔNE la profession d'instituteur et de directeur d'école. Son épouse, Eulalie ROSET est aussi née à SALINS D'ARC (SALINE ROYALE D'ARC et CENANS). C'est un enfant naturel, celui de Dame RAMEY. Le couple a deux enfants : Louis Augustin, dessinateur, né le 10 février 1830 à CHISSEY SUR LOUE qui épouse une parisienne, Adeline Victoire VASSARD, le 19 mars 1860 à BÔNE et une fille, Marie Hélène, née le 23 juillet 1839 à BÔNE.

           Le domicile de la famille étant situé rue d'Arcole, il y a de fortes chances pour que la " rue de l'école de l'enseignement mutuel " soit la rue d'Arcole.

           L'enseignement mutuel utilise le principe de l'apprentissage réciproque. L'école est divisée en plusieurs classes et un ou plusieurs élèves sont choisis pour être moniteurs enseignants dans chaque classe. Ces moniteurs sont des auxiliaires du maître et ils appliquent dans l'école une discipline militaire. Il est curieux de trouver à BÔNE ce type d'école pour deux raisons.

           La première est religieuse : le pape Léon XIII a interdit ce type d'enseignement en 1824. La seconde consiste dans le fait qu'en 1833, en France, la loi GUIZOT a imposé à toutes les communes la création de classes, ce qui rend ce type d'enseignement obsolète. Jean François RAMEY dont l'avenir professionnel se trouve menacé en France est peut être venu en Algérie pour maintenir ce type d'enseignement auquel il est attaché. Il profite, bien sûr, du manque d'organisation d'une colonie où tout reste à construire. Jean François RAMEY décède à ALGER, le 22 décembre 1841, rue du Chat. Il exerce toujours les fonctions de directeur de l'enseignement mutuel.

           Les actes 22 du 7 février et 142 du 28 octobre nous informe sur l'identité des gardiens de la porte de CONSTANTINE : deux respectables vieillards : Mohamed, 80 ans et Kalil TURKI, 90 ans. On est surpris que ce métier se trouve confié à des hommes si âgés. Est-ce une récompense ? Est-ce plutôt la confiance accordée à des hommes d'expérience, très avertis des mouvements qui animent la ville ? La deuxième hypothèse semble plus probable car ces hommes avertis, par leur coup d'œil, doivent être capables d'identifier les hommes et de prévenir ainsi les éventuels problèmes.

           L'acte 193, enfin, nous signale que le sieur Soliman BOUTRIF, 40 ans, " crieur de la mosquée " venu déclarer le décès de son enfant, ne peut signer l'acte " pour cause d'ophtalmie ". Au rayon des maladies bônoises et africaines existent aussi les ophtalmies. Il va falloir les progrès de la médecine et le pavement des rues de la ville pour en diminuer sensiblement les effets.

Les turcs

           Six mentions les concernent. Cinq concernent des décès. Ce sont surtout des spahis comme Ali BEN HAMED, 40 ans, employé à la porte de CONSTANTINE (AD 40 du 10 mars) ; Mohamed BEN OSMAN, 60 ans (AD 15 du 24 janvier) ; Hemed, 24 ans, spahi auxiliaire turc (AD 16 du 28 janvier) et Hemed BEN MUSTAPHA, 50 ans, natif de CONSTANTINOPLE. C'est un spahi turc de 30 ans, Hussen TATAS qui vient déclarer ce dernier décès le 9 décembre.

           Le seul civil de ce groupe est un revendeur de 45 ans, Mohamed HADJI sur lequel nous ne possédons pas d'autres informations.

           Ces quelques indications confirment les observations précédentes :
           - Le groupe turc est totalement composé d'hommes.
           - Ces hommes sont presque exclusivement des soldats pour la plupart vieillissants (262).
           - Par le biais de la guerre et celui des mariages avec des femmes maures ou des arabes, qui donnent naissance à des coulouglis, il est voué à une disparition rapide car les apports humains de la sublime porte sont interrompus.

Les maltais

           Première constatation : 31 décès sur les 704 maltais résidant à BÔNE cette année là soit un taux de mortalité de 44 pour mille. C'est un chiffre bien inférieur, comme nous allons le voir, à celui des français, des italiens ou même des indigènes. Ce taux est toutefois en légère augmentation par rapport à celui de 1835 (38.7 pour mille) ; une augmentation constante puisque, nous l'avons vu, il était de 24.7 pour mille en 1834 et de 17.3 pour mille en 1833.

           Deuxième observation : seize personnes disparaissent durant l'épidémie, lors des mois de novembre et de décembre soit 51.6 % des décès de l'année.

           La remarque suivante porte sur les enfants : douze, peut être treize enfants sont inclus dans ce total (soit 38.7 % ou 41.9 %), un taux, là-aussi, inférieur à ceux des français ou des indigènes qui tournent autour de 55 % [55.3 % pour les français, 50.9 % pour les indigènes].

           Nos maltais meurent donc moins que les autres communautés. Est-ce dû à leur " rusticité " ? A une résistance, due à quels facteurs ? Aux épidémies ? Nous ne pouvons répondre à ces interrogations.

           Le relevé des décès uniquement féminins montre que 8 décès sur 11 concernent des petites filles entre 1 semaine et 4 ans soit 63.6 %, un chiffre énorme, très éloigné de celui du sexe masculin : 5 décès de petits garçons (entre 8 jours et 7 ans) pour un total de 20 décès (25 %).

           Les mentions de métiers sont sans surprise. Dominent les journaliers, les manœuvres et les portefaix. A elles seules ces professions représentent 40 % des métiers cités. Parmi les singularités : un seul chevrier, Pascal ZAMMIT, 50 ans, domicilié rue Caraman (AD 127 du 9 octobre) et un marchand de café au lait, Nicolas FARRUGIA (AD 76 du 23 juin). Les chevriers maltais venant vendre le lait de leurs animaux en ville font partie de la mémoire collective des bônois. On les pensait plus nombreux. Quant au marchand de café au lait, il faut s'interroger sur l'importance de cette activité. Etait-elle très répandue ? Toutes les villes d'Algérie sont-elles concernées par cette activité ? Elle a fait en tout cas couler moins d'encre que les limonadiers et autres marchands de goutte.

Les espagnols

           Les espagnols sont au nombre de quatre : un homme et trois femmes.

           L'homme, Nicola VERRANO, dont l'âge n'est pas connu, est dit natif de GIBRALTAR. Sa profession est sans doute celle de tailleur de pierre quand il décède rue Caraman le 10 août.

           Parmi les trois femmes, deux sont originaires de MAHON. Mariana MESQUIDA, 45 ans, veuve du marin Pierre CANOVA, disparaît le 4 mars.

           Persilia (ou Serxeries ?) BUERO, née SERRA, 38 ans, est l'épouse du sieur Jean Baptiste BUERO, propriétaire, lui aussi originaire de MAHON.

           Voila donc une famille, venue de MAHON dès les premiers temps de la conquête.
           Elle parait réussir puisque le père, cabaretier à l'origine, devient propriétaire mais son succès est fragile. La mère puis l'enfant décèdent, ce qui joue peut être un rôle important dans la dégringolade sociale du père survivant. Si la population bônoise, pour les français du moins, est " éphémère ", les situations sociales, nous l'avons déjà noté, sont fragiles, très instables. C'est la caractéristique d'un pays jeune dont le mouvement est l'une des constantes. Certains diront l'une des forces.

           La dernière femme est la veuve de Joseph ARDIN, une blanchisseuse de 36 ans, née à ANTIQUERA. Elle disparaît le 10 décembre alors qu'elle est domiciliée rue Césarine.

           Au fil des années et des actes dépouillés on remarque la prédominance des " colons " venus de MAHON, l'absence d'enfants légitimes. Ceux que nous avons déjà relevés sont des enfants naturels (excepté Vincenzo BUERO). Les femmes, enfin, ont l'air nombreuses. Elles dominent dans les décès de 1833 et 1836. Les hommes sont plus nombreux en 1835.

           Cette immigration espagnole est donc localisée (MAHON surtout), très probablement temporaire (malgré " l'installation " de Jean Baptiste BUERO) pour la plupart des migrants et les femmes sont, semble-t-il, aussi nombreuses que les hommes. Mais ces observations portent sur un nombre trop restreint d'actes pour qu'on puisse les transformer en affirmations.

Les allemands

           Aussi peu nombreux que les espagnols. Trois hommes et un nourrisson.

           Les trois hommes sont : Jacob SIEGFRIED, 62 ans, cultivateur. Jacob ne demeure pas à BÔNE mais à HIPPONE, fort probablement dans une propriété proche de la ville. Il décède le 30 janvier à l'hôpital militaire.

           Pierre SCHNEIDER, 31 ans, est domestique. Il est né à SPAÏE en Bavière et exerce son emploi chez un personnage très connu : Pierre Auguste LACOMBE, adjoint à la mairie. Pierre LACOMBE va devenir maire en septembre 1837.

           Le troisième homme s'appelle Georges HORNIG. Il est originaire du BADE WURTEMBERG et il a tout juste 22 ans lorsqu'il meurt chez son patron, Charles MACK, brasseur.

           L'enfant est une fille de maçon : Sophie KLEIN. Elle a tout juste une semaine au moment de son décès.

           C'est bien peu. Il va falloir attendre les années quarante et surtout cinquante pour voir augmenter sensiblement le nombre d'immigrants allemands.

Les italiens

           Vingt huit décès tout au long de cette année 1836. Vingt sept personnes de sexe masculin et une toute petite fille : Anne Louise Sophie Catherine VIVIANI, un an au moment de son décès le 1er mai.

           Le faible nombre d'enfants (deux), l'absence de femme montre que nous avons là une migration particulière, saisonnière. On compte en effet dans ce funèbre total 19 marins ou matelots dont 8 sont corailleurs. Ils sont généralement hospitalisés chez le docteur BALSANO ou chez le docteur THEY lorsqu'ils décèdent. Les autres actes de décès concernent un manœuvre, deux cultivateurs et un journalier.

           Les marins semblent victimes d'une épidémie qui connaît un pic en septembre (6 sépultures).

           Quatorze de ces italiens sont originaires du royaume de NAPLES (dont 2 d'ISCHIA, 3 de TORRE DEL GRECO, 2 de PANTELLERIA) ; neuf sont toscans (dont 3 de LIVOURNE et un de CAPRI) ; quatre appartiennent au royaume de PIEMONT SARDAIGNE et un est natif des ETATS de l'EGLISE.

Les français

           Soixante cinq décès soit un taux de mortalité calculé pour environ sept cent cinquante personnes de 86.60 pour mille. Rappelons que, lors de ces quatre premières années d'occupation, le taux ne descend jamais au-dessous de 80 pour mille, le chiffre le plus bas étant enregistré en 1833 : 84 pour mille. On comprend donc que de nombreux immigrants français qui débarquent à BÔNE n'y effectuent qu'un court séjour. Ceux qui restent jouent à pile ou face avec la mort. Si ce sont des pères de famille, ils exposent leurs épouses et leurs enfants à une mort omniprésente.

           Les chiffres des décès, cette année là, sont encore effarants : 31 décès masculins, 34 décès féminins et, sur ces totaux, 55.3 % des disparitions sont celles de jeunes.

           Parmi ces décès, six enfants naturels (16.6 %), surtout des filles (5). Pour le sexe féminin, les petites filles de moins de deux ans représentent 61.7 % des sépultures, les filles et adolescentes 70.5 % du total des décédées. On est loin des chiffres avancés par Claudine ROBERT GUIARD pour la même année 1836 à ALGER : " un peu plus de la moitié de ces décès concerne des petites filles [dans le relevé des décès uniquement féminins de l'état civil des européens] de moins de deux ans et un cinquième de ces bébés sont mortes avant six mois. " (263).

           A BÔNE, ce n'est pas un cinquième, pour les bébés mortes avant six mois, c'est 41.1 % ! A BÔNE, toujours, ce ne sont pas les petits garçons qui meurent plus que les filles mais l'inverse : 24 filles pour 12 garçons. Pour quelles raisons ? Les petites filles étant, pour les spécialistes de la démographie, réputées plus résistantes que les garçons … Pourquoi aussi tant de différence d'une année à l'autre ?

           Pour y avoir longuement réfléchi, nous avons tendance à considérer l'espace urbain algérien comme un archipel. Chaque île-ville peut avoir quelques ressemblances avec ses voisines mais elle présente surtout des différences. On ne doit donc pas généraliser les observations effectuées à ORAN ou à ALGER aux autres cités de l'Algérie. Dans ce pays aux aspects si multiples, les populations des villes finissent très vite par être comme " modelées " par leur cadre urbain. Il faudra un siècle de labeur pour que les colonisateurs arrivent à s'imposer à l'espace géographique de la plaine de BÔNE.

           L'analyse des professions mentionnées n'apporte pas de surprises. Dans une ville grouillante de militaires préparant la conquête de CONSTANTINE, nous trouvons parmi les décès sept mentions de marchands de liqueurs. C'est le métier le plus cité. Une activité à l'origine de la fortune de certains puisque l'année 1838 voit un grand nombre de mariages de ces vendeurs de spiritueux. Les militaires, bien sûr, occupent la seconde place et les domestiques la troisième car chaque famille européenne aisée de ce temps, comme chaque famille indigène de même condition, est accompagnée d'un ou de plusieurs domestiques parfois fort jeunes.

Tout un peuple ignoré de domestiques

           Ainsi Marthe MASSON, 15 ans, " fille de Pierre MASSON et de feue son épouse, meunier habitant la ville d'ALGER ", qui est employée au service du sieur Félix DELCAMBE, capitaine au corps royal d'état major domicilié 2 rue du Croissant. Elle décède le 11 juillet 1833 (AD 31) (264).

           Plus surprenant, lors du décès, le 18 février 1834, de la petite Marie Louise, 3 ans, native de TOULON, qui a perdu ses parents et a été confiée à Madame COTTIN, on apprend qu'un soldat du 6e régiment de la légion étrangère : Jean Baptiste SOUDAN, est domestique chez ladite dame COTTIN. Dans son ouvrage sur la vie du général MARCEAU (265), Paul RIVAL décrit ainsi l'entrée dans la vie militaire de François Séverin MARCEAU : " [les soldats] les plus sérieux restaient à la caserne [après l'exercice] et se faisaient un peu d'argent en fabriquant des ouvrages de femme, tissant des bourses ou brodant des filets. Ils vivaient sans espoir, chantaient des chansons. " Il n'est donc pas étonnant de trouver un soldat employé comme domestique chez une brave dame afin de gagner un peu d'argent.

           Beaucoup d'officiers, comme le sieur Félix DELCAMBE cité plus haut, possèdent un ou plusieurs domestiques. L'acte de décès 449 qui retranscrit un jugement du tribunal de première instance de BÔNE en son audience du 9 décembre 1835, nous apprend que le nommé Pierre METAYER, ancien cultivateur et la nommée Scholastique Rose BITTARD, sa femme, sont entrés en qualité de domestiques chez le sieur Thomas BERNARD, capitaine commandant le fort génois. Ils y sont morts tous les deux. Pierre METAYER le 2 décembre et son épouse le 15 du même mois de l'année 1834. Le requérant, le sieur BITTARD, cantinier à BÔNE, saisit le tribunal du fait que le décès de Pierre METAYER, 38 ans, originaire du département de l'Eure, ne se retrouve pas sur les registres de l'état civil.

           Le rôle de domestique ne se limite pas à servir son maître. Jean Guillaume … 25 ans, maçon à BÔNE, signale : " nous avons travaillé au fort Génois à faire de la chaux. Il est mort le deux décembre. Je l'ai transporté au cimetière. "

           Catherine Joseph MASSIN, domestique âgée de 37 ans, meurt chez son maître : le sieur FOUQUES, le 1er décembre 1837 (AD 216). Le sieur FOUQUES est le directeur de l'hôpital militaire. Catherine Joseph MASSIN est originaire d'ASSENOIS, ville du duché du LUXEMBOURG.

           Beaucoup de domestiques comme Honorine FOURCADE, 22 ans, née à TARBES, demeurant rue Suffren, meurent à l'hôpital militaire, rue du Couëdic (AD 199, 2 décembre 1836).

           Les " maures " possèdent eux aussi des domestiques. Le décès de la petite Argume BENTE BARCA (AD 32 du 14 juillet 1833) nous indique que son père BARCA est un " nègre domestique ". Un mois plus tard, le 14 août, la lecture des actes nous apprend la disparition de MABROCA, 45 ans, domestique au service de BERASOUER, née de père et de mère inconnus, décédée chez ledit BERASOUER, son maître, rue Caraman, à BÔNE. Il est fort possible que nous ayons là affaire à des esclaves mais rien n'est dit à ce sujet.
           Dernier exemple, celui de ZINEB âgée de 50 ans, domestique au service de Sidi ABD EL RHAMAN BEN TRIF, 34 ans, un membre éminent du conseil municipal de BÔNE, qui perd son petit garçon, Mohamed, un an, le 28 avril 1836 (AD 64).

Les décès remarquables

           Au fil des actes quelques décès remarquables. Le 22 février, celui de Rose Augustine PESCHARD D'AMBLY, un nouveau-né mort un quart d'heure après sa naissance, au domicile de son père Alexandre Gustave PESCHARD, baron d'AMBLY, propriétaire, membre du conseil municipal. Alexandre Gustave PESCHARD D'AMBLY, baron de LAVALLEE et de LEVONCOURT est né le 9 mars 1809 à DOMPROT canton de SOMPUIS, département de la Marne. Il va quitter BÔNE, comme certains autres bônois, pour devenir maire de PHILIPPEVILLE.

           Un jour plus tard l'état civil enregistre la disparition de Pénélope Colombe CASTIGLIONI D'ARMANDY épouse d'Aimé Prosper Edouard Chérubin Nicéphore BUISSON D'ARMANDY, commandant d'artillerie à BÔNE. Le gentilhomme, officier à la vie aventureuse, a épousé lors d'un séjour en Italie une demoiselle de LUCQUES. C'est, en tant que consul de France à BÔNE, l'un des acteurs de la conquête de la ville.

           Terminons ce coup d'œil sur quelques décès français par celui de Jacques BILLEE, un fusilier congédié du 55e de ligne, né le 2 octobre 1802 à FONTENAY LE COMTE, qui a parié sur une vie meilleure à BÔNE, s'y est installé comme journalier et qui décède le 27 décembre. Le sieur Louis MIALLIN, jardinier âgé de 43 ans, signale sa disparition. Il mérite d'être cité ici car il a cru en l'avenir de la ville, a risqué de s'y installer et, comme un trop grand nombre de ses compatriotes, a rapidement perdu la vie.

L'occupation de l'espace urbain par les différentes communautés

           Une ultime observation porte sur l'occupation de la ville par les différentes communautés qui la peuplent. Le relevé des adresses des défunts nous montre, par exemple, que si, par rapport à 1833, il n'y a plus de personne connue rue d'Alger, elle revêt un caractère très cosmopolite. On y trouve logés des spahis comme Ghasan BEN ABDALLAH, 40 ans, et au n°3, Mustapha CAFFOUR ; un menuisier " maure " de 25 ans : ARBEIA ; un potier : Ali ARZEM BEN NOUAR, 50 ans ; des maltais comme Fortunato CUTAJAR, un portefaix de 31 ans ; deux autres maltais : un marin du nom d'André BARBARA, 60 ans et un marchand nommé Giovanni GIORDOMAÏNA ; deux jardiniers : BENHAÏ, 40 ans et Hemed ELAMRI, 50 ans ; une veuve : Kassoum veuve BOURAS ; un meunier de 30 ans : Mohamed BOUGOUBZA et un employé aux constructions militaires, Rafaël VIVIANI, natif de LIVOURNE et âgé de 37 ans.

           Tout aussi cosmopolite est la rue Scipion. Au n°1 vit un forgeron du nom de SALEM ; au 9 le nègre BALTO, 45 ans et Mohamed MESRER, propriétaire ; au n°11 Hadji ZENN, propriétaire, 50 ans ; puis, sans indication précise on y trouve aussi le négociant SALEM, 36 ans ; le tailleur CAROUBI, un maure de 40 ans ; Mohamed BEN SALEM, un marchand de 30 ans et on sait que Jemna BENT NAOURI, une israélite y loge François PLANCS, un soldat au 17e de ligne.

           La rue du 4e de ligne est peut être plus " française " car y habitent deux marchands : Dominique FILIPPE, 27 ans, Jean Baptiste CUREL, 50 ans ; un ferblantier : Jean Baptiste MARCHIS, 30 ans ; un quincaillier : Pierre DAVID et un conseiller municipal maure : Sidi ABD EL RHAMAN BEN TRIF.
           Cependant l'étude des habitants des autres rues montre un véritable brassage des communautés. Il est vrai que, dans une période aussi difficile où les logements manquent, les gens sont bien contents d'habiter où ils peuvent.
Annexes

        (248) Le bey EL HADJ AHMED a été nommé bey de CONSTANTINE en août 1826. A la chute d'ALGER, EL HADJ AHMED s'est proclamé pacha c'est-à-dire représentant du sultan.
        (249) GAFFAREL op. cit. p 127
        (250) CATALDO op. cit. T III p 19
        (251) Le 55e de ligne compte 2480 hommes en 1833 d'après une lettre citée dans l'article : " l'épidémie de BÔNE en 1835 " p 4, 5 la " Dépêche de l'Est " Mars 2007
        (252) D. PROCHASKA op. cit. p 70
        (253) P. DARMON op. cit. p 111
        (254) Major au 3e régiment de chasseurs d'Afrique, le marquis Louis Boniface Ernest Félix de CASTELLANE NORANTE témoigne dans une lettre datée du 8 novembre : " l'encombrement des troupes dans BÔNE a causé une épidémie qui a mis plus de 2000 hommes aux hôpitaux. Mon régiment, sur un effectif de 900 cavaliers, en a pour sa part 287 qui ne pourront faire campagne pour cause de maladie. Nous n'aurons que 400 chevaux à opposer à l'ennemi, sans compter les spahis réguliers qui sont au nombre de 400 mais tous plus mauvais soldats les uns que les autres.
        Cet encombrement n'a pu être évité, les pluies abondantes qui n'ont cessé de tomber pendant huit jours ayant couvert tout le pays de plus d'un pied d'eau, il a été impossible de faire bivouaquer les troupes. "
        Le chef de bataillon au 2e léger, Nicolas CHANGARNIER, accuse carrément la ville d'être responsable de cette hospitalisation massive. Dans une lettre écrite au camp de DOUERA, à six lieues d'ALGER, le 8 décembre 1836, il déclare : " Cette ville pestilentielle (BÔNE) en cette saison a envoyé deux mille hommes de notre petite armée à l'hôpital. Mon contingent a été de 70. "
        Les pluies torrentielles (18 heures sans discontinuer le 13 novembre), la boue, le manque de provisions et de chauffage associés à la neige et au froid vont expédier huit cents survivants dans les hôpitaux bônois début décembre pour des pieds gelés. Cinquante sept devront être amputés.
        (255) Jean Jacques THEY, nous apprend Charles FERAUD dans son livre : " Les interprètes de l'armée d'Afrique " publié à ALGER en 1876, est " né à MALTE le 18 décembre 1786. Prisonnier, il remplit auprès du bey de CONSTANTINE les fonctions de médecin pendant de longues années. Au moment où l'armée française débarque à SIDI FERRUCH, THEY, qui a suivi le bey de CONSTANTINE, accouru au secours du pacha d'ALGER, parvient à s'évader et va offrir ses services au général de BOURMONT qui l'emploie immédiatement comme guide interprète. Il est confirmé dans ses fonctions le 1er août 1830. Le général en chef le détache au service de la douane du port d'ALGER. Il y fait merveille grâce à sa connaissance des langues française, italienne, maltaise et arabe. En 1832, Jean Jacques THEY est mis à la disposition du général d'UZER, commandant à BÔNE. En 1835, il est nommé chirurgien major du corps auxiliaire de turcs et d'arabes organisé à BÔNE en prévision de l'expédition de CONSTANTINE par le bey YOUSOUF. En 1836 il obtient d'être nommé lieutenant aux spahis de BÔNE et détaché, en cette qualité, comme officier d'ordonnance du général TREZEL. Licencié en 1842, il entre dans le corps des interprètes pour être employé auprès du général commandant à BÔNE, position qu'il occupe jusqu'à la fin de ses jours " (p 245 Charles FERAUD op. cit.)
        (256) Une partie des décès a peut être pour origine l'épidémie de choléra qui sévit à NAPLES à partir du 2 octobre.
        Voici ce qu'écrit Léon GALIBERT auteur d'un ouvrage remarquable sur : " L'Algérie ancienne et moderne depuis les premiers établissements des carthaginois jusqu'à l'expédition du général RANDON " (Éditions FURNE et Cie PARIS 1854) à propos de la barre de la Seybouse : " Les eaux tranquilles et profondes de la Seybouse, qui servaient de port (à l'époque romaine), porteraient encore des navires de quatre cents tonneaux, mais le fond régulier de la rivière est en arrière d'une barre de sable alternativement ouverte ou fermée, suivant la prédominance du courant fluvial ou des vents du large. Pendant huit mois de l'année, on ne peut franchir la barre, et, fût-elle même enlevée, on n'arriverait du large à l'embouchure que par un chenal étroit et tortueux, long de neuf cent mètres, profond de trois ou quatre, ouvert au milieu des bancs de sable sous-marins, dans les replis duquel les navires seraient exposés à sombrer dès que les vents viendraient à fraîchir. "
        Le 22 novembre 1836 Giuseppe GRIMA et Jovanni ALBARINI ont fort probablement été victimes d'un changement brutal du temps. Les vents d'Est ont fermé le cheval et ont provoqué le naufrage et la mort des deux marins.
        (257) La prise de BÔNE et de BOUGIE (op. cit.) p 255.
        (258) D. PROCHASKA (op. cit.) p 64.
        D. PROCHASKA parle " d'invasion " de la ville par les français. Il omet les destructions provoquées par la guerre civile entre le dey AHMED, ses lieutenants BEN ZAGOUTA et ALI BEN AÏSSA et le bey usurpateur IBRAHIM et bien sûr l'appel à l'intervention française, dès 1830, du medjeles de la ville. Il est vrai que les bônois, loin d'ALGER, ont tendance à mener une politique indépendante qui sert leurs intérêts. Ils se conduisent en petite république de style italien. L'appel à l'intervention étrangère n'est pas nouveau. Ainsi, en 1534, mécontents de leur gouverneur nommé par TUNIS, ils le massacrent et font appel à KHEIR ED DINE (BARBEROUSSE).
        (259) D. PROCHASKA (op. cit.) p 88
        (260) Ce cosmopolitisme de la population israélite est confirmé par de nombreux documents de l'état civil.
        Tout d'abord deux actes de naissance de 1838 : ceux de Salomon David Vita et d'Angelo BOCCARA (AN 51 et AN 52 de 1838). Le père du premier enfant : Moïse BOCCARA, 38 ans, est natif de BEAUCAIRE dans le Gard. Il est signalé comme propriétaire à BÔNE dès 1835 (acte de naissance n°15 de sa fille Gelly) et demeure au n°4 de la rue Tabarca. Il a pour épouse Sara ZAFRANA, 23 ans, née à TUNIS. Le petit Angelo, cousin de Salomon David Vita, est le fils de Pau BOCCARA, frère de Moïse. Agé de 28 ans, Pau est originaire de MARSEILLE et exerce la profession de négociant. Il a, lui aussi, épousé une demoiselle Allegra ZAFRANA, 18 ans, née, elle aussi à TUNIS. Est-ce une sœur de Sara ZAFRANA ou une cousine ? Une recherche dans les archives de la régence permettrait de le déterminer.
        Les deux frères, de nationalité française semble-t-il, ont donc des attaches familiales avec la Tunisie mais certainement aussi des liens familiaux.
        Le couple Moïse BOCCARA / Sara ZAFRANA va avoir - ou a - d'autres enfants. S'ajoute à Gelly et à Salomon David Vita, la jeune Adélaïde née à TUNIS vers 1833 et décédée le 29 novembre 1904 à BÔNE, à l'âge de 71 ans. Elle a pour époux Moïse TAÏEB (ou TAÏB), un négociant domicilié rue Française. Un autre enfant voit le jour dans les années quarante : Rachel BOCCARA, née dans le courant de l'année 1843 et qui épouse, le 13 octobre 1867 (AM 107) le négociant Miara BARUCH natif de TETOUAN (Maroc) ; deux autres dans le courant des années cinquante : Pace BOCCARA né à BÔNE, rue Kléber, le 1er octobre 1850 (AN 71) et Alexandre décédé le 7 janvier 1882 à l'âge de 31 ans.
        Le chef de famille, Moïse, meurt à PARIS le 31 décembre 1958*. Il a 62 ans ainsi que nous l'apprend l'acte de mariage 127 qui enregistre l'union, le 17 novembre 1869, d'Angelo BOCCARA et de Rachel BOCCARA.
        Rachel BOCCARA dite née à BÔNE dans le mois de décembre 1843 est la fille d'un Pace BOCCARA et de Sema (ou Selma) Bent Mardochée ZAFRANA.
        Dans les registres de l'état civil bônois, on trouve d'autres BOCCARA comme Mardochée BOCCARA, commerçant, né à TUNIS, décédé à BÔNE à l'âge de 39 ans, le 15 juillet 1858 (AD 162). Il est l'époux de Rahmouna Bent Abraham MARAGI, une fille de tailleur.
        Autre BOCCARA, Eliaou (ou Elie) décédé à BÔNE le 11 juin 1894 (AD 236) et époux de Hannina HASSOUN. Ce marchand, né à CONSTANTINE dans le courant de l'année 1825, est le fils de David BOCCARA et de Nouma SEYMAN installés à BÔNE, rue Béarnaise, lorsqu'il se marie, le 7 juin 1858, avec Semah ATTALI, fille de Juda ATTALI ,négociant et de Chacha LALOUCH (AM 35).
        Des points d'interrogation subsistent sur ces familles.
        Pourquoi Gelly BOCCARA (AN 15 du 30 mars 1835) est-elle dite israélite indigène alors que son père est né en France ?
        Pourquoi Moïse BOCCARA est-il " chef reconnu de la nation israélite de BÔNE " alors qu'il est né en France ? Un chef politique voire économique apparemment à côté du guide religieux BEN COMBRY ?
        A-t-il été choisi par la communauté parce qu'il connaît bien les français ?
        En tout cas il est donc lui aussi un " homme double ", un intermédiaire entre les mondes, entre les conquérants français et les indigènes israélites. Il est clair, d'après les actes dépouillés, que ce négociant voyage entre la France dont il est originaire, BÔNE où il réside dès 1833 (et peut être avant …), TUNIS d'où est native son épouse, BÔNE et CONSTANTINE où vivent des membres de sa famille (et peut être TETOUAN au Maroc). Sans doute, aussi, est-il possible qu'il ait lié des attaches (familiales ? commerciales ? voire les deux) très fortes avec les vieilles familles commerçantes de BÔNE avant la conquête : les TAÏB, les COHEN, les BEN KOMBRI, les FITOUCHI (FITOUSSI)… et d'autres que nous n'avons pas pu mettre en évidence.
        La conquête de BÔNE ne parait pas s'être effectuée uniquement par la ruse, le sabre et la connaissance du milieu d'un YUSUF mais par des voies commerciales plus subtiles, moins décelables. Comme nous l'avons écrit page 8, BÔNE, en 1832, ne bénéficie pas des talents des BACRI, BUSNACH ou BEN DURAND mais, à son échelle, elle a peut-être profité, à côté des aptitudes du sieur RAIMBERT, de celles de " l'homme double " Moïse BOCCARA.
        * Sarah Claire ZAFRANA, contrairement à son époux, décède à BÔNE, rue d'Orléans, le 28 mars 1872 (AD 87 du 29 mars 1872).
        (261) Claudine ROBERT GUIARD (op. cit.) p 142.
        (262) Le vieillissement des turcs n'est pas le seul fait de la garnison de BÔNE. Voici ce qu'écrit le Général de BOURMONT à son ministre des affaires étrangères au lendemain de la prise d'ALGER : " La plupart (des turcs) sont nés dans l'Asie Mineure. Ils ont demandé qu'on les y conduisit. Le nombre des miliciens réunis dans les casernes est de 2500 environ. Ceux-là sont tous célibataires. Beaucoup sont vieux et impropres au service militaire. Les plus braves et les plus vigoureux ont péri au cours de la dernière campagne. Les militaires mariés sont logés dans des maisons particulières. Leur nombre ne parait pas s'élever à plus de 1000.
        Depuis trois ans, le blocus rendait le recrutement impossible. Une réduction considérable s'en était suivie dans la force de la milice. "
        G. FLEURY : " Comment l'Algérie devient Française " 1830 - 1840 PERRIN 2004 p 101 et 102. Blocus et sans doute appauvrissement des finances du royaume barbaresque sont responsables du vieillissement de cette catégorie de soldats.
        (263) Claudine ROBERT GUIARD (op. cit.) p 142 et suivantes.
        (264) Félix DELCAMBE, capitaine au corps royal d'état major, a la charge de commander les otages qui servent aux côtés des troupes françaises.
        (265) " MARCEAU " Paul RIVAL Imprimerie Moderne 1938 p 42.
A SUIVRE



LA PUB Á BÔNE
Envoyé par M. Charles Ciantar, 2014



Photo C. Ciantar


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Petit fils moderne et papy réactif
Envoyée par Eliane


        Le grand père a enfin acheté une tablette informatique et se débrouille pas mal avec les mails.

         Alors il reçoit un mail de Tim, son petit-fils de 12 ans :
        « Bonjour Pépé, tu vas bien ? C'est trop Top qu’on puisse échanger par mail maintenant!
        Je n’aurai plus besoin de venir chez toi pour avoir de tes nouvelles !
        Pour mon argent de poche, tu sais, tu peux me virer à mon compte « jeune » BE77 1002791 38. Facile non ?
        Tim qui t’aime

         Pépé répond:
        « Cher Tim,
        Tout va bien. Je ne sais pas utiliser le homebank, mais j’ai acheté le vieux scanner de Michel.
        Alors je scannerai un billet de 50 € que je t’enverrai."

         signé : "le Pépé virtuel"
             



TROUVAILLES 
Les Archives de Pépé

                      
Envoyé par Mme Jocelyne MAS
BASTOS
Photo J. Mas


Photo J. Mas


Photo J. Mas
            J'ai trouvé, ces documents, dans les affaires de mon grand-père Charles-Antoine Bertrand né à Lavarande le 4 février 1889. M.J.




ANECDOTE
Envoyée par Mme Annie Bouhier

Un "Berger" dans la crèche de Noël
Scène de la Nativité dans la cour d'une église.
Pendant la nuit, quelqu'un a vu cette scène
et a eu la bonne idée de l'immortaliser...
Un chien abandonné cherchait une place confortable
et sécuritaire, pour dormir; il a choisi bébé Jésus.
Personne n'a eu le coeur de le chasser,
donc, il y a passé la nuit.

Photo envoyée par Mme Annie Bouhier

Quelle belle leçon que celle de nous réfugier auprès de Jésus!
Il ne chasse jamais personne.
Cette scène est trop mignonne pour ne pas la partager.

Faut-il mentionner que ce chien est un ‘berger’ ?



 L’AVIATION MILITAIRE            
               EN ALGERIE (1912-1918)
                    Envoyé par M. Jarrige                    N°2
Le raid Tunisie-Maroc
       A la suite du raid Biskra-Tunis, le général Pistor, commandant la division de Tunis, obtient, en juillet 1913, l'implantation d'une escadrille à Manouba (au nord de Tunis), commandée par le lieutenant Reimbert qui succède à de Lafargue muté en métropole, afin de renforcer la défense de la Tunisie face aux prétentions italiennes sur ce territoire.
       L'expérimentation en régions présahariennes étant considérée comme terminée, il propose au ministère de la Guerre une liaison aérienne de Tunis à Casablanca et retour par Alger, Oran. Ce projet magnifique est soumis au général Lyautey, résident général de France au Maroc, qui le rejette vivement avec le commentaire suivant : Complètement opposé à l'idée d'autoriser en avril prochain une escadrille d'avions à franchir l'étape M'Coum-Fez. On peut regarder comme certain que, quelques soient les progrès réalisés d'ici à la date du voyage, nous n'occuperons pas encore effectivement les pays de Gliata, T'Soul et Branes, interposés entre M'Coum et Fez. Une panne de moteur dans cette région aurait pour résultat de livrer aux dissidents deux ou plusieurs aviateurs et leurs appareils : têtes promenées dans les douars, perte du prestige des hommes volants etc. On peut courir ce risque pour une bataille, on ne peut pas le courir pour un raid ! On reconnaît le style direct et le sens pratique du futur Maréchal, qui est par ailleurs un ardent propagantiste de l'aviation qu'il utilise depuis plusieurs mois dans les opérations du Maroc.
       Devant ce refus, le capitaine Reimbert organise un circuit de 3 500 kilomètres de Tunis à Oujda. Un convoi automobile, commandé par le lieutenant Jolain, part en précurseur pour assurer le ravitaillement et les dépannages de l'escadrille composée de cinq avions commandés par le lieutenant Battini - Avion Constantinois, lieutenant Cheutin et soldat Samson - Avion Clavenad, lieutenant Menard et soldat Tholy - Avion Kabylie, lieutenant Battini et caporal Charles Courtade - Avion numéro 68, maréchal des logis Hurars et soldat Lidon - Avion numéro 100, maréchal des logis Benoit et soldat Alberola.
       Les avions (Henry-Farman HF 20 de 80 chevaux) décollent de Kassar-Saïd le 6 mai 1914 en emportant chacun 30 kilos d'outillage, d'armes, de munitions et de provisions et arrivent le jour-même à Aïn-Beïda (287 km). Le 7 mai, étape à M'Sila (200 km), le 8 mai à Chellala (290 km) où l'avion de Battini est immobilisé par des avaries. Le 11 mai, Cheutin, Menard et Hurars arrivent à Oujda.
       Le 29 mai, après quelques vols au Maroc, l'escadrille prend le chemin du retour en faisant Oujda-
       Tendara-Bou Denib (420 km). Le 31 mai, Bou Denib-Colomb Béchar (160 km) effectué par trois avions. A cause du vent, Aïn-Sefra ne sera atteint que le 4 juin et Geryville le 7 juin par trois avions seulement. En raison de l'état du matériel, l'autorité décide d'arrêter le raid au Kreider et de faire rentrer les Farman à Tunis par le chemin de fer le 12 juin.
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Escale du raid à Colomb-Béchar. Le cercle matériallise la zone d'atterrissage
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       Près de 3 000 kilomètres ont été parcourus en 43 heures de vol de groupe. C'est un exploit considérable pour l'époque, mais les espoirs fondés en 1909 sur l'avion pour explorer le Sahara ont été déçus. Ce raid n'a pu être réalisé que grâce au convoi automobile qui le précédait en préparant les escales.
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       Les cellules étaient encore trop fragiles et les moteurs encore trop peu fiables pour envisager de s'aventurer à grande distance au-dessus d'un territoire hostile.

       Cependant, à la veille de la Grande Guerre, la conquête du ciel nord-africain est bien entamée.
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Guerre sur terre
Le conflit

       Le 4 août 1914, le conflit débute en Algérie avec le bombardement de Philippeville par le croiseur allemand Goeben et de Bône par le Breslau. Cette action, premier bombardement de la Grande Guerre, met en évidence le désir de l'Allemagne de montrer sa puissance et de fomenter des troubles parmi les populations d'Afrique du Nord. Les croiseurs vont ensuite en Turquie, à qui l'Allemagne les a donnés et qui entre en guerre contre la France le 31 octobre 1914. La puissante confrérie sénoussite prend position en faveur du sultan de Constantinople. Dès lors, des agitateurs libyens parcoureront les confins algéro-tunisiens pour pousser les tribus musulmanes à la révolte.
       En décembre 1914, les tribus libyennes, menées par Khalifa Ben Asked, massacrent les garnisons de Mourzouk et Oubari, mettent en fuite la garnison de Ghat qui se réfugie en territoire français et s'emparent d'une quantité importante d'armes et de munitions. Des agitateurs franchissent la frontière et plusieurs tribus Ajjer entrent en dissidence. Le 2 octobre 1915, c'est l'attaque du poste d'Oum-Souigh dans le Sud-Tunisien, le 19 novembre, celle de Dehibat par des Senoussites vraisemblablement encadrés par des officiers allemands. Le 27 mars 1916, les survivants de la garnison de Djanet sont contraints de se rendre (Djanet sera repris le 16 mai).
       La situation devient grave tout le long de la frontière tripolitaine et la Métropole peut difficilement venir en aide aux troupes locales dont la plus grande partie des meilleurs cadres se trouve au Front où la bataille de Verdun fait rage. L'assassinat du Père de Foucauld, le 1er décembre 1916 à Tamanrasset, supprime le dernier lien moral retenant le chef du Hoggar, Moussa ag Amastane, contre les sollicitations de nos ennemis. La situation est critique au seuil de l'année 1917, toutes les tribus Ajjer sont soulevées, les tribus du Hoggar sont sur le point de faire défection, la mehalla de Kaoussen bloque Agadès.
       La situation administrative complique singulièrement le travail de pacification. En effet, le Sahara Algérien, sous le nom de Territoire du Sud, dépend du gouverneur général de l'Algérie qui agit sur délégation du ministère de l'Intérieur. En Afrique Occidentale, le Sahara dépend du gouverneur de l'AOF qui relève du ministère des Colonies. A l'est et à l'ouest, le Sahara passe sous obédience des résidents généraux de Tunisie et du Maroc qui dépendent des Affaires étrangères.
       Le général Lyautey, ministre de la Guerre, connaît bien la situation et décide de donner le commandement unique du Sahara au général Laperrine, saharien par excellence, et de supprimer toutes les frontières administratives, plus résistantes que les frontières naturelles.
       Le général Laperrine, pacificateur du Sahara où il était resté de juillet 1901 à novembre 1910, est rappelé du Front où il commandait la 46ème Brigade d'infanterie, pour ramener l'ordre au Sahara qu'il rejoint le 2 février 1917 à Ouargla. Il y trouve un adjoint efficace en la personne du colonel Octave Meynier, commandant le Territoire des Oasis. Pour plus d'efficacité, le gouvernement lui donne un domaine qui dépasse largement le Sahara algérien et englobe l'Afrique Occidentale jusqu'aux régions de Gao, Agadès et Bilma.
       Le général Laperrine avait, au cours de son commandement en métropole, apprécié l'apparition dans la guerre moderne de l'automobile et de l'avion et avait compris qu'il fallait les utiliser au Sahara pour combattre efficacement les rebelles. Sous son impulsion et sous celle du gouverneur général Lutaud, les pistes s'enfoncent dans le Sahara et, celles-ci à peine tracées, les automobiles arrivent déjà In-Salah fin 1917. Le but est d'atteindre Tombouctou en voiture ou en avion. Le général Laperrine impose de diriger le tracé vers le Hoggar pour rejoindre ensuite Tombouctou par le Niger, alors qu'il aurait été plus aisé de procéder directement vers le Tilemsi pour rejoindre l'AOF, en économisant un large détour de 600 kilomètres. Il faut voir dans le choix du général Laperrine son attachement au peuple targui et les liens qu'il avait tissés avec lui au cours de son précédent séjour.
       Il n'y a en Algérie que l'escadrille F 547 (ancienne 306) et en Tunisie, en septembre 1916, que les escadrilles F 541 (ancienne 301) et F 542 (ancienne 308), auxquelles se joindront, en 1917, les escadrilles 543, 544 et 546, toujours commandées par le commandant de Lafargue et toujours équipées de leurs antiques Henry-Farman.

       Fin 1916, l'Aurès s'agite, des dissidents gagnent la forêt de Béni-Melloul. En 1917, les escadrilles 543, 544 et 546 viennent renforcer leurs devancières dans l'accompagnement des convois de ravitaillement, la protection des colonnes et les missions photographiques. Le 4 février 1917, un escadrille quitte Aïn-M'Lila pour Biskra d'où elle effectue des opération contre les groupes rebelles. Trois avions sont perdus accidentellement, mais leurs équipages sont retrouvés sains et saufs. Les missions consistent à lancer des tracts et des bombes à proximité des campements.
       Des postes de ravitaillement sont créés en de nombreux endroits et approvisionnés par caravanes de chameaux si l'accès en automobile est impossible. Tout l'Aurès est survolé de façon intensive au départ de Biskra et des aérodromes de campagne de Batna, Timgad et Zerbet-el-Oued.
       L'Aviation Militaire tunisienne possède, fin 1917, un parc et une base de ravitaillement à Gabès et se subdivise en quatre secteurs, le premier et le deuxième, à Sfax et Monastir, sont chargés de la défense côtière (escadrilles 543 et 544) et le troisième et le quatrième, à Foum-Tatahouine et Zarzis, luttent contre la rébellion sénoussite et établissent de la cartographie. Elle est commandée par le lieutenant Lafargue, et reçoit, en janvier 1917 le lieutenant Louis Audouin-Dubreuil.


Photo SHD
       Tracteurs-mitrailleurs Brasier

       Les premiers tracteurs-mitrailleurs sont nés au sein de l'escadrille 301 de l'aviation tunisiennne pour répondre à la nécessité de lutter contre les insurgés sénoussites dans une zone difficile d'accès, il s'agissait aussi de servir de soutien au sol pour les avions.

       Max de Lafargue fait étudier, dès septembre 1916, un projet de transformation des camionnettes Brasier de l'escadrille en automitrailleuses. En octobre suivant, le premier tracteur, aménagé avec des moyens de fortune, fait des essais prometteurs.


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       En septembre 1917, est créée la section de tracteurs-mitrailleurs de l'aviation (TM 1191) dont le commandement est confié au lieutenant Louis Audouin-Dubreuil.

       Selon le désir du général Laperrine : Elle pallie, par la contribution du service automobile dans l'exécution des transports nécessité pour le ravitaillement des postes, le déficit grandissant du cheptel camelier exténué.





Tracteurs-mitrailleurs et opérations aériennes en Tunisie
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Le général Nivelle en visite en Tunisie
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Opérations aériennes en Tunisie
Photo MEtienne Simon

Opérations aériennes en Tunisie
Photo MEtienne Simon

Photo MEtienne Simon



Photo MEtienne Simon
       Les Farman portent différentes inscriptions en arabe sur leur capot avant :

-Je sème l'épouvante dans le coeur de l'ennemi
-Je déploie mes ailes pour la gloire de la France
-Je lance le feu
-L'aigle attire la victoire
-Je gronde et je lance des éclairs comme la foudre
-Puisse mon fanion flotter victorieusement au-dessus de la tête des Arabes


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       Opérations aériennes en Tunisie La Régordane
Photo MEtienne Simon


Photo MEtienne Simon


Photo MEtienne Simon



Drame dans le Sud-Tunisien

       Le 15 septembre 1916, le lieutenant-colonel Le Boeuf, directeur des affaires indigènes en Tunisie, prend place dans l'avion piloté par le sous-lieutenant de Chatenay et décolle de Foum-Tatahouine pour participer à la première opération de bombardement sur Nalout, à la frontière tripolitaine, avec un Farman de l'escadrille 541 (ancienne F-301), suivi par les équipages de Beauvoir, Maigret et Chausson.
       L'appareil, après le bombardement, n'est retrouvé que le 10 janvier 1917, sur les renseignements d'un informateur, dans la région de Zemla-Oum-Soumaa (Grand Erg Oriental). L'avion s'est posé normalement, sans doute à bout d'essence, à la suite d'une erreur de navigation qui l'a fait se diriger vers l'ouest après le bombardement, et a été pillé. Aucune trace de ses occupants n'est visible.
       Le 5 janvier 1918, le lieutenant Bonnesoeur, commandant le Groupe mobile de Ghoraffa, retrouve les restes dispersés du lieutenant-colonel Le Boeuf à une vingtaine de kilomètres de l'épave. Une année s'écoulera encore avant de retrouver, le 17 février 1919, cinq kilomètres plus loin, la dépouille du lieutenant de Chatenay. A la suite de ce drame, Bir-Kecira s'appellera Bordj Le-Boeuf.


Photo MEtienne Simon
Jean-Charles Humbert

A gauche : Le monument sur le lieu de l'atterrissage
En bas : Le Bell G2 de Gyrafrique, piloté par André Morel, près du monument érigé à l'endroit où a été retrouvé le corps du lieutenant-colonel Le Bœuf André Morel
En haut à droite : Le cercle marque l'endroit où a été retrouvé, en Algérie, le Farman de l'équipage Le Boeuf-Chatenay Je André Morel
En bas à droite : Nalout en 1917



Photo MEtienne Simon




Photo L'Aérophile


Photo L'Aérophile

  A SUIVRE  




Les dangers de l'alcool
Envoyé par Jean Pierre
        
          Vin de messe

         Un jeune curé, très angoissé, est incapable de prononcer un seul mot le jour de son premier sermon.

         Le lendemain il va voir l’archevêque et lui demande quelques conseils pour être à la hauteur, au sermon du dimanche suivant. L’archevêque lui conseille alors de se verser quelques gouttes de vodka dans un grand verre pour se sentir plus "détendu."

         Le dimanche suivant, le jeune prêtre suit le conseil et réussi à parler sans être paralysé, et sans avoir le trac.

         De retour à la sacristie, il trouve une lettre laissée par l’archevêque, ainsi rédigée :

         Mon Fils, la prochaine fois, mettez quelques gouttes de vodka dans un grand verre d'eau et non quelques gouttes d'eau dans la bouteille de vodka.

         D'autre part, je tiens à vous faire part des quelques observations suivantes, afin que vous amélioriez encore un peu vos prochains prônes.

         1) Il n'est nul besoin de mettre une rondelle de citron sur le bord du calice.
         2) Évitez de vous appuyer sur la statue de la Sainte Vierge et surtout, évitez de l'embrasser en la serrant étroitement dans vos bras.
         3) Il y a 10 commandements et non pas 12.
         4) Les apôtres étaient 12, non pas 7, et aucun n'était nain.
         5) Nous ne parlons pas de Jésus Christ et ses apôtres comme de "JC & Co".
         6) Nous ne nous référons pas à Juda comme à "ce fils de pute".
         7) Vous ne devez pas parlez du Pape en disant "Le Parrain".
         8) Ben Laden n'a rien à voir avec la mort de Jésus.
         9) Les murailles qui se sont effondrées au septième jour ne se trouvaient pas à Mexico mais à Jéricho !
         10) L'eau bénite est faite pour bénir et non pour se rafraîchir la nuque.
         11) Ne célébrez jamais la messe, assis sur les marches de l'autel.
         12) Ponce Pilate a dit "vos histoires je m'en lave les mains", et non "vos conneries, je m'en bas les c.....s".
         13) Les hosties ne sont pas des gâteaux à apéritif à consommer avec le vin de messe.
         14) Les pêcheurs iront en enfer et non "se faire e.....r chez les papous".
         15) L'initiative d'appeler les fidèles à danser était bonne, mais pas celle de faire la chenille dans l'église.
         16) L'homme assis près de l'autel et que vous avez qualifié de "vieux pédé" et de "travelo en jupe", c'était moi...

         Sincèrement l'Archevêque.

         PS : Jésus n'a pas été fusillé, mais crucifié




PHOTOS DE 14-18
Envoyé par M. Charles Ciantar, 2014

GUERRE 1914-1918 :
Troupes Nord Africaines


Photo Charles Ciantar

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Photo Charles Ciantar



Photo Charles Ciantar




Photo Charles Ciantar



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Photo Charles Ciantar



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Photo Charles Ciantar



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Photo Charles Ciantar



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Photo Charles Ciantar



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Photo Charles Ciantar



Harkis: qui replantera l'olivier?
Par Emilie Gougache

         Je m'appelle Emilie, et je suis issue de la troisième génération de harkis. Je ne suis pas née à l'époque de la guerre d'Algérie, alors certains se demanderont peut-être ce que j'ai bien à dire, et pourquoi je fais état de cette appartenance. En effet, il n'y aurait a priori aucune raison pour que cela ait le moindre impact sur moi et sur ma vie, puisqu'en réalité, même s'il s'agit d'une histoire mêlée entre le pays de mes origines et celui de ma naissance, la guerre d'Algérie fait partie de l'histoire, et l'histoire, c'est le passé.

         Comme j'entends déjà les remarques concernant mon prénom français, pour clore le sujet, je dirai que mes parents ont été prévoyants en brouillant les pistes des potentiels racistes que j'aurais pu croiser sur mon chemin. Car non, cela n'a rien à voir avec le pseudo amour aveugle que l'on attribue aux harkis pour la France, comme si l'Algérie n'avait jamais eu la moindre valeur à leurs yeux.

         Il n'est pas bon d'être descendant de harkis en France.
         Depuis que je suis en âge de comprendre, j'ai toujours su que je faisais partie de cette "communauté" de harkis. J'entendais ce mot "harkis" ici et là, au gré des discussions familiales. Des discussions sous forme de souvenirs qui semblaient toujours passionnées, mais desquelles je sentais bien s'échapper un sentiment de tristesse, de colère, de rancœur et d'injustice. Cependant jusqu'à mes années de lycée, je ne m'étais jamais réellement intéressée à l'histoire des harkis, et jamais je n'avais eu à ressentir la moindre gêne ou honte, à ce sujet.

         Aujourd'hui, j'ai 27 ans et la honte ne m'a toujours pas atteint. Je n'en dirai pas autant de l'incompréhension, de la colère, de la rancune et du sentiment d'injustice qui ne me quittent plus.

         J'ai compris dès le collège, que toujours, aujourd'hui en France, il n'était pas bon d'être harki et encore moins "descendant" de harki. J'en ai fait le constat lorsqu'à cette époque, des camarades d'origine algérienne m'ont tourné le dos du jour au lendemain, dès qu'elles ont su. Cela ne m'a heureusement pas atteint puisqu'elles n'étaient que des connaissances. D'autre part, j'avais trouvé cela tellement absurde que cela avait suffi à me faire oublier l'épisode très rapidement. Tellement qu'il ne m'est revenu à l'esprit que très récemment.

         Il faut dire qu'avec mon prénom français, et mon visage typé, lorsque je dis que je suis d'origine algérienne, les soupçons se font rapidement. Ils s'amplifient lorsque l'on me demande si je suis déjà allée en Algérie, et que je réponds non. Mais la question fatidique une fois posée, j'ai toujours répondu sans sourciller, car connaissant l'histoire de ma famille je n'avais aucune raison de rougir.

         Harki est devenu une insulte synonyme de traître.
         C'est donc au collège que j'ai fait face pour la première fois à la "discrimination anti-harkis", sans complètement m'en rendre compte et y prêter une réelle attention. Cela a toutefois été bien plus violent au lycée: une camarade qui "savait" -il faut dire que j'étais loin de le cacher même si je ne le criais pas non plus sur les toits- m'avait alors lancé que le grand-père d'une amie à elle avait été tué par un harki durant la guerre, et que je devais me considérer chanceuse que cette dernière ne me connaisse pas. Ce fut un sacré choc. Je ne comprenais pas d'où venait cette haine et encore moins pourquoi je devais en subir les conséquences. Le soir-même, j'ai demandé à mon père de tout m'expliquer, de tout me raconter. J'avais besoin de comprendre.

         La découverte de la haine et de la méconnaissance de certains sur les harkis s'est poursuivie à la fac lors de mes premières années de droit. Sauf qu'étant alors un peu plus rodée sur le sujet, je pouvais alors répliquer, même si j'étais révoltée d'avoir à le faire. La dernière discussion en date fut assez récente, avec un collègue journaliste d'origine algérienne, plus âgé que moi, et avec qui j'étais très enthousiaste à l'idée d'en discuter. J'ai malheureusement eu avec lui un "débat" assez décevant, car son opinion sur le sujet consistait à dire qu'un membre de sa famille avait été tué par un harki. Que répondre? Par respect je n'ai pas vraiment rétorqué. Mais mon arrière-grand-mère, bien loin des débats sur l'indépendance lors de la guerre d'Algérie, a été pendue à un olivier par des membres du FLN. Un exemple pour terroriser leurs "frères algériens" et les rallier à leur cause. Je ne le rabâche pas à tous les descendants de "moudjahidines".

         Une vision manichéenne fort réduite.
         Ces remarques, réflexions et attaques verbales ont d'une certaine manière été bénéfiques pour moi, puisqu'elles m'ont donné la volonté d'en savoir plus sur les harkis. Bien qu'heureusement, j'ai pu connaître des compatriotes d'origine algérienne qui ne m'ont jamais déçue, j'ai voulu comprendre pourquoi les "harkis" étaient considérés par certains comme des parias de l'Algérie, et pourquoi "harki" était devenu pour eux synonyme de "traître".

         J'en ai conclu à une grande ignorance de la part de beaucoup, qui ont reçu pour informations desraccourcis, et les redistribuent à tout va en conservant toutes leurs erreurs sans jamais chercher à comprendre: pour de trop nombreuses personnes, le harki est un homme qui a torturé, massacré ses frères algériens et tourné le dos à l'indépendance simplement par pure allégeance à la France, par idéologie ou par intérêt personnel. Il n'est pour eux que cela et rien d'autre.

         Cependant j'adresse un message aux Français d'origine algérienne, mais aussi aux Algériens eux-mêmes. Ignorez-vous que certains harkis ont été enrôlés par l'armée française? Ignorez-vous que certains sont justement devenus harkis, révoltés que des membres de leurs familles aient été massacrés par leurs frères algériens? Pourquoi avoir cette vision manichéenne? Pourquoi transmettre ce ressentiment à travers le temps et les générations alors que nous n'avons même pas connu cette guerre? Pourquoi m'enlever l'envie d'aller en Algérie et de côtoyer des Algériens? Effectivement si j'ai connu cela en France, comment serai-je reçue en Algérie? A quelle réflexion aurais-je droit à la douane? Les harkis, comparés sans exception à des "collabos" par le président Bouteflika le 16 juin 2000 n'ont pas le droit de poser leurs pieds en Algérie, mais en les insultant de la sorte, Bouteflika a insulté leur descendance également et je n'ai plus autant envie d'y aller.

         A quand une réconciliation ?

         Massacrés et forcés de quitter leur terre, toute cette rancœur n'existerait pas si la lumière avait été faite sur les réels coupables d'exactions injustifiables. Personne n'aurait souffert de la blessure de l'exil. Mais les accords d'Evian signés par l'Algérie n'ont pas été respectés, et l'Algérie indépendante n'a pas été juste et a grandement manqué d'humanité.
         En ce qui concerne la reconnaissance officielle de la responsabilité de l'État français dans le massacre et l'abandon des harkis en Algérie, après plus de cinquante années sans que rien ne se soit concrétisé, j'ai compris qu'aucun président français n'aurait le courage d'aller jusqu'au bout de ce dossier. Peut-être croient-ils qu'à la mort de tous les harkis, le sujet sera définitivement clos?

         Si mon texte tombe entre les mains d'un membre du gouvernement algérien, peut-être aura-t-il lui, envie de replanter l'olivier, afin de panser des blessures qui semblent pour le moment destinées à rester ouvertes encore longtemps.

Emilie Gougache
Journaliste
Publication: 25/09/2014




Le chien, le léopard et le singe
Par Mme Eliane



         Un jour, un vieux chien part à la chasse aux papillons, et s'aperçoit qu'il s'est perdu.

         Errant au hasard en tentant de retrouver son chemin, il voit un jeune léopard courir vers lui avec l'intention visible de faire un bon repas.

         Le vieux chien pense : "Oh, oh! Je suis vraiment dans la merde, là !"Remarquant les quelques os d'une carcasse qui traîne sur le sol à proximité, il se met aussitôt à mâcher les os, tournant le dos au léopard qui approche.

         Quand celui-ci est sur le point de lui sauter dessus, le vieux chien s'exclame haut et fort :"Ouais, ce léopard était vraiment excellent ! Je me demande s'il y en a d'autres par ici ?"

         En entendant cela, le jeune léopard interrompt son attaque en plein élan, il regarde le chien avec effroi, et s'enfuit en rampant sous les fourrés.

         "Ouf !", soupire le léopard, "c'était tout juste. Ce vieux chien a failli m'avoir !"

         Cependant, un singe, qui avait observé toute la scène d 'une branche d'arbre à proximité, se dit qu'il pourrait mettre à profit ce qu'il sait en négociant avec le léopard et obtenir ainsi sa protection.

         Il part donc le rattraper, mais le vieux chien, le voyant courir à toute vitesse après le léopard, réalise que quelque chose doit se tramer.

         Le singe rattrape le léopard, lui dévoile le pot aux roses, et lui propose un marché.

         Le jeune léopard est furieux d'avoir été trompé : "Viens ici le singe, monte sur mon dos, et tu vas voir ce qui va arriver à ce petit malin !"

         Le vieux chien voit le léopard accourir avec le singe sur son dos et s'inquiète : "Que vais-je faire maintenant ?"

         Mais au lieu de s'enfuir, le chien s'assied dos à ses agresseurs, faisant semblant une fois de plus de ne pas les avoir vus, et juste au moment où ils arrivent à portée de voix, il s'exclame : "Où est donc ce foutu singe ? ça fait une heure que je l'ai envoyé me chercher un autre léopard !"

         Morale de cette histoire

         On ne plaisante pas avec les vieux de la vieille. L'âge et la ruse arriveront toujours à triompher de la jeunesse et de la force...!!

         L 'astuce et l'esprit viennent seulement avec l'âge et l'expérience....


               





La torture… Pitoyable cécité
ou criminelle lâcheté ?

Par M.José CASTANO, Octobre 2014


« Tous ceux qui luttent aujourd’hui contre l’intégrisme seront demain les artisans de la démocratie, parce que celle-ci est la seule véritable alternative au programme islamiste »
(Alexandre Adler)

       Dans un rapport du Sénat américain publié le 9 décembre 2014, il est mentionné que « les techniques renforcées» d'interrogatoire de la CIA contre des détenus après le 11 Septembre 2000 « n'ont pas été efficaces » et ont été plus brutales que ce que l'agence d'espionnage avait reconnu jusqu'à présent ». Et pour donner plus de crédit à son exposé, le rapport décrit sans la moindre vergogne la façon dont les détenus étaient traités : « jetés contre les murs, dénudés, placés dans des bains glacés, empêchés de dormir pendant des périodes allant jusqu'à 180 heures ».

       Pour justifier de telles pratiques, le directeur de la CIA, John Brennan, a indiqué que la torture utilisée par l’agence avait permis de « sauver des milliers de vies en déjouant des attentats », ajoutant qu’Oussama Ben Laden, le chef de file d’Al Qaïda, n’aurait jamais été tué sans les informations obtenues dans le cadre du programme d’interrogatoire mis en cause.

       Ce rapport du Sénat américain, véritable opération politicienne hypocrite et démagogique, remet en mémoire d’autres rapports, d’autres enquêtes, d’autres cris d’orfraie, d’autres condamnations émanant de la « bien pensante » et du « politiquement correct »… tout ce que le conflit algérien avait engendré de critiques acerbes, de condamnations et de jugements sommaires…

       Cette guerre révolutionnaire entreprise par les « fous d’Allah », les Américains ne l’ont pas voulue… comme les Français n’avaient pas voulu, non plus, celle qui allait causer, huit années durant, la mort de milliers d’innocents et se concrétiser par l’exode et l’exil de tout un peuple.

       Cette guerre auquel le monde occidental est aujourd’hui confronté est, comme « l’autre », aussi sale que bestiale, plus cruelle et plus écœurante que les précédentes car l’ennemi n’est pas franc et ne s’embarrasse pas de préjugés… Il est partout à la fois et on ne le voit nulle part.

       Ce n’est pas un adversaire loyal, ne s’attaquant qu’aux militaires ou à leur matériel ; tout au contraire, ces terroristes sont des criminels de droit commun, des gangsters de l’espèce la plus ignoble, et leur gang a ses ramifications secrètes dans chaque pays, dans toutes les classes de la société. Il faut donc agir impitoyablement à leur endroit et, pour cela, utiliser des moyens appropriés, fussent-ils, eux aussi, révolutionnaires.

       C’est grâce au silence et au secret dont ils s’entourent que ces tueurs peuvent opérer et porter les coups les plus dévastateurs. Le secret rompu permettrait de les interpeller et mettre la main sur les bombes, les armes de toute sorte, interdirait toute velléité d’attentat. C’est donc au secret qu’il faut s’attaquer si l’on veut éviter un bain de sang…

       Mais comment s’y prendre ?


       Imaginons être en face d’un homme pris alors qu’il vient de déposer une bombe qui, seul, sait en quel lieu, à quelle heure elle explosera, tuant et mutilant à jamais des dizaines et des dizaines d’innocents, et si cet homme, s’enfermant dans son secret ne veut rien dire quand on l’interroge humainement, réglementairement, alors, que faut-il faire ? Et il faut faire vite car le temps presse ! Quelque part dans la ville, le tic-tac s’égrène lentement et c’est pour de nombreuses vies humaines, une question de vie ou de mort. A tout prix il faut désarmer ce bandit, le faire parler quelle qu’en soit le moyen afin qu’il livre son secret… et de toutes les méthodes, seule la torture paraît-être la plus efficace et, surtout, la plus rapide. C’est çà ou se contenter de relever des innocents déchiquetés par la bombe qui va exploser dans un instant et de les conduire à la morgue.

       En Algérie, l’armée française dut, pour faire face au danger sans cesse croissant du terrorisme et afin de le mieux combattre, utiliser les mêmes arguments que l’ennemi : La torture.

       Par celle-ci, cependant –et par elle seule- elle arriva à prévenir le harcèlement imminent d’un poste, l’embuscade tendue à une patrouille, l’explosion d’une bombe dans un stade, un café ou un cinéma, l’attaque d’une ferme, l’enlèvement ou l’assassinat d’une personne.

       On a fait à ce sujet, au lendemain de la « bataille d’Alger », le procès de la torture. Si ses plus violents proscripteurs n’avaient pas été animés, souvent, plus par des arrière-pensées politiques que par des sentiments humanitaires, leurs appels auraient eu une autre résonance. Mais combien songeaient à condamner en même temps, et peut-être d’abord, la cause : Le terrorisme ignoble et aveugle ?

       Durant ce conflit, les « moralistes à la conscience pure » n’ont eu de cesse de vilipender les parachutistes français pour leurs « opérations de police musclées » lors de cette bataille en leur opposant la « charité chrétienne ».

       Mais où est la « charité chrétienne » dans ces visions apocalyptiques : Visages lacérés où les yeux manquaient, nez et ces lèvres tranchés, gorges béantes, corps mutilés, alignements de femmes et d’enfants éventrés, la tête fracassée, le sexe tailladé dont les tueurs du FLN se repaissaient avec un plaisir sadique ?

       La révolution, la lutte pour l’indépendance de son pays justifient-elles de telles abominations ?

       Les âmes chagrines disent que la conscience se révolte au spectacle de certains crimes. Hier, le FLN ; aujourd’hui, l’Etat Islamique et ses séides… Dans les deux cas, nous avons été -et sommes, de nouveau- en présence du plus monstrueux florilège du crime qui puisse se concevoir. Les images qui représentent les milliers d’hommes égorgés, les visages mutilés au couteau ou vitriolés, les fillettes violées ou déchiquetées par les bombes, les femmes lapidées, reculent les limites assignées à l’horreur. Cependant, ces atrocités, répliques de tant d’autres commises en Algérie ne révoltent pas les consciences contres les criminels mais contre ceux qui les pourchassent et tentent de les neutraliser…

       La conscience se corrompt dans ces contradictions parce que pardonnant là (l’assassin) et condamnant ici (le soldat), elle cesse d’être conscience pour se faire complice. La supercherie naît de ce qu’elle continue à se parer des attributs de la conscience et exige d’être reconnue comme telle. La complicité dissimulée sous le vocabulaire de la conscience, c’est la subversion. Les mots deviennent fausse monnaie.
José CASTANO       

e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

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La grande persécution
Envoyé Par M. Robert Charles PUIG


       Elle touche essentiellement les chrétiens d'Orient. Ils ont face à eux les forces du mal du Dae'ch, ce soi-disant Etat islamiste qui n'a qu'un but, éradiquer de cet Orient les quelques chrétiens, descendants d'une religion deux fois millénaire dans ce berceau du monde, pour un Islam dénaturé qui profite comme les hyènes en groupe de son nombre, pour asservir et tuer dans d'affreuses souffrances ceux qui croient en la Croix plus qu'au Croissant.

       Cet Islam impur ne date pas de 2014. C'est une guerre de religion anti occident que subventionnent l'Arabie saoudite et le Qatar, fournisseurs des armes que les pays d'Occident leur vendent... La France... Les USA... Des armes vendues pour tuer des chrétiens ! Le jihad a la puissance du feu que nous lui offrons et sa " croisade " c'est celle des rois du pétrole qui veulent à tout prix faire de l'Europe une terre d'esclaves à leur solde.

       Ils y réussissent par l'argent et la veulerie de nos gouvernants. Ils achètent la France, l'Europe, et l'Occident s'incline, se tourne vers la Mecque en signe d'allégeance, en valet et en pleutre. Témoin de la frilosité de l'Occident contre le crime du djihad ?

       En Australie, comme en France à Joué-lès-Tours ou à Dijon, des blessés et des meurtres d'innocents ! Des attentats du terrorisme islamiste aux cris de " Allahu akbar " qui sont mis sur le compte de déséquilibrés, comme si les autorités se refusaient à croire au complot jihadiste...

       Une façon de noyer les menaces qui pèsent sur le monde occidental et de présenter un profil bas pour éviter de déplaire à l'Orient et à son or noir ! En s'accoquinant à la manne pétrolière du Levant, nos dirigeants deviennent les complices de ce complot islamiste et terroriste qui fait de nous des infidèles à décapiter et de nos religions chrétiennes une foi à éliminer.

       Si j'aborde ce sujet des chrétiens d'Orient et du martyr qu'ils subissent, c'est parce que la France en particulier, depuis " l'avènement " du socialisme en 2012 et de ses lois sociétales fait tout pour nous enfermer dans une fosse aux lions dénuée d'âme. C'est à cause de ce mépris et du refus de reconnaître nos valeurs ancestrales qu'il devient " normal " à des trublions de nier la Crèche de Noël ou les chants qui accompagnent la Nativité.

       Nous sommes par le fait du " prince " de l'Elysée dans l'ère du souffre, et le diable remplace Dieu. Il est " normal " de se moquer de nos traditions judéo-chrétiennes, de blasphémer la religion dans laquelle nous avons grandie pour le plus grand nombre, parce que cette ère du doute et du rejet de nos traditions fait place au relativisme socialiste, cette idéologie mal-pensante qui se construit sur le mensonge d'Etat et interdit, par le genre, toute option à être hors le moule d'un socialisme pernicieux et destructeur de la liberté de penser ou de dire autrement.

       Les chrétiens d'Orient sont détruits à cause de la lâcheté de l'Occident à ne pas intervenir pour protéger ses amitiés déshonorantes avec l'Orient. Mais en France, il y a une autre façon de persécuter la pensée d'hommes libres : c'est lui refuser toute possibilité de s'exprimer...

       La Bastille et l'échafaud, comme au temps de la révolution française, pour ceux qui ne pensent pas comme la gauche socialiste ! Ce qui est grave, c'est que nous somme dans le vingt et unième siècle et que ce pouvoir depuis 2012 est un danger national ! Il interdit à Eric Zemmour le droit de dire, le droit de porter la contradiction à un pouvoir qui nous perd.

       Les forces obscures qui gèrent la France nous prouvent qu'il est néfaste de s'opposer à un gouvernement qui jouit de sa puissance en intervenant auprès de médias sans déontologie sinon celle de la servilité due au socialisme, pour en faire des juges à charges refusant un droit d'antenne à Eric Zemmour. Il est vrai que la presse est redevable au socialisme de ses avantages et de ses exemptions d'impôts. Elle en paie le prix par son allégeance.

       Les médias, en dépit de toute honnêteté et de tout esprit républicain, décident pour faire plaisir à l'Elysée et à une certaine droite, faut-il aussi l'écrire, de faire d'Eric Zemmour un indésirable, un proscrit ! Il devient, en quelque sorte un rapatrié des années 1962 et comme ce dernier, le droit de parler lui est refusé ainsi que le droit d'être un citoyen opposé à ce socialisme qui perd le pays dans le gouffre d'un déficit jamais atteint à ce jour !

       Que devient la loi permettant à toute personne de s'exprimer librement. ? C'est utopique ce souhait ? La norme, c'est la gestapo gauchisante ! C'est le temps du gaullisme qui perdure. Ce temps qui refuse encore aux français d'Algérie de s'exprimer plus de soixante ans plus tard !

       Aujourd'hui, les USA et Cuba se tendent une main... Cette main-là, entre nos hommes politiques et le peuple Pied-noir, elle n'est pas encore tendue. Au contraire, pèse toujours sur l'Histoire de France cette anomalie, cette grande persécution d'un temps occulté, et Eric Zemmour subit à son tour cette loi du talion qui veut le priver de débattre et dire sa vérité, comme nous de proclamer que nous étions des citoyens français avec une vérité qui demeure occultée.

       L'ordre dictatorial est aujourd'hui venu " d'en-haut ", du sommet du parti socialiste pour faire d'un homme libre un outlaw, un sans droit pour cause de parler vrai et de paroles qui dérangent l'ordre relativiste des socialistes. C'est le temps de l'inquisition qui domine notre pays soumis à la loi du silence mafieux, des affaires mafieuses et du désaveu, pour qui n'est pas dans la ligne du " parti " comme au temps du système stalinien.

       Ainsi, Eric Zemmour est éliminé des écrans de " I Télé " antenne de Canal +, et pourchassé par d'autres médias. C'est la grande persécution, l'hallali contre le droit à la contradiction et le socialisme qui a corrompu la presse est à la fête. Pour longtemps ? Alors me suis-je dis, comment combattre cette doctrine du diktat socialiste ? Plusieurs façons qui ne sont pas celles du boycotte des radios ou des chaines de télévisions qui refusent un droit de parole à un homme libre.

       Cela nous savons faire en jouant avec elles du " zapping ! " Une première façon ? Par pétition en exigeant la suppression des monopoles sportifs aux mains des chaînes privées... Il en découlera une perte sèche de revenus. L'autre façon qui reste au peuple ? C'est d'intervenir auprès des entreprises qui " nourrissent " par leurs spots publicitaires des médias si peu recommandables. Qu'elles refusent ou dénoncent leurs contrats de publicité ! Que les groupes commerciaux et les grandes entreprises aient le courage de ne plus subventionner ces faux prophètes de l'information vendus au socialisme menteur et féodal !

       Des solutions ? Il appartient aux français d'en décider.

Robert Charles PUIG / 1er décembre 2014       
     


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La guerre des civilisations (fin).
Publié le 22 octobre 2014 Par M. Kader Hamiche
L’Amérique contre les Peuples…

        Mes trois articles sue les guerres de civilisations montraient comment les deux crises, ponctuelles et symptomatiques, d’Irak-Syrie et d’Ukraine, convergent vers la crise, profonde et riche de bouleversements et de menaces, elle, propre à la civilisation occidentale. J’ai par ailleurs écrit à plusieurs reprises que cette guerre de civilisation que l’Occident se mène à lui-même est la plus dangereuse. Cette guerre que les dé-constructeurs auto proclamés progressistes mènent aux « réactionnaires conservateurs » en réalité aux préservateurs des acquis de la civilisation gréco-romaine-chrétienne, est une synthèse des deux autres. Le conflit américano-russe accélère la fuite en avant vers une Union européenne intégrée et son assujettissement à la puissance américaine ; de son côté, la guerre anti-DAESH, perçue par les Musulmans comme une véritable croisade, exacerbe leur ressentiment à l’égard des Occidentaux. Ce ressentiment peut, chez les plus fanatisés d’entre eux, aller jusqu’à vouloir porter le djihad au sein même de l’Occident.
        Mais ça ne dissuade en rien nos élites immigrationnistes. La menace islamiste est jugée comme un mal minime au regard du grand projet mondialiste auquel notre politique d’immigration participe. Loin d’inciter l’Etat à ralentir le flot de nouveaux arrivants et à encadrer rigoureusement la population musulmane déjà installée, il mène au contraire une politique non pas d’intégration mais d’intrusion accélérée à deux facettes : la première consiste à investir des sommes considérables pour améliorer la vie des immigrés ; la seconde est de leur faciliter l’accès à la nationalité française. Cette politique est incompréhensible et extravagante à première vue. Elle le serait moins si on nous en expliquait les véritables objectifs. Mais on ne nous dit rien, et pour cause : ces objectifs sont indicibles.

        Cette politique, quelle est-elle ? Elle comporte trois faces : 1. Faire venir d’Afrique le maximum d’immigrés. Pourquoi l’Afrique ? En compensation du pillage que la France pratique sur l’ancien empire français ; 2. Les entretenir à force d’argent public puisque l’économie ne le peut pas ; 3. Leur donner les meilleures conditions de vie pour limiter les dégâts qu’elle cause à la cohésion sociale.
        L’ANRU rénove les quartiers et paye des rabatteurs électoraux.
        Les 5 mds€ de nouvelle dotation de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), qui a déjà dépensé 46 mds€ en dix ans dans les « quartiers », profiteront quasi totalement aux quartiers immigrés dont certains, contrairement à l’image colportée par la doxa dominante, sont de véritables oasis suréquipées en services publics.[1] Par ailleurs, l’argent public ne sert pas qu’à ça : il permet d’acheter la paix publique à prix d’or par le recrutement massif de « jeunes » des banlieues pour jouer les grands frères dans les quartiers[2]. Des grands frères qui, par ailleurs, servent de rabatteurs électoraux, comme on l’a vu dans les Bouches-du-Rhône et en Essonne mais c’est une pratique généralisée.[3] Dans ces quartiers, toute latitude est laissée aux habitants pour vivre comme ils l’entendent, sans renoncer à leurs us et coutumes, pratiquer leur religion à leur guise et, à l’occasion, l’imposer aux autres, prendre leurs aises avec les obligations sociales et scolaires, etc. Par exemple, la rentrée des classes est chaque année perturbée parce que beaucoup d’entre eux partent en vacances au pays et ne rentrent pas avant la mi-septembre. Par exemple, beaucoup d’allocataires, marocains, notamment, sont en réalité des résidents permittents (pour utiliser un néologisme à la mode très parlant) qui profitent ici des largesses de notre politique sociale mais, en réalité, vivent plusieurs mois par an dans leur pays d’origine.
        Mais ce que l’ANRU dépense pour les immigrés est une goutte d’eau à côté des dépenses sociales de l’État. Les populations immigrées hors UE, n’en déplaise aux bien-pensants qui croient mordicus qu’elles rapportent plus qu’elles ne coûtent, captent, proportionnellement à l’ensemble des Français, la plus grosse part des revenus sociaux. Allocations chômage, prestations familiales (allocations familiales, allocations logement, aides à la scolarité, à la cantine, aux vacances, soutiens divers) et sociales (RSA, APSA – Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées) constituent l’essentiel de leurs revenus.

        Les immigrés hors UE d’origine sont deux fois et demie plus nombreux que ceux venus de l’UE ; leur taux de chômage est trois fois supérieur. Il y a même des disparités particulièrement criantes. Voici ce que dit l’INSEE : « En 2010, le taux de chômage des actifs immigrés âgés de 15 ans et plus s’élève à 16% contre 9% pour les non-immigrés. La situation des immigrés est cependant très différente selon leur pays de naissance : le chômage touche 20% de ceux nés hors Union européenne (UE) contre 8% des ressortissants de l’UE. » En 2012, moins de 6% des immigrés d’origine portugaise étaient au chômage contre 27% de ceux originaires du Maghreb.[4] La disparité est comparable pour le bénéfice des aides à l’emploi.

        L’INSEE ne nous donne pas les chiffres des immigrés bénéficiaires du RSA et de l’ Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées, seulement ceux des étrangers. Les étrangers non communautaires étaient 155 826 à percevoir le RSA en 2011 et 22 664 à bénéficier de l’ASPA, dont le montant pour une personne seule sans ressources est de 800 € par mois, soit 9 600 €/an et de 1 242 € par mois, soit 14 904 €/an, pour deux personnes. Les primo-arrivants n’ayant jamais travaillé en France mais ayant l’âge requis y ont droit à condition de remplir des conditions… qui sont allègrement piétinées. La première est de correspondre aux critères du regroupement familial : mais celui-ci bénéficie d’une interprétation extensive qui permet à un immigré de faire venir ses parents. La seconde, plus sournoise, est d’entrer en France, non pas comme étranger mais comme… français au titre de la loi de réintégration par décret applicable à toute personne étrangère née dans un pays de l’ancien empire avant son indépendance. Total : tous les survivants des 8 millions d’Algériens nés avant 1962 pourraient y avoir droit. Dans la réalité, les effets sont très limités mais ces dispositions donnent une idée de l’état d’esprit qui préside à cette politique d’immigration.

        Les immigrés originaires du Maghreb touchent en moyenne trois fois plus que ceux de l’UE.
        Quoi qu’il en soit, sur les 70 000 personnes bénéficiaires de l’ASPA en 2011, 22 664, soit 32,38%, étaient des primo-arrivants étrangers n’ayant jamais cotisé, pour un coût de 217 millions d’€uros. Ajoutez-y le RSA-étrangers, soit 723 m€, et voilà 940 m€ dépensés pour on ne sait quoi. Ce sont 140 m€ de plus que les économies attendues des réductions d’allocations familiales. Il me semble qu’il y a là, pour le moins, une curiosité ! Qu’on comprenne bien : je ne conteste aucunement le versement de prestations sociales à des gens qui ont payé des impôts et cotisé pour. Il est question ici des prestations servies aux primo-arrivants qui n’ont jamais travaillé en France. Ceci ressemble à un épiphénomène ; c’est d’ailleurs ainsi que c’est présenté par les Domenach, les Caron, les Askolovitch, les Macé-Scaron et autres Clémentine Autain, qui, dans les médias, sont chargés de nous vendre cette politique. Mais si vous observez de près les données concernant toutes les autres prestations sociales autres que celles versées au titre de la prévoyance (assurance maladie, assurance vieillesse), vous obtenez exactement les mêmes tendances. La Cour des Comptes le dit dans chacun de ses rapports, d’ailleurs. En moyenne, les immigrés hors UE ont perçu 1/3 des 62 mds€ versés par les CAF, soit environ 21 mds€.

        La proportion est sans doute beaucoup plus élevée s’agissant des dépenses d’aide sociale des Conseils généraux qui, par définition, bénéficient aux plus défavorisés. Les immigrés du Maghreb, par exemple, touchent en moyenne trois fois plus de prestations que ceux de l’UE. Mais, si on s’en tient au taux de 1/3 du total des sommes versées par les Départements, ce sont 9 mds€ de dépenses supplémentaires. Le coût de la délinquance immigrée est également dispendieux ; officiellement (mais on n’a pas le droit de le dire à la télé), 84% des 65 000 détenus dans les prisons françaises sont d’origine maghrébine (67 %) ou sub-saharienne (17 %) ; enfin, les immigrés maghrébins sont responsables de 40% des faits de délinquance. Ainsi, comme pour les dépenses sociales, les dépenses de sécurité intérieure (18 mds€) et de justice (6,3 mds€) relèvent pour 1/3 au moins de l’immigration. On en était à 38 mds€ en 2011 ; combien en 2014 ? On pourrait également évoquer le surcoût de l’immigration en termes de santé et celui en termes d’organisation du travail, tant elle pèse sur les salaires, par exemple.
        Cette comptabilité a quelque chose de sordide mais elle est nécessaire car tous ces surcoûts présentent une caractéristique : ils sont supportés par une catégorie sociale bien précise, la classe moyenne et moyenne supérieure. Il y a en son sein des dizaines de milliers de citoyens originaires de l’ancien empire français mais ils n’en constituent qu’une part infime. L’essentiel des citoyens appelés à payer pour cette politique aberrante est composé de Français de souche ou de descendants de l’immigration européenne des années vingt à soixante-dix : ceux que les tiers-mondistes et humanistes sélectifs de la télé, que j’ai cités plus haut, appellent avec mépris, les « petits blancs ». Jusqu’à présent, on leur demandait de payer mais, au moins, on ne leur disputait pas leurs propres droits ; avec les dernières initiatives du gouvernement Valls, il est devenu évident qu’ils sont dans la ligne de mire des promoteurs de cette politique de dilution du peuple français.
LA SUITE DE CET ARTICLE A CETTE ADRESSE CI-DESSOUS.
http://www.kader-hamiche.fr/2014/10/la-guerre-des-civilisations-fin/#more-3938


La fable du bénévole
Histoire Envoyée par Eliane


       Un jour, un fleuriste se rendit chez le coiffeur pour se faire couper les cheveux.
       Après sa coupe, il demanda combien il devait. Le coiffeur répondit:
       - C'est gratuit, je fais du bénévolat cette semaine.

       Le fleuriste s'en alla tout content.
       Le lendemain, en ouvrant sa boutique, le coiffeur trouva à sa porte une carte de remerciements et une douzaine de roses.

       Plus tard, c'est le boulanger qui se présenta pour se faire couper les cheveux.
       Quand il demanda à payer, le coiffeur lui dit :
       Je ne peux accepter d'argent, cette semaine, je fais du bénévolat.
       Heureux, le boulanger s'en alla tout content. Le lendemain, il déposa à la porte du coiffeur une demi- douzaine de croissants, avec un mot de remerciements.

       Puis, ce fut le député du coin qui se présenta. Lorsqu'il voulut payer,
       le coiffeur lui répondit :
       Mais non, cette semaine c'est gratuit, je fais mon bénévolat ! Très heureux de cette aubaine, le député quitta la boutique.

       Le lendemain, quand le coiffeur arriva pour ouvrir, une douzaine de députés et de sénateurs attendaient en ligne pour se faire couper les cheveux gratuitement .....

       Voilà, la différence fondamentale entre les citoyens de ce pays et les politiciens qui nous gouvernent.

       Et il paraît que dans la file, il y avait même...des chauves !!!!!!!...... Si, si !!!!



Commissaire politique stalinien du Viêt Minh
BOUDAREL, le monstre français du camp 113
Par M.José CASTANO, octobre 2014


« Les tortionnaires se ressemblent… Ils appartiennent à la sombre patrie des bourreaux et insultent d’abord à notre espèce avant de salir, au hasard des guerres, le drapeau de leurs victimes » (Pierre Moinot)


       Dès le déclenchement de la deuxième guerre mondiale l’Indochine fut envahie par l'armée japonaise qui occupait déjà la Chine et qui avait proclamé en 1938 sa volonté d'éradiquer toute présence d'homme blanc en Extrême-Orient allant jusqu’à introniser, à son départ, le 2 septembre 1945, le gouvernement communiste Hô Chi Minh.

       Lors des hostilités avec la France, le Viêt Minh effectua de nombreuses prises d'otages, incluant des civils. Beaucoup de prisonniers militaires français passèrent dans des camps d'internement situés dans les régions sous contrôle indépendantiste et furent soumis à une tentative de « rééducation marxisante » par des commissaires politiques au nombre desquels des communistes étrangers et Français faisaient montre d’un zèle excessif… Ainsi le PCF, par la voix de ses responsables, Maurice Thorez, Jacques Duclos, le couple Joliot-Curie… joua un rôle essentiel, non seulement dans la conception, mais aussi dans l'exécution du lavage de cerveau.

       Le sort des prisonniers dans ces camps de rééducation fut longtemps méconnu du grand public. L’affaire Georges Boudarel contribua à la rappeler à l'opinion dans les années 1990.

       Militant du parti communiste français, chrétien progressiste et marxiste, Georges Boudarel naquit en 1926. En avril 1948, il s’embarqua pour l’Indochine comme professeur de philosophie et ]anima l'antenne indochinoise du PCF, le groupe culturel marxiste auquel Jean Chesneaux, l’historien communiste, appartint.

       Le 17 décembre 1950, refusant d’être incorporé dans l’armée française et considéré comme « insoumis » puis déserteur, il rejoignit le Viét Minh et se rendit après une longue marche au Tonkin où, en 1953, il fut nommé commissaire politique dans un camp de rééducation de prisonniers, le camp 113.

       Situé près du village de Nam Nahm, à 25 km à l'ouest du kilomètre 32 de la RC2 (60 kms au sud de la frontière de Chine et 30kms au sud-ouest de Bac.Giang), ce camp, insalubre, connut très vite une intense activité mortuaire… Son cimetière débordait de cadavres que les grosses pluies d'automne déterraient. Les rats pullulaient et s'attaquaient aux mourants à l'infirmerie. Dès lors, la situation sanitaire devint telle qu’il fallut évacuer ce camp et le reconstruire 30 kilomètres plus à l'est, au nord de VINT-THUY, non loin de la RC2, près de LANG-KIEU.

       Quelque 320 prisonniers, survivants d’un triste bétail pensant, abandonnés à leurs délires, à leurs rêves et à leur rancœur, tous d’origine européenne, officiers, sous-officiers et soldats, croupissaient dans ce camp dans des conditions infâmes d’alimentation, d’hygiène et de prophylaxie. A l’infirmerie, véritable antichambre de la mort, des squelettes vivants agonisaient, vaincus par la faim, la maladie et rongés par la vermine, sous un essaim de grosses mouches vertes. Ils étaient, en effet, vidés par la dysenterie, minés par le paludisme, l’avitaminose, les ascaris, la peau rongée par les champignons de la dartre annamite, de la bourbouille et du hong-kong-foot. Parmi ceux qui n’avaient plus aucune réaction et qui allaient mourir le soir même ou dans la nuit, certains avaient les lobes d’oreilles et la base des narines entamés par les rats. C’était un spectacle affreux. Tous ceux qui étaient admis à l’infirmerie mouraient. Les agonisants attendaient la mort, les épuisés prenaient la place des agonisants, les sans-espoirs succédaient aux épuisés, les nouveaux arrivés comblaient les vides entretenant ainsi le cycle. Dans un endroit retiré, des latrines avaient été creusées où grouillaient des millions d'asticots qui donnaient naissance à des multitudes de mouches vecteurs de toutes les maladies, véritable « pont aérien entre ce lieu et les cuisines » selon le mot même de Boudarel. Le taux de mortalité variait entre 25 et 40 décès par mois, et même plus, selon les saisons.

       C’est en ce lieu sinistre que Boudarel, surnommé « Dai Dông », mit au point ses sévices chaque jour plus raffinés et excella dans le lavage de cerveau imprégné des doctrines du marxisme-léninisme et de l'internationalisme prolétarien.

       Dans ce « mouroir », sa spécialité : « La mise à mort sans toucher » consistait :
       à abreuver de cours de "rééducation politique" des hommes blessés, malades, éreintés, affamés
       à obliger les moribonds à se lever pour assister à ces séances, qui contribuaient à les achever
       à exploiter la pratique clé la « critique et de l’autocritique » pour créer un détestable climat de méfiance, de discorde et de délation
       à remettre au Vietminh des médicaments parachutés par la Croix Rouge Française et en les refusant aux malades abandonnés sans soins
       à réserver aux évadés repris un sort qui menait à une fin quasi certaine
       à établir lui-même la liste des « libérables », c’est-à-dire en s’attribuant le droit de vie et de mort
       à pousser la cruauté jusqu’à renvoyer au camp des prisonniers déjà sur le chemin de la libération : Certains en mourront de désespoir
       à détenir un record de mortalité, avec 1 à 8 décès par jour.

       Boudarel étant devenu le « conseiller technique » pour l’action psychologique, les chefs des 130 camps Viét Minh appliquaient avec zèle, sur ses indications, les séances de tribunal populaire destinés à juger ceux qui étaient considérés comme « fautifs ». Les prisonniers subissaient des traumatismes importants dus au viol psychologique de l’endoctrinement, des séances d’autocritique et d’encouragement à la délation.

       Ils furent, ainsi, victimes « d'agressions psychologiques» découlant d'une doctrine monstrueuse, appliquée par un État pratiquant une «politique d'hégémonie idéologique et d'intolérance active ». Tous les éléments du génocide constituant le crime contre l'humanité furent réunis, tel que le définit la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948 : « Atteintes graves à l'intégrité physique et mentale du groupe ; soumission intentionnelle de celui-ci à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ».

       Par ailleurs, en dépit de leur extrême faiblesse, tous ceux qui pouvaient tenir debout participaient aux corvées et aux activités du camp. « Si pas travailler, pas manger ! » Telle était la devise du surveillant général.

       « Notre estomac est un chien enragé qui glapit, s’élance et se déchaîne, déchire les entrailles de ses dents »…

       Pour preuve de son implacable inhumanité et de la jouissance dont il devait probablement se repaître, Boudarel fit condamner à mort Jean CHAMINADAS qui commandait la 7ème Compagnie du 5ème Régiment Etranger d’Infanterie au motif d’avoir tenté trois évasions et tué une sentinelle lors de la dernière. Mais là ne s’arrêta pas son abjection… Il demanda au frère du condamné, Max CHAMINADAS, également prisonnier, de commander, en personne, le peloton d’exécution… ce que Max refusa, évidemment. Qu’à cela ne tienne : Jean fut exécuté, pour l’exemple, sous les yeux de ses camarades d’infortune. Aujourd’hui, sa dépouille (ou ce qu’il en reste) repose au mémorial dédié aux « Morts pour la France » implanté à Fréjus.

       Parmi les punitions – identiques à tous les camps - l’une des plus terribles était le séjour prolongé dans la sinistre « cage à buffles » sous une maison sur pilotis où le prisonnier, attaché à un poteau dans une eau putride sans pouvoir se protéger des piqûres d’insectes, était supplicié jusqu‘à la folie et la mort.

       Durant l'année de son activité au camp 113, Boudarel reconnut lui-même un taux de mortalité atteignant les 70 %. Sur les 320 prisonniers Français, 278 moururent de mauvais traitements et de torture physique et psychologique.

       Lorsqu’ils débarquèrent à Marseille, les survivants, squelettes ambulants ou morts-vivants portés sur civière, furent la cible des jets de boulons, de crachats et d’injures par des dockers communistes de la CGT.

       Inculpé de trahison Georges Boudarel fut condamné à mort par contumace en juin 1953. Après les accords de Genève, ce tortionnaire, bénéficiant de la loi d'amnistie gaulliste du 18 juin 1966, revint en France et fut aussitôt coopté au CNRS par ses amis communistes pour y préparer une thèse de troisième cycle d’histoire à l’université Paris VII Jussieu. Il devint maître de conférences à Jussieu et ces mêmes communistes et syndicalistes feront ensuite valider ses années « d’expérience » en Indochine pour favoriser sa carrière…

       Durant ces années, il fréquente assidument les milieux trotskistes, en particulier la ligue d’Alain Krivine et comptera parmi ses amis et « protecteurs » Gisèle Halimi, Suzan Sontag, Marianne Schaub, Laurent Schwartz, Marcel Kahn, Madeleine Rebérioux… tout le gratin de la gauche intellectuelle qui sera à l’origine de la création de la « Ligue Contre Révolutionnaire ».

       Le 13 février 1991, lors d'un colloque au Sénat sur le Vietnam auquel Boudarel participait, il fut reconnu et apostrophé par Jean-Jacques Beucler, ancien secrétaire d'État aux anciens combattants ayant lui-même participé à la guerre d'Indochine durant laquelle il avait été prisonnier pendant 4 ans dans le camp 113.

       « Vous avez du sang sur les mains. Votre présence à cette tribune est indécente ! » vitupéra Beucler.

       L’affaire fit grand bruit, d’autant plus que Boudarel adopta une attitude provocatrice, affirmant ne rien regretter et allant jusqu’à se moquer publiquement de ses anciennes victimes.

       D'autres témoignages furent déposés ensuite contre Boudarel qui fit l'objet en 1991 d'une plainte pour crimes contre l'humanité déposée par d'anciens prisonniers français du camp 113. [Contre toute attente, articles et pétitions en faveur de Boudarel ne manquèrent pas dans le camp « progressiste » (Jean Lacouture, Pierre Vidal-Naquet…) et la justice rejeta l‘accusation de crime contre l’humanité portée par une association d’anciens combattants, au motif que les faits étaient couverts par la loi d’amnistie de 1966 (1).

       Suprême dérision : Soutenu par l’ensemble de la gauche intellectuelle, il échappa également à toute sanction dans le cadre universitaire.

       A 65 ans, l’ancien commissaire politique du camp 113 put en toute légalité faire valoir ses droits à la retraite. Il mourra paisiblement dans son lit le 26 décembre 2003 à l’âge de 77 ans.

       « Et ton nom paraîtra dans la race future, aux plus cruels tyrans, une cruelle injure ! » (Racine)
José CASTANO       
e-mail : joseph.castano0508@orange.fr


       (1) En 1966, le parti communiste fit voter au Parlement (avec l'accord des gaullistes au pouvoir) une loi d'amnistie qui couvrait les crimes ou délits « commis en liaison avec les évènements consécutifs à l'insurrection vietnamienne ».

       « L‘inhumanité des camps Viêt Minh rejoint et égale celle des camps nazis » (Capitaine Pierre MONTAGNON – Officier putschiste du 2ème REP – « Les parachutistes de la Légion »)
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       - Le nombre des militaires français capturés durant le conflit indochinois, répartis dans une centaine de lieux de détention, s'élèvera à 37.979 dont 28% seulement survivront, soit 10.754. Leur mortalité sera donc très supérieure à celle des camps d'extermination nazis considérés comme la honte de l'humanité.

       - De 1945 à 1954, il y eut environ 37 000 prisonniers militaires aux mains du Vietminh. 71% moururent en captivité, soit environ 26 200 personnes.

       - Sur les 2000 soldats français capturés en 1950 lors du désastre de la RC4, il ne restait plus en 1952, au camp n°1, que 32 survivants. Le taux de mortalité fut donc de plus de 90%.

       - Sur les 11 721 prisonniers de Diên Biên Phu qui durent endurer une marche de la mort pour regagner les camps, 70 % périrent en moins de 4 mois. Seuls, 3 290 d’entre eux reviendront de captivité

       - Le Viêt Minh ne reconnut jamais la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre et pendant toute la durée du conflit, la Croix Rouge ne reçut jamais l’autorisation de visiter les camps.
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ON EN PENSE CE QU'ON VEUT !
Envoyé par M. Jacques Loufrani

  Quand je vois les naufrages face à Lampedusa ,je me pose une simple question :    
             Pourquoi ces naufragés ne choisissent-il pas d’émigrer vers le Qatar, le Nigeria, l’Arabie Saoudite ou tout simplement l’Algérie ?
             Pourquoi veulent ils absolument risquer leur vie pour venir en Europe chez les mécréants ? Alors que les riches pays pétroliers et musulmans sont en Afrique et au Moyen Orient. ?
             La vérité choque .... Mais c'est la vérité !
             À l'heure où nous voyons en boucle sur toutes les chaînes de TV l'appel de l'Unicef concernant la famine dans la corne de l’Afrique, je rappelle à tous que les pays de l'Afrique concernés sont majoritairement musulmans mais que tous ces frères sont en guerre fratricide et chassent leurs frères, les laissent mourir de faim sans état d'âme.
             Que font les pays voisins musulmans de surcroît ? RIEN, et le Croissant Rouge (équivalent de notre Croix-Rouge)... RIEN. Mais c'est à nous de donner ..Il manque 1 (et pas 2, ni 3) milliards d'euros .........
             Peut-être qu'au lieu de construire des hôtels de luxe, d'acheter des 4/4 ou de faire des patinoires dans le désert, il faudrait que les riches de chaque Émirat ou autre pays ouvrent leur porte-monnaie au lieu de demander aux ouvriers des méchants pays occidentaux d'ouvrir le leur !
             Et si chaque musulman d'Europe et d'ailleurs donnait un euro pour l'Afrique, voilà un geste qui le conduirait certainement au Paradis ! La charité est un des cinq piliers de l'Islam !!!!
             Voilà des décennies, si ce n’est plus, que ces pays sont dans la misère et, régulièrement, on nous matraque avec des images terribles de populations qui sont appelées à disparaître !
             Femmes et enfants sont mis en avant afin de nous culpabiliser un peu plus, et ceci dans le but de nous soutirer de l’argent. Des femmes musulmanes qui, avec leur croyance, font plein d’enfants alors qu’elles savent pertinemment qu’elles ne pourront les nourrir ! Peu d’hommes dans ces reportages !? Pourquoi, alors que ces géniteurs engrossent leur harem et des gamines à peine pubères, ne sont-ils pas conscients et responsables de leur folie ?
             Deux mille ans de retard et une religion aveugle font de ces peuples des condamnés pour l’éternité. !
             Croyez vous encore que c’est de notre faute et que nous devrions nous sentir responsables de tant de misères ?
             Lorsque, dans un pays, il y a plus de balles de fusil que de grains de riz, nul ne saura jamais rien changer malgré toute la bonne volonté et tout l’argent du monde! C’est triste mais hélas bien réel !
             Bonne journée à tous et MÉDITEZ bien !
             Reçu d’un ami ?
              transmettez ce message, si vous en pensez de même ! Et ce n'est pas un message raciste, mais réaliste, pour ouvrir les yeux de ceux qui ne veulent pas voir ou entendre.


Arithmétique paysanne : un peu de bon sens.....!!
Envoyé Par Christian

               A sa mort, un fermier laissa en héritage dix-sept chevaux à ses trois fils.

               Dans son testament, le père avait ainsi établi le partage de l'héritage :

               Mon fils aîné recevra la moitié (1/2) de tous les chevaux

               Mon second fils recevra le tiers (1/3) de tous les chevaux

               Mon plus jeune fils recevra le neuvième (1/9) de tous les chevaux

               Or il était tout à fait impossible de diviser 17 chevaux par deux, par trois et par neuf.

               La chicane prit donc entre les trois fils.

               Ils décidèrent de faire appel à un vieux fermier voisin, dont ils appréciaient l'intelligence, dans l'espoir qu'il puisse trouver une solution à leur différend..
               "le fameux bon sens paysan".

               Le fermier prit donc le testament et le lut avec grand soin.
               Après quoi, il alla chercher son propre cheval et l'ajouta aux dix-sept autres.

               Il y avait maintenant dix-huit chevaux dans le champ.

               Dès lors, il devint possible aux héritiers de procéder au partage, tel que prévu dans le testament du père.

               Car :
               la moitié de 18 = 9 chevaux
               le tiers de 18 = 6 chevaux
               le neuvième de 18 = 2 chevaux

               Et en faisant l'addition, cela donna :
               Au fils aîné :........... 9 chevaux
               Au second fils :....... 6 chevaux
               Au plus jeune fils :... 2 chevaux
               TOTAL.................... 17 chevaux

               Il restait un cheval, celui du fermier voisin, que celui-ci reprit et ramena à sa ferme

               Moralité : L'intelligence et le bon sens priment sur le raisonnement ....mathématique !!

               Pensez-vous que les énarques de notre gouvernement auraient été capables de trouver cette solution ??
      





La grande muette ne peut plus se taire !
Texte du Général Antoine Martinez

GENERAL Antoine MARTINEZ

               L'unité de la nation française est mise en sérieux danger en raison de la fracture identitaire qui ronge insidieusement le peuple français. Trois facteurs interagissent depuis plusieurs décennies : le manque de clairvoyance, de lucidité et de courage des responsables politiques ; le règne du politiquement correct qui terrorise notre liberté d'expression ; la mondialisation qui a mis à mal le sens du collectif.
        C'est pourquoi l'avenir de notre société est menacé.
        Cette situation désastreuse, amplifiée par une immigration extra-européenne massive dont la culture et la religion invalident tout espoir d'intégration, est aggravée par des mesures sociales insensées adoptées ces dernières années, par la politique contestable de l'Éducation nationale depuis plusieurs décennies et par la suspension du service militaire non remplacé.
        Les citoyens attachés à leurs racines, aux valeurs qui ont fait de la France une grande nation, héritiers d'une Histoire et d'une culture, ne peuvent plus rester silencieux face à l'imprévoyance et au laxisme de leurs responsables politiques : Antoine Martinez se fait leur porte-parole.
        Editions Amalthée 238 pages - 19,80 €

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EDITORIAL
décembre 2014

        Alors que les citoyens sont accaparés par leurs difficultés quotidiennes liées à la situation économique qui s'aggrave et que les mécontentements se manifestent un peu partout et alors que le monde politique, lui, semble - c'est ahurissant - déjà plongé dans la préparation de la prochaine élection présidentielle, un cumulonimbus, annonciateur d'un gros orage, est en train de grimper dans un ciel déjà bien gris. Il pourrait même s'agir d'une véritable tempête qui se prépare et qui conduira bientôt, si rien n'est corrigé, à un véritable séisme. Et ce séisme pourrait provoquer une crise d'autant plus importante qu'il se produira là où personne ne pouvait l'imaginer, c'est à dire dans nos armées. La Grande Muette est, en effet, aujourd'hui, à son corps défendant car ce n'est pas dans sa culture, acculée à pousser un grand coup de gueule. Car la crise qui frappe nos forces armées est aujourd'hui dramatique. Peut-être est-il utile et nécessaire de rappeler respectueusement à nos responsables politiques de tous bords et aux élus de la Nation que nos armées sont chargées d'assurer la première des missions régaliennes de l'État, c'est à dire la défense de la nation et de ses intérêts dans le monde ; c'est ce à quoi s'engagent d'ailleurs avec abnégation et résolution ceux qui servent sous l'uniforme. Et nos officiers qui assument des fonctions de commandement et de responsabilités le font dans des conditions de plus en plus difficiles aujourd'hui, à tous les niveaux.
        Nos forces armées n'en peuvent plus, depuis qu'avec la fin de la Guerre froide nos responsables politiques, pour la plupart manquant de vision à long terme car peu portés, peu inspirés ou peu intéressés par les concepts de géopolitique et de géostratégie, ont considéré qu'il était temps d'engranger les dividendes de la paix, démontrant ainsi qu'ils n'avaient rien compris à la conduite des affaires dans un monde régi par les rapports de force. " Si vis pacem, para bellum ". Sage parole, car c'est parce que l'État consent un effort pour disposer d'une défense efficace que la nation peut vivre en paix avec tous les bienfaits qui en découlent. C'est donc bien l'effort de défense qui produit des dividendes dont le plus précieux est la paix elle-même ; l'absence de protection ne peut favoriser la production de dividendes ; dans ce cas, il n'y a pas de dividendes à engranger. Car si la Guerre froide n'existe plus, les menaces, elles, n'ont pas disparu pour autant, bien au contraire ; elles sont devenues différentes et multiformes.
        Et paradoxalement, nos forces armées n'ont, depuis vingt-cinq ans, jamais été autant lourdement engagées pour faire la guerre à l'extérieur. Pourtant, elles sont confrontées depuis à une baisse drastique et continue de leurs budgets qu'on pourrait même qualifier de véritable purge forcée depuis deux ans, à un allongement des programmes, à une réduction continue des achats de nouveaux matériels ou armements sans parler des réductions d'effectifs inconsidérées, autant de facteurs qui affaiblissent considérablement et dangereusement notre outil militaire et mettent, à terme, sérieusement en péril la sécurité de la France et de ses intérêts.
        C'est ainsi que depuis vingt-cinq ans, pour donner une simple image illustrative et parlante, l'armée de terre a perdu plus des deux-tiers de ses effectifs (!), l'armée de l'air plus de la moitié de ses avions de combat (!) et la marine opère avec un porte-avions indisponible au moins dix-huit mois tous les sept ans (!) C'est ainsi qu'en vingt-cinq ans notre pays qui consacrait 3 % de son PIB à la Défense n'en consacre plus que moins de 1,5 (!)
        Déjà avec le Livre Blanc de 2008 un lourd tribut était imposé à nos armées avec notamment une réduction de 54 000 hommes à réaliser entre 2009 et 2014. On pouvait penser qu'un arrêt serait alors décidé ensuite dans le démantèlement de notre outil militaire après cette sérieuse saignée. Mais c'était mal connaître l'inconséquence de nos responsables politiques qui depuis de très nombreuses années considèrent les budgets de la Défense comme une variable d'ajustement. Alors même que la rédaction d'un Livre Blanc pour la Défense est établi pour marquer le passage à une nouvelle époque marquée par des changements géostratégiques et géopolitiques dans le monde qui nécessitent une réorganisation de notre modèle de défense (celui de 2008 était le troisième depuis la naissance de la Vème République) et alors même que les mesures décidées en 2008 n'étaient encore pas toutes réalisées, les nouveaux gouvernants décidaient l'élaboration d'un nouveau Livre Blanc dont on pouvait deviner le but.
        Finalement, sur le seul plan des effectifs, en dix ans (le résultat de ces deux Livres Blancs et des deux Lois de Programmation Militaire (LPM) couvrant la période 2009-2019), c'est 80 000 hommes que les armées auront perdu (!). Ce n'est plus une saignée, c'est une hémorragie insupportable qui pourrait conduire à une réaction dont nul ne peut prédire à ce stade la nature. Une chose est certaine : l'orage gronde, car trop c'est trop.
        A ceux qui, en raison de leur aveuglement et de leur surdité, ne comprendraient pas ce vent de révolte qui monte, il est peut-être nécessaire d'apporter un éclairage instructif sur ses raisons.

        1. Le Président de la République, chef des armées, a décidé de sanctuariser notre effort de défense. Or, au-delà des artifices de communication, les faits montrent qu'il n'en est rien. En effet, ce qui a été décidé c'est de geler le budget de la Défense jusqu'en 2016 à son niveau de celui de 2013. C'est donc d'une baisse continue dont il s'agit puisqu'il n'est pas tenu compte de l'inflation. Par ailleurs, curieusement, ce budget gelé n'est même pas financé par des ressources garanties puisque son montant a été établi en y incluant des rentrées exceptionnelles (2,2 Mds €) qui, chacun le sait, ne seront pas au rendez-vous. C'est ainsi qu'objectivement, le pourcentage du PIB consacré à notre effort de défense va continuer à descendre, et il est à craindre qu'il le fasse jusqu'à 1,1 % (!) en fin de LPM qui ne sera de toutes façons pas respectée comme les précédentes.

        2. Selon nos autorités politiques, les nouvelles déflations d'effectifs (34 000 hommes) au cours de la LPM entre 2014 et 2019 n'entraîneraient pas une diminution de nos capacités. On croit rêver devant un tel déni de la réalité. Et ce déni révèle une méconnaissance totale de la cohérence et du fonctionnement d'une force armée au combat. Nos camarades de l'armée de terre sont certainement les plus touchés car, manquant d'un minimum de culture militaire, comme la plupart de nos concitoyens, nos élites politiques les considèrent comme des pions peu spécialisés et donc interchangeables sur le terrain en fonction des besoins, ce qui est complètement faux. Un fantassin n'est pas un cavalier qui lui-même n'est pas un artilleur. Ils ne sont pas interchangeables. Pour chaque opération, il faut combiner tout ou partie de régiments - qui ne sont pas interchangeables - pour constituer des forces cohérentes. Et pour que les forces engagées puissent mener leurs opérations avec succès, il faut disposer en réserve d'effectifs suffisants pour assurer les relèves, remettre en condition les unités relevées, en avoir d'autres en alerte, assurer l'instruction, l'entraînement, l'aguerrissement des autres. C'est la cohérence de notre outil de combat qui est donc dangereusement menacée. Par ailleurs, n'oublions pas que nos soldats pourraient être forcés d'intervenir sur notre propre territoire contre les milliers de djihadistes que nous abritons.

        3. Nos forces armées n'en peuvent plus de s'entendre dire que la Défense doit participer à l'effort budgétaire actuel. Car, que s'est-il passé depuis une trentaine d'années sans discontinuer ? Faut-il rappeler que la part du PIB consacrée à la Défense est passée dans ce laps de temps de 3 % à moins de 1,5 % ? C'est le seul secteur de l'État qui obéit et remplit en temps et en heure les objectifs chiffrés qu'on lui fixe ce qui a ainsi permis de réaliser depuis trente ans plus que des dizaines de milliards d'économies sur la Défense. Et ces économies réalisées sur la Défense ont-elles permis d'améliorer la situation du pays ? Non, puisque les budgets successifs de l'État continuent d'être votés systématiquement en déficit, accroissant mécaniquement une dette publique qui se chiffre à 2 000 Mds € (!). Ce qui conduit l'État à devoir payer chaque année, pour les seuls intérêts de la dette, environ 48 Mds € (!), c'est à dire l'équivalent de plus d'un budget et demi de la Défense (!). En revanche, ce sont des milliards d'euros qui sont gaspillés, chaque année, à fonds perdus, par exemple pour couvrir des dépenses de toutes sortes sans cesse croissantes causées par une immigration extra-européenne incontrôlée ou par l'Éducation nationale incapable de remplir sa mission car n'ayant pas compris que la solution à son échec et à ses problèmes ne doit pas être cherchée dans ses moyens mais dans son organisation et ses méthodes de travail.

        4. Face à ces gaspillages irresponsables comparés au démantèlement suicidaire de notre outil militaire, les langues se délient aujourd'hui pour dénoncer le comportement des hommes politiques qui considèrent que l'armée est une administration comme une autre. Un outil d'autant plus maniable que le statut des militaires leur interdit d'user du droit de grève ainsi que les prises de position politiques. C'est ainsi qu'ils usent et abusent du sens développé de l'intérêt général ancré chez nos militaires, car inhérent à leur culture marquée par le sens du devoir, de la discipline et de l'obéissance. Et, s'agissant de nos chefs militaires, non seulement ils sont soumis au devoir de réserve, pour ne pas dire muselés, mais ils ne sont pas écoutés par les responsables politiques. Ils savent pourtant de quoi ils parlent. Ils sont, par ailleurs, des citoyens comme les autres et devraient pouvoir, dans une démocratie développée, s'exprimer périodiquement en dehors des instances habituelles. Au lieu de cela, leur point de vue ne compte pas et c'est même un manque de considération dont ils sont l'objet. En effet, que penser de l'audition du chef d'état-major des armées (CEMA) devant les membres de la Commission de la Défense de l'assemblée nationale, l'année dernière, pour la préparation de la loi de finances 2014 ? Sur les 70 députés qui la composent, à peine 20 % étaient présents.

        5. Ce laminage ininterrompu de notre outil militaire conduit aujourd'hui à deux dangers gravissimes :
        - une détérioration de nos capacités opérationnelles qui a atteint un niveau critique mettant en danger la vie de nos soldats engagés en opérations. Cette détérioration a d'ailleurs déjà mené à une rupture irréversible des capacités dont la conséquence pour nos forces armées se traduit par un déclassement stratégique extrêmement préjudiciable pour la France et dangereux pour la défense de nos intérêts dans le monde ;
        - une perte de confiance du personnel à l'égard de ses chefs, responsables jusque-là de la défense de ses intérêts, les syndicats étant interdits. Le risque est donc réel de voir se développer des mouvements de contestation car il s'agit d'hommes et de femmes soumis dans leur travail quotidien à d'énormes difficultés auxquelles s'ajoutent celles de leurs familles confrontées, au moins, sinon plus, aux mêmes problèmes que tous nos concitoyens. Le " Silence dans les rangs ! " dont jouissaient et abusaient les hommes politiques pour user des budgets des armées à leur guise risque bientôt de ne plus fonctionner. Et les chefs militaires qui ont le sens du devoir et de l'intérêt général l'ont probablement compris. Il y a déjà quelques mois, des démissions au plus haut niveau avaient été envisagées.
        Alors, sous quelle forme se produira ce grand coup de gueule de la Grande Muette qui semble désormais inévitable (démissions ? militaires dans la rue (rappelons-nous la manifestation des gendarmes en novembre 2001) ? contestations ? désobéissance ?) Une chose est certaine : les gouvernements successifs étaient sereins s'agissant de la gouvernance des armées. Les directives n'y souffraient d'aucun retard dans leur application. Le petit doigt sur la couture du pantalon, les talons qui claquent, c'est l'image qu'ils retiennent du soldat. Il se pourrait aujourd'hui, si les chefs militaires soucieux de l'intérêt général et de l'avenir de notre outil de défense refusent de nouvelles décisions visant à imposer des restrictions supplémentaires, que ce scénario idyllique ne soit plus d'actualité.
Général (2s) Antoine MARTINEZ        


Pieds-noirs : les rapatriements en France. 1954-1962
(Par Catherine Robinson)
Envoyé par : Francephi diffusion
(Propos recueillis par Catherine Robinson, parus dans le quotidien Présent).
         Comment et dans quelles conditions les rapatriés ont-ils fini par échouer massivement sur le littoral méditerranéen ?
         L’imprévoyance du gouvernement, la cécité de Robert Boulin, secrétaire d’État aux rapatriés qui le 30 mai 1962 n’envisageait pas encore l’afflux des populations d’Afrique du Nord, l’obstination de Charles De Gaulle qui, à la même date, ne croyait pas à un retour massif, malgré les avertissements d’un Alain Peyrefitte ou d’un Valéry Giscard d’Estaing, ont entraîné cette tragédie que furent les rapatriements de 1962. Pourtant, dès le début de l’année, on enregistra de nombreuses arrivées sans esprit de retour. Le nombre des départs d’Algérie s’accrut au lendemain de la signature des accords d’Évian et s’accélèrent avec la fusillade de la rue d’Isly, puis l’arrestation de Raoul Salan le 21 avril 1962.

         Quel en a été l’impact sur la région d’accueil ?
         À partir de mai – alors que Robert Boulin était convaincu que les Français d’Algérie avançaient les dates de leurs vacances ! – les villes du littoral, Marseille et Toulon, commencèrent à prendre conscience de l’ampleur du phénomène. À l’initiative d’associations de bénévoles –Croix Rouge, Scouts de France, association Maréchale de Lattre… –, de comités d’accueil des Rapatriés et de l’ANFANOMA qui tire très tôt la sonnette d’alarme, des structures d’accueil se mettent en place. Mais en juin, les départs deviennent massifs et les conditions de départ effroyables : entassement sur les quais des ports, dans les halls des aéroports pendant plusieurs jours. Les conditions de transport sont tout aussi pénibles : certains paquebots doublent leur capacité d’accueil de passagers, des Harkis sont entassés sur des bateaux de la Marine Nationale destinés au transport de chars et pendant les pires journées de juillet, lors des massacres d’Oran, les Pieds Noirs le sont sur le porte avions La Fayette et d’autre vaisseaux de guerre, alors que la CGT, dans le même temps, a décidé un mouvement de grève paralysant le port de Marseille.
         Ces populations qui arrivent sans rien, avec deux valises par personne – ce n’est pas une légende – s’intègreront pourtant dans des villes où les populations furent parfois – surtout au début – hostiles. Certes, il faut souligner la prise en charge formidable de certains élus – les municipalités de Nice, Toulon, Perpignan… – qui firent pression sur le gouvernement pour accélérer la construction d’écoles, de logements… Le développement de ces villes contribua à un réel dynamisme économique – amorcé certes par les Trente Glorieuses –, y compris pour celles comme Béziers qui vivait dans une certaine torpeur.

         Vous avec privilégiés de nombreux témoignages d’acteurs de ces événements…
         Volontairement, les acteurs sont des anonymes ; ils appartiennent d’abord à mon cercle familial, puis je me suis préoccupé lors de mes conférences de lancer un appel à témoignage. Aucun de mes témoins n’est célèbre ; certains, comme le père de Christian Fenech, connurent une notoriété locale en étant adjoint au maire et/ou président d’associations locales.

         Peut-on être témoin et historien ?
         Je répondrai par une citation de Jean-Claude Schmitt, directeur d’Études à l’EHESS, qui dit dans un ouvrage consacré à Jacques Le Goff, L’ogre historien, ceci : « Les historiens qui racontent leur vie sont rarement naïfs. Ce sont des professionnels du témoignage qui savent doser subtilement la part du contexte et celle de leur initiative, faire valoir l’intelligence des situations et des chances qui leur revient en propre. Comme l’exercice autobiographique les y invite, ils recentrent l’attention sur eux-mêmes et s’ils n’ignorent pas le jeu des contraintes, la part des expériences collectives ni le paysage institutionnel, ils les ordonnent à partir de ce qu’ils veulent montrer d’eux-mêmes et du rôle qu’ils pensent avoir tenu. »

         Cette migration serait la dernière d’une longue série, pouvez-vous préciser cette affirmation…
         Elle est effectivement la dernière d’une longue série en ce qui concerne la France qui a connu en 1954 les départs d’Indochine, en 1956 d’Égypte, puis ceux du Maroc et de Tunisie qui s’échelonnent dans le temps et d’Algérie en 1962 ; Les décolonisations d’Afrique ne connaissent pas de départs massifs, hormis dans une mesure moindre, ceux de Guinée, encore sont-ils organisés par le gouvernement. En Europe, les Pays-Bas ont vécu des arrivées massives d’Indonésie entre 1948 et 1950. La Belgique doit faire face à des départs précipités et en masse du Congo en 1960. En fait, après 1962, seul le Portugal, en 1975, doit accueillir des centaines de milliers de réfugiés : 500 000 environ…

         Peut-on traiter ces migrations méditerranéennes sud-nord du XXe siècle comme celles nord-sud du XIXe siècle ?
         Non, bien évidemment ; tout d’abord, de nombreux témoins de cette gigantesque migration sud-nord du XXe siècle sont encore vivants et le traumatisme demeure. Ensuite, la France est toujours engluée dans une guerre des mémoires, entre les artisans farouches de la décolonisation, dont certains véhiculent une volonté de repentance et une volonté de culpabilisation vis-à-vis des déracinés tout à fait inacceptable. Enfin, la migration du XXe siècle est subie, alors que les départs du nord vers le sud au XIXe siècle étaient le fait volontaire de groupes ou d’individus qui décidaient de quitter leur pays d’origine afin de fuir le plus souvent la misère, parfois des gouvernements tyranniques.

         Les rapatriements en France. 1954-1962 de Gérard Crespo, éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 334 pages, 33 euros.
Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soient indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.francephi.com, « Espace Philippe Randa ».

Archives diocésaines de Constantine.
Envoyé par Mme Nicole Marquet

           Nous vous annonçons que les archives diocésaines de Constantine ont trouvé un nouveau centre d’accueil, le Monastère des Sœurs de la Visitation de Tarascon.
           Voici le communiqué de presse que les autorités religieuses nous demandent d’apporter à la connaissance des généalogistes :

           A partir du 1er janvier 2015 le diocèse de Constantine et Hippone (Algérie) confie la gestion de ses registres paroissiaux (années 1830-1962) aux Soeurs de la Visitation de Tarascon pour répondre aux demandes de recherches généalogiques.
           Il remercie l’Association Généalogie Algérie Maroc Tunisie (GAMT) qui, avec le concours de l’Archevêché d’Aix et Arles, a procédé à l’installation de ces registres au Monastère de Tarascon et apporte aux soeurs sa collaboration pour rendre les recherches plus efficaces.
           A dater du 15 janvier 2015, les demandes de copies d’actes pour la généalogie sont à adresser par courrier postal à :
           Monastère de la Visitation
           Archives de Constantine
           1, boulevard Joseph Desanat
           13150 TARASCON

           ou par courriel à : archivesvisitation13@orange.fr
           Il est demandé une participation aux frais :
           10 € pour chaque acte
           20€ l’heure pour des recherches généalogiques, après accord.

           Fournir une enveloppe affranchie avec l’adresse de retour.
           Toute demande de copie dacte de moins de 100 ans doit être accompagnée d’une pièce justifiant la filiation.


   Nous rappelons que les demandes de copie d’acte pour tout sacrement sont à adresser à :
           Evêché de Constantine et Hippone
           32, boulevard Belouizdad
           BP 24B
           DZ 25002 Constantine Coudiat


           NDLR: A Titre personnel, je considère que les prix demandés sont trop chers et que cela incite au commerce. Ce sont nos archives, elles devraient être au CAOM, où elles seraient numérisées et bien moins chères.


LIVRE D'OR de 1914-1918
des BÔNOIS et ALENTOURS

Par J.C. Stella et J.P. Bartolini


             Tous les morts de 1914-1918 enregistrés sur le Département de Bône méritaient un hommage qui nous avait été demandé et avec Jean Claude Stella nous l'avons mis en oeuvre.
             Jean Claude a effectué toutes les recherches et il continu. J'ai crée les pages nécessaires pour les villes ci-dessous et je viens d'ajouter Petit, Clauzel, Guelât Bou Sba, Héliopolis, des pages qui seront complétées plus tard par les tous actes d'état civil que nous pourrons obtenir.
             Vous, Lecteurs et Amis, vous pouvez nous aider. En effet, vous verrez que quelques fiches sont agrémentées de photos, et si par hasard vous avez des photos de ces morts ou de leurs tombes, nous serions heureux de pouvoir les insérer.
             De même si vous habitez près de Nécropoles où sont enterrés nos morts et si vous avez la possibilité de vous y rendre pour photographier des tombes concernées ou des ossuaires, nous vous en serons très reconnaissant.
             Ce travail fait pour Bône, Aïn-Mokra, Bugeaud, Duvivier, Duzerville, Herbillon, Kellermann, Milesimo, Mondovi, Morris, Nechmeya, Penthièvre, Randon, Kellermann et Millesimo, va être fait pour d'autres communes de la région de Bône.
POUR VISITER le "LIVRE D'OR des BÔNOIS de 1914-1918" et ceux des villages alentours :
CLIQUER sur ces adresses : Pour Bône:
http://www.livredor-bonois.net

             Le site officiel de l'Etat a été d'une très grande utilité et nous en remercions ceux qui l'entretiennent ainsi que le ministère des Anciens Combattants qui m'a octroyé la licence parce que le site est à but non lucratif et n'est lié à aucun organisme lucratif, seule la mémoire compte :  
                         J.C. Stella et J.P.Bartolini.

A l'occasion de cette fin d'année, je vous offre ce petit livre sur l'Aviation en Algérie pendant la Guerre 14-18. C'est aussi un hommage à nos aviateurs morts pendant ce conflit.
Joyeux Noël, heureuse nouvelle année et bonne lecture de Ceux de 14-18 en pdf imprimable.
Pierre Jarrige.
CEUX DE 14-18 en PDF
 


NOUVELLES de LÁ-BAS
Envoyées d'Algérie

L’Orangerie : Des routes et des embouteillages
Envoyé par Roland
http://leprovincial.com/lorangerie-des-routes-et-des-embouteillages/


le Provincial, 2014  ;  l Par : Rym.B.


          Les habitants du quartier des Orangeries ainsi que les voituriers qui passent quotidiennement par cette cité populaire dénoncent la situation détériorée des routes. Les riverains dénoncent l’apathie des autorités locales et lancent un appel de secours pour résoudre un problème qui duredes années. « Tout le monde souffre avec ces routes catastrophiques. Que ce soit motorisé ou piéton, nul ne sort indemne. Certes, notre problème est loin d’être une nouveauté, mais il s’est aggravé avec les nouveaux chantiers » a révélé Kamel, commerçant. Ainsi, outre l’état désolant des routes, le trafic est de plus en plus insupportable. Il est causé par les camions transportant les décombres et différents matériaux de construction ce qui a fini par bousiller la route, en particulier du côté du quartier Nedjaï Aïssa. « Je fais le trajet en moyenne quatre fois par jour, c’est devenu stressant pour moi de sortir et rentrer chez moi. Comme si les charges de la vie ne suffisent pas, je me trouve dans l’obligation de laisser un budget à part pour les pièces de rechange de la voiture. A croire qu’on vit dans la montagne… » s’est désolé Karim, fonctionnaire.

          Le défilé des camions est devenu donc un spectacle quotidien auquel assistent les habitants sans pouvoir agir. « Pas plus tard que ce matin, j’ai failli laisser le bas de caisse au milieu de la chaussée complètement éventrée » se plaint Hamid, un père de famille habitant à Nedjaï Aïssa.

          A relever que le quartier des Orangeries constitue un passage pour un grand nombre d’automobilistes. Servant de raccourcis vers des zones très peuplées comme La colonne, Souidani Boudjemaa et Le Pont blanc, la pression sur le quartier n’est pas légère.Certains affirment toutefois que la responsabilité incombe en partie aux citoyens eux-mêmes. « Le parc d’automobiles à Annaba explose. Avec les formules de vente par facilité, on trouve jusqu’à trois voitures par foyer. Cette situation est anormale et cause des problèmes à plusieurs niveaux » a expliqué un cadre de la direction du transport. Le nombre croissant de voitures est responsable du trafic insupportable car « le réseau routier de la ville n’est pas adapté à cette quantité énorme d’engins » a-t-il ajouté. La pollution, déjà fléau dont souffre la région de Annaba, est exacerbé par les émissions de plus en plus croissantes. « L’effet de serre n’est pas un problème spécifique aux pays développés. L’Algérie e’ général et Annaba en particulier sont hautement concernées par le phénomène. Il ne faut pas oublier que notre ville est classée parmi les plus polluées de la méditerranée… » a révélé Amina, doctorante en Environnement, à l’université Badji Mokhtar.De ce fait, les habitants, notamment ceux véhiculés, sont appelés à repenser leur mode de consommation et d’utilisation de leurs voitures. « Dans d’autres pays, le problème des bouchons et du trafic a été résolu par bien de manières. Je cite le covoiturage qui est une solution simple. Les gens doivent emprunter préférentiellement les moyens de transport publics » a ajouté la doctorante. Des solutions de covoiturage sont également expérimentées afin de limiter le gaspillage d’énergie et la pollution résultant de l’inflation des voitures.C’est le même avis des conducteurs de taxis. « Les embouteillages sont causés principalement par les voituriers parasites. Nous les taxis souffrons de ce problème. Les citoyens doivent comprendre la raison de notre refus de certaines destinations… » a argumenté Tahar, quadragénaire.
          Rym.B



Budget : le gouvernement revoit sa copie
Envoyé par Pierre
http://www.liberte-algerie.com/actualite/budget-le-gouvernement-revoit-sa-copie-5084
liberte-algerie.com : le 25-12-2014
Par : Sofiane Aït Iflis
 LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKA QUALIFIE “LA CRISE DES PRIX” DU PÉTROLE DE “SÉVÈRE” 

           Pour Bouteflika, il n’est pas question de tailler dans les dépenses qui ont aidé à la “stabilité”. ©APS

           Des coupes budgétaires seront prises et des arbitrages seront prononcés, mais pas au détriment des transferts sociaux qui seront, à court terme, préservés.

           L’optimisme, affiché ostentatoirement par le gouvernement quant à l’amortissement de l’effet de la chute importante et prolongée du prix du baril du Brent sur l’économie et la finance nationales, s’est brutalement dissipé, cédant la place à de sérieuses inquiétudes. L’Exécutif, faussement serein, depuis notamment la fameuse réunion de l’Opep où le niveau de la production du pétrole a été maintenu, accentuant du coup la tendance déjà fortement baissière des prix, finit par admettre la réalité d’une crise aiguë. Une crise tellement préoccupante d’ailleurs qu’un mini-Conseil des ministres lui est consacré mardi.
           C’est très significatif, au demeurant, que le président de la République, peu enclin à la convocation du Conseil des ministres depuis son AVC et la convalescence qui s’en est suivie, intervienne pour couper court au laïus gouvernemental, lequel était jusque-là loin de cadrer avec la réalité. Mardi, donc, le président Bouteflika instruisait son gouvernement de revenir de sa fuite en avant et de se mobiliser pour faire face à cette crise de pétrole qualifiée, pour la première fois, de “sévère” et dont les lendemains sont incertains. “La crise actuelle des prix du pétrole est sévère, avec des perspectives imprévisibles à court terme. Aussi le gouvernement est chargé d’en assurer un suivi permanent et d’examiner, trimestriellement, sous la direction du Premier ministre, toute adaptation qui s’avérerait nécessaire dans la gestion économique est budgétaire”, a-t-il averti à l’issue du conseil restreint. La recommandation ainsi faite de procéder à des évaluations trimestrielles, autrement dit de s’astreindre à une vigilance accrue, est, à vrai dire, le signe patent d’une panique à bord. Et pour cause ! Dans le cas du gouvernement algérien, les implications économiques et financières de la chute du prix du baril du pétrole en appellent à des corollaires politiques. Les difficultés économiques qu’occasionnerait cette chute des prix du pétrole sont source d’inquiétudes pour le pouvoir en place dont la survie se trouve menacée. L’indigence financière mettrait inéluctablement à mal un pouvoir qui se maintient et se perpétue par la rente. D’ailleurs, c’est par le recours à l’outrance dans la subvention et à la hausse salariale qu’il s’est mis à l’abri des bourrasques qui ont soufflé en Afrique du Nord et au Moyen-Orient en 2011 à tel point d’ailleurs que, surpris par la crise, il se retrouve face à un terrible dilemme : rationnaliser la dépense publique sans toutefois renoncer à la subvention et à l’investissement.

           Choix cornélien
           Le gouvernement est rattrapé par son imprévision et son autisme qui a fait qu’il a refusé d’écouter les voix, fort nombreuses, au demeurant, alertant sur les risques encourus à maintenir un tel train de dépenses en l’absence de niches financières exploitables en dehors de l’exportation des hydrocarbures. À quelle politique se rendra-t-il pour ne pas subir de plein fouet les effets de la crise ? Pour Bouteflika, il n’est pas question de tailler dans les dépenses qui ont aidé à la “stabilité”. “Le président Bouteflika a instruit le gouvernement d’exclure toute remise en cause de la politique d’investissements publics qui demeure le moteur de la croissance et de la création d’emplois et qui permet aussi de répondre aux besoins sociaux de la population, notamment dans le domaine de l’éducation, de l’enseignement et de la formation, de la santé et du logement”, est-il souligné dans le communiqué sanctionnant le Conseil restreint des ministres. C’est donc dans le budget de fonctionnement qu’il va falloir opérer des coupes, sinon à tout le moins le rationnaliser. “Le président de la République a également chargé le gouvernement de s’atteler à la rationalisation de la dépense publique, notamment au niveau du budget de fonctionnement.” La crise est donc bien ressentie, même si, pour ne pas avoir à avouer des erreurs d’aiguillage économique, l’Exécutif invité à ne pas céder au désarroi, rappelant que l’État “dispose d’une certaine marge de manœuvre résultant d’un désendettement public anticipé quasi total, des réserves de changes constituées, ainsi que de l’épargne publique accumulée au Fonds de régulation des recettes”. Mais pour combien de temps l’État puisera encore dans la réserve accumulée ? Le Fonds de régulation des recettes (FRR) est passé de 7 000 milliards de dinars en 2012 à juste 4 500 milliards de dinars en 2014.
           Si la courbe des prix du pétrole continue à décroître, les réserves vont corrélativement s’épuiser. C’est pour cela que le discours du gouvernement, qui se veut rassurant, manque de pertinence. En effet, les experts ne perçoivent pas comment s’en tenir à une feuille de route, conçue en fonction d’une opulence financière, alors que le tableau affiche un net reflux des recettes. Une équation quasi impossible à résoudre pour un gouvernement qui estime pouvoir réussir, durant les courts rattrapages, ce qu’il n’a pu faire durant 15 ans.
           S. A. I.

           NDLR: la malédiction du pétrole frappe l'Algérie algérienne, c'est à dire le FLN. Passés de 9 millions à 36 millions en 50 ans , nos "décolonisés" vont devoir retrouver les fondamentaux qu'avaient affrontés nos aïeux: "Ense et aratro".
           


Zemmour, Hamadache, même combat ?
Envoyé par Jean Pierre
http://leprovincial.com/zemmour-hamadache-meme-combat/


Le Provincial 18 décembre 2014  ;  l Par : Chaouki Mechakra

          J’ai presque eu de la sympathie pour Eric Zemmour, en découvrant la fetwa du sinistre Hamadache. Un prédicateur à poils et en gandoura, qui ne doit son existence qu’au bazar politique national et qui tient sa réputation d’avoir accolé son nom et sa tronche au portrait de Kamel Daoud, Ambassadeur universel de l’écriture algérienne et d’une culture indépendante d’un ministère. Comme quoi l’extrémisme engendre l’extrémisme, n’est-ce pas !
          Un coup de pub inespéré et une opération de com réussie pour ce salafiste dont l’avis « autorisé » constitue la négation même de la religion. Une religion qui appelle au meurtre est une idéologie et n’engage que la secte qui s’y identifie. L’Islam en est loin, je vous rassure, n’en déplaise à tous les Imams TV.
          Au nom de qui et de quoi, s’exprimerait donc ce visqueux Mollah ? Certainement pas au nom de Dieu dont on connait le dernier prophète. Pas au nom de la religion, dont il est en rien détenteur de connaissances et de compétences. Peut-être, alors, au nom de la liberté d’expression dont il a malencontreusement hérité grâce au sacrifice des braves. Oui, lui et ses semblables en croyance et fourberies, ne pouvaient que cueillir le fruit du combat des intellectuels assassinés, pour que de vieux fœtus barbus de leur espèce , se l’ouvrent des années plus tard en toute impunité. N’a-t-on pas vu le retour triomphant et triomphal d’un Madani Mezrag, pérorant dans la maison du pouvoir et de ses relais médias ?
          Où est donc le ministre de la Justice qui a ordonné il y a quelques semaines, une enquête à propos d’une vidéo diffusée sur facebook, montrant des adultes initier un enfant de quatre ans au maniement d’un couteau à cran d’arrêt ? L’affaire avait suscité beaucoup d’émoi, et les auteurs furent rapidement interpellés et incarcérés. M Louh, en tira gloire méritée, concédons le lui. Mais aujourd’hui, le fait est plus grave pour passer inaperçu ou classé en tant que querelle d’idées. Non, ce n’est pas un débat d’idées, ce dont il s’agit : c’est un appel au meurtre par usurpation de qualité.
          Car, Dieu n’a mandaté ni Zemmour ni Hamadache , pour faire la toilette ici bas. Sauf avec votre consentement Monsieur le ministre. Auquel cas, vous nous devez des comptes !
          Chaouki Mechakra

          



PROJET DU TRAMWAY : Les arbres du Cours de la révolution ne seront pas arrachés

Envoyé par Roland


Le Provincial :  2014  ;  l Par : Rafik Arfaoui

           Les arbres implantés sur le Cours de la révolution ne seront pas arrachés. C’est du moins ce qu’a confirmé un responsable au niveau de la Direction de la Conservation des Forêts de la wilaya d’Annaba. « Les arbres du Cours de la révolution ne seront pas arrachés. Si c’était le cas, notre direction s’opposerait sans hésiter à cette idée », a affirmé notre source. Prévu pour passer sur les deux axes mécaniques desservants le cours de la révolution près des trottoirs où seront installés les arrêts du tramway, les câbles servant d’alimentation causeront la perte de certains troncs d’arbres. Il s’agit de ceux qui dépassent le périmètre prévu. Un phénomène dangereux et menaçant la sécurité des automobilistes et des piétons en cas de chute de troncs d’arbres. Cette situation est le résultat du manque d’entretien de la part des organismes concernés. Notre interlocuteur n’a pas manqué de rappeler que « le passage du tramway par le Cours de la révolution sera bénéfique pour cette zone du centre-ville de la commune du chef-lieu ». En effet, cette opération limitera la circulation automobile et nécessitera un entretien des arbres. A rappeler que le trajet du tramway a été allongé après l’intervention du wali d’Annaba Mohammed Mounib Sendid. Ainsi, la ligne s’étendra jusqu’au campus universitaire de Sidi Amar. Cette décision a été très bien accueille par les étudiants, les membres de l’encadrement pédagogique ainsi que l’ensemble des employés du campus universitaire Sidi Amar de l’université Badji Mokhtar Annaba. « Il était temps de penser à nous. Cette décision de prolonger le tramway jusqu’au campus universitaire de Sidi Amar nous permettra d’emprunter un moyen de transport développé. En ce moment, entre prendre le train où le taux d’insécurité est relativement élevé ou de recourir aux bus et aux taxis, le secteur du transport est devenu un handicap pour des milliers d’étudiants », s’est réjoui Sofiane étudiant en Sciences et Techniques. A rappeler que le bruit sur le trajet du tramway a suscité, depuis plusieurs mois, un tollé chez les habitants de la ville d’Annaba. Plusieurs questionnements ont été soulevés.
           Entre autres, le problème de la circulation routière au lendemain de la mise en marche du tramway et son passage sur le Cours de la révolution. Sur ce dernier aspect, les habitants et les mouvements associatifs ont été formels. « Pas de tramway sur le Cours de la révolution, il n’est pas question d’arracher des arbres vieux de plus de 100 ans », dira un des habitants de la commune du chef-lieu.
           Rafik Arfaoui

          



En panne depuis six mois : Le téléphérique fonctionne à nouveau
Envoyé par Roland


Le Provincial :  2014  ;  l Par : Rym B.

          Le téléphérique annabaHors de service depuis le mois de février de l’année en cours, le téléphérique reliant la commune chef-lieu de la wilaya avec Seraïdi reprend ses fonctions dans les jours à venir. Répondant à des mesures de sécurité préventive, les télécabines qui surplombent le cimetière de Sidi Harb, ont été mises à l’arrêt pour les besoins d’entretien et de maintenance obligatoires.
          A l’origine de la panne, une pièce indispensable au fonctionnement de ce moyen de transport écologique en remplacement de celle qui a donné des signes d’usure. Il s’agit du pont redresseur du chargeur de batteries ainsi que des pinces qui portent les cabines. Indisponible sur le marché national, les responsables du téléphérique sont obligés d’effectuer leur commande auprès d’une société française. Du coup, l’entreprise en charge des travaux d’entretien vient de Grenoble (France). A relever que le téléphérique transporte en moyenne 1500 jusqu’à 2000 passagers par jour. « Depuis le mois de Février, le téléphérique est en arrêt. Nos techniciens n’ont pas cessé de travailler sur ce problème. L’arrivée de l’entreprise française pourvue des pièces nécessaires mettra fin au problème » s’est exprimé un responsable de l’unité. Cette remise en service du téléphérique attendue avec impatience sera accueillie avec soulagement pour les centaines d’usagers qui, durant la période de la panne, ont souffert le martyr avec les perturbations récurrentes des transports en commun Annaba-Seraïdi. « Je suis soulagée par cette nouvelle. Les minibus et les taxis cessent leurs activités tôt dans la journée ce qui constitue une vraie contrainte pour les personnes ne disposant pas de véhicule » dit Hayet, étudiante à l’université de Annaba, habitant à Seraïdi.
          Les familles se félicitent également de la reprise de service du téléphérique en raison du trafic qui sera désormais assuré durant les heures de la soirée. « Il sera possible de se rendre au chef-lieu pour faire des courses ou se promener sans se soucier du retour assuré par le téléphérique », ont souligné des habitants interrogés.
          Rym B.



MESSAGES
S.V.P., Lorsqu'une réponse aux messages ci-dessous peut, être susceptible de profiter à la Communauté, n'hésitez pas à informer le site. Merci d'avance, J.P. Bartolini

Notre Ami Jean Louis Ventura créateur d'un autre site de Bône a créé une rubrique d'ANNONCES et d'AVIS de RECHERCHE qui est liée avec les numéros de la Seybouse.
Pour prendre connaissance de cette rubrique,
cliquez ICI pour d'autres messages.
sur le site de notre Ami Jean Louis Ventura

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De JC LANCIONI
Photo M. JC Lancioni
Bonjour,
         Mon père, né à Randon en 1921 et décédé à Provins en Seine et Marne en 1989
         Il a quitté l'Algérie et plus particulièrement Bône en 1942/43 pour s'engager dans l'armée et n'est jamais retourné à Bône. Je n'ai donc jamais connu ni grand père ni grand mère ni oncles et tantes restés là bas. Je vous contacte car ma mère a retrouvé une photo que mon père avait dans son portefeuille et ce monsieur sur cette photo serait, selon les dires de ma mère, un membre de la famille. Je cherche donc à l'identifier.
         Je joins cette photo pour savoir si quelqu'un peut l'identifier. Je suis à votre disposition si vous avez besoin d'autres renseignements.
         A noter que notre patronyme s'écrivait LENCIONI. Il s'est trouvé modifié sur l'acte de naissance de mon père.
         Dans l'attente de vos nouvelles.
         Cordialement
Mon adresse est : JC LANCIONI

De M. Pierre Jarrige

Chers Amis
Voici les derniers Diaporamas sur les Aéronefs d'Algérie. A vous de les faire connaître.
    Diaporama 78                                          Diaporama 79
    Diaporama 80                                          Diaporama 81
    Diaporama 82                                          Diaporama 83
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Pierre Jarrige
Site Web:http://www.aviation-algerie.com/
Mon adresse : jarrige31@orange.fr

DIVERS LIENS VERS LES SITES

M. Gilles Martinez et son site de GUELMA vous annoncent la mise à jour du site au 1er Janvier 2015.
Son adresse: http://www.piednoir.net/guelma
Nous vous invitons à visiter la mise à jour.
Le Guelmois, guelma-collectif@orange.fr

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Histoire bordelaise, trop drôle!
Envoyé par Eliane
C’est une histoire vraie

     Dans le Médoc, les enfants sont éduqués très tôt, car on se méfie des contrefaçons.
     Dans une école du Médoc, l'institutrice apprend aux élèves les mesures de capacité.
     Elle en arrive aux mesures des liquides et dit :
     - "La plus petite mesure de capacité, c'est le millilitre. Puis viennent le centilitre, le décilitre, et la mesure de base qui est...???
     - " Le litre ! " crient les enfants tous en chœur
     -" Bravo ! Très bien. Et qu'y a-t-il au-dessus du litre ?" demande l'institutrice.

     Et toute la classe répond en chœur :
     " Le bouchon ! "...
ØØØØØØØØØØØØØØ



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