N° 172
Mai

http://piednoir.net
    carte de M. Bartolini J.P.
     Les Bords de la SEYBOUSE à HIPPONE
1er Mai 2017
jean-pierre.bartolini@wanadoo.fr
http://www.seybouse.info/
Création de M. Bonemaint
LA SEYBOUSE
La petite Gazette de BÔNE la COQUETTE
Le site des Bônois en particulier et des Pieds-Noirs en Général
l'histoire de ce journal racontée par Louis ARNAUD
se trouve dans la page: La Seybouse,
Écusson de Bône généreusement offert au site de Bône par M. Bonemaint
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EDITO
Joli Mois de Mai !

         Chers Amis,

         Ce mois de Mai sera exceptionnellement riche en événements ! Avec cette année en première ligne l'élection présidentielle qui pourrait donner une touche de gaieté, d'espoir et de renouveau politique que chacun appréciera selon ses convictions.
         On pourrait avoir une nouvelle reine patriote, ou un nouveau roi de circonstance qui pourront être couronnés au soir du 6 mai 2017.

         En attendant cette date, nous allons assister à toutes les foires politiques, médiatiques avec l'entrée en lice des " sportifs, artistes et figurants des reportages " qui feraient mieux de rester neutres au lieu de dire des bêtises.

         Ce mois est encore et surtout le plus beau dit-on, car c'est celui de MARIE !
         Cette journée du 1er mai est aussi la fête du muguet qui symbolise le bonheur.

         Ce 1er mai 2017, Fête du Travail c'est enfin pour nous l'occasion de réfléchir un moment sur l'ampleur de cette longue marche de nos ancêtres afin d'acquérir la dignité de leurs droits qui étaient bafoués par une classe qui n'a pas désarmé à ce jour et qui est prête à remettre en question ces droits dont la fragilité à été entamée au cours des deux quinquennats précédents.

         Un ami m'a fait parvenir cette citation :
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal,
mais par ceux qui regardent sans rien faire.
EINSTEIN Albert

         Si chacun d'entre-nous pouvait méditer objectivement sur cette citation et y puiser toute la détermination nécessaire pour batailler, selon ses propres conceptions philosophiques ou politiques, le combat de la seule guerre qui vaille, le combat pour une vie plus juste, plus fraternelle, en un mot plus humaine où celui qui travaille honnêtement ne doit pas être celui qui paye les pots cassés. Le citoyen patriote ne doit pas être bafoué par ses " com-patriotes " alter-mondialistes.

         Les prédictions du Maréchal Juin, d'Albert Einstein et tout récemment de Salem Ben Ammar qui se vérifient tous les jours sont mis en exergue par le candidat de la repentance qui nous a trahi une nouvelle fois. Souhaitons un véritable sursaut des vrais français afin d'éviter l'apocalypse que nous prépare les caciques de la politique de la finance, sinon nous courons droit vers une guerre civile et fratricide au bénéfice de l'invasion voulue par les démolisseurs du pays.

         Dans le texte centenaire, suivant, dédié " aux broyeurs de noir ", vous verrez que l'histoire se répète et que le patriotisme avait gagné pour remporter la guerre.







         Pour ma part, sous l'égide de Saint-Augustin, je vous souhaite un joyeux 1er mai et beaucoup de bonheur avec ces brins de muguet.

Bonne lecture, JPB                   
         Diobône,
         A tchao.
       













LE MUTILE N° 41, 16 décembre 1917 (Gallica)
Dédié aux broyeurs de noir

Plus je relis ce texte centenaire, plus je trouve que cela décrit la situation actuelle de la France. Les similitudes sont troublantes en cette période électorale. - BJP
        
        Depuis quelque, temps, un vent pestilentiel, tout empreint de sirop de cafard s'est mis à souffler sur l'arrière, avec plus de persistance que jamais et menace de refluer dangereusement sur l'avant ; il devient en conséquence, nécessaire de remonter le moral des esprits enclins au découragement, ou trop ébranlés par la durée de la guerre.
        Il faut que nos poilus ne retrouvent à l'arrière que des visages sereins et des cœurs solides. Il faut enfin qu'ils sachent que nous sommes également résolus, nous les civils, à mener jusqu'au bout, cette guerre impie, qui nous a été imposée.

        Il ne peut donc y avoir d'autre paix, que celle que nous donnera la Victoire complète, sur nos ennemis. Toute paix blanche, ou Paix allemande, serait la fin de la France. Que tous les lâcheurs soient bien convaincus, qu'ils deviendraient les Khàmmés des boches, si ces derniers obtenaient la paix avant l'écrasement décisif de leur militarisme et de leur pangermanisme. L'heure est grave. Que les timorés et les trembleurs finissent. Que les mauvais français soient muselés une fois pour toutes. Nous jouons notre sort et notre existence. Il importe donc au plus haut point, que chacun soit mis en face de ses responsabilités.
        Citoyens comme dirigeants, nous avons tous dans la partie qui se joue, une part de responsabilité plus ou moins grosse. Beaucoup de biens dépendent de notre tenue, de notre attitude, et beaucoup, de maux aussi, maux incalculables, si nous faiblissons. Biens incomparables si nous savons nous montrer dignes des sacrifices et de l'intelligence de notre patrie, si nous savons comprendre, ce que peut pour la patrie et la nation, la Victoire, la vraie, la Victoire menée jusqu'à son fruit réel, et à son résultat complet.
        Des siècles de paix sociale et nationale, de prospérité économique et civile, de félicité publique et privée résulteront nécessairement de cet effort, gigantesque, mais de bon sens et de fermeté. Si nous ne comprenons pas le plus saint de tous nos devoirs, si nous hésitons, si nous cédons, malheur à nous, nous sommes flambés définitivement, nous sommes perdus sans retour.

        Ce que nous possédons, et tout ce que nous sommes est perdu avec nous. Nos femmes perdues, esclaves et martyres. Nos croyances, nos idées nos champs, nos maisons, rien de tout cela ne nous appartiendra plus dans une dizaine d'années, si en ce moment nous flanchons. Le sort des habitants de Louvain, de Bruxelles, de Lille, de Vouziers, de Belgrade, etc., etc., nous attend infailliblement. L'invasion nous a épargnés hier, mais elle nous guette demain. Hommes politiques, gouvernants, grands électeurs et simples citoyens, de qui dépend, en somme la conduite de la guerre ; où nous agirons, avec liberté et autorité, et sous le poids décisif des forces alliées, l'ennemi sauvage et barbare tombera à notre merci, ou nous-nous vouons en plus épouvantable calvaire que le monde ait jamais connu.
        Oui, la Victoire émancipatrice Nous régénérera. Par contre, la Paix allemande, fera peser sur nous, dès son lendemain, une telle ombre et un tel joug, qu'il sera impossible de réagir.
        Ce sentiment d'avoir tenu tête à l'univers entier sera multiplié par le fol orgueil naturel de la nation allemande. Elle ne laissera plus voler une mouche en Europe sans sa permission, et dès que la fatigue se sera dissipée, le souvenir des longues ripailles et des razzias joyeuses menées en pays étrangers, suffira pour lancer de nouveau sur nos champs l'invasion de ces sauterelles ignobles. Mais, où seront nos alliés alors où seront même nos armées ! ! Il nous sera interdit de retrouver notre équilibre politique. Les pêcheurs en eau trouble, auront pullulé de nos divisions, et par leur action celles-ci se seront multipliées. L'anarchie régnera et nos querelles ainsi reprises, feront une brèche nouvelle par où l'épée prussienne Saura repasser à coup sûr.

        Voilà la situation Qui nous est réservée si nous ne savons pas pousser jusqu'au bout. Le temps n'est plus aux petites choses, ni aux choses vaines.
        C'est l'heure des résolutions viriles, c'est la minute des grandes options, ou bien c'est l'effondrement misérable, ou bien l'heureux sursaut qui restaurera tout. Que lésâmes fortes soient donc plus solides que jamais, qu'elles piétinent les lâches. Qu'est-il besoin de bavards insidieux ou inconscients, ou d'intrigants joueurs de flûte.
        Il faut des gens résolus, capables de donner leur tête et leur poitrine, et les autres, leur argent et leur travail, en gage à leur patrie heureux du risque s'il y en a Petit risque en comparaison des avantages clairement assurés à quiconque saura avoir deux liards de courage, deux liards d'esprit de suite deux liards d'énergique lucidité. Le soupir de fatigue exhalé par l'Allemagne officielle, officieuse, populaire, est un signe qui ne peut égarer que des imbéciles ou des traîtres. La fin du terrible cauchemar qui pèse sur nous dépend donc uniquement de la persévérance de nos incessants efforts. Courage donc plus que jamais, et arrière toute vile pensée de défaillance.
        Nous tenons le fil de la victoire, sachons donc aller jusqu'au bout, et coûte que coûte, le salut est à ce prix. Etre ou ne pas être, voilà l'alternative qui nous est faite. Ne l'oublions plus jamais au milieu des dures épreuves qui nous attendent encore.

        Une excellente occasion est d'ailleurs offerte aux gens de l'arrière de donner la mesure de leur sincère patriotisme. Le Gouvernement a lancé son 3ème emprunt de guerre.
        Quoi qu'il en soit, nous voulons croire que l'Algérie aura à cœur d'occuper parmi les souscripteurs un rang des plus brillants, une place plus éclatante encore prouvant ainsi son véritable amour pour la mère Patrie, et son ardente volonté de l'aider à construire la victoire et d'en hâter l'heure.
        Souscrire et souscrire le plus, fera encore partie de ce programme, de ce devoir sacré, qui vise à la prompte délivrance et au salut de la France pour qu'elle puisse vivre prospère et respectée, et continuer à occuper dans le monde le rang que lui a valu son glorieux et magnifique passé. Place donc aux rayons de vaillance et d'espérance et mort aux idées noires créatrices de défaite et d'anéantissement.
Rouïna le 21 Novembre 1917.                  
BILLIET, Maire des Attafs,                  
Négociant-Propriétaire à Rouïna,                  
Conseiller général, 30ème Circonscription                  


ORADOUR ET . . . ORAN !
De Hugues Jolivet



     Heures sombres de notre Histoire, l'Histoire de la France,
      Quand l'ennemi Nazi, les indépendantistes,
      Habités par la haine, jouissent de la souffrance
      D'innocents désarmés. Tueurs jusqu'au-boutistes !

      Les martyrs d'Oradour, femmes, enfants brûlés vifs,
      Sacrifiés sur l'autel du monstre hitlérien,
      Méritent notre respect rejetant les poncifs,
      Les plates simagrées d'un fat politicien.
      Pour récolter des voix dans la France profonde,
      Faire vibrer la fibre de tous les patriotes,
      Le candidat "En Marche", comptant sur sa faconde,
      Trompe les électeurs, tel Judas l'Iscariote !

      Les massacres d'Oran, d'une égale importance,
      Ont frappé des Français, hommes, femmes et enfants,
      Livrés, sans protection de l'Armée de la France,
      A la vindicte cruelle d'assassins triomphants.
      Aucune larme versée par ce même politique.
      En visite à Alger, il condamne, sans jugement,
      La colonisation, entreprise satanique !
      Est-ce là, pour la France, son futur Président ?
Hugues Jolivet         
Le 29 avril 2017          





LES RAMEAUX EGLISE SAINTE -ANNE
La Jeunesse Sainte-Anne

Envoyé par M. Charles Ciantar, Avril 2017

Photo de M. Charles Ciantar Photo de M. Charles Ciantar
                                            Autel Eglise Sainte Anne
Photo de M. Charles Ciantar

Photo de M. Charles Ciantar

Photo de M. Charles Ciantar
La jeunesse Sainte Anne sans les maillots

Photo de M. Charles Ciantar

Photo de M. Charles Ciantar

           Chaque année La jeunesse Sainte Anne vendait des branches d'Olivier aux entrées de l'Eglise.

           Pour cela une équipe partait sur la route de Bugeaud la veille des Rameaux pour récupérer des branches d'oliviers qu'ils vendaient le lendemain .

           Christian Régine amenait sa carriole et sa mule pour ramener les branches d'oliviers qu'ils vendaient ensuite . Tout cela au bénéfice de la Jeunesse Sainte Anne.

           Cela avait permis d'acheter des maillots de Foot pour l'équipe, et participer au championnat de Foot (Licences, Assurances).

Photo de M. Charles Ciantar

Photo de M. Charles Ciantar
            Charles CIANTAR, Avril 2017


Fables Bônoises
De M. Edmond Brua
Envoyé Par M. Carpy Dominique

.



BAGUR ET LES CONSEILLEURS

Un Bônois, qui n'avoit que peu de jugement,
Se rendant à Randon, vit un enterrement.
Curés, parents, amis, tout alloit au plus vite.
Le mort avoit grand'peine à rattraper sa suite.
Bagur en oublia d'ôter son couvre-chef.
Quand un laitier passant, qu'on nommoit Mikaleff,
S'écria : - Zotche alors ! ô Bagur, ti as pas honte ?
Le rouge à la fugure à ta place i' me monte !
Ti es fartass, hak Allah ? Tu te tiens le roseau ?
Ou si ti as mis des ceuffs en-dessour le chapeau ?

Moi de toi, je le lève et je fais : Michquinette !
Condoléance et tout à ceuss qui s'le regrettent !
Que le monde i' me oit vec la fugure en deuil
Et que l'Aut' i' vient gonf en dedans le cercueil !

Pénétré de ces mots, Bagur poursuit sa route,
Il rencontre une noce et veut, coûte que coûte,
Montrer son savoir-vivre. Abordant les époux :
- Michquinettes ! dit-il, condoléance et tout !
Quelque garçon d'honneur, outré de l'impudence,
Fait signe à la musique. Archets d'ouvrir la danse,
Avec un tel entrain que plus d'un se rompit.
Bagur n'étoit point sourd. Il tourne. Il déguerpit.

Un cantonnier, témoin de sa mésaventure,
Lui dit : - Couillon, bessif toi tu perds la fugure !
Falloit dire : Elle est belle, atso ! Je me comprends
Que çuilà qui se l'aime i' lui fait des enfans.
- T i as raison, dit Bagur. Adios ! Merci quâ même.
Mâ couillon c'est de trop. V a t'ia pille... Angoulême

Il poursuit son chemin, lorsqu'au sortir d'un bois
Il voit venir à lui certain Nemrod bônois,
Suant, soufflant, peinant, tenant sa chienne en laisse,
Sans arme et, pour tout dire, unique en son espèce.
Bagur de s'écrier : - O la belle animal !
On oit bien que son maître i' lui veut pas du mal.
Aussi, que des toutous maouss qu'i' va lui faire,
Qu'i' seront les crachats de la tête à leur père !

Ce compliment déplut. Le chasseur, dieu merci,
Ne trouva qu'un bâton. Qu'eût-il fait d'un fusil
Bagur attend la fin de cette parabole
Avant que de s'en prendre à son maître d'école.
- Si, dit-il, i' revient mon traiteur de couillon,
La tombe de mes morts, j'y sors le patalon !

! Le chasseur, à ces mots, de s'éclater de rire.
Il ouvre un large bec, laisse tomber son ire.
Mon Bagur s'en saisit (1) et dit : - Vous s'amusez !
Mieur que vous m'apprenez comment qu'i' faut causer.
- Il falloit, lui dit-on, t'exprimer de la sorte :
Qu'elle trouve toujours le voleur à la porte !
Car n'étant point chasseur, quoi qu'on puisse penser,
Je la dresse à garder mais non pas à chasser.

- Ça c'est bon ! dit Bagur. Au bout d'un kilomètre,
Il croise sur la route une vache et son maître
Et s'écrie aussitôt : - Que madone de bœu !
Sûr qui' va se trouver un voleur d'ici peu ! Je vous laisse à penser l'effet de la harangue.
- V a t'apprendre à causer, lui dit l'autre, a'c la langue !
Oilà comment qu'on dit quand on est pas jmaouss :
Challah qui' vient bien grasse et qu'i' vous nourrit tous !

Notre Bônois s'en va, comptant mainte chandelle.
Il s'interroge. Il croit sa mémoire infidèle,
La tance, la reprend de la belle façon
Et vingt fois, coup sur coup, lui refait la leçon.
Il eut bientôt loisir de la mettre à l'épreuve.
A deux pas de la route un Arabe se treuve,
Assis comme un évêque ou plutôt accroupi,
Qui se débesognoit au seuil de son gourbi.
- Adjbet ! lui dit Bagur. Challah qui' vient bien grasse
Et qui' vous nourrit bien à toi et à ta race !

Si l'autre eût d'aventure accouché d'un piment,
Le feu ne l'eût saisi plus vite au fondement.
Mais ces gens sont polis, nous le savons de reste.
On échangea des mots. On y joignit le geste.
D'actes, point. C'est ainsi qu'on évite un malheur.
Bagur sentit ses torts, se trouvant sans douleur.
- E t méteunant, dit-il, qu'i' vient le Pape-à-Rome,
Qu'i' s'emmène un bon dieu déguisé comme un homme,
Que je ois à manman, que je trouve à papa,
Mieur je marche la route et je les parle pas !
(1) En profite.
Edmond Brua









 Bulletin - Oeuvre de saint Augustin et de sainte Monique, patronne des mères chrétiennes  
1875 - Brochure trouvée à la BNF


L'ARMEE D'AFRIQUE
ET LA MISSION DE LA FRANCE EN AFRIQUE
               

UNE FÊTE ARABE ET CHRÉTIENNE
EN ALGÉRIE


Inauguration de l'hôpital indigène de Sainte-Elisabeth,
à Saint-Cyprien des Attafs.


1
LES VILLAGES ARABES CHRÉTIENS.

                Les villages arabes chrétiens sont sortis de la famine de 1868, rendue féconde par la charité catholique.
                On sait ce qui se passa, à ce moment terrible, dont le souvenir ne s'effacera plus de l'esprit des Arabes algériens. La faim et bientôt la peste enlevèrent, en quelques mois, le cinquième de la population indigène. Ce fut, dans les montagnes, dans les plaines, le long des routes, un affreux et navrant spectacle. Des hommes réduits à l'état de squelettes, des femmes broutant l'herbe des champs, des enfants mourant aux mamelles desséchées de leur mère, d'autres délaissés sur les grands chemins; et tout cela comme enveloppé du sombre voile que le fatalisme musulman jette même sur la douleur et sur la mort qu'il semble rendre muettes. Et, au milieu de ces douleurs, des crimes sans nom dans nos histoires des pères et des mères massacrant et dévorant leurs fils; des frères égorgeant leurs frères tous les liens de la parenté, de l'amitié disparus pour faire place à une fièvre sauvage qui brillait seule dans les yeux de ces troupes errantes.

                C'eût été l'un des plus lugubres épisodes de notre histoire contemporaine, si, au-dessus de ces ténèbres sanglantes, ne se fût levée avec éclat la charité delà France catholique. Dans ce silence de mort, un cri se fit entendre, le cri du pasteur appelant la pitié sur ses brebis, ou celui de Rachel, car le pasteur est mère autant qu'il est père, pleurant inconsolablement ses fils. A sa voix, de toutes les parties du monde chrétien, on vit affluer les aumônes, les vêtements et e pain. L'Etat lui-même chercha à. réparer le temps malheureusement perdu. Ce fut une émulation générale de charité, de courage, d'héroïsme.

                Les prêtres, les Sœurs de tous les ordres, les dames de charité ayant à leur tête celle qui est aujourd'hui la plus grande dame de France, les médecins, les soldats, tout le monde se mit à l'œuvre, bravant la mort, car la peste s'était déclarée. Combien moururent de ces héros généreux, Dieu seul le sait Dans une seule communauté, on a compté vingt-deux Sœurs qui ont pris le typhus et sont mortes en bénissant Dieu.

                L'archevêque d'Alger se multipliait au milieu de toutes ces misères mais il avait fait comme son lot spécial des petits enfants orphelins. Par ses ordres, les prêtres, les sœurs de son diocèse les recueillaient tous et les lui confiaient. Des comités se formaient sur les divers points de la province et envoyaient aussi les enfants qu'ils trouvaient errants en proie à la faim, et bientôt Alger fut témoin d'un spectacle plein à la fois d'horreur et de pitié.

                Chaque jour, sur des mulets dans des prolonges empruntées à l'armée, on voyait arriver et s'arrêter devant l'archevêché des convois de petits enfants, maigres à un point qu'on n'eût pas cru possible pour des créatures humaines, les bras et les jambes à l'état de squelettes, le ventre gonflé par l'herbe qu'ils broutaient dans les champs depuis plusieurs mois, à demi couverts de haillons sordides que les mères mortes ou mourantes n'avaient pu nettoyer ou rapiécer depuis longtemps, exhalant tous une odeur affreuse et fétide, l'odeur mortelle du typhus.

                Quelquefois, spectacle lamentable, sur les chevaux, dans les voitures qui portaient ces troupes d'enfants, l'on voyait parmi les vivants, de petits corps penchés, la tête renversée en arrière, plus pâles encore que les autres, leurs grands yeux ouverts, leurs bras abandonnés et suivant le mouvement saccadé des montures. Ils étaient morts en route, les pauvres petits, morts de faim, de froid, de douleur.

                D'autres, c'était le plus grand nombre, portaient, sur leurs visages, les signes de la frayeur la plus violente, dont ils ont depuis naïvement raconté la cause, en riant eux-mêmes de leur terreur. Dans les tribus des montagnes auxquelles ils appartenaient presque tous, et où les préjugés contre les chrétiens et les Français ont encore tout leur empire, les parents, les mères surtout, pour inspirer aux enfants l'horreur des Roumis, comme ils nous appellent (et ils ne croient pas si bien dire, car Roumi, c'est Romain, notre nom de catholiques), leur racontent les mêmes histoires que l'on fait dans nos villages de France sur les loups-garous et les ogres. "Les Français, disent-ils, sucent le sang des enfants, ou tout au moins, quand ils peuvent les prendre et les mener à Alger, ils les jettent à la mer. " A ces récits, leurs cheveux se dressent sur leurs têtes. Aussi essaie-t-on vainement, dans les tribus éloignées, d'attirer les enfants. Dès qu'ils vous aperçoivent, ils s'enfuient en poussant des cris affreux et en criant au secours.

                Ici, les orphelins ne pouvaient fuir, mais ils tremblaient de tous leurs membres au moment où ils s'arrêtaient enfin devant la porte de l'archevêché. Leur crainte commençait alors à disparaître en voyant s'avancer vers eux des hommes doux et vénérables, les prêtres, l'archevêque lui-même, qui les prenaient, sales et horribles comme ils étaient, les déposaient doucement à terre et leur faisaient donner ce dont ils avaient le plus besoin à manger. Pour ces corps épuisés, la nourriture même était encore un danger de mort. Si l'on ne veillait attentivement à ne pas leur en laisser trop prendre, ils étouffaient, ils mouraient.

                Il en passa ainsi, en quelques semaines, dans la maison archiépiscopale, deux mille, qui tous furent recueillis et formèrent la famille adoptive de Mgr Lavigerie. On sait ce qu'il a fait pour elle. Il l'a gardée, il l'a élevée, il l'a sauvée, et pour le corps et pour l'âme. Voilà huit ans déjà de cela.

                Je ne me propose pas de faire ici leur histoire; je n'ai voulu qu'en rappeler le commencement, car c'est de là que tout est parti, et, pour me servir d'une expression que je lisais, il y a quelques jours, dans un article éloquent du rédacteur en chef de l'Univers, " ce coup de foudre a creusé un puits de bénédiction dont les eaux vivifieront tous les déserts.

                " Ce n'était pas tout, en effet, que d'élever ces enfants, il fallait assurer leur avenir, dans une colonie où les exemples mauvais sont plus fréquents et ont surtout plus d'audace. Comment les préserver du contact de chrétiens indignes de ce nom? Comment les garantir de la tentation de retourner dans leurs tribus et d'y reprendre leurs anciennes mœurs ?

                C'est ce qui préoccupait, dès l'origine, Mgr Lavigerie lui-même, et il en parlait ainsi dans la lettre, qu'il adressait, en 1869, aux catholiques de France pour l'adoption de ses enfants.

                "J'ai pris, disait-il, des mesures pour les établir un jour les uns après les autres, de façon à ce qu'ils se prêtent un mutuel appui, à ce qu'ils conservent le genre de vie auquel leur éducation les initie. J'ai acheté pour cela des terres, afin d'y créer plus tard des villages d'Arabes chrétiens, absolument comme on crée chaque jour, en Algérie, des villages nouveaux de Français, d'Espagnols, de Suisses, d'Italiens.

                "Nous formerons des familles en unissant ensemble nos orphelins et orphelines, nous donnerons à chacune d'elles la quantité de terres qui lui sera nécessaire pour vivre et pour nourrir ses enfants, et, de chaque groupe de vingt, trente, quarante de ces jeunes ménages, nous ferons un village, auquel nous serons heureux de continuer, dans la mesure de nos ressources, notre appui paternel. L'Etat lui-même, nous l'espérons, accordera sa bienveillance à ces créations nouvelles. Il est aussi intéressé que nous à leur réussite, car c'est là le moyen certain et facile de former, en Algérie, un peuple unique et de nous assimiler des races que nous avons domptées sans les plier à nos mœurs, et que nous avons la douleur de voir s'anéantir rapidement sous nos yeux dans leur misère.

                "Sans doute, les adultes échappent complètement à notre action, et ils y resteront rebelles mais si, depuis quarante années, il avait été possible de faire ce que nous faisons, seulement pour les enfants abandonnés qui errent sur nos routes, en demandant l'aumône, quels résultats ne seraient pas déjà obtenus?

                "Je suis convaincu que vous tenez la solution pratique, m'écrivait, il y a quelques mois, l'un des plus glorieux chefs de notre armée africaine, et les idées chrétiennes que vous représentez sauveront ce pays auquel, envers et contre tout, elles donneront la vie et la lumière. " Nous marchons donc avec confiance, et nous sommes prêts. Les terres sont là qui nous attendent. Nos enfants grandissent quelques-uns même sont à l'âge d'homme, et l'année ne s'écoulera pas sans que notre premier village soit commencé.

                "D'autres suivront, et, dans quelques années, tous nos enfants d'aujourd'hui pourraient être ainsi établis sur divers point du littoral et de l'intérieur dont pour plusieurs j'ai déjà fait le choix.

                "Voilà dans leur simplicité mes projets d'avenir.

                "Lorsque je les médite le soir dans ma solitude de Saint-Eugène, et que, les yeux fixés sur les profondeurs transparentes du ciel de l'Afrique, je demande à Dieu le temps et la grâce d'achever l'œuvre commencée, je songe doucement que ma tombe serait bien placée devant un de ces paisibles villages où vivront mes enfants. Il me semble que je dormirai mieux le dernier sommeil, au milieu de ceux qui sont vraiment mes fils par la reconnaissance et par la tendresse. Il me semble que ces âmes, auxquelles j'aurai tout sacrifié et que mon ministère aura régénéré, demanderont mieux miséricorde pour les péchés de ma vie.

                "Ce qui n'était alors qu'un projet, qui, à tout autre qu'à un évêque, eût semblé d'une réalisation presque impossible, a été fait depuis.

                Deux villages sont déjà bâtis et habités par de jeunes ménages d'Arabes chrétiens. Le premier a pris le nom de Saint-Cyprien; ce sont les Conseils de l'Œuvre de la Propagation de la Foi qui le lui ont donné en souvenir du grand évêque et martyr de Carthage.

                Non-seulement ils ont donné le nom, mais encore ils ont ajouté les dragées du baptême, en sorte que les pieux associés de cette Œuvre qui liront ces lignes auront la joie de penser qu'ils ont contribué à un si grand bien. A quelques kilomètres de Saint-Cyprien, s'élève le village de Sainte-Monique, placé, celui-là, sous le patronage de la mère de saint Augustin, comme pour mettre en sûreté sous ses ailes maternelles ces autres convertis.

                Laissons encore Mgr l'archevêque d'Alger nous faire la description des lieux où il a établi ces oasis chrétiennes, au milieu d'une double barbarie.

                " Dans l'une des vallées de l'Algérie, entre deux chaînes de montagnes, dont les unes, s'étendant vers la mer, forment la petite Kabylie de Cherchell, et les autres, montant en amphithéâtre, portent les hauts plateaux du Tell et du Sahara, on aperçoit, depuis quelques mois, du chemin de fer d'Oran à Alger, un village posé sur les premiers contreforts de collines inhabitées. Un fleuve, le Chélif, coule à ses pieds. Une petite rivière le borne à sa droite. Sur son emplacement existait autrefois une colonie romaine, chrétienne, très-certainement, car, en fouillant ses ruines, on y a retrouvé le chapiteau d'une de ses églises.

                "Mais, depuis, la barbarie a passé, et elle a fait de cette vallée, aussi peuplée en ces temps-là que le sont aujourd'hui les plus riches vallées de France, ce qu'elle fait partout, la stérilité et la mort. La première fois que je l'ai traversée, il y a six ans, le chemin de fer n'existait pas encore. Je fus frappé du silence profond et majestueux de ces solitudes. Pas un bruit humain ne venait à nos oreilles. La nuit seulement, on entendait, dans les broussailles qui s'étendaient au loin comme une mer sans rivages, le cri aigu du chacal ou de l'hyène.

                " Aujourd'hui le village, dont je parle, forme comme une oasis au milieu de ce désert.

                "Les maisons, séparées les unes des autres et disposées en rues régulières, en sont modestes, mais elles brillent par leur propreté, ce signe aimable de la civilisation. De jeunes plantations d'eucalyptus montrent déjà leur verdure entre les blanches murailles.

                Une église, humble et blanche comme les demeures qu'elle domine, élève vers le ciel, en signe de conquête pacifique, la croix qui vient rendre la vie à ces contrées courbées depuis plus de dix siècles sous le joug de la mort. Cette croix a la forme d'une croix primatiale en souvenir de saint Cyprien, le primat martyr de Carthage, auquel l'église est dédiée. Devant le village, s'étend un vaste jardin, divisé en lots correspondant au nombre des familles, avec ses cultures fécondées par deux norias creusées dans le sol.

                Derrière, un parc, entouré de deux murs en terre, où l'en enferme le soir les bœufs destinés aux labours, les vaches et les chèvres qui fournissent le lait. Tout à l'entour, les buissons stériles, les durs palmiers-nains disparaissent pour faire place aux champs de blé. Partout le spectacle du travail, de l'action et de la vie.

                " Si vous demandiez à un Européen le nom de ce nouveau village, il vous dirait C'est Saint-Cyprien du Tighsel." Le Tighsel est la petite rivière qui le borde. Mais, si vous alliez dans quelqu'une des tribus arabes ou kabyles campées sur la cime des montagnes voisines, et si vous le leur montriez de loin dans la plaine, en leur faisant la même question, ils vous répondraient "C'est le village des fils du marabout."

                " Le marabout, c'est moi-même. Ils donnent ce nom, dans leur langue, aussi bien aux prêtres catholiques qu'aux ministres de leurs superstitions. Les fils du marabout, ce sont nos orphelins. Les Arabes me regardent comme le père de ces enfants que j'ai sauvés de la mort, et c'est leur usage de donner aux tribus le nom de celui qui les a fondées.

                " Dans ce village bâti par nous, nous avons en effet commencé l'établissement de ceux de nos enfants qui sont parvenus à l'âge d'homme. Nous n'avons pas trouvé de moyens plus efficaces de tenir nos promesses vis-à-vis d'eux et d'assurer leur avenir que de les établir à part en les soustrayant également aux dangers du séjour des villes et à celui du contact des Arabes.

                "C'était à l'origine de la création des villages, il y a déjà quatre ans, que Mgr Lavigerie écrivait les lignes que nous venons de retracer et qui parurent alors dans quelques journaux catholiques. Mais à ces espérances a succédé la réalité, c'est-à-dire l'affermissement des bonnes dispositions des jeunes mariés, celui de la vie chrétienne dans ces villages d'Arabes et de Kabyles, et enfin la naissance des enfants. Il y a quelques semaines à peine dans une lettre adressée à l'Univers et, par son intermédiaire, à toutes les OEuvres qui, comme celle de Sainte-Monique, sont venues à son aide, Mgr l'archevêque d'Alger parlait de ces heureux résultats.

                "Le village, c'est, disait-il, la sauvegarde de nos enfants. Là, réunis sous les yeux des missionnaires, se soutenant les uns les autres, s'excitant par l'exemple au travail et aux vertus de la famille chrétienne, ils sont à l'abri des dangers qu'offre de toutes parts une colonie qui se forme et où les passions se donnent si facilement carrière. Ce sont des oasis au milieu de ce désert brûlé par tant de feux. Là croissent, non plus seulement mes fils, mais mes petits-enfants, car je suis depuis longtemps " grand-père, " La plupart de nos jeunes ménages, formés des orphelins adoptés par nous, ont déjà des enfants; quelques-uns en ont eu jusqu'à deux et trois, car tout va vite dans ce pays de soleil.

                " Je voudrais que vous me vissiez lorsque je vais faire visite au village de Saint-Cyprien, entouré de tout ce petit monde qui m'appelle "grand-papa Monseigneur", et qui me tire, et qui me monte sans respect sur les genoux, pour voir si je n\ai plus de bonbons à distribuer. Je me laisse faire avec joie, comme vous pensez, et je pense à la bonté de Dieu, qui s'est servi de la charité pour procurer la vie à tant de créatures innocentes, destinées à servir un jour ses desseins. Il n'y a qu'à l'église que ces petits nous dérangent quelquefois. On ne saurait persuader à leurs mères de ne les y point porter, ni à eux d'y cesser leurs cris de joie, de douleur ou de surprise. Les missionnaires se fâchent un peu, surtout quand je suis ici, car ils craignent que je n'en sois gêné dans mes discours. Mais que sont mes vieux discours à côté de ces cris de l'enfance ? Je résiste donc, et j'empêche qu'on ne les renvoie. Quelles orgues remplaceraient par leur harmonie les premières impressions de ces petites âmes qui se cherchent déjà sous l'œil de Dieu, et qui lui portent leur premier hommage inconscient, comme ceux des oiseaux qui gazouillent à l'entour et qui célèbrent à leur manière la Providence infinie.

                Et ce n'est pas seulement le cœur de Dieu qu'elles atteignent, ce sont encore les cœurs des pères et des mères que pénètrent ces voix de petits enfants. Quoi de plus propre à les faire réfléchir, à leur faire comprendre leur responsabilité, à les fixer dans le bien ?

                Aussi, le jour où nous avons vu naître les premiers enfants dans chaque ménage, avons-nous compris que notre œuvre était assurée. Et nous ne nous sommes pas trompés, grâce à Dieu.

                " Avec quel bonheur je vous écris ces lignes! Elles seront certainement la meilleure récompense de ceux qui ont répondu dès l'origine à notre appel et au vôtre.

                " Après le long silence que nous avons gardé vis-à-vis d'eux, - il était nécessaire pour ne point parler avant l'heure où les résultats seraient acquis, - nous pouvons leur dire " Voilà ce que vous avez fait. Ce ne sont pas seulement des enfants sauvés de la faim et de la mort, ce sont des générations qui commencent et qui vont durer jusqu'à la fin des temps, des générations d'Arabes chrétiens devenus Français, qui vous devront la vie du corps, celle de l'âme, et qui étendront encore par l'exemple le bien que vous leur avez fait. "

                Mais, comme il arrive d'ordinaire, l'œuvre des villages arabes chrétiens ne s'est pas fait seule. Elle à donné bientôt naissance à une autre œuvre qui en est le complément naturel, celle d'un asile pour toutes les misères si nombreuses chez les indigènes; et ainsi s'est créé, à Saint-Cyprien, l'hôpital de Sainte-Elisabeth.
A SUIVRE



La Clémentine
ECHO D'ORANIE - N°262

               Une perle de rosée
                S'était un matin déposée
                Sur une fleur d'oranger
                Porteuse d'un doux message
                Pour un futur mariage
                Au foyer d'un beau verger.
                C'était à "Misserghin-E"
                Où vivait la "Mandarine"
                Qui voulait bien se marier
                Elle rêvait d'être "Tsarine"
                Mais, était la consanguine
                D'un amer "Bigaradier".
                Ils ont échangé "Pollen"
                Susurré des p'tits poèmes
                Au coeur d'une orangeraie
                La "Sebkha" buvait soleil
                La brise l'iode et le sel
                Aux miroirs du grand marais
                Au climat de cet "Eden"
                Ils se sont promis "L'hymen"
                Résultat; nul et sans effet.
                Ils allaient conter tourment
                Auprès de l'abbé Clément
                Le priant de les greffer.
                Le père applique sa science
                Mêlant pollen, pistil, patience
                Avec foi bénédictine.
                C'est ainsi qu'en 1902
                Naissait joli fruit juteux
                Baptisé "Clémentine"
                Carillonnée à la ronde
                Elle faisait le tour du monde
                sans pépin "La clémentine"
               
               Tirade:
               Si le fameux PARMENTIER a nourri bien des peuples,
               Le moins connu ABBE CLEMENT lui, les a régalés.
                   


Clin d'oeil sur l'Histoire
L'Echo d'Alger 12 avril 1957
Envoyé par Mme Jocelyne Mas

Gagnant d'un grand concours radiophonique
Un Hussein-Déen de 20 ans
réalisera le " rêve de sa vie "
être à Rome pour Pâques


        HUSSEIN-DEY (d.n.c.p.). - Un jeune Hussein-Déen de 20 ans, M. Alain Mas, demeurant dépôt LENAC, est l'un des heureux gagnants du concours " Le rêve de votre vie ", organisé par des grandes firmes à Radio-Monte-Carlo et Radio-Luxembourg.

        Seul représentant de l'Algérie, M. Alain Mas, fera en quatre jours, un merveilleux voyage en effet. il partira d'Alger pour Paris. De là, après un bref séjour dans la capitale, il s'en ira d'un coup d'aile jusqu'à Bruxelles où après avoir assisté à l'émission du " Rêve de votre vie ", il s'envolera pour Rome. Il passera les fêtes de Pâques dans la capitale italienne et sera reçu lundi dans la matinée, par le Très Saint Père.

        M. Mas, a été choisi. avec 24 autres personnes, parmi 20.156 candidats. Sa lettre, dans laquelle il expliquait en 20 lignes, les raisons de sa demande de voyage, a été choisie et M. Mas se trouve ainsi être l'un des heureux gagnants de ce concours.
        Compliments à M. Mas qui met Hussein-Dey à l'honneur, et souhaitons-lui un bon voyage.

        L'Echo d'Alger 12 avril 1957        


Les théâtres de Bône
Dossier établi par M. Marc Donato

Bône aura connu 3 théâtres.

          Le premier, "dans une mauvaise rue étroite et mal aérée… un local pouvant servir tant bien que mal, plutôt mal que bien, à donner le drame et la comédie et même l'opéra" (Louis Arnaud), dans la vieille ville, a accueilli dans des conditions difficiles les artistes venus distraire la population installée dès le début de la présence française. Le journal "La Seybouse" n'y va pas de main morte : " Quel plaisir trouvez-vous dans une salle aussi bien disposée pour que les spectateurs y soient étouffés par la chaleur, pour ne laisser ni voir, ni entendre". (Id.) C'était en 1846.

          Dix ans après, le 26 avril 1856, avait lieu l'inauguration du "grand" théâtre construit sur un terrain offert par un M. Seyman à mi-chemin entre le port et la future cathédrale. Voilà qui pouvait accueillir les troupes les plus diverses, voire prestigieuses, et satisfaire un public majoritairement italien et maltais, friand de représentations lyriques.
          Il y avait également un autre théâtre, privé, le théâtre Tassy, du nom de son créateur, installé près de l'école Vaccaro. Après sa disparition, il devint entrepôt de céréales, puis garage et enfin Monoprix.

          Le dernier grand théâtre ne passa pas son siècle d'existence puisque dans la nuit du 3 au 4 décembre 1942, il fut détruit dans sa partie arrière par un bombardement qui détruisit également totalement le marché français et causa des dommages aux immeubles alentour.
          Très endommagé, l'établissement ferma ses portes au public, mais, après la guerre, un cabaret fut aménagé au rez-de-chaussée
          Les salles de cinéma prirent le relais. Elles étaient suffisamment spacieuses pour organiser les représentations et le Colisée, en particulier, semblait même avoir été construit à cette fin avec ses 3 balcons.

          Il fallait cependant doter de nouveau la ville d'un théâtre pour remplacer la victime de guerre. La population le réclamait et la municipalité le désirait. Dans les années 50, les travaux sont lancés et le maire, Paul Pantaloni, pouvait annoncer : "Un théâtre municipal, grand et de conception moderne, est actuellement en cours de construction sur l'emplacement de l'ancien." (Revue Municipale N°1 -Avril-Mai-Juin 1955 - cité dans La Seybouse n° 123)
          Les travaux ont été menés sous la direction de, Louis Widenlocher, entre 1952 et 1955, et l'inauguration officielle eut lieu le 25 décembre 1954, avec, pour la première, Mado Robin et les représentations de Lakmé et des Pêcheurs de perles. (Arch. Perso.)

          Jusqu'en 1961, des représentations de prestige étaient données avec la participation d'artistes de renommée internationale ; de nombreuses opérettes ont été montées avec une troupe locale et des intervenants extérieurs comme Jean Parédés… et puis les tournées Karsenty et Herbert permirent aux Bônois d'assister à des spectacles "comme à Paris, mieux qu'à Paris !" (devise de Raphaël Karsenty) et de voir se produire tous les artistes de music-hall en vogue, nationaux ou internationaux.
          La construction du dernier théâtre a coupé en deux la Rue Perrégaux de l'époque (maintenant Lamara Abdelkader) qui, du Palais Lecoq à la rue Bouscarein, traversait une partie de la ville. Des commerces avaient été aménagés au rez-de chaussée, de part et d'autre du bâtiment.

               Aujourd'hui, le théâtre porte le nom de Azzedine Medjoubi, directeur du Théâtre national algérien, assassiné par un groupe terroriste le 13 février 1995.

               Les documents suivants ont été pris dans le programme de la saison 1960 - 1961.

RÉGIE MUNICIPALE DU THÉÂTRE

          Administration placée sous l'autorité du Maire et de la Commission
          Directeur Artistique et Technique : R. LEGROS-SORGEL (3ème année)

CADRES ARTISTIQUES ET TECHNIQUES

Chefs d'orchestre. . . . . . . . . . . . . . Michel SAMMUT
                                                                           Marcel SALVATI
                                                                           Fernand DONDEYNE

Chef de chant. . . . . . . . . . . . . . . . Odette DUPRÉ
Régie générale. . . . . . . . . . . . . . . . Fernand BUSSUTIL
Régie des chœurs . . . . . . . . . .. Ange MONTICELLI
Ballet.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Mme SALVATI-LAMY
Sonorisation . . . . .. .. . .. . . . . . Roger SNIEHOTTA
Décoration.. . . . . . . . . . . . . . . . . Daniel FRETILUERE
                                                                           Christian FLOSSE

Machinerie. . . . . . . . . . . . . . . . .. . François D'ANGELO
Luminaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . René TEUMA
Adjoint à la Décoration . . . . . . . Kadour RACHEFF
Aération Chauffage. . . . . . . . René FIENGO

ADMINISTRATION

Régisseur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Raoul AZZOPARDI
Commis d'Administration. . . . . . . François LUCCIANI
Secrétaire de Direction. . . . . . . . Sylviane LAIK

               La liste des artistes en représentation intervenant sur la scène bônoise est impressionnante eu égard à la qualité des chanteurs et des chefs d'orchestre de renommée internationale.

ARTISTES EN REPRESENTATION

Chefs d'orchestre : André LHERY ; Reynald GIOVANINETTI ; Georges VERNET ; Jésus ETCHEVERY ; Lucien MORA.

Artistes de chant (Opéras et Opéras-Comiques)
Mmes Mady MESPLÉ, de l'Opéra ; Monique DE PONDEAU, de l'Opéra-Comique ; Jane COLL, du San Carlo ; Monique FLORENCE de la Monnaie ; Simone COUDERC ; Adeline ROUX, de l'Opéra de Marseille ; Josette LUIGI, de l'Opéra de Marseille ; Jeanine ERVIL.
MM. Robert GOUTTEBROZE de l'Opéra ; Antonio NARDELLI, de la Scala ; André TURP, du Covent Garden ; André DEAN, de l'Opéra-Comique ; Jean-Paul PASSEDAT, de l'Opéra de Marseille ; Luc ARMON, du Royal de Liège ; Robert MASSARD, de l'Opéra ; René BIANCO, de l'Opéra ; Jean LAFFONT de la Monnaie ; Lucien GUIRAND, du Royal de Liège ; Adrien LEGROS, de l'Opéra-Comique ; Henri MEDUS, de l'Opéra ; Pierre FISCHER, de la Monnaie ; Hue SANTANA, de l'Opéra.

               Il fallait bien ce niveau d'exigence quand on lit la liste des pièces qui sont données pendant l'année. Impressionnant !

OPERAS ET OPERAS-COMIQUE

LA TOSCA - LUCIA DI LAMMERMOOR (en Italien) - LA VIE DE BOHEME - DON QUICHOTTE - L'ENLEVEMENT AU SERAIL (Gala Mozart) - MIREILLE.

OPERETTES

LA FILLE DE Mme ANGOT - LES 28 JOURS DE CLAIRETTE - PHI-PHI - LA HAUT LE COMTE DE LUXEMBOURG - MAMZ'ELLE NITOUCHE - RIP - COMTESSE MARITZA -- LA POUPEE - COQUIN DE PRINTEMPS.

               Au programme, cette année-là, figurait :

La Fille de Madame Angot
Opérette en 3 actes de CLAIRVILLE, Paul SIRAUDIN et Victor KONING Musique de Charles LECOQ

Ange Pitou
Pomponnet
Larivaudière
Trénitz
Louchard.
Cadet
Buteux.
Guillaume
Un Officier.
Le Cabaretier

Jean Pomarez
Jean Launay
Michel Jacone
Andrée Nolikos
Robert Vandame
Georges Fiengo
Femand Féron
Ange Monticelli
Fernand Bussutil
César Serio

Clairette
Mlle Lange
Amaranthe
Cydalise.
Deiaunay
Hersilie
Herbelin.
Javotte
Babet
Thérèse

Josette Nadal
Monique Florence
Renée Castille
Josette Raiola
Eliane Debono
Christiane Mazières
Jeanine Martin
Josée Arnaud
Josiane Spitéri
St Joannet

Au deuxième acte : LES CONSPIRATEURS

Au troisième acte : BALLET DES FARINIERS

Chef d'orchestre                Mise en scène                Maîtresse de Ballet
Marcel SALVATI        R. LEGROS-SORGEL        Mme SALVATI - LAMY

      Costumes de la Maison BOYER         Perruques Nicolas MARCHIONNE

      Orfévrerie - Argenterie DE LA MAISON DU CADEAU, Cours Bertagna

               A côté d'œuvres aussi renommées et de talents aussi affirmés, on pourra peut-être ramener sur la scène du théâtre purement bônois le Cyrano de Fernand Bussutil tiré de son Moi et Augu. Edmond Rostand se retournerait peut-être dans sa tombe, mais dans la Dépêche de l'Est, il est bon de rappeler nos racines…
La tirade du nez

                              Ah ! Non, c'est un peu court jeune homme
                              On pouvait dire, atso, beaucoup plus Diobone
                              En faisant entention. Par exemple, tenez :

                              EN COLERE : " Moi, Monsieur si j'avais un tel nez,
                              II faudrait tout de suite que je me l'escagasse.

                              AMICAL : Mais il doit tremper dans votre tasse.
                              Pour boire, faites-vous fabriquer une zorna (1) .

                              DESCRIPTIF : C'est un bloc ou bien la Mahouna (2) !
                              Pourquoi la Mahouna et pas le Cap de Garde (3) ?
                              A de bon il est gros pour qu'on te le regarde !
                              On dirait un poivron ou un concombre à l'eau,
                              Une figue de Kabylie pour les petits oiseaux.

                              FANFARON : Quand tu fumes, o nez rococo,
                              II en sort un vent chaud tout comme le siroco.

                              GENTIMENT : Mettez-y une feuille d'oseille
                              Pour ne pas attraper un grand coup de soleil.

                              AU SERIEUX : Et Oualio, ce gantch (4) est à la mode
                              Pour prendre les affaires, pour sûr c'est bien commode.

                              DRAMATIQUE : C'est la Seybouse quand il coule ;
                              A la foire, ça c'est sûr tu f'ras venir la foule.
                              Enfin, pour terminer ce petit esposé,
                              Sans tirer à la longue, comme y dirait Zézé,
                              Le voilà donc ce nez, et qui par son allure
                              Tellement qu'il est gros, me fait perdr' la figure.
                              Voilà ce qu'à peu près vous " m'aurez " dit,
                              Si vous aviez un peu d'école et de l'esprit.

1 Instrument de musique
2 Montagne près de Guelma
3 Cap du golfe de Bône
4 Crochet ( de l'italien, guancio )


Photo de M. Marc Donato
Photo de M. Marc Donato     Photo de M. Marc Donato
Photo de M. Marc Donato

Photo de M. JPB
               Les photos de la construction du théâtre sont parues sur la Seybouse N° 169 et ont été envoyées par M. Marc Donato. Elles ont été données par Madame Martine Cardono, fille de Monsieur Louis Widenlocher, qui a dirigé les travaux de la construction du théâtre.

               Photos développées par CHRISTIAN, photographe à Bône.

               Seybouse N° 169

Dossier établi par M. Marc Donato          

Afrique : Le peuple Pied-Noir
déterminé à disposer de lui-même
et de créer une nation

Publié le 17 Avril 2017 - LIBREVILLE, par Infosplusgabon
Envoyé par M. Albert Hamelin

       C'est avec une détermination rarissime que le gouvernement provisoire du peuple Pied-Noir en exil a officiellement organisé le 13 avril à Montpellier, sa première majeure exhortant le droit international des peuples à disposer d'eux mêmes. M. Jacques Villard, porte-parole du gouvernement provisoire du peuple Pied-Noir en exil, s'est appesanti sur ce que fut le 1er novembre 1954, lorsqu'une organisation indépendantiste, appuyée par un certain nombre de pays du sud de la Méditerranée a déclaré la guerre à la France, qui gérait en Algérie 15 départements de plein droit, reconnus par la communauté internationale.

       " Nous sommes sereins et déterminés. Nous ne sommes pas des délateurs ou des hommes du passé. Nous détenons, en nous, une mission. Nous allons l'accomplir non par l'épée, mais par le verbe ", a déclaré M. Jacques Villard, porte-parole du gouvernement provisoire.
       Plantant le décor, M. Villard s'est fait l'avocat du peuple Pied-Noir, né de la conversion au judaïsme puis au christianisme d'une certaine partie de la population berbère, de la conquête espagnole du 16ème siècle, de la conquête française du 19ème siècle.
       Et de poursuivre : " la guerre, entre la France et l'organisation indépendantiste, a duré 8 ans au cours desquels les massacres des populations autochtones de ces trois peuples ont été organisés et programmés par les protagonistes qui s'en rejettent la responsabilité devant l'Histoire ".
       L'orateur a rappelé qu'en mars 1962, le Gouvernement français de l'époque et le Gouvernement provisoire de la République algérienne ont conclu une trêve des combats et un accord de transfert de souveraineté " dans le cadre du droit international des peuples à disposer d'eux-mêmes ".

       Alors que l'on aurait pu s'attendre à la création d'une nation fédérale préservant l'identité et la spécificité des trois peuples, (…) s'en est suivi un génocide concerté du peuple européen avec la réduction, entre autre, du ghetto de Bâb el Oued le 23 mars 1962 à Alger, le massacre du 26 mars 1962 à Alger par les troupes françaises, le massacre du 5 juillet 1962 à Oran par les troupes arabes.
       Les assassinats individuels, les attentats et les enlèvements, accompagnés de la spoliation des biens immobiliers, a contraint le peuple Pied-Noir à l'exode pour la quasi-totalité de ses citoyens.
       La même mésaventure devait arriver quelques mois plus tard aux Imazighs pour une grande partie de leur peuple après l'indépendance du 1er juillet 1962.
       Le peuple Pied-Noir s'est alors réfugié sur tous les continents rejoignant les communautés des leurs qui s'étaient installées au moment de l'Indépendance de la Tunisie et du Maroc et des événements des années 50 en Algérie.

       C'est au Maroc, en Tunisie, en Afrique du Sud, aux Canaries, aux Açores, à la Réunion, à Madagascar ; en France, en Espagne, en Italie, à Malte, en Belgique, en Suisse, en Catalogne, aux Baléares ; en Israël et au Liban ; en Argentine, au Brésil, au Canada, à Saint Pierre et Miquelon, aux USA, et enfin en Nouvelle-Calédonie et en Australie que le peuple Pied-Noir se réfugia.

       Depuis plus d'un demi-siècle, aucun gouvernement n'a fait respecter les droits de l'homme qui devaient leur être accordés, en particulier au titre de l'article 17.
       Et ce, alors que les Pieds-Noirs ont su verser largement leur sang lors des deux conflits mondiaux pour préserver la liberté et la souveraineté de la France, y compris pendant les Guerres d'Indochine et d'Algérie. Ils ont également su surmonter les spoliations, les suicides, les assassinats, les enlèvements, les emprisonnements illégaux, les disparitions en mer, les faillites, la calomnie la destruction systématique de leurs biens mobiliers et immobiliers. Il est important de reconnaître qu'ils ont su participer largement au renouveau économique de nombreuses régions.

       Mais à l'inverse, les gouvernements ont ouvert les portes des prisons à ceux des criminels qui avaient attenté à leurs vies, les a amnistiés et leur a remis, clefs en mains, les biens des Pieds-Noirs par le biais de l'Agence des Biens française, alors que dans le même temps les banques françaises prêtaient aux Pieds-Noirs à taux d'usure un peu d'argent afin de quoi conduire en France les cercueils des défunts, de quoi payer le transport des biens et des personnes, de quoi se loger, se vêtir ou s'alimenter…
       L'indemnisation, qui a été accordée, le fut surtout au bénéfice des grandes sociétés françaises, des banques et des métairies qui avaient investi en Afrique du Nord. 80% des Pieds-Noirs étant d'origine modeste, ne possédaient pas de biens significatifs. Ils furent écartés des mesures réparatrices.
       Ainsi, pendant un demi-siècle, les Pieds-Noirs ont travaillé durement, ont éduqué leurs enfants, ont pansé leurs plaies, ont enterré leurs morts, ont recherché leurs disparus, ont édifié leurs logis et creusé leurs tombes.
       De nos jours, le Peuple Pied-Noir a donc décidé, au même titre que le peuple Imazigh qui vient de prendre la même décision, de jouir du droit international dans le cadre du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de se doter de l'architecture d'un Etat, par le biais d'une Assemblée constituante et d'un Gouvernement provisoire.

       Ce Gouvernement provisoire a commencé à fonctionner comme tout Gouvernement avec des séances de travail régulières concernant le passé, le présent et l'avenir du Peuple Pied Noir mais aussi avec des prises de position sur l'actualité internationale.
       L'organigramme fonctionnel du Gouvernement est effectif. Les noms des Ministres et des Secrétaires d'Etat seront connus le 1er novembre 2017 ou avant en cas de crise majeure ou après si les négociations en cours l'exigeaient.
       Le Gouvernement, voulant se donner les moyens d'acheter ou de prendre à bail un territoire devrait se doter d'un Fonds International d'Investissement

       Le Gouvernement devra résoudre des questions telles que le drapeau, l'hymne, les Ambassades, les Consulats, les responsables de secteurs, l'organisation de la diaspora, la monnaie, la langue, les timbres, le journal officiel, les cartes d'identités, les passeports, les permis de conduire et tous autres documents. Tout est à construire.
       La mission est très large. Nous allons pouvoir créer des emplois multiples même si, pour l'instant, nous sommes tous bénévoles. Il faut comprendre que c'est un événement majeur ; unique dans l'Histoire de la France territoriale.

       (Source : Département Communication du peuple Pied-Noir en exil).
       FIN/INFOSPLUSGABON/MOP/2017
http://www.infosplusgabon.com/index.php/actualites/submenu-1/2805-afrique-le-peuple-pied-noir-determine-a-disposer-de-lui-meme-et-de-creer-une-nation

       Ecoutez le porte parole du gouvernement provisoire des PIEDS NOIRS qui s'est tenu à Nimes
https://www.youtube.com/watch?v=hkSyyc48PCo
A la demande de nombreux internautes, je diffuse simplement et sans commentaires cette info de Gouvernement
du peuple Pieds-noirs


PHOTOS de BÔNE
Envoyées par M. C. Ciantar

La Caroube en démolition
Photo envoyée par M. C. Ciantar

Photo envoyée par M. C. Ciantar



Photo envoyée par M. C. Ciantar

Photo envoyée par M. C. Ciantar



La Place d'Armes
Photo envoyée par M. C. Ciantar



Photo envoyée par M. C. Ciantar





ALGER D'AUTREFOIS
L'Effort Algérien N°9 du 6 juin 1927
Histoire des rues d'Alger
Epoque Arabe, Berbère et Turque
         
              On ne commit que fort peu de chose sur l'histoire des rues d'Alger à l'époque Arabe et Berbère ; ce que l'on sait, c'est que les principales rues avaient été tracées d'après les directions des voies romaines, comme celle qui longeait la rue de la Marine actuelle, une autre qui traversait la ville dans la direction de la porte Bab-Azoun à la porte Bab-el-Oued et enfin celle qui suivait la rue de la Casbah en s'amorçant sur l'ancienne voie romaine qui passait rue Bab-el-Oued avec un embranchement sortant par une ancienne porte disparue et qui existait en face de la rue Barberousse.
A L'EPOQUE TURQUE

           A l'époque turque, la ville était divisée en quartiers comme à l'époque berbère ainsi qu'en font foi d'anciens titres de propriété. Il y avait, néanmoins, quelques rues ainsi désignées sur un plan de 1572 : la Stratta granda del Zocho, la grande rue du Souk qui partait de la porte Bab-Azoun pour arriver à la porte Bab-el-Oued ; ensuite venait la Strada larga qui suivait sensiblement la rue Randon actuelle ; puis venait la rue des Orfèvres, désignée sur le plan que nous possédons sous le nom de Strada delli Orefici puis la Strada di Spadari ? et la Calle di Tentori ou rue des teinturiers qui passait à côté de l'Archevêché ; ces dernières années, des jarres ont été retrouvées place de l'Archevêché à 1 m.50 de profondeur, elles contenaient encore des restes de couleurs vertes et rouges.

            Le centre de la ville qui est devenu depuis 1832 la place du Gouvernement était occupé exclusivement par des boutiques qui sillonnaient trois ou quatre rues parlant de la rue Bab-Azoun et convergeant vers la Mosquée de la pêcherie.
LES QUARTIERS FRANCS

           L'une de ces rues évoquait un souvenir du moyen âge. Elle s'appelait El-Kissera, ce nom vient de l'espagnol Caserio ou Caseria qui signifie un assemblage de maisons. Il s'appliquait au moyen-âge aux quartiers réservés aux marchands francs dans les villes de l'Afrique septentrionale au XIIIème et au XIVème siècles. Les principales villes, telles que Marseille, Pise, Gènes. Venise, Florence et Barcelone se faisaient accorder par des chartes spéciales, des franchises étendues sur les côtes de l'Afrique. Par ces chartes, il était concédé aux Francs, dans chaque ville à comptoir, un quartier particulier et distinct avec le droit d'y bâtir des fondouks leur servant de maisons d'habitation et de magasins ; il leur était permis d'avoir des églises pour s'y livrer publiquement a l'exercice de leur culte. Là, les marchands chrétiens vivaient libres et tranquilles sous la protection de leurs consuls. Au XIIIème siècle, une colonie catholique existait à Tlemcen et se composait de près de 4.000 personnes ; une partie de ce quartier existe encore aujourd'hui ; autrefois, il était percé de quatre portes qui se fermaient la nuit. Il y avait dans ce quartier un entrepôt commun, des fours, des bains, un couvent de frères prêcheurs et une église.

            Ce nom de El-Kissera, situé au bord de la mer, ferait songer à un établissement de ce genre à Alger, au moyen-âge, et chose remarquable, c'est que, sur un des plus anciens plans connus d'Alger au XVIème siècle, il existe à l'emplacement même d'El-Kissera, une construction carrée munie de trois portes et donnant face à la mer avec une autre porte semblable mais celle-ci donnant dans la ville. Dans ce périmètre entouré de murs, se trouvent aussi plusieurs constructions qui sont désignées sous les noms de Porte tee di l'Arsenale et l'Arsenale. Que viennent faire à cet endroit ces quatre portes presque contiguës ? Ce n'était pourtant pas la coutume des Turcs de multiplier les entrées de leurs villes par des portes rapprochées les unes des autres. Il ne serait pas impossible qu'à cet endroit ait été la Caseria du moyen âge que les Turcs auraient aménagée plus tard en Arsenal lors de leur arrivée à Alger.
Henri MURAT           
           

CAGAYOUS CHAUFFEUR
MUSETTE
Envoyé par M. Daniel Bonocori

Roman automoubile véritable
Pour ceuss-là qu'on sait lire

ENTRODUTION

                Ce livre-là c'est pour y faire voir à le piblic comme c'est la vie aujord'aujord'hui, que tout le monde y veut marcher vite sans qu'aucun il y commande qui bouge.
                Tous y sont pressés de f. . . le camp à un ante endroit.
                Çuilà qui faut qui reste assis dessus la chaise pour travailler ; çuilà qui faut qui reste tout le temps dessur les quilles pour manger ; çuilà qui faut qui se met de plat, de dos, de c... de tout pour gagner le pain, y pense rien que courir dessur les routes, en l'air. eu dessous la mer. . . qu'est-ce que je sais !
               Un y commence du temps qu'il est gosse vec la planche qué y a les roules du lit pour faire la course dessur le trottoir, à la descente. Après quand y vient junhonlme, y s'achète la bicyclette d'occasion et vingà de se bouffer les kilomètres vec le dos qui se ressemble la langouste qu'on se met dedans la marmite. Après, si y a moyen, y s'achète la motocyclette jusqu'à temps qui se casse un os ou deux ; et après le goût il y vient qui monte dessur la oiture quate ch'vaux et dimi ; après six, après huit, après douze, après seize, après vingt-quate ... Brrrr. L'argent elle compte plus. Quand même qui file vite comme le vent, encore y veut pluss, pluss, pluss. Fou on vient. Ma parole. si jamais on se vend l'aréloplane, tous ceuss-là là qui z'ont la oiture y s'ensauvent dedans les nuages. .
               Le monde y veut plus rien savoir vec la terre et les habitudes de l'ancien temps qu'on vient vieux sans dépenser boucoup l'argent.
                Le monde quand c'est qui faut qui fait une chose par force pour manger, y dit comme ça que c'est le travail et que ça li f... la flemme. Quand y fait une aute chose que personne il y commande, y parle comme ça que c'est histoire qui s'amuse. C'est vrai ou non ?
                Voir moi, hein ? A présent que ,j'a venu chauffeur de l'automoubile, je me pense rien que faire escapa dedans une gossettr, une pastéra, un baquet, ça qu'y a, quoi, pour toucher les bousnels et les mendjacaga à le Kassour. Quand les marins on se monte à terre pour faire la bombe, tout de suite y se grimpent dessur un ch'val, un bourriquot, une bicyclette et des autes trucs et Y s'esquintent tant qui peut, y se f… parterre, y s'attrapent la fuxion de potrine et y se f... un turbin que pas mène on me donne dix francs 1 heure je marche pas.
                Qué tas de c..., y a dessur la terre quand on pense !
                Enfin ça fait rien. Cuilà que c'est sa faute, basta y réclame.
               Dedans l'histoire que moi je m'écris ici, je marque tout ça qu'il a arrivé depis que je me tiens le volant. Y a des fois qu'on se tord, y a des fois qu'on pleure, y a des fois qu'on s'attrape la flemme, y a des fois qu'on se pisse pourquoi y a une chiée des types qu'on se courait et pis des .femmes et pis un tas des embrouillages que c'est pas ma faute.
                Ça que c'est sûr, c'est que c'est la vérité qu'elle parle dessur le papier, pourquoi moi j'aime pas sortir les tchalites à le public.
                Cuilà qui veut lire y lit ; çuilà qui veut pas, qui sen va à compter les fèves à Azéfoun
                Si y en a qu'on s'attrape la rogne, le bœuf, le manche, la rabia et tout, à rapport que je parle comme c'est les trucs de les oitures et de les garages, ça me régarre pas. Quand le photographe y tire le portrait à un qu'il a le piton qui se ressemble la boumarolle y se le lait pas vec le nez à Sainte Joséphine, aussi non aucun y connait qui c'est.
               Le monde à présent y s'a coupé en deux morceaux à la faute à l'automoubile. Par un côté y se tient une qualité qu'on marche vec l'essence et les peneus ; par un ante côté v a ceuss-là là qu'on marche à pattes. Bientôt-la guerre elle sort, pourquoi ceuss-là là que bessif faut qui marchent à pied on se soigit à la roule pour marcher, et ceuss-là la qu'on roule vec les peneus y se soigit les trottoirs pour pas écraser à les autes. C'est malheureux !
                Jamais les hommes y viennent frères, va ! Pourquoi si jamais y viennent comme je dis moi, tous on monte dedans l'automoubile et aucun y veut balier la route.
                Et vec les charrétiers ! Amane ! combien des baroufas, je m'a pas sorties vec euss que esprès oit me bouche le chemin.
                Vec les cantonniers qu'on se verse la caillasse, je m'a empoigné pluss de cinquante fois à cause que je m'a f.. . quate cents francs des envéloppes à mon patron qu'après y m'eng... comme un massacre.
               Si le gouvernement y serait entelligent, bon type et tout, au lieur qui laisse qu'on fait quate crévésons chaque dix kilomètres et qu'on passe le temps rien qu'à poser les pièces et qu'à pomper qu'on s'attrape la fuxion de poitrine, eh ben y se fait les routes en caïoutchouc. Comme ça taïba !
                Une supposition que la route ça serait enrangé vec des boudins Michelin, Dunlop et Continental pour pas qui aye des jaloux, aïe, qué coup de troisième vitesse on s'envoye sans casser rien. Ça oui !
                Aouat ! le gouvernement y marche pas vec les automoubiles. Dessur l'automobile y se connait rien que le rouleau pour la caillasse qu'il a rien que un cylindre, oilà !
                A cause de ça, à peu à peu, le monde y va f... le camp en l'air. Et après, quand y vient le temps qu'on porte le papier pour qui pave le baïlek chaque année, l'empoyé y s'attache une gamelle. Vec le cerf volant faut qui travaille .
               Esprès je m'a sorti ce livre là pour spliquer bien tout ça qui m'a arrivé à moi et à les autes rapport à l'auto,, et pis tout les choses que le métier y veut.
                A cause de ça je m'ai entitulé à le commencement l'Entroidution. Chaque livre que c'est vrai, faut que yaye l'Entrodution, aussi non le monde y perd la confiance en parlant comme ça qu'on veut li mettre par force !
                L'Entrodution elle est finite.
CHAPITRE 1er.
Comment que ça se fait que
j'a venu chauffeur

                A force à force qu'on me fait des misères et qu'on me sort des histoires, je m'ai f.. le tombereau des ordures à les trente-six mille diables et tous avec, et après j'a fait la grève moi tout seul. Qu'ça m'fout à moi, ho ! Quand moi je mange pas, c'est mon ventre à moi qui réclame et pas vote pantcha à vous ! Y en a qu'on s'en f... pas une datte et qu'on parle comme ça que le travail c'est la liberté.
               Passe moi ! Depis trois heures chaque matin jusqu'à temps que le soleil y soye couché, je marche vec le ch'val, comme si je serais un prisonnier. La liberté c'est, ça ? La liberté elle est rien que pour çuila qui se tient la galette à la Banque et qui fait ça qui veut, sans que personne il y commande rien. Dedans le monde, çuila-là qui travaille pas on li donne tout ça qui veut battel, et encore on li sort le chapeau. Si il y vient le goût qui s'en va en France, on li fait cadeau la cabine prémière classe vec la carte pour le ch'min de fer, le tréâte à l'oeil et qu'est-ce que je sais pas, que nous autes tous par force faut que nous sortons la monnaie. Voir un roi, hein? Quand c'est qui paye sa place, quand, allez? Et combien qui gagne un roi? Personne y le sait, pourquoi c'est lui qui se soigit l'appointement qui veut. Dommage que le monde y soye pas roi chacun son tour ; un mois basta, y en a assez. Quand c'est mon tour, aïe combien des flouss je me laisse tomber dedans la caisse à le fils à mon père !
               En tendant que je viens roi, j'a rentré dedans le garage qui travaille çuilà qu'il a la Calotte jaune pour ennettoyer les automoubiles. Trois francs par jour. Vec les amendes, les pourboires et tout, ça fait une pièce de quarante sous la journée. Toujours on mange un bout du pain, qué !
                Le travail que je dis moi y coûte pas boucoup cher pour les effets et les souilliers, à cause qu'on reste tout le temps à pieds nus, vec le patalon vieux et le tricot. Pas besoin que vous savez écrire, lire, faire la dévision et la géographie pour travailler ce métier là. Nager, pas pluss, faut qu'on connaît. Mà ! qué grénouille je viens ! D'un peu je vous jure, y me sort un peu de la peau dedans les doigts de mes pieds comme les canards y z'ont.
               Çuilà qu'il a la Calotte jaune quand il a rentré dedans le garage, y s'a ennettoyé les voitures pluss de six mois, après y s'a embusqué vec çuilà qui travaille les peneus en bas la cave qu'on met les pièces vec le fourneau esprés.
                A peu à peu y s'a attrapé une bonne place qui fait un tas des bricolages qu'on sait pas ; total, il a venu micanicien, peneumeticien, marchand de l'essence et dévisseur des bougies. Un Monsieur c'est, qu'est-ce que vous croyez alors !
                A moi y me commande comme si je serais un mousse, j'vous jure. Quand y s'amène dedans l'endroit qu'on lave que ça s'appelle la cuvette, y fait semblant qui me connaît pas et y commence de g..
                - Entention, dégrouillez-vous, spéce d'amphébie, qui faut que la oiture à mecien Babvlas elle soye déhiors à 2 heures.
               - Moi, histoire qui s'attrape un peu la rabia, sans faire semblant, j'y tape un coup de pied de plat dessur l'eau que y a parterre et j'y envoie un pourpe à La Calotte jaune. Lui y s'arrécule en fumant de peste.
                - Grand bâtard que ti es !
               Chaque coup qu'une oiture elle rentre vec la panne à le garage, oilà La Calotte jaune qui vient en côté comme si ça serait le médecin.
                L'homme y dit comme ça :
                - Je sais pas quoi elle a aujord'hui, elle a pas la force et elle fait rien que sortir les râtés.
                Çuilà qu'il a la Calotte jaune, y fait la figure d'un qui connait, y se rouve le capot, y s'arrégare un peu en dedans la micanique, y se touche deux ou trois choses et après y fait comme ça :
                - C'est la bougie qu'elle est sale.
                L'homme y répond qui s'en a sangé trois et qui s'en a posé une qu'elle est neuve.
               Alors La Calotte jaune, y se rouve encore le capot, y s'arrégare en dedans les trucs, y touche une chose et y s'annonce que c est le carbulateur qui s'a noyé.
                Quand il entend ça, l'homme y ferme et y bouge plus.
                Chaque coup que vous y disez à un type qui se l'aime pas toucher les outils, que son carbulateur y s'a noyé, c'est pareil que si vous y arrez coupé sa langue en li tapant un coup de matraque dessus la citrouille,

               A ceuss-là qu'on connait comment c'est le carbulateur, la bougie, l'allumage vec la pile et vec la magnéto, la sopape, le sangement de vitesse et des autes choses, on li parle que c'est le déflérentiel qui faut qu'on se le règle. Forcé qui tombent assis et que la oiture elle rentre dedans l'atelier.

               Des fois on se pense que tout y faut se démonter ; c'est rien que un fil de misère qui s'a levé la peau et qui se fait des bisettes élétriques vec un morceau du fer et que un peu du sable y s'a rentré dedans le trou de le tuyau qu'elle passe l'essence. Quand même ça compte comme si ça serait été le défférentiel à cause que les ouveriers y travaillent pas pour la peau.

               Y a des types qui z'ont des oitures grandes, que pas même y sont f. . . de vous spliquer comment que ça marche que chaque moment y vous sort un tas de mots difficiles que un micanicien véritable y vient baba. Ceuss-là là tout le temps y réclament après nous autes qu'on s'y a laissé la motié de la poussière, que des choses elles sont rouillées ; qu'on s'y a engalifé la capote vec les doigts noirs et un tas des rouskis que le patron y vient enragé. A la fin pour que y soyent contents les mecs, on nous f. . . dix sous de l'amende par poche à nous autes. Sanche qu'on nous f... pas déhiors. Maladetta !

               Une fois à un qu'à rapport à lui on m'a lévé la motié de la journée, j'y a craché une bouchée de l'eau dedans le réservoir qu'on met l'essence ; comme l'eau elle tombe par en bas qui a le trou qui s'engantche le tuyau qui s'amène l'essence par en dessous le carbulaleur, le gaz y passe plus.

               Tourne que tu tournes. Tiens ! trappe ça ' Tous les employés à le garage y font tourné la manivelle chacun son tour ; après y z'ont venu les chauffeurs qu'on fait roseau, après le contremaître, après les ouveriers, après le patron. La peau ! Le popiétaire qui s'avait assis dedans la oiture vec sa femme et ses filles habillées vec les peaux et un tas des chiffons dessur la tête y z'ont descendu en faisant mauvaise figure.
                - Sûr que c'est les bougies qu'elles sont sales, y dit Cuila qu'il a la calotte jaune.
                Des fois que c'est un court cercuit qui s'a fait la manivelle vec le porte phare, y fait un micano en rigolant.
                Tout le monde il a dit quéque chose que c'est la faute et aucun y s'a endeviné juste ça que c'est. Ca fait que la oiture elle a rentré plus de huit jours dedans l'atelier. Oilà ça qu'il arrive quand on fait les misères à le pôvre monde pour li lever le pain de la bouche!

               Un jour, le patron y m'a dit comme ça que je m'en vais vec La Calotte jaune pour y donner la main que une oiture elle était en panne à Guyotville et que les micaniciens y z'ont boucoup du travail. A le téléphone on y avait parlé à le patron qui s'envoye tout de suite un ressort pour la sopape et une bougie. Comme çuilà qu'il a la Calotte jaune y se connait pluss les bougies que tout, on li a dit à lui qui va et que moi j'y donne un coup de main des fois qu'on l'a besoin.
               Le goût ! Oilà je me mets vite les souilliers, les effets et tout et je monte dedans une oiture carcasse qu'elle fait huit chévaux qu'on dirait que chaque ch'val y saute dessur des caisses du pétrole. La musique des négros c'est rien. Une fois que nous sommes été déhiors pluss loin que Bablouette, j'y dis à La Calotte jaune qui me laisse que je m'apprends de conduire pour qu'on me sort l'avancement, aussinon je m'attrape le rhumatisse que je crève à l'hôpital.
                - Paye moi l'assurance dessur la vie pour ma veuve et après je te laisse, y répond ce fant de ... là !
                - Allez, tu veux me donner le volant ici, spece de c... qu'est-ce ti as peur, ho ! Tu t'en rappelles pas alorss le quadricyque que moi je la conduis dans l'ancien temps.
                Ça ressemble pas, j'te dis. Commence pas d'em... le monde, Cagayous. Si tu te f. . . la oiture dedans le ravin. qui c'est qui trinque ?
                - Moi et toi nous trinquons, ho !
                Allez rigole pas. laisse moi que je m'apprends un peu, la mort de tes oss ! Ti as pas confiance ou quoi ?
                - Ho ! quantocassir ! Aspéra qui aye plus des tramwailles. Tu vois pas que j'a pas porté la corne et que c'est tout plein des oitures par ici.
                - Qué, la corne ! Tu te penses que ce moteur là y fait pas assez le boucan. Une heure d'avant qui soye arrivé on s'entend la fête du mouton.
                - Pantience
                - Allez, maintenant c'est bon : la route elle est tout seule. Tu donnes le volant ou non ?
                Ce coup là, La Calotte jaune pour pas que j'y donne une castagne dessur sa meniature y m'a laissé que je conduis, en condition qui se tient un peu le volant lui aussi.

               Prémière fois, je m'a trompé de tourner par le côté qui faut et j'a grimpé dessur un tas des pierres. . .
                - Aparie dix sous que d'ici qui soye demi heure, tu fais la calastrophe que tout Alger y pleure, y dit La Calotte jaune.
                - Parle pas à le watman, c'est défendu. Arrégare moi ce coup de virage. Où c'est le truc qu'on donne le gaz?
                Au lieu, qui met la force, ce rosse de La Calotte jaune, y se pose le pied dessur un truc d'en bas que la oiture elle s'arrête en faisant le potin qu'on s'entend plus.
                Ti es fou ou quoi ! j'y crie.
                - C'est toi que ti es fou, oui ! Tu vois pas que une charrette elle reste à le milieu de la route et que si je désembraye pas nous faisons carambolage.
                Allez ti en as assez. Donne ici le volant que la réponsabélité elle est dessur moi.

               Si c'est pas malheureux : Moment que je commence de marcher tout droit, y me léve le kif, ce pétit chiqueur, que si je me tiens pas je me le descends à la mer.
                Oilà que nous arrivons à le Gros Rocher, que y a l'écriteau pour qu'on va doucement et après qu'on tourne, juste par en côté qui se tient le petit cimitiére, nous se trouvons la oiture qu'elle est en panne vec un homme de plat par en dessous, un aute qui se trifouille la micanique et pis une femme qu'on li voit un peu du nez, basta et qu'elle fait le mauvais sang.
(A suivre)                


Avocat - Témoin
Envoyé Par Eliane

          AVOCAT : Docteur, avant de procéder à l'autopsie, avez-vous vérifié le pouls ?
          TÉMOIN : Non.

          AVOCAT : Avez-vous vérifié la pression sanguine ?
          TÉMOIN : Non.

          AVOCAT : Avez-vous vérifié la respiration ?
          TÉMOIN : Non.

          AVOCAT : Alors, il est possible que le patient soit vivant lorsque vous avez commencé l'autopsie ?
          TÉMOIN : Non.

          AVOCAT : Comment pouvez-vous en être si sûr, Docteur ?
          TÉMOIN : Parce que son cerveau était dans un bocal sur mon bureau.

          AVOCAT : Je vois. Mais, est-ce que le patient ne pouvait pas être quand même encore en vie?
          TÉMOIN : Oui, c'est possible qu'il soit en vie et fasse le métier d'avocat.



LES FRANÇAIS EN ALGERIE (1845)
Source Gallica : Louis Veuillot N°9

Souvenirs d'un voyage
fait en 1841, par Louis Veuillot,


 XVII -
LE TENIAH DE MOUZAYA.
LE BOIS DES OLIVIERS.
MEDEAH.

          L'ARMÉE et le convoi quittèrent le lendemain Blidah à la pointe du jour, la troupe joyeuse comme la veille, les convoyeurs d'aussi mauvaise humeur qu'ils n'avaient cessé de l'être depuis la première annonce de cette campagne forcée. Ils se vengeaient amplement du gouverneur en se refusant absolument à marcher avec un peu d'ordre, ce à quoi il faut dire que le terrain ne se prêtait guère. Jusqu'à Blidah on avait eu la route ; maintenant on avançait à travers champs et guérets, j'admirai là comment une armée fait son chemin lorsqu'elle marche.
           Pour peu que le terrain ne s'y refuse pas absolument, en un clin d'œil les sapeurs (qui ne sont point du tout les personnages vénérables que nous voyons défiler à la parade avec une hache sur l'épaule et un tablier blanc, mais bien de vigoureux et alertes gaillards, armés de pics, de pioches et de pelles), les sapeurs vous comblent un ravin, vous aplanissent une butte, vous élaguent un bosquet de bois, et les trains d'artillerie, les caissons, les prolonges, les voitures même passent avec une rapidité téméraire.

           Nous étions véritablement en pays ennemi, sur le territoire des Hadjouthes, et en pays sauvage. La terre, couverte d'une végétation désordonnée, ne portait d'autres traces de la main de l'homme que quelques coupures de terrain, pratiquées par nos sapeurs dans les expéditions précédentes et déjà recouvertes de ronces et de hautes herbes. Naguère, tout ce sol était habité et en partie cultivé. Maintenant il est trop près de nous pour que l'Arabe y travaille, et trop près de l'Arabe pour que nous y puissions semer un grain de blé. Quant aux demeures, elles ont fui comme les habitants. Lorsque les vedettes, qui sans cesse et partout nous surveillent, nous voient avancer, on réunit le troupeau, on plie la tente; un mulet et quelquefois un à ne suffit pour emporter en un clin d'œil hors de notre atteinte la maison et le mobilier. Les femmes, les enfants et quelques cavaliers font cette besogne. Ils n'ont pas besoin de s'éloigner beaucoup, car ils savent d'avance où nous allons, et la route que nous devons suivre est indiquée par la nature du sol.

           Nous choisirons toujours la ligne qui offrira le moins de difficultés au passage de nos transports. Quelquefois toute une fraction de tribu est cachée à deux portées de fusil de nos flanqueurs, dans un pli de terrain. Lorsque nous avons passé, les fuyards reviennent et trouvent sur la terre que nous venons de fouler la seule chose qu'ils lui demandent, de l'herbe pour leurs troupeaux. Mais malheur au soldat qui reste seulement à cent pas de la colonne ! il est infailliblement pris et la plupart du temps massacré. Les Arabes savent si bien que nous sommes forcés d'avancer et que nous ne sommes pas libres de nos mouvements, qu'ils ne craignent pas de venir tirailler à l'arrière-garde ; et c'est presque toujours ainsi que marche une armée française, insultée par les coups de fusil de quelques centaines de Bédouins, qui lui font éprouver plus de dommages qu'ils n'en ont reçu. Souvent, à l'extrême limite de l'horizon, sur le sommet d'une colline, je voyais apparaître une ou deux silhouettes étranges, qui disparaissaient bientôt : c'étaient des cavaliers ennemis. Derrière eux, à peu de distance, se tenait probablement une force assez considérable. Proie tentante et impossible à saisir, mais que nous verrons de plus près partout où elle croira pouvoir nous attaquer sans danger (1).
           (1) "Du haut des collines Jugurtha suit les généraux romains, cherche le temps et le lieu propres au combat, infecte sur leur route le peu de pâturages et de sources qu'offre le pays, se montre tantôt à Marius, tantôt à Métellus, harcèle l'arrière-garde, et sur-le-champ regagne les collines, menace les uns et les autres, ne leur livre pas bataille, ne les laisse pas en repos, seulement arrête leurs entreprises."
           (Salluste, Guerre de Jugurtha, LV.)


           Nous arrivâmes, quelques heures avant la fin du jour, au lieu dit Haouch-Mouzaya, autrefois centre d'une grande exploitation agricole, car haouch veut dire ferme ; maintenant redoute abandonnée, où quelques centaines de Français, avec une ou deux pièces de canon, tiendraient contre des milliers d'Arabes; mais où les Arabes, qui, pas plus aujourd'hui qu'au temps de Jugurtha, ne veulent jamais se priver de la ressource de la fuite, ne consentiraient jamais à s'enfermer. Les voitures ne pouvaient aller plus loin ; on devait, le lendemain, pénétrer dans la montagne, et franchir avec le convoi, formé des seules bêtes de somme, le célèbre col ou Téniah de Mouzaya, ainsi nommé de la tribu belliqueuse qui en défend les abords. Le général Bugeaud, suppléant par une nouvelle ressource aux transports qui allaient lui manquer, fit mettre pied à terre à sa cavalerie, dont il prévoyait n'avoir pas grand besoin, et chargea les nobles coursiers de grains, de biscuit, de tout ce qu'ils pouvaient porter. Je ne sais si les chevaux furent sensibles à l'humiliation de porter ainsi les éléments de la vie au lieu des éléments de la mort, mais le changement ne flatta pas du moins les cavaliers. On leur dit qu'ils servaient mieux la patrie et leurs camarades dans ce rôle nouveau, qu'ils ne pourraient le faire par une charge victorieuse sur l'ennemi. Ils le crurent, et, la discipline aidant, se préparèrent d'assez bonne grâce à devenir piétons et convoyeurs.

           En même temps que le convoi et l'armée, le général Changarnier et le général Duvivier, chacun à la tète de trois bataillons, étaient partis de Blidah, le premier pour tourner le col et pour l'occuper, le second pour reconnaître une route de Médeah que, d'après les rapports de quelques Arabes, on supposait plus courte et meilleure que celle du Téniah. Les trois colonnes devaient ainsi faire diversion l'une en faveur de l'autre, et se faciliter réciproquement leurs opérations. Il n'était donc pas probable que le passage du col offrirait le moindre danger. Le général, considérant le grand nombre de convoyeurs civils qui lui restaient encore, désirait vivement n'être pas attaqué jusqu'à Médeah. Il pensait que si, par un de ces accidents de la guerre si communs dans les pays difficiles, l'ennemi avait pu s'approcher assez du convoi pour y faire tomber quelques balles, le désordre se serait mis parmi ces malheureux civils, qui, dans leur panique, n'auraient pas manqué de jeter leurs charges pour fuir plus vite. Grâce à la diversion du général Changarnier, rien de pareil n'arriva; mais je compris bien les craintes du gouverneur, lorsque nous eûmes pénétré un peu avant dans ces redoutables gorges, dominées de toutes parts.

           La route, pour arriver au col, n'est qu'une longue, étroite et sinueuse rampe, taillée au flanc d'un précipice. De tous côtés des creux de rocher, de petites terrasses naturelles, d'épaisses broussailles entièrement inaccessibles à la cavalerie, permettent aux défenseurs du passage de s'embusquer et de frapper à coups invisibles et sûrs, et, lorsqu'ils sont chassés de ces positions, de s'échapper presque sans danger, grâce à la connaissance qu'ils ont du terrain. Les deux premières expéditions faites à Médeah en 1830 sont célèbres par les souffrances qu'y endurèrent nos soldats, dont beaucoup moururent. Malgré sa constance admirable, l'armée, attaquée par la pluie, par la neige, par le froid, encore plus que par les Kabyles, n'aurait jamais pu passer si ces derniers avaient eu autant d'habileté que de bravoure. Pour nous, favorisés par le temps et n'ayant à repousser aucune attaque, nous pûmes jouir tranquillement de l'âpre et magnifique laideur du pays. La pesanteur d'un ciel sombre et le souvenir du sang versé ajoutaient, je ne sais quoi de plus lugubre à l'aspect déjà si sévère de cette nature souvent aride et sauvage encore jusque dans sa fécondité.

           Un seul coup d'oeil nous en disait long sur la durée possible de la résistance, et sur les facilités de la révolte quand la résistance aura été une première fois domptée. Ces montagnes, dont la température est celle de l'Europe, et que l'hiver, en les couvrant de neige, défend encore une partie de l'année par des torrents, sont peuplées de Kabyles, race moins intelligente, mais plus laborieuse, plus fanatique et peut-être plus fière que la race arabe, dont elle est méprisée. Comme pour montrer à quel point ils sont sûrs de leur retraite, les Kabyles, manufacturiers et sédentaires, ne craignent pas d'y construire des maisons. Ils sont rapaces et cruels, mais sont aussi forts, agiles et sobres, et ils détestent le joug. Armés d'un long fusil dont ils savent user, toujours munis de poudre dont ils ont des dépôts dans les autres secrets, à l'abri de l'humidité, ils ne craignent pas au besoin d'affronter une invasion qui ne peut être que de courte durée, et ils exposent ce qu'ils possèdent pour défendre leur religion et leur anarchique liberté.

           Après quelques heures d'une marche fort lente, la tête de la colonne arriva enfin au col. C'est une ouverture de la largeur à peu près d'une porte cochère, de chaque côté de laquelle s'élèvent deux pitons dont les sommets sont couronnés d'un petit parapet en pierres sèches. Au-delà s'enfonce, à travers un pâté de mamelons, le chemin pierreux et boisé qui descend vers les plateaux de Médeah. La position est vraiment formidable ; les premiers Français qui l'enlevèrent furent étonnés avec raison, malgré leur courage et le nombre de ceux qui y périrent, d'en avoir sitôt fini. Cette porte naturelle n'est abordable que par l'étroit sentier dont j'ai parlé ; au-dessous s'entrouvre le précipice; de chaque côté la montagne se dresse comme un mur. Le général Changarnier nous y attendait avec ses trois bataillons. Au moyen en d'une sorte de compromis avec les Mouzaya, qui, ayant été très-foulés l'année dernière, se sont engagés à ne pas tirer si l'on n'incendiait pas leurs gourbis, il était arrivé au col sans brûler une amorce, et il y avait passé la nuit. Le général Duvivier fut moins heureux ; il trouva un chemin détestable, et ne put franchir la chaîne qu'avec des peines infinies; fusillé de tous côtés par les Kabyles sans parvenir à les atteindre, il fut attaqué par le bataillon régulier du bey de Médeah, qui tomba avec beaucoup d'audace sur deux compagnies du 17ème de ligne formant l'arrière-garde, alors embarrassées dans des broussailles épaisses. Le colonel Bedeau y courut le plus grand danger ; mais, par un retour offensif, il parvint à reprendre l'avantage et à repousser définitivement l'ennemi. Cette marche nous coûta onze hommes tués et cinquante-quatre blessés, dont deux officiers du 17°.

           On fit halte pour donner au convoi le temps de se réunir. En un moment tous ces mamelons s'animèrent de groupes nombreux et variés, semés dans un désordre apparent, mais où chacun était en réalité à sa place et prêt à se mouvoir par divers chemins au premier son du tambour. J'errais de côté et d'autre, ne me lassant pas de contempler ce spectacle si pittoresque, lorsqu'en descendant d'un cône très-élevé, au sommet duquel avait bivouaqué le duc d'Aumale, qui commandait comme lieutenant-colonel sous les ordres du général Changarnier, j'aperçus un voltigeur étendu par terre. Je m'approchai, le cœur saisi d'une vague inquiétude. Cet homme avait son mouchoir sur la figure ; je ne pouvais supposer qu'il fût blessé, puisqu'on ne s'était pas battu.
           Est-ce qu'il dort? demandai-je à quelques soldats qui le regardaient.
           - Non, me répondit l'un d'eux ; mais la nuit a été froide !
           - Quoi, il est mort! m'écriai-je. - Ah dame! reprit un autre, regardant d'un oeil plus indifférent que triste le cadavre de son camarade, aujourd'hui lui, demain moi ; on meurt aussi de misère. - Allons, allons, cria d'une voix brève un officier de l'intendance qui passait, " enterrez-moi ça! " On alla chercher des pioches, on creusa une fosse et on y jeta le corps.
           Que Dieu console ta mère, pauvre soldat !
           Ce lugubre épisode me fit payer cher la beauté du tableau que j'avais sous les yeux.

           L'arrière-garde venait d'arriver ; quelques coups de fusil retentirent. C'étaient des hommes de la tribu de Soumata qui ne voulaient pas apparemment laisser dire que les Français avaient franchi le col sans que les Kabyles eussent brûlé de la poudre. Leurs balles vinrent siffler autour du gouverneur, qui était monté jusqu'au haut de l'un des pitons qui se dressent à l'entrée du passage. Elles blessèrent trois hommes. On méprisa cette insolence, et on se remit en marche. En traversant les mines de cuivre, mélange de collines et de ravins, où le cuivre se trouve à fleur déterre, on me fit voir, à deux toises environ du sol, une grotte dont l'entrée est surmontée par une croix latine profondément gravée dans le roc. Je me signai en passant devant cette croix. Là, sans doute, aux siècles chrétiens de l'Algérie, vécut et pria quelque pieux anachorète. Les humbles et douces paroles qu'il adressait à ses sauvages voisins avancèrent la civilisation maintenant éteinte de ces contrées, mieux que ne saurait le faire la voix tonnante de cette artillerie que nous roulons à grand bruit au pied de sa demeure de paix. Bientôt nous arrivâmes au bois des Oliviers, où nous devions coucher.
           C'est une langue de terre entourée de cours d'eau qui tantôt forment torrents et tantôt sont presque à sec. Les oliviers sauvages, qui ont donné leur nom à cet endroit, diminuent sensiblement chaque fois que l'armée le traverse. Nos soldats se donnent le plaisir de faire bon feu. A peine étions-nous arrivés, que de toutes parts un bruit de bûcheronnage se fit entendre ; un instant après pétillaient cent loyers joyeux qui faisaient étinceler les faisceaux. Quand le bivouac est choisi, quand les feux sont allumés, quand la marmite est mise, le soldat oublie toutes ses peines. Si le bon Dieu y ajoute un temps passable, si l'on a de quoi fumer une pipe, si l'on peut enfin se coucher à l'abri d'un bel arbre, dont le feuillage rassure contre les chances de pluie, la satisfaction est au comble, et le voisinage de l'ennemi ne fait que l'accroître, loin d'y nuire.

           Notre bivouac du bois des Oliviers réunissait toutes ces conditions. Le gouverneur lui-même, sûr de déposer e lendemain son précieux convoi dans les murailles de Médeah, oublia pour un moment les convoyeurs civils. Le mauvais chemin était franchi, et des mouvements de cavalerie, aperçus au loin, lui avaient fait concevoir l'espérance flatteuse de combattre au retour, prévision que les feux du camp ennemi, apparaissant à l'horizon, ne tardèrent pas à confirmer. La musique du 57ème, qui devait relever la garnison de Médeah, se mit en cercle et joua très-convenablement quelques ouvertures de nos opéras modernes. La plupart de ces airs, que répétaient ainsi les échos de l'Atlas, étaient chantés à la même heure dans les théâtres de Paris. Je suis sûr que la plupart de ceux qui les suivaient en fredonnant, aimaient mieux les entendre debout au bois des Oliviers que paisiblement assis sur les banquettes d'une salle de spectacle, puisque l'ennemi était là, et qu'on espérait combattre bientôt.
           Nos musiciens terminèrent par l'exécution vive et rapide de l'air national des Arabes. C'est une bourrée assez franche, qui, arrangée et civilisée par nous, ne manque pas d'agrément. On soupa gaiement et on se coucha de même; la terre était sèche et douce, on avait pour traversin les racines saillantes et moussues des oliviers, pour lampes de nuit les belles étoiles et les restes d'un bon feu. Le gouverneur, qui, se soumettant le premier à la loi par laquelle il avait proscrit les petits lits de sangle et les tentes, pour ne pas charger les transports de l'armée d'un bagage superflu, couchait, comme tout le monde, en plein air sur la dure, eut pour cette nuit une somptueuse cabane de branchages. Avant de s'y introduire, ou plutôt de s'y glisser, il nous dit gaiement :
" Savez-vous pour la gloire oublier le repos
Et coucher en plein air le harnois sur le dos?
Je vous connais pour noble à ces illustres marques. "

           C'était bon signe, car ces réminiscences poétiques n'échappent guère au vieux et illustre chef que quand tout va pour le mieux.
           En effet, le lendemain, l'armée, suivie à distance par l'ennemi, dont elle ne voyait que les vedettes, qui lui criaient des injures, arriva de bonne heure à Médeah. Le colonel Cavaignac, commandant supérieur de la place, accourut au-devant du gouverneur et l'embrassa avec la double joie de l'homme qui reçoit un ami et la liberté. Bien que la garnison de Médeah eût moins souffert que ses devancières, dont l'histoire est à peu près celle des deux premières garnisons de Milianah, elle n'était pas dans une telle situation qu'il lui fût indifférent d'en sortir. Elle ne manquait ni de pain, ni même, jusqu'à un certain point, de santé, quoiqu'elle eût un assez grand nombre de malades ; mais, assiégée et séparée du reste du monde, elle manquait d'air et de vie. Ces pauvres prisonniers nous firent donc grand accueil. Ils nous servirent avec une certaine vanité, dans la plus belle chambre de leur plus belle maison (une véritable masure ! ), des oeufs de leurs poules et une salade, produit de leur jardinage. Médeah n'est qu'un amas de décombres : les soldats abattent eux-mêmes les maisons qui restent debout, pour en tirer les poutres, dont ils font dû feu. J'ai entendu des gens se récrier contre leur vandalisme. Veut-on qu'ils se laissent mourir de froid ? D'ailleurs ces maisons ne tarderaient pas à tomber d'elles-mêmes : les plus solides ne sont pas en état de résister trois ans au seul effort des vents et de la pluie. Les mosquées, mieux construites, ont été conservées. La plus solide et la plus saine sert d'hôpital : elle était pleine ; les autres sont devenues des magasins.

           J'ai vu dans une des rues de Médeah le spectacle le plus hideux qui ait jamais frappé mes regards. Au fond d'une de ces niches étroites et basses que les Maures appellent des boutiques, se tenait accroupie sur un monceau d'intestins horribles, arrachés du corps des animaux égorgés, une vieille femme entièrement nue ; elle déroulait ces restes dégoûtants et les contemplait d'un oeil stupide. C'est une folle qui est là depuis l'occupation de la ville. Après avoir en vain essayé de la retirer de son trou infect, on l'y laisse par pitié. Elle inspire aux Arabes une terreur superstitieuse dont tous nos soldats eux-mêmes ne sont pas à l'abri.
           Médeah, bâtie sur un mamelon escarpé dans les trois quarts de son pourtour et s'inclinant en pente douce vers le sud, est à l'entrée du vaste plateau qui conduit, presque sans accident de terrain, jusqu'au Sahara. Les Romains avaient là une forteresse dont les traces existent encore, et qu'ils relièrent par une route à leur ville de Malliana (Milianah). Une autre route, partant de Médeah et se dirigeant d'abord au sud, s'inclinait ensuite vers l'est, tournait le Djurjura, les Bibans, et parvenait à Constantine. L'élévation de Médeah est d'environ onze cents mètres au-dessus du niveau de la mer. L'été y est très-chaud, et l'hiver très-rigoureux. L'olivier ni l'oranger n'y croissent plus, mais le mûrier, le poirier, le cerisier, le peuplier, le chêne, et autres espèces du climat de l'Europe. Les vignes y sont en grande abondance et produisent, dit-on, un raisin excellent. Ce point serait destiné à assurer les communications et le commerce entre le Sahara et Alger. Mais, pour aujourd'hui, Médeah n'est une ville que par le nom et la situation. Si nous y restons, il faudra la rebâtir entièrement. Le soldat n'y tient que parce qu'il est forcé de s'accommoder à tout. Une population européenne n'y pourrait exister. Rien n'y est en rapport avec ses coutumes et ses besoins.
           Mais d'abord, avant de mettre à Médeah une population civile, il faudrait pouvoir y faire vivre une garnison libre de ses mouvements, et c'est ce que personne aujourd'hui n'ose espérer. Pour que la garnison fût libre, il faudrait qu'on la portât à cinq mille hommes. Or il est trop évident qu'une garnison aussi considérable ne pourrait vivre dans un pays qui n'offre aucune ressource, et dont les insaisissables habitants, ne laissant sur le sol ni villes ni richesses qui les obligent absolument à revenir.
Défaits du seul bruit de l'armée
Jusqu'aux extrémités d'un désert sablonneux
Emportent leurs maisons errantes avec eux.
Lemoine, poème de saint Louis.

           Il faudrait donc, comme aujourd'hui, nourrir la garnison par des convois. C'est ici qu'une insurmontable difficulté se présente : chacun de ces convois nécessiterait un équipage de quinze cents mulets, et prendrait, pour être organisé et rendu, un temps qui ne pourrait être moindre de quinze jours, et il en faudrait faire vingt ou vingt-cinq eu un an ; et il n'y a que cinq ou six mois dans l'année pendant lesquels on puisse aller d'Alger à Médeah sans péril ! Ainsi, ou il faut trouver le moyen de faire approvisionner Médeah par les indigènes, c'est-à-dire contraindre les indigènes à la paix; ou il faut se résigner à évacuer cette possession ruineuse, ou il faut se soumettre à y garder comme aujourd'hui une garnison prisonnière, dontle temps et des efforts lents et successifs parviendront seuls à améliorer un peu la cruelle position. Tout l'avantage qu'on espère aujourd'hui de Médeah et de Milianah, à laquelle le même raisonnement s'applique, c'est, je l'ai dit, d'en faire, au moyen des provisions qu'on y rassemble, une base temporaire d'action qui permettra aux colonnes françaises d'aller frapper les tribus dans leurs retraites les plus lointaines et jusqu'à la limite du désert, de ravager les champs, de détruire les établissements de l'émir, de prouver enfin qu'il n'y a point d'asile à l'abri de nos coups, et que, si elles ne se décident pas à nourrir les Français, les Français du moins sauront se venger et les obliger à mourir de faim comme eux. Plan gigantesque, qui n'est réalisable qu'à force d'énergie, de volonté, de discipline, de sacrifices de tout genre; je dirais presque qui n'est réalisable qu'à force de désespoir, si l'intelligence et l'indomptable activité du chef, si la bravoure et la résignation du soldat n'étaient pas faites pour affronter les plus grands périls et pour triompher des obstacles les plus effrayants.


Les Fêtes des Rameaux
et de Pâques en Algérie.

Envoyé Par Mme Jocelyne Mas

photo Mme J. Mas Extrait de "Chez nous en Algérie, la méditerranée était au nord"

              Pour les Rameaux, mon père confectionnait des petits arbustes de papier coloré et brillant ; à chaque branche se balançaient des fruits confits, des mandarines confites, des sucreries, mais on n’avait le droit d’y goûter qu’après la messe ! La vitrine de la boulangerie devenait une merveille de couleurs, le papier de soie brillait sous les rayons du soleil et ondulait au moindre souffle d’air.

             Ma grand-mère m’avait tricoté un petit cache coeur en laine angora blanc, je l’adorais, il était si doux.
              Je l’ai gardé longtemps.
              Elle m’avait aussi confectionné de ravissantes petites chemises, à bretelles, en coton très fin, rebordées d’une guirlande de petites fleurs de toutes les couleurs. Un jour mon amie Sylvette vient dormir à la maison. Je lui prête une de ces chemises, et elle en tombe amoureuse, jamais elle n’avait vu (disait-elle) d’aussi jolies chemises. Le lendemain, je lui dis de la garder, elle était ravie.
***

              À Baraki, à Pâques ma grand-mère faisait toutes sortes de gâteaux : des canollis fourrés de crème, d’un côté vanille l’autre côté chocolat, des oeufs décorés, un gâteau en couronne avec de vrais oeufs durs, des corbeilles d’oreillettes, des mantécaos, petits gâteaux à la cannelle et pour cacher dans le jardin, des oeufs durs peints de toutes les couleurs et un seul oeuf cru. La maison embaumait la fleur d’oranger.
              Les traditions, c’est ce qui fait les souvenirs.

              Nous partions mon frère et moi, un panier sous le bras, dès notre arrivée à la recherche de tous ces oeufs. C’était à celui qui en trouverait le plus ; mais c’était aussi sans compter sur l’astuce dont faisait preuve ma grand-mère, pour inventer ses cachettes.
              Le jardin en regorgeait, sous les fleurs, dans les arbres, dans l’herbe haute parsemée de vinaigrettes aux petites fleurs d’un jaune éclatant et aux tiges acidulées. Et toute la famille nous suivait en poussant force exclamations.
              Lorsque nous avions trouvé tous les œufs, restait à chercher celui qui était cru.

              Pour cela mon grand-père s’offrait en victime et nous cassions sans remords les oeufs sur son front jusqu’à ce que bien sûr nous arrivions à l’oeuf cru.
              Que de cris et de trépignations ; nous sautions de joie pendant que mon pauvre grand-père, stoïque, gardant son sourire, s’essuyait le front avec son grand mouchoir à carreaux.
              À l’époque, ces grands mouchoirs jouent un rôle de tous les jours, tantôt c’est plié en deux en triangle un foulard pour attacher mes cheveux, tantôt c’est avec un noeud à chaque coin un « ravissant » petit chapeau, tantôt encore c’est trempé dans l’eau glacée du puits un pansement pour nos genoux écorchés.

photo Mme J. Mas
              Les rameaux fleuris de notre enfance

              Chez nous en Algérie les rameaux étaient des petits arbustes de papier coloré et brillant ; à chaque branche se balançaient des fruits confits, des mandarines confites, des sucreries, des chocolats, mais on n’avait le droit d’y goûter qu’après la messe ! Les vitrines des boulangeries se paraient de couleurs, le papier de soie brillait sous les rayons du soleil et ondulait au moindre souffle d’air. Après la messe, on revenait par la rue Bab-Azoun, là où en 1841 se tenait le marché aux esclaves, où se mêlaient sous ses arcades des odeurs d’épices de cotonnades, de miel, de beignets.

              Dans une ambiance de fête on se mêlait aux femmes mauresques : silhouettes dansantes dans leurs grandes djellabas blanches, un haïck brodé dissimulant leurs visages, ne laissant voir que leurs yeux noirs cernés de khôl.

              La promenade favorite des algérois était la forêt de Sidi-Ferruch où l’on peut voir la Koubba de Sidi-Fredj, Marabout vénéré qui donna son nom à ces lieux. C’est là que débarquèrent les Français en 1830. Nous y allions spécialement le lundi de Pâques, le dimanche étant réservé à la messe, et au grand repas de famille. Nous nous rendions tous, ayant revêtu nos habits de fête, à Notre-Dame d'Afrique, immense basilique surplombant la mer. De là-haut nous avions une vue féérique que la baie d'Alger, vision dont nous ne nous lassions jamais.
              Le lundi à peine arrivés à la forêt, il fallait chercher les plus grands des pins parasols pour leur ombre bienfaisante. Une fois installés on dégustait la traditionnelle Mouna avec pour se désaltérer du Sélecto. La mouna est une sorte de brioche recouverte de petits grains de sucre, parfumée à la fleur d'oranger, elle est originaire d’Oran.

              Oran se situe au pied du Pic d’Aïdour avec son vieux fort espagnol de Santa Cruz et sa chapelle de la Vierge. À Pâques, les Oranais se réunissaient sur la montagne avoisinant le Fort Lamoune, pour pique-niquer sur l’herbe, dégustant le fameux riz espagnol, au poulet et pour le dessert, il y avait cette brioche qui s’appela bientôt mouna.
              Les parents jouaient aux boules, calculant pendant des heures les écarts entre les boules.
              Cela nous faisait rire et nous, les enfants, nous courrions toute la journée, grimpant aux arbres et faisant un semblant de sieste sous les parasols. Étant la plus grande, j’étais chargée par ma mère de régler les « chaklalas » (les disputes) entre tous les enfants.
              Le soir on s’arrêtait au vivier, pour déguster crustacés et coquillages. En repartant, on passait devant un grand restaurant : « La Potinière » et systématiquement, mon père disait à ma mère : « Un jour, je t’emmènerai dans ce restaurant ! ». Finalement, ils n’y sont jamais allés.
Jocelyne MAS
Poète-Ecrivain http://www.jocelynemas.com             

Extrait de « Chez nous en Algérie, la méditerranée était au nord » Prix du Mérite Culturel.


La matrone et le courtisan
Envoyé par Nicole
       Sur la place d’un marché fréquenté,
       Vidé de la criée,
       S’affrontaient pied à pied
       Deux vendeurs patentés.
       La première, matrone à la voix éraillée,
       Tenait une auberge nouvelle.
       Elle offrait à souper des plats traditionnels
       En petit comité.
       « Le menu est frugal mais la quantité belle », dit-elle,
       « Les invités sont protégés.
       La liste est longue encor de qui voudrait s’assoir :
       Mieux vaut l’ordre que le grand soir. »
       Le second était un fringant courtisan.
       Il n’avait, disait-il, pas d’établissement
       Mais un lieu de rassemblement.
       Glanant, de-ci de-là, au milieu de la foule,
       Quelques ventres en boule,
       Il promettait un grand banquet
       Où chacun se rassasierait.
       Il décrivait si bien le festin à venir
       Que le menu chacun brûlait de découvrir.
       L’imagination a, quand la faim domine,
       Les pleins pouvoirs sur la famine.
       La musique, payée, accompagnait d’archets
       Le courtisan zélé.
       Au récit, à la danse, à la démarche vive
       De cette assemblée neuve,
       Les autres commerçants,
       Qui pliaient leurs bagages,
       Firent leur ralliement,
       Sans ambages.
       La procession parvint au lieu de campement.
       C’était une pelouse vide, remplie d’écrans et de slogans.
       Au centre siégeait, ventru et nonchalant,
       Le roitelet d’avant.
       Autour de lui pouffaient les autres courtisans :
       « Et te voilà enfin, coquet !
       Crois-tu que nous avons donné à ta livrée
       Ses moyens sans recouvrer nos frais ?
       Notre banquet privé commence :
       Que tes invités le financent !
       Quant à vous autres, gros niais,
       N’avez-vous pas compris qu’un courtisan se targue
       De vous convaincre puis vous largue ?
       Vous avez faim ? Rentrez chez vous :
       Les rêves n’ont rien à manger.
       Ou mangez nos feuilles de chou :
       C’est un plat vide à partager. »                                   François Bert      
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Souvenir
Envoyée par M. Pierre Barisain
Lieutenant-colonel,
comte jean Marie de Sarrazin

        Chef de corps du 18° régiment de chasseurs parachutistes du 6 avril 1958 au 11 février 1960, voici son cursus.

        1929 - 1931 Promotion Mangin.
        17.09.31 Sous-lieutenant. Affecté au 21e RTCC.
        01.10.33 Lieutenant.
        22.08.33 Affecté 60° RI.
        09.10.37 O.R. Du 60° RI
        25.08.39 Affecté au groupe aérien de reconnaissance II/5S comme officier observateur en avion et O.R. du groupe.
        25.06.40 Capitaine.
        13.08.40 Affecté au 151e RI prend la 12e C''.
        09.43 Dès sa démobilisation, il entre dans la résistance et est affecté à l'armée secrète de Jura à l'E-M. Départemental, comme chef du 3° bureau. Prend le commandement d'un district : 3 secteurs au nord de Lons.
        01.03.44 Arrêté par la Gestapo. Torturé.
        04.03.44 II s'évade la veille de son exécution, après avoir favorisé l'évasion d'autres résistants. Il change de région et dès le mois de mai 1944, il prend le commandement (chef régional ORA) des départements de la Somme et de l'Aisne. Lieutenant-colonel FFI, il libère Saint-Quentin.
        25.12.44 Commandant.

        18.01.46 Affecté à l'E-M de la Division territoriale de FES (Maroc).
        16.04.47 Affecté à la 43° 1/2 brigade de parachutistes comme chef d'E-M.
        16.11.47 Prend le commandement du 2e bataillon de parachutistes de choc. Affecté au groupement des services des écoles d'enseignement supérieur de Paris.
        18.08.50 Détaché au " Armed Forces staff Collège " à Norfolk (USA).
        01.03.51 Affecté à l'E-M du commandement en chef des forces terrestres alliées Centre-Europe.
        01.10.51 Affecté à l'E.M. de la 25e DIAP.
        27.12.51 Détaché à l'E.M. ou commandement en chef des forces alliées Sud-Europe à Naples (Italie).
        29.07.55 Affecté à la 25° DIAP.

        01.10.57 Affecté au 18° RCP (AFN).
        06.0438 Prend le commandement du 18e RCP. C'est avec ce régiment, héritier du régiment Royal Auvergne, qu'il fait la campagne d'Algérie.
        11.02.60 Il cède son commandement au lieutenant-colonel Masselot. Est affecté à l'OTAN (Rocquencourt).
        1961 Partisan du maintien de l'Algérie française et fidèle à l'idéal pour lequel il avait lutté jusqu'alors, il est amené à s'opposer au gouvernement du général de Gaulle.
        1962 II est arrêté et incarcéré.
        1965 Amnistié. II refuse de récupérer sa Légion d'honneur et son grade.
        1971 II crée, avec son successeur à la tête du 18° RCP (dissous le 28 avril 1961) le lieutenant-colonel Masselot, l'Amicale Royal Auvergne, qui regroupe les anciens officiers, sous-officiers et parachutistes des 18° BIAP, BIP, BPC, RIPC et RCP (de 1946 à 1961).

        Le colonel, comte Jean-Marie de Sarrazin est décédé le 10 mars 1972.
        Sa devise était " L'honneur avant les honneurs ".
        Sur sa tombe au cimetière de La-Chaussée-Saint-Victor 41260 Loir-et-Cher, est gravée l'épitaphe " Ex Colonel de parachutistes ".
Adjudant-chef Merle        


Chantiers nords-africains
           Trouvé à la BNF            01-1929   N°7
La ferronnerie d'art dans le bâtiment
par M. M. H. M.

                          Alors que le fer était connu depuis l'antiquité, son emploi dans les différentes parties de la construction est assez récent. L'outillage faisait défaut et seules de petites pièces pouvaient être façonnées à la main.

                          A partir du XIIe siècle le fer ouvré commence à être appliqué à l'a construction, surtout dans le Midi de la France.
                          Vers le XIIIe siècle, la ferronnerie s'est très développée en France. On a commencé alors à travailler le fer avec des matrices d'acier et les motifs estampés étaient soudés à des motifs forgés formant un ensemble nouveau. L'estampage du fer limite forcément les motifs de décoration, mais l'on cherchait surtout alors à rompre avec la monotonie de la matière, ses effets semblables, ses formes limitées et l'impression de rigidité absolue qu'avaient alors les quelques travaux exécutés.

                          Les effets sur le fer ont commencé à être cherchés en Italie, par les ferronniers de la Toscane, sur des cuirasses repoussées et poinçonnées et sur des grilles aux montants polis. En France les artisans ont immédiatement tiré parti de ces nouveaux procédés. Ils mêlaient au fer repoussé, embouti et découpé, le cuivre et la fonte qui par la différence de matière donnaient aux ensembles moins de sévérité. La grille du Château de MAISON, au Musée du Louvres, est un chef-d'œuvre de forge.
                          Jusqu'au XIXe siècle le fer a été travaillé comme le bois et avec les mêmes principes d'assemblages, mortaises et tenons ; il y avait peut-être plus de solidité dans l'ensemble mais cela demandait un temps très long.



                          Avec les découvertes de la vapeur et de l'électricité le travail du fer fait un bond prodigieux ; la grosse métallurgie nait des besoins de ces deux découvertes pour les installations de ponts à grandes portées, de grandes coupoles de fer et les moyens de communications s'intensifient. Le calcul des pièces et de leurs profils intervient. La matière est domptée et régie par des principes mécaniques qui permettent de la travailler de toutes façons.
                          L'ingénieur POLONCEAU eut un des premiers l'idée de la poutre armée ; dans les planchers ont fit usage de fer en V renversé en appliquant les mêmes méthodes que pour les planchers de bois.
                          Malgré l'effort prodigieux du travail du fer, la décoration de la matière reste stationnaire. A côté des grands travaux comme les Halles centrales de Paris, le grand pont de Fort , le viaduc de Garabit, la Tour Eiffel, on ne peut citer aucune œuvre intéressante en fer ouvré.

                          Dans la grande construction le premier A. MAGNE chercha des effets combinés par des pleins et de l'ajourage dans les tôles, mais il ne tenait compte seulement que de la faculté de travail de la matière et n'avait aucun style décoratif défini. Par des ensembles de feuilles minces travaillées, entrant en composition avec les masses et barres de fer, il donnait plus de souplesse aux sujets.
                          
                          De A. MAGNE, architecte, le grand portail du cimetière des Chartreux de Bordeaux doit être signalé. Les réalisations de l'ingénieur RESAL sont également des solutions différentes des problèmes de la construction de l'époque.
                          Les intérieurs commençaient aussi à s'orner de fer forgé et les grilles, les portes, les suspensions d'EMILE ROBERT étaient des pièces recherchées. L'étranger aussi travaillait le fer dans le même ordre d'idées qu'en France et les travaux de l'artiste anglais HAROLD SMIDT étaient très remarqués.
                          Avec les principes nouveaux de la construction moderne, qui évolue avec des procédés et des matériaux nouveaux vers des lignes que nous n'étions pas habitués à voir, la ferronnerie, elle aussi, a été obligée de suivre ces évolutions tout à son avantage car la simplicité de la matière s'adapte étonnamment à la simplicité de lignes exigées par la construction moderne.
                          En se développant, cette branche de travail s'est divisée en différentes spécialités : la métallurgie, qui de nos jours comprend le traitement du fer à sa base, qui a ses ouvriers spécialistes, ses ingénieurs, ses procédés ; la ferronnerie (charpente et serrurerie) qui elle aussi a ses spécialistes en tant que constructeurs de charpentes, ponts, etc., et les ferronniers d'art qui eux sont plus spécialement attachés aux travaux d'architecture.
                          En France quelques firmes seulement sont installées et outillées d'une façon intéressante pour produire et livrer en ferronnerie d'art pour architecture tout ce qui est nécessaire à la construction moderne. BORDEREL et ROBERT, SWARTZ et MEURER, firmes très connues, BRANDT qui est un des créateurs du genre, MAISON qui a produit la rampe des tours du Grand Palais à Paris (fer et bronze) et la rampe de l'escalier d'honneur du même Grand Palais, d'après les données de M. DEGLANE, architecte. Les productions en moderne de cette firme sont également très appréciées et lors de l'exposition des Arts Décoratifs, en 1925, on a pu remarquer la grande porte de la Cour des Métiers et les portes et baies du Pavillon LALIQUE traitées en moderne. JEAN PROUVE est un ferronnier de talent dont les travaux sont également très appréciés.
                          En Algérie nous avons peu de ferronniers d'art qui soient puissamment outillés, cependant il en est dont les productions sont recherchées par tous les architectes de notre place. Ils peuvent rivaliser avec de bonnes firmes de la Métropole. Les clichés que nous publions et qui représentent deux portes d'immeubles exécutées par les Etablissements F. ROBERT révèlent une réalisation impeccable. Cette firme est une des seules qui soit susceptible d'exécuter un travail d'art intéressant d'une façon parfaite et ses travaux l'ont classée au premier rang de nos ferronniers nord-africains.
                          Les portes, grilles, séparations sont en général de lignes très simples et doivent être d'un dessin agréable ne fatiguant pas. Par des dispositions de poinçonnage, de poli et de martelé il peut être exécuté de très beaux projets. Il est évident qu'avec la construction moderne nous verrons de moins en moins de beaux balcons ouvragés, mais de jolies pièces peuvent être composées pour cache-radiateurs, portes de séparations, portes d'entrée, rampes, etc.
                          Trop de petits artisans, privés d'ou tillage, de guides et de conseils, se mettent à taper sur le fer et prétendent de bonne foi que leurs travaux peuvent supporter la comparaison de firmes connues. Si l'ingénieur, l'architecte ou le décorateur peut faire appel, pour des pièces secondaires à un serrurier, il se doit, pour l'interprétation exacte et impeccable de ses œuvres d'importance, de faire appel au concours de firmes dotées d'un outillage puissant et d'un personnel qui travaille avec une expérience acquise au cours d'une pratique centenaire.
H. M.                           
                          


PHOTO de BÔNE
Envoyé par M. Ventura J.L.
       
Rue du 4 Septembre
Photo envoyée par M. Ventura J.L.

Photo envoyée par M. Ventura J.L.
                Je reconnais parfaitement cette route "de la plage" qui conduisait du "Petit Mousse" jusqu'a St Cloud.
                A cet endroit precis je revois trés bien le Restaurant " Le LAVANDOU" d'Edmond Chiarelli, dit "Monmon".... c'est la premiere villa à l'extreme gauche sur la photo avec les 3 arcades arrondies. Du temps du couvre -feu j'y ai passe une nuit complete au mariage de Lize Loubet, la fille de la propriétaire du "DAMIER", petit bar genre Pub, rue Lemercier à coté du magasin de Madame Destefani, le "PIC et POC".
                Ensuite apres le tournant, le batiment sur le sable c'est l'Etablissement BUTTIGIEG.... un café restaurant.
                Je suppose que sur la montagne c'est l'ecole primaire du Lever de L'Aurore, et les entrepots sur le port sont juste avant d'arriver au Yacht Club et plus loin à l'ASB (Mon club de Natation) et au CNB.
                Le merveilleux vieux temps
                Michel Sebastiani


DE L’ALGERIE FRANÇAISE…
à LA FRANCE ALGERIENNE
Par M.José CASTANO,


« A l’occasion de votre élection à la présidence de la République algérienne, je vous adresse mes félicitations. Cette indépendance algérienne, nous l’avons voulue et aidée » - (Message de Charles de Gaulle à Ben Bella, le 4 septembre 1963)

       Le dimanche 1er juillet 1962, l’Algérie exsangue, privée de la majorité de ses Européens, vota sur la question de savoir si elle devait devenir un état indépendant. En répondant « Oui » à cette question, chaque électeur annulait pour sa part l’existence de l’Algérie française et ce fut la somme de ces « Oui » qui réduisit à néant cette Algérie-là dont l’existence avait commencé le 5 juillet 1830 lorsque les troupes du général de Bourmont, après avoir débarqué à Sidi-Ferruch, occupèrent la capitale des deys. Le gouvernement français, tel Ponce-Pilate se lavait les mains et tournait la page.

       Si l’enfantement de la nouvelle République algérienne entraîna l’hystérie collective, amalgame de réjouissances, de meurtres et de pillages tels le génocide dont furent victimes les Musulmans fidèles à la France et les assassinats d’Européens du 5 juillet 1962 à Oran, les Algériens ivres d’indépendance allaient, très vite, danser une tout autre danse en tournant en rond devant un buffet vide… C’est ainsi qu’après la mise à sac du pays en 1962, après la frénésie sanguinaire et destructrice des premiers mois de l’indépendance, après l’incurie des chefs du FLN désormais aux commandes de l’Etat, après les premières années de chaos forcené, il ne restait plus rien de l’équipement technique du pays. Les immeubles tombaient en ruine, l’agriculture était moribonde, les rouages précieux mis en place par la France rouillaient au soleil de midi et les ingénieurs venus de l’Est dès la proclamation de l’indépendance levaient les bras au ciel en contemplant d’un œil désespéré l’ampleur des dégâts. C’est alors que craignant la colère du peuple que l’on avait savamment gavé durant huit ans de promesses démagogiques et fallacieuses, le gouvernement algérien, incapable de fournir du travail à sa population, exigea « la libre circulation des personnes » avec la France et « leur libre résidence de Dunkerque à Marseille » en menaçant de Gaulle d’une rupture qui eût contrarié sa « grande politique » arabe. Aussitôt, sur l’injonction formelle du « Guide », satisfaction sera donnée aux nouveaux maîtres de l’Algérie et la décision d’ouvrir, pratiquement sans contrôle, nos frontières à l’immigration algérienne fut appliquée.

       Durant l’épisode sanglant de ce conflit, le leitmotiv constant des responsables du FLN était que la rébellion se justifiait par le besoin de plus de justice, de bonheur et de liberté pour la « malheureuse » population musulmane… L’indépendance n’a pas permis à cette dernière d’atteindre le bonheur escompté et encore moins de sortir de la violence. Elle a plongé l’Algérie, dévorée par la prévarication, dans un désastre économique que la manne pétro gazière (détournée au profit d’apparatchiks) n’a jamais pu endiguer… Le pouvoir n’a pas été rendu au peuple mais a été accaparé par un groupe initialement choisi par la France pour protéger ses intérêts. Pour se maintenir, ce groupe n’a pas hésité à manipuler des islamistes et à plonger le pays dans un nouveau cycle de violence. Dans un ouvrage documenté, « La colonie française en Algérie. 200 ans d’inavouable », Lounis Aggoun dénonce un système élaboré par des Algériens avec le soutien de la France, puis des Etats-Unis, au détriment de tout un peuple.

       Ainsi, minée par la corruption, l’islamisme, les rivalités au sommet du pouvoir et de la hiérarchie militaire, les séquelles de la guerre civile des années 1990 dont les causes jamais éradiquées fomentent en coulisse de nouveaux troubles, la société algérienne se décompose inexorablement…

       Alors, afin de s’exonérer de ses responsabilités et de celles du FLN -parti au pouvoir depuis l’indépendance- et couvrir par là même leur incompétence notoire, le président Bouteflika, impotent –voire, moribond- qui ne sert plus que de prête-nom à la nomenklatura du FLN, véritable marionnette entre les mains des apparatchiks, a trouvé en la France le bouc émissaire idéal : un pays qui se complaît dans l’auto-flagellation, le masochisme et la repentance.

       C’est ainsi qu’en avril 2006, il déclarait sans gêne aucune que la France était « responsable d’un génocide de l’identité, de l’histoire, de la langue et des traditions algériennes »… en parfaite contradiction avec celle d’Aït Ahmed, leader historique du FLN : « Du temps de la France, l’Algérie c’était le paradis ! », déclaration faite en juin 2005 à la revue « ENSEMBLE », organe de l’Association Culturelle d’Education Populaire (ACEP).

       ... Et Slimane BENTOUCHA journaliste en Algérie, de renchérir : « La colonisation nous a laissé un patrimoine inestimable que nous n’avons malheureusement pas su garder soit par ignorance, soit par indiscipline, soit par bêtise ».

       Un « paradis dilapidé »… Un « patrimoine inestimable »… En effet, un quart des recettes en hydrocarbures de l’Algérie, découverts et abandonnés par la France dans un Sahara qui n’était même pas algérien, permet aujourd’hui à ce pays d’importer ses produits alimentaires issus notamment de l’agriculture… alors qu’elle les exportait du temps de la « colonisation ».

       Dès 1962, afin de réduire le risque encouru par sa jeunesse turbulente devenue la « classe dangereuse » du pays, le gouvernement algérien a encouragé l’émigration de ses ressortissants, sachant pouvoir compter sur le laxisme de la France et sa politique bienveillante des visas. C'est ainsi qu'en 2015, 422 000 visas ont été accordés (pour une durée indéterminée)... Par ailleurs, de 5600 en 2015, les « étudiants » algériens sont passés à plus de 7000 en 2016 et, ceux-là -en vertu d'une loi votée par le Parlement sur proposition de la vice-présidente PS du Sénat, l’Algéro-française Bariza Khiari- ne repartiront pas.

       « Le nombre de Français ayant un lien direct avec l'Algérie avoisine les sept millions », a déclaré, le 3 février 2015, l'ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, lors d’une visite dans la wilaya de Tlemcen.

       C’est par cette politique de transfert des populations désœuvrées que le pouvoir algérien assure la stabilité et la paix sociale en exportant sans la moindre retenue tout ce dont il ne veut plus.

       La moitié des 40 millions d’Algériens ont aujourd’hui moins de 19 ans. Ils sont nombreux à rêver de s’installer en Europe, particulièrement en France… nombreux, aussi, à profiter de la crise migratoire pour s’infiltrer dans les filières des « réfugiés ». En témoignent les violeurs arrêtés à Cologne en décembre 2015, parmi lesquels figuraient plusieurs jeunes Algériens. Et ces nouveaux « migrants », à l'instar des assassins qui ont récemment sévi en France, Merah, Coulibaly, Couachi, Sid Ahmed Ghlam, Yassin Salhi et Karim Cheurfi, l’auteur de l’attentat du 20 avril 2017 sur des policiers à Paris, deviendront, un jour, Français. Alors, avec eux, ce sont des milliers d'autres jeunes « Français », issus de l’immigration ou pas, qui basculeront inexorablement dans la fascination pour le djihadisme et la violence meurtrière. Ce sont des bombes à retardement en puissance prêtes à exploser n’importe où, n’importe quand.

       « Les Français qui n’ont pas voulu de l’Algérie française auront un jour la France algérienne » a écrit dans son livre, « d’une Résistance à l’autre », Georges Bidault, l’ancien chef du Conseil National de la Résistance. Il reprenait là, en quelque sorte, cette déclaration du redoutable chef du FLN qu’était Larbi ben M’Hidi, déclaration lancée à la face des parachutistes français venus l’arrêter en 1957 lors de la « bataille d’Alger » : « Vous voulez la France de Dunkerque à Tamanrasset ? Je vous prédis, moi, que vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque ».

       Ainsi, si l’Algérie française et ses célèbres 5 coups de klaxons (Al-gé-rie fran-çaise !) n’est plus qu’un lointain souvenir, la France maghrébine et ses coups de Kalachnikov devient, elle, réalité !
José CASTANO, 26 avril, 2017       
e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

Toute honte bue

       Lors de son voyage en Algérie, destiné à s’attirer les bonne grâces (et les voix) des millions de binationaux algériens vivant et votant en France, Emmanuel Macron a condamné, le 13 février, les 132 ans de colonisation française en ces termes : « C’est un crime, un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes »… ajoutant, par ailleurs « qu’il veillera à ce que la proposition de loi relative à la reconnaissance du massacre des Algériens du 17 octobre 1961 à Paris aboutisse ». Seulement, des massacres commis à grande échelle durant huit ans par les barbares du FLN, Macron ne dit mot ; du génocide des harkis et du pogrom anti-européen du 5 juillet 1962, à Oran, Macron fait silence… Dès lors, en signe de « gratitude », dès lundi 24 avril, la grande mosquée de Paris appelle les musulmans à voter “massivement” Macron :
       http://www.boursorama.com/actualites/la-grande-mosquee-de-paris-appelle-les-musulmans-a-voter-massivement-macron-9acfc0aed42bf4b693f26598a78f6561
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       … ce qui attira les foudres du général de Corps d’Armée, Christian PIQUEMAL, président du « Cercle de Citoyens-Patriotes ». Cliquez sur ce lien :

       Le général de Corps d'Armée Christian PIQUEMAL interpelle MACRON
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       Un écrivain algérien s'exprime sur l'Algérie d'hier et d'aujourd'hui

       Que reste-t-il du modernisme de la colonisation ? Rien à part le pétrole, le gaz, des gouvernants mafieux, un peuple dans la misère, des villes en décrépitude, une agriculture peau de chagrin (...). Au temps de la présence française, l'Algérie était un beau pays, bien administré, plus sûr, même si certaines inégalités existaient. Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des pieds noirs. S'ils étaient restés, nous aurions à coup sûr évité notre tragédie. Je suis un iconoclaste qui dénonce les mensonges de la guerre de libération. J'ose toucher à un mythe fondateur, mais un mythe est fait pour être discuté. L'Algérie a été construite par la France dont elle porte les valeurs du XIXème. Alger est une ville squattée. Ils sont loin d'avoir trouvé les clés. Aujourd'hui, elle tourne le dos à la Méditerranée en regardant vers l'Iran et les pays arabes. Chez nous, les politiques s'expriment comme des imams ténébreux. La France est le centre du monde par son immense culture et sa liberté. C'est le pays de l'équilibre par excellence.

       La liberté est une notion riche et profonde en Occident. Ici, en guise de liberté, c'est le foutoir, l'apostrophe, l'insulte et la bagarre de rues (...) Il faut en finir avec ces bêtes immondes, avec ces barbares des temps obscurs, ces porteurs de ténèbres, oublier les serments pleins d'orgueil et de morgue qu'ils ont réussi à nous extorquer au sortir de ces années de guerre. La lumière n'est pas avec eux et les lendemains ne chantent jamais que pour les hommes libres.

       Boualem SANSAL (entretien paru dans Le Matin Algérie 15/01/2016)



TRAIN DE VIE DE SENATEUR
Par M. Hugues Jolivet


                Amis correspondants, dont la majorité,
                Comme écrit La Fontaine, "Se hâte avec lenteur" !
                Tortue exemplaire de la fable tant récitée,
                Définition exacte du "Train de Sénateur" !

                Mais les temps ont changé depuis le Roi Soleil,
                Nos sénateurs voyagent par "Jet" ou "TGV"
                Leur train est train de vie ! Il faut beaucoup d'oseille
                Pour vivre royalement et beaucoup se gaver !

- Hugues JOLIVET        
12 avril 2017         


Un jour viendra où les urnes électorales seront les urnes des cendres
de la France !
De M. Salem Ben Ammar 18 mars 2017

Salem Ben Ammar est un français d'origine tunisienne, diplômé des hautes études politiques, qui mène un combat farouche contre l'islamisme.

              Un jour viendra où les urnes électorales seront les urnes des cendres de la France. Viendra le jour où nous allons rigoler jaune avec les revendications des musulmans de France: "nous constituons près du tiers de la population française. En toute logique nous devons prétendre au tiers des sièges dans les différentes institutions nationales et locales représentatives du peuple. Or, nous sommes mis sur la touche alors que vous êtes élus grâce à nos voix. "

              "Soit vous nous faites de la place sur vos listes soit nous créons nos propres partis politiques ", ce qu'ils ont déjà commencé à faire, " et nous présenterons nos candidats partout en France. " Un autre péril qui menace la France où ils pourraient un jour ou l'autre mettre la main sur l'Assemblée Nationale et adopter les lois favorables à l'islam.
              Ils sont des électeurs, aucune loi en France ne saurait étouffer leurs velléités politiques. Le vrai péril pour la France est quand les musulmans seront 10 millions à voter.

              Quand ils seront 10 millions à voter ce qui ne saurait tarder quand on sait qu'un jeune sur 5 au moins est de parents nord-africains, les urnes de la démocratie pourraient se transformer en urnes de ses cendres. Une conquête tranquille de pouvoir sans heurts ni effusion de sang.

              En naturalisant les musulmans à tour de bras la France n'a peut-être pas imaginé le scénario qu'un jour ils seront des électeurs et des éligibles et qu'ils pourraient ainsi l'achever. Un musulman est par définition un soldat au service de la cause de sa religion il n'a que faire de l'intérêt général d'un pays censé être de surcroît un dar al harb, une ère à conquérir, qui naïvement lui offre lui-même les armes de ses lois trop généreuses pour faire triompher la cause de l'islam. La France peut toujours fermer ses frontières et durcir les conditions d'accès à sa nationalité mais elle ne peut plus faire grand-chose contre la forte poussée démographique et le poids électoral grandissant de ses musulmans. Quelle que soit la force politique qui sera amenée à diriger les affaires du pays aux lendemains des prochaines échéances électorales présidentielles et législatives elle n'aura pas toute la marge politique nécessaire pour les traiter en simple vivier électoral où l'on vient puiser ses voix tous les 5 ans. C'est fini le temps où ils font figure de simples figurants sur la scène politique française.
              Ils savent parfaitement que le temps joue pour eux et que statistiquement ils constituent le premier politique en France avec au moins 10 millions de militants déterminés et mus par le même idéal islamiser la France. Pour l'heure ils sont capables de se fondre dans le creuset républicain pour ne pas continuer à nourrir les sentiments de rejet et de défiance dont ils font l'objet au sein de la majorité des Français. Ils préfèrent temporiser et poursuivre subrepticement leur stratégie d'araignée qui tisse inlassablement sa toile à l'ombre des tours en béton et s'étendre dans les cœurs des villes comme à Marseille, Paris, Lille et Toulouse où des quartiers entiers sont totalement islamisés.

              Pourquoi vont-ils relever le défi d'une guerre civile qui pourrait leur être fatale alors qu'ils ont tout intérêt à avancer à visage couvert et renforcer leur assise démographique et électorale sans que personne n'y prenne garde?

              La France islamisée est pour bientôt et les musulmans s'en frottent les mains comme si leur victoire est acquise à 100%. Et ce n'est pas des gesticulations verbales enfiévrées et hystériques que les Français soumis aux flux migratoires incessants à forte dominante musulmane vont pouvoir éviter à la France de finir sous les griffes de l'hydre musulmane. Tant que le peuple continue à banaliser le danger de l'islam la France n'échappera pas à son destin musulman.

              https://salembenammar.wordpress.com/2017/03/18/un-jour-viendra-ou-les-urnes-electorales-seront-les-urnes-des-cendres-de-la-france/
Salem Ben Ammar          

À 21 heures, le téléphone sonne
Envoyée Par Eliane


         À 21 heures, le téléphone sonne au domicile d’un médecin qui décroche.
         Un collègue lui dit :
         - On a besoin d’un quatrième pour un poker !
         - J’arrive dans 10 minutes.
         - C’est grave ? demande sa femme.
         - C’est très grave, il y a déjà trois médecins sur place !



Père Boulad :
Entretien du père Boulad avec Philippe Pellet
Envoyé par Mme Leonelli

" Si jamais il n'y a pas un changement en profondeur en France avec les prochaines élections, nous allons vers une guerre civile "

         Vu de L'Égypte, que pensez-vous de l'Europe ?

        L'Egyptien a une profonde admiration pour l'Europe. Et pas seulement l'Egyptien, mais le monde arabe. Il est fasciné par l'Europe. Il y a deux ans, je lisais un article dans une revue koweitienne, un article en arabe intitulé : " Un jour, on regrettera l'Europe ". Cet article constatait que l'Europe était en train de se faire démolir de l'intérieur par l'immigration et affirmait que si l'Europe s'écroulait, ce serait une catastrophe, non seulement pour l'Europe, mais pour tous.
        L'Islam a vis-à-vis de l'Europe un sentiment ambivalent : fascination et rejet. Amour et haine. En psychologie, on connait cela, l'ambivalence. L'Islam a d'autant plus de haine et de rejet qu'il admire l'Europe, car il voudrait être comme elle. Mais il n'y arrive pas, à cause des contraintes de la religion dans laquelle il se débat, qui l'empêche d'ouvrir son esprit et d'entrer dans ce processus des valeurs de droits de l'homme, de démocratie et de réflexion critique. Alors, ce qu'on n'arrive pas à imiter et à être, on le démolit, par dépit face à un défi qu'on n'arrive pas à relever. Le monde arabe est complexé par rapport à son retard culturel et civilisationnel. Alors beaucoup de musulmans veulent être comme les Européens, mais comme ils n'y arrivent pas, ils réagissent par la haine et le dépit. Je souhaiterais citer l'exemple d'une enseignante française, qui a pendant 20 ans enseigné dans cinq lycées des quartiers chauds musulmans des banlieues autour de Paris. Elle a tout essayé, elle a donné le meilleur d'elle-même pour enseigner la culture et la langue française, les valeurs de la république, l'histoire. Elle dit avec beaucoup de peine et de dépit qu'elle n'a reçu en contrepartie que rejet, refus, haine, rancœur, agressivité de ses élèves. Pas un seul lycée mais cinq ! La troisième génération qui était censée s'intégrer ne veut pas de la France ! Ce qu'ils veulent c'est l'argent, le bien-être, la couverture sociale, mais ils ne veulent absolument pas être Français. Je comprends tout à fait la réaction de l'Australie qui dit : vous êtes les bienvenus chez nous si vous voulez vous intégrer, mais si vous ne voulez pas, rentrez chez vous immédiatement. C'est ce que l'Europe n'arrive pas à faire, n'a pas le courage de faire, c'est pour cela qu'elle est en train de s'autodétruire. Il y a un livre d'Erice Zemmour très connu maintenant en France qui s'appelle le suicide français. Eric Zemmour est un auteur brillant, il y en a beaucoup d'autres qui sont dans la même perspective. La France est en train de se suicider. Mais le peuple ne comprend pas, ne réagit pas, se laisse faire. Seul un courant de la droite est conscient du danger, réagit, et aussitôt on veut le faire taire en le traitant d'islamophobe et de raciste.
        C'est là que je dénonce l'idéologie de la gauche libérale comme une idéologie mortifère qui veut tuer et détruire ce qui est beau, bien et positif. Une culture de la mort si je puis dire. Je ne sais pas si j'ai répondu à la question, mais vu de L'Égypte et de l'Orient, l'Europe est une chance extraordinaire, qui fascine à bon droit, car l'Europe a apporté au monde la civilisation. Mais avec ce complexe d'infériorité d'une religion qui n'arrive pas à sortir de la pétrification dans laquelle elle est, et sa civilisation qui n'arrive pas à se développer, le monde arabe est ambivalent par rapport à L'Europe.

        Comment voyez-vous la crise actuelle en France et le problème de l'immigration ?
        Cette crise tient à deux facteurs. Tout d'abord, elle est liée à l'idéologie de la gauche libérale qui détruit la France de l'intérieur depuis des décennies pour des raisons obscures, surtout d'ordre financier et économique, liées à la mondialisation. Le deuxième facteur est l'islamisation exponentielle de la France qui est parmi les pays occidentaux les plus atteints par ce phénomène. Je pense que la gauche et l'Islam font bon ménage, on appelle cela l'islamo-gauchisme, en visant à déstabiliser la société française, la vider de toute identité, de tout dynamisme, pour remplacer cette identité par l'Islam. Pour dire les choses simplement, d'ici quelques années la France et l'Europe seront musulmanes par le triple jeu de l'immigration, de la démographie et des conversions, l'Islam étant une religion par nature conquérante et prosélyte.
        Nous avons le devoir d'accueillir l'étranger et de lui donner le maximum de possibilités pour s'intégrer, pour qu'il construise le pays en même temps que lui-même. Mais lorsque cet immigré refuse de s'intégrer, il n'y a plus qu'une seule solution, c'est de le mettre à la porte. Ou tu es content ici, alors fait l'effort de t'intégrer en apprenant la langue et en assumant la culture, ou bien tu ne veux pas, alors rentre chez toi.
        Les gouvernements qui se succèdent en France semble encourager l'immigration malgré ce rejet de la France, la police est dépassée lorsque l'on brûle les voitures et les magasins. C'est un désastre à tous les points de vue, la gauche libérale est un échec retentissant en France et ailleurs.

        Que doivent faire les chrétiens face à cette situation de crise de l'Europe ?
        Les chrétiens devraient étudier et analyser la situation de l'Europe et de l'Eglise en toute objectivité pour la comprendre. Toute action suppose au préalable une analyse. On ne peut pas résoudre un problème si on ne l'a pas bien posé. Il faut sortir du politiquement correct, sortir du bourrage de crâne des grands médias pour étudier en toute objectivité la question de l'Eglise, de l'Islam, et de l'Europe. Cela suppose que l'on fasse venir des personnes susceptibles de donner un éclairage différent que celui de l'opinion manipulée. Les chrétiens devraient donc d'abord procéder à une analyse et une connaissance en profondeur. Deuxièmement, à une action concertée. Que faire dans le contexte actuel ? Il faut agir non seulement pour protéger les chrétiens d'Orient et d'Egypte, mais aussi pour protéger les musulmans ouverts et modérés, qui veulent réformer l'Islam, mais qui ne peuvent pas s'exprimer car eux aussi sont opprimés. Donc la question n'est pas tant " chrétiens contre musulmans ", il ne s'agit pas que les chrétiens européens s'occupent seulement des chrétiens persécutés, car les chrétiens du Moyen-Orient sont solidaires des musulmans qui souffrent de l'Islam oppressant qui les étouffe ! C'est au nom de mon amour pour les musulmans que je veux les libérer du " fascisme islamique " tel que décrit par un auteur musulman, Hamed Abdel-Samad, dans son livre paru très récemment en français, dont le titre est justement " Le fascisme islamique ".
        Il faut libérer la parole, libérer l'homme, lui donner son humanité, la possibilité de s'exprimer. Le sortir de ce carcan religieux étroit qui est celui de l'Islam, et dont il n'arrive pas à se débarrasser. Il s'agit moins d'aider les chrétiens d'Egypte et du Moyen-Orient que d'aider à promouvoir un discours libre et vrai, accès sur la liberté, l'homme, la démocratie, les valeurs. C'est là qu'un dialogue est nécessaire avec des personnes qui peuvent vous orienter et conseiller.
        L'Eglise catholique elle-même est tombée dans le piège, et elle y est toujours. Elle ne veut pas comprendre un autre langage que celui de ces " experts " en Islam formés à Oxford, Paris, Berlin, ou à Washington, qui ne connaissent l'Islam que de façon très théorique, académique, qui ne veulent pas comprendre qu'il y a un autre dialogue possible, nécessaire et impératif avec l'Islam, qui n'est pas celui qu'ils ont mené jusqu'à présent et qui a été un échec total et une impasse. Car depuis 50 ans qu'on a instauré ce dialogue après Vatican II, on est au point zéro, et on a même reculé.

        Quel message souhaiteriez-vous adresser au Français ?
        Un sursaut, un refus, un rejet de cette manipulation dont ils font l'objet. D'ailleurs, il semble que les Français sont de plus en plus conscients, il y a un réveil depuis quelques mois qui se fait en France, vers une revendication d'identité. Ils refusent de laisser leur identité française et leur culture se dissoudre. Il y a dans le peuple français, avec toute la bonté, la douceur et l'accueil qui le caractérise, un nerf, une volonté de vie et de survie, de révolte. Si jamais il n'y a pas un changement en profondeur en France avec les prochaines élections, nous allons vers une guerre civile, car je ne pense pas que les Français vont se laisser marcher sur les pieds, se laisser écraser et effacer de la carte de l'Europe et du monde. La France est un très grand peuple, une culture qui est la mienne que j'ai reçue depuis ma petite enfance, que j'admire, qui est une richesse extraordinaire. Je trouverais dommage que la culture française s'écroule, que l'Europe disparaisse elle aussi, car la France et l'Europe sont un message, à l'avant-garde de la pensée, de l'art, de la culture, de la philosophie. Ce serait catastrophique que cela soit remplacer par l'Islam. Je n'ai rien contre les musulmans, mais j'en veux beaucoup à l'Islam, dont les musulmans sont les premières victimes. Victimes de ce fascisme islamique décrit par l'auteur musulman Hamed Abdel-Samad dont j'ai parlé avant.
        Après vous être débarrassés du communisme et du nazisme, ce serait tragique de tomber dans un fascisme bien pire que les précédents car il se réfère à Dieu lui-même, ce qui fait que ce serait plus difficile de l'éradiquer. Donc une fois qu'il aura pris racine, vous aurez ce que nous avons connu pendant des siècles chez nous au Moyen-Orient et que je connais dans ma propre famille qui a vécu le massacre de 20.000 chrétiens en 1860, qui a fait que mon grand-père s'est réfugié en Egypte.



Père Henri Boulad :
« J’accuse ! »
Envoyé par Mme Leonelli
Après les abominables attentats survenus en Égypte le dimanche des Rameaux, et que Père Henri Boulad avait commenté dans une magnifique et profonde homélie le jour même, ce dernier y revient et approfondit sa réflexion dans un sévère « J’accuse ! » qui fera date… À lire et à partager !

           « J’accuse l’Islam d’être la cause de cette barbarie et de tous les actes de violence commis au nom de la foi musulmane.
           Je n’accuse pas seulement les terroristes, ni le terrorisme. Je n’accuse pas uniquement les Frères Musulmans ni la nébuleuse de groupuscules qui gravitent autour de cette confrérie jihadiste, violente et totalitaire. Je n’accuse pas exclusivement l’islamisme, ou l’islam politique et radical.

           J’accuse tout simplement l’islam qui, par nature, est à la fois politique et radical.
           Comme je l’avais déjà écrit il y a plus de vingt-cinq ans, l’islamisme c’est l’islam à découvert, dans toute sa logique et sa rigueur. Il est présent dans l’Islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine. Il est porteur d’un projet de société visant à établir un califat mondial fondé sur la charia, seule loi légitime, parce que divine. Il s’agit là d’un projet global et globalisant, total, totalisant, totalitaire.

           L’Islam se veut à la fois religion, État et société, dîn wa dawla. C’est ainsi qu’il a été depuis ses plus lointaines origines.
           Avec le passage de la Mecque à Médine (l’Hégire) l’Islam passe du statut de religion à celui d’État théocratique. C’est aussi le moment où Mahomet cesse d’être simple chef religieux pour devenir chef de guerre, chef d’État et leader politique. Religion et politique seront désormais indissolublement liés : « L’Islam est politique ou n’est rien » (Imam Rouhollah Khomeiny).

           J’accuse de mensonge délibéré ceux qui prétendent que les atrocités commises par des musulmans « n’ont rien à voir avec l’islam ». Or, c’est bien au nom du Coran et de ses injonctions claires que ces crimes sont perpétrés. Le seul fait que l’appel à la prière et l’incitation au meurtre des infidèles soient précédés du même cri, Allah-ou akbar (Dieu est le plus grand) est hautement significatif.

           J’accuse les érudits musulmans du Xe siècle d’avoir promulgué des décrets – devenus irréversibles – menant l’islam dans l’impasse d’aujourd’hui.
           Le premier de ces décrets – celui de l’abrogeant et de l’abrogé – a consisté à donner la primauté aux versets médinois, porteurs de violence et d’intolérance, au détriment des versets mecquois invitant à la paix et à la concorde.

           Pour rendre ce verdict irréversible, deux autres décrets furent promulgués : celui de déclarer le Coran « parole incréée d’Allah », donc immuable ; et celui d’interdire tout effort ultérieur d’interprétation en déclarant « la porte de l’ijtihad [effort de réflexion] définitivement close ». La sacralisation de ces décisions a fossilisé la pensée musulmane et contribué à maintenir les pays islamiques dans un état d’arriération et de stagnation chronique.

           J’accuse l’islam de s’être enferré dans un dogmatisme dont il ne parvient pas à sortir. Pris à son propre piège de ressentiments, il rend toute l’humanité responsable de ses propres échecs dans une entreprise de victimisation, et d’autojustification.

           J’accuse l’Azhar, censé incarner l’islam modéré, de nourrir un esprit de fanatisme, d’intolérance et de haine chez des millions d’étudiants et d’imams venant du monde entier se former auprès de ses institutions. Il devient ainsi une des sources principales de terrorisme dans le monde.

           J’accuse l’Azhar pour son refus systématique de réformer ses programmes et ses manuels scolaires et universitaires. Malgré les demandes réitérées du Président égyptien al-Sissi d’en supprimer tous les textes incitant à la haine, à la violence et à la discrimination, rien n’a encore été entrepris.

           J’accuse l’Azhar pour son refus de condamner l’État islamique/Daesh et l’islamisme salafiste/wahhabite, preuve d’une véritable proximité avec le terrorisme.

           J’accuse le grand imam d’el-Azhar, le cheikh Ahmed el-Tayeb, malgré plusieurs années d’études à Paris et une thèse de doctorat soutenue à la Sorbonne, de persister à s’en tenir au courant obscurantiste et moyenâgeux. Alors qu’on attendait de sa part la promotion d’une pensée innovante dans cette vénérable institution, il a au contraire rétabli les textes incitant à la violence et à l’intolérance dans les manuels scolaires et universitaires des institutions d’el-Azhar, pourtant écartés par son prédécesseur le cheikh Mohammed Tantaoui.

           J’accuse l’Azhar de ne pas faire appel aux « nouveaux penseurs musulmans » d’Orient et d’Occident afin d’amorcer avec eux une réforme en profondeur de l’islam.

           J’accuse de grandes nations occidentales qui tout en prétendant défendre les valeurs de liberté, de démocratie et de droits de l’homme collaborent activement avec un islam fondamentaliste pour des intérêts bassement économiques et financiers.

           J’accuse l’Occident d’avoir inventé avec les islamistes la notion mensongère d’islamophobie pour faire taire toute critique à l’égard de l’islam.

           J’accuse certains dirigeants européens de céder aux revendications liberticides d’un islam de plus en plus exigeant et agressif, dont le but clairement proclamé est la conquête pure et simple de l’Occident. Ces dirigeants trahissent ainsi leurs peuples et bradent leur héritage historique. Au nom d’une idéologie multiculturaliste, d’un mondialisme sauvage et d’une ouverture tous azimuts, ils contribuent à l’effondrement d’un passé prestigieux de culture et de civilisation.

           J’accuse le laxisme d’une certaine gauche libérale incapable en France d’imposer les lois de la République à une minorité refusant toute intégration. Les dirigeants, vendus par intérêt électoral à des banlieues explosives, ont participé à la dégradation sociale des « quartiers perdus de la République » au nom d’une « paix civile » qui n’est que capitulation de l’État.

           J’accuse l’Église catholique de poursuivre avec l’Islam un ? dialogue” fondé sur la complaisance, les compromissions et la duplicité. Après plus de cinquante années d’initiatives à sens unique, un tel monologue est aujourd’hui au point mort. En cédant au « politiquement correct » et sous prétexte de ne pas froisser l’interlocuteur musulman au nom du « vivre ensemble », on évite soigneusement les questions épineuses et vitales. Tout vrai dialogue commence par la vérité.

           J’accuse les grands médias de manipulation et de mensonge en faisant une lecture biaisée des réalités, en avançant des chiffres tendancieux, des statistiques faussées et des “sondages” truqués. Cette désinformation systématique foule au pied la déontologie et l’éthique les plus élémentaires au profit des grands groupes financiers qui les subventionnent et dictent leurs lignes éditoriales.


           Plutôt que de s’indigner d’actes terroristes de plus en plus fréquents, il est grand temps de faire face à la réalité réelle et d’oser la parole vraie.
           Il est grand temps de reconsidérer le problème de l’islam sans détours, sans peur et sans complaisance. La langue de bois et le relativisme ne mènent qu’au pire. Les États occidentaux ont l’obligation légale et morale de préserver leur intégrité territoriale, leur mode de vie, leur culture et leurs valeurs face à un islam conquérant et foncièrement hostile à la civilisation occidentale.
           Que les musulmans qui ne se reconnaissent pas dans ce déchaînement de haine et de violence soient confrontés sans déni ni faux-fuyants à eux-mêmes, à leurs textes fondateurs et à leur histoire ainsi qu’à leur tragique situation aujourd’hui dans le monde. Plutôt que de chercher à promouvoir un dialogue entre l’islam et le christianisme, ou entre l’islam et l’Occident, il est urgent de promouvoir un dialogue et des réformes intra-islamiques. Que les musulmans reconnaissent enfin que leur problème est endogène, et qu’ils aient le courage de l’aborder en toute lucidité et humilité en cessant de se voiler la face.

           Il est grand temps de dépasser les clivages de gauche et de droite, de progressiste et de conservateur, de socialiste et de démocrate, de républicain et de libéral, de judéo-chrétien et de musulman, pour trouver entre tous les humains une base commune de valeurs et de principes. Or, je n’en connais point d’autre que la Charte universelle des Droits de l’Homme proclamée par l’ONU en 1948, que tous les pays arabes et musulmans ont refusé de signer dans son intégralité.

           Il est grand temps de placer l’Homme au cœur du débat dans une recherche commune de vérité. Car « si vérité et amitié nous sont également chères, c’est un devoir sacré d’accorder la préférence à la vérité » (Aristote, Éthique à Nicomaque, I, 4, 1096 a 13).
           Seule une vraie confrontation au réel permettrait qu’ « amour et vérité se rencontrent… que justice et paix s’embrassent » (Psaume 85, 11). »
           Source : © Henri Boulad, S.J., Alexandrie, dimanche de Pâques, 16 avril 2017. (Texte relu et révisé par François Sweydan pour Dreuz.info).


VOLEURS !!
Par M. Daniel


         Dans la vie, il existe deux types de voleurs !

         1- Le voleur ordinaire : c’est celui qui vous vole votre argent, votre portefeuille, votre montre, votre téléphone, etc.
         2- Le voleur politique : c’est celui qui vous vole votre avenir, vos rêves, votre savoir, votre salaire, votre éducation, votre santé, votre force, votre sourire, etc……………………………..

         Une grande différence entre ces deux types de voleurs,
         c'est que le voleur ordinaire vous choisit pour vous voler votre bien,
         tandis que le voleur politique, c’est vous qui le choisissez pour qu’il vous vole.

         Et l’autre grande différence, et non des moindres, c'est que le voleur ordinaire est traqué par la police, tandis que le voleur politique est le plus souvent protégé par un convoi de police.
         A méditer avant de choisir votre voleur … …



Macron ou le néant
De M. Charles Gave
Envoyé par Mme Saurel

  L'ancien du lycée de Mostaganem à propos de Macron

             J’ai toujours soutenu que la constitution de la Ve République était un désastre.J’ai souvent dit et écrit que chacun des présidents de la Ve était pire que le précédent et que cela se terminerait avec un clown à la présidence.

             Monsieur Hollande ayant rempli ce rôle à la satisfaction générale, j’espérais naïvement que nous avions touché le fond et que chacun des futurs présidents allait être meilleur que le précédent à partir de mai 2017.Je n’avais cependant pas envisagé qu’après le clown, nous allions avoir un président qui ne représenterait… rien.

             Et pourtant nous y sommes.

             Le candidat que les hommes de Davos nous préparent depuis des années est en effet un mélange étonnant de vide et de néant, mâtiné d’une grande suffisance et libre de toute connaissance superflue sur ce qu’est vraiment son pays.

             Sur ce personnage qui semble être un golem sorti tout prêt à l’emploi des cervelles d’hommes d’affaires apatrides qui haïssent leur pays en général et la France en particulier, je me permets quelques remarques tirées de mon expérience personnelle de Français, né à l’étranger et ayant passé presque toute sa vie en dehors de France.

             Je me souviens de mes 18 ans en Algérie où mon père était officier et où j’étais élève au Lycée René Basset à Mostaganem. Chaque année, le 11 novembre, des volontaires musulmans, tous anciens combattants, se présentaient aux autorités militaires pour porter le drapeau français lors des cérémonies de commémoration de l’armistice de 1918. Chaque année, le porteur était assassiné dans les jours qui suivaient. Et l’année suivante, de nouveaux volontaires se présentaient.

             Quel vide intellectuel faut-il avoir dans la tête pour penser que ces hommes n’étaient pas Français ? Et fiers de l’être ! Monsieur Macron serait-il prêt à porter le drapeau de notre pays si cela impliquait qu’il serait tué tout de suite après ? Je ne sais pas pourquoi, mais j’en doute.

             J’imagine avec horreur une voiture, vide bien sûr puisque cet homme ne représente rien et n’est rien, remontant les Champs-Élysées le jour du défilé militaire du 14 juillet un peu avant ou un peu après que la Légion ait descendu de son pas lent la « plus belle avenue du monde » et je songe au désespoir sous les képis blancs à l’idée d’être commandés par quelqu’un qui les a comparés aux SS hitlériens en osant dire que la colonisation était un crime contre l’humanité.

             Ce n’est pas ce que pensait le roi du Maroc qui ne savait comment remercier la France et Lyautey pour le travail qu’ils avaient fait là-bas ou ce que disait Ferhat Abbas : « La France n’a pas colonisé l’Algérie. Elle l’a créée. »

             J’imagine le siège vide bien sûr même s’il était assis dessus du protecteur de l’Académie Française, le Président de la République, expliquant à qui veut l’entendre dans son discours solennel que la culture française, cela n’existe pas. Et je pense au désespoir de tous les hommes éminents dans la salle qui ont consacré leur vie à entretenir la flamme toujours vacillante de cette même culture. Je songe à Senghor, je songe à Romain Gary, à Kessel et à bien d’autres, tous nés en dehors de la France et devenus plus français que quiconque grâce à l’amour qu’ils portaient à cette culture qui, pour l’hologramme Macron, n’existe pas.

             J’imagine le dégoût avec lequel le professeur de français dans un lycée de banlieue doit se rendre à son travail ce lundi matin en ayant appris que dans le fond, tout ce qu’il enseigne et auquel il a toujours cru n’existe pas et n’a jamais existé et que tout cela a été remplacé par un vide sidérant.

             J’imagine le plaisir que doivent éprouver ceux dans les pays étrangers qui vont devoir négocier avec la France dans les cinq ans difficiles auxquels notre pays va devoir faire face à l‘idée que le siège français soit rempli d’un vide vaniteux et content de lui. Mais ce vide sera habillé par des costumes de soie. Et ils seront d’autant plus satisfaits que tous les abandons de souveraineté qui continueront à transformer la France en un « Land » allemand seront quasiment obtenus d’office.

             Et je ne peux m’empêcher de penser que dans l’histoire de notre pays, nous avons pu être gouvernés par des incompétents, voire des traîtres ou des corrompus, mais que jamais nous n’avons été gouvernés par … rien, par un ectoplasme dont le sang ne doit pas être bien rouge mais gentiment rose.

             Et je me redis cette phrase de l‘évangile « Que votre oui soit un oui que votre non soit un non. Tout le reste vient du Malin ».

             Il serait temps, à mon avis, que le Malin foute un peu la paix à la France.

             Ça fait trop longtemps qu’il s’en occupe.

             Il doit y avoir du boulot pour lui ailleurs.

Charles Gave               





  "ANNONCE"
par M. Monsieur Claude NAL


Claude NAL

Pièce de théâtre historique dramatique A la fin de l’année 1961, Jean-Pierre, président de l’association des étudiants d’Oran, et les membres de son bureau vivent les derniers mois de l’Algérie Française, qui se meurt. Au milieu d’évènements où s’entremêlent attentats du F.L.N, réactions de la population et de l’O.A.S., couvre feu et perquisitions, enquêtes des Renseignements Généraux, ils vivent dans l’angoisse.
             Ils échappent miraculeusement à l’horrible journée du 5 juillet 1962 avant de se retrouver à Marseille où ils font le serment de rester fidèles aux valeurs de leurs aïeux. En prologue, un professeur d’histoire fait un exposé destiné aux étudiants – mais aussi aux spectateurs – sur l’histoire du Nord de l’Afrique depuis la création de Carthage jusqu’à l’arrivée des Français en 1830.

Claude NAL vous propose d'assister
à la 11ème représentation de la pièce :

Le Serment de l'Orane

A Menton - Salle Saint-Exupéry
Dimanche 14 mai 2017 à 15 heures

             Les premières réservations sont en cours d'enregistrement. Le Théâtre Saint-Exupéry ne fait que 200 places.
             Nous ne pourrons pas aller au-delà. Ne tardez pas !

             Pour ne pas être pris de court, si vous avez l'intention de vous joindre à nous, merci de répondre à ce message pour une pré-inscription, qui devra être confirmée dès que possible avec votre règlement.

             Les chèques reçus seront remis à l'encaissement à partir du 10 mai 2017.

             Si vous êtes déjà inscrit, merci de diffuser l'information auprès de votre entourage.
             Bien cordialement.
             Claude Nal 04 91 82 01 37
              c.nal@orange.fr

              www.jh-dhonneur.fr
             Bande annonce sur YouTube "Le Serment de l'Orane"

Pour toute précision, et dates de représentation de la pièce, rendez-vous sur le site www.jh-dhonneur.fr ou prenez contact directement avec Claude Nal au 04 91 82 01 37  .




LIVRE D'OR de 1914-1918
des BÔNOIS et ALENTOURS

Par J.C. Stella et J.P. Bartolini

                            Tous les morts de 1914-1918 enregistrés sur le Département de Bône méritaient un hommage qui nous avait été demandé et avec Jean Claude Stella nous l'avons mis en oeuvre.

             Jean Claude a effectué toutes les recherches et il continu. J'ai crée les pages nécessaires pour les villes ci-dessous et je viens d'ajouter Petit, Clauzel, Guelât Bou Sba, Héliopolis, des pages qui seront complétées plus tard par les tous actes d'état civil que nous pourrons obtenir.

             Vous, Lecteurs et Amis, vous pouvez nous aider. En effet, vous verrez que quelques fiches sont agrémentées de photos, et si par hasard vous avez des photos de ces morts ou de leurs tombes, nous serions heureux de pouvoir les insérer.
             De même si vous habitez près de Nécropoles où sont enterrés nos morts et si vous avez la possibilité de vous y rendre pour photographier des tombes concernées ou des ossuaires, nous vous en serons très reconnaissant.

             Ce travail fait pour Bône, Aïn-Mokra, Bugeaud, Duvivier, Duzerville, Herbillon, Kellermann, Milesimo, Mondovi, Morris, Nechmeya, Penthièvre, Randon, Kellermann et Millesimo, va être fait pour d'autres communes de la région de Bône.
POUR VISITER le "LIVRE D'OR des BÔNOIS de 1914-1918" et ceux des villages alentours :

CLIQUER sur ces adresses : Pour Bône:
http://www.livredor-bonois.net
             Le site officiel de l'Etat a été d'une très grande utilité et nous en remercions ceux qui l'entretiennent ainsi que le ministère des Anciens Combattants qui m'a octroyé la licence parce que le site est à but non lucratif et n'est lié à aucun organisme lucratif, seule la mémoire compte :
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
                         J.C. Stella et J.P.Bartolini.
 


NOUVELLES de LÁ-BAS
Envoyées d'Algérie



Environnement à Annaba:

Envoyé par Jean
http://letempsdz.com/societe/179-regions/189219-environnement-%C3%A0-annaba-dangereuse-pollution-de-l-oued-seybouse

Par Tribune DZ, 12 avril2017   l Par M. Amir N.

Dangereuse pollution de l'oued Seybouse
           En l'espace d'une semaine, l'alerte à la pollution a été donnée à trois reprises sur les versants de l'oued Seybouse et à son embouchure.

           D'abord, sur la commune de Boukemoussa, dans la wilaya de Guelma, et sur celle de Chihani, dans celle d'El-Tarf, où des cheptels d'ovins et de bovins ont enregistré des pertes importantes. Ensuite, c'est au tour de l'embouchure de l'oued Seybouse dans la wilaya, de renouer avec la même situation d'il y a huit mois, à savoir de nombreux poissons morts, principalement d'eau douce, gisant sur la plage d'échouage de Sidi Salem. Préoccupants à plus d'un titre, ces trois cas ont vite fait de mobiliser les services concernés. Pour le moment, aucune explication sur les raisons exactes de cette pollution n'a été avancée. Le périmètre en question a été sécurisé et des prélèvements d'échantillons ont été transmis pour analyse aux différents laboratoires spécialisés en la matière. C'est donc le "wait and see" mais, pour beaucoup d'experts, le danger qui mine l'oued Seybouse a ses origines dans les quantités de déchets toxiques qui s'y déversent. Le littoral de Sidi Salem, où se jette l'oued, est devenu un véritable dépotoir. Cette partie du rivage a d'ailleurs été désignée, selon les différentes études établies par SAFEGE Algérie, comme étant le plan d'eau le plus pollué actuellement du pays.

           Et, malgré le triste épisode d'août 2016, des rejets polluants de toutes sortes trouvent toujours refuge à l'oued Seybouse qui longe un bassin de 6 400 km2, sur pas moins de 7 wilayas. Ainsi, ce bassin est confronté, chaque jour, à plusieurs polluants industriels et urbains émanant des différentes villes. Cependant, seules les villes situées directement sur le versant de la Seybouse, à savoir, El-Tarf, Souk-Ahras, Guelma et celle qui l'héberge sont les plus polluantes. Selon une enquête réalisée par l'Association de protection de l'environnement et de lutte contre la pollution (ANPEP), sise à Annaba, le degré de pollution est si élevé que les prémices d'une catastrophe écologique sont réelles. L'enquête a révélé que sur les 7.5 millions m3 de polluants industriels rejetés quotidiennement dans cette rivière, 3 millions de m3 sont des huiles usagées. Ainsi, le bouleversement écologique qui frappe, encore une fois, de plein fouet les rives de l'oued Seybouse et le fond marin d'une partie du littoral de la wilaya interpelle, au-delà de l'alerte à la pollution et ce, en attendant des résultats des analyses confirmant ce qui paraît connu d'avance…
Amir N.           


CREPS DE SERAIDI

Envoyé par Michel
http://www.lestrepublicain.com/index.php/annaba/item/9000444-la-perle-d-annaba-dans-son-ecrin-de-verdure


Par Est Républicain : 25. 04. 2017   l Par Farida H.

“La perle d’Annaba dans son écrin de verdure”


        Il y a si longtemps que l’on attendait cet évènement, qu’au fond, personne n’y croyait plus ! Il aura fallu la volonté politique alliée à une grande détermination de la part des responsables locaux, le travail acharné de tous les acteurs impliqués dans la reconstruction, car c’est pratiquement de la reconstruction du CREPS (8 ha) qu’il s’agissait, mises à part quelques extensions réalisées sur des infrastructures déjà existantes, comme nous avons pu le constater il y a deux jours. Une enveloppe financière très conséquente aussi, dont nous n’avons pas pu obtenir le montant exact. Sur place, malgré une pluie fine et le brouillard qui commençait à envelopper les cimes du mont de l’Edough, les pelleteuses étaient en action sur les terrains à l’intérieur et à l’extérieur du complexe, pour les travaux de finition, les dernières retouches pour l’implantation de terrains verts, des nombreux parkings prévus tout autour des bâtiments. Tout le périmètre est entouré d’un enclos, les portes verrouillées, on veille jalousement à la sécurité du site, qualifié de « véritable perle » quelques jours plus tôt par le DJS de la wilaya, M Abazi Abdelkader. En attendant la venue de l’agent chargé des clés pour ouvrir la porte d’entrée, nous allons visiter les deux stades contigus qui s’étendent dans un autre périmètre grillagé, situé sur la gauche de la route. Notre accompagnateur, M Sofiane Touhami, technicien supérieur à la DJS, qui va nous accompagner tout au long de la visite, ouvre la porte et nous découvrons, après le chantier des vestiaires en cours de finition, dans un site naturel d’une beauté à couper le souffle, une vingtaine de travailleurs s’affairent autour du stade de gazon naturel, dont le vert tranche avec l’ocre de la piste d’athlétisme qui l’entoure. La pelouse a subi une extension sur l’emplacement de l’ancienne, où s’étaient entraînés au cours de leur préparation pour la Coupe du monde de foot en 1986 les joueurs de l’équipe nationale, comme les Belloumi, Madjer, Zidane, Bensaoula, Maroc, pour ne citer que ceux-là.
        C’est dire l’importance et la portée nationale du CREPS de Séraidi qui, au fil des années, a subi une grave détérioration, due au vandalisme, au laisser-aller, à l’absence de maintenance, au rafistolage des entreprises dont certaines s’étaient simplement « volatilisées » après avoir commencé leur travail, comme nous l’avons publié dans de précédentes éditions. Aujourd’hui, le ministère ayant « mis le paquet », ce village sportif renait de ses cendres avec une nouvelle architecture, alliant modernisme et fonctionnalité, réalisé initialement par le bureau d’études portugais « Pro Consultant », alors que les travaux sont suivis quasi quotidiennement par M. Hacène Belhadi, le chef du bureau d’études de la wilaya.Réalisée aujourd’hui en gazon naturel, la pelouse alimentée en eau de source est composée d’une tourbe spéciale importée d’Ukraine mélangée au célèbre sable d’Oued Souf à la renommée mondiale, comme nous l’explique M. Mokketari Abderazak, un des responsables sur place, spécialiste en installations sportives de la SARL « Wood Play » de Blida, chargée de la réalisation de ce lot. Tout autour, la piste d’athlétisme de 400 mètres avec 4 couloirs, et dont le traçage vient d’être homologué, n’attend plus que la pose de la dernière couche de revêtement. Le deuxième stade contigu au premier, est en pelouse artificielle. Avant de quitter les lieux, Sofiane ajoute que M. le ministre à la Jeunesse et aux Sports a porté une attention toute particulière à ce stade, qui va permettre aux athlètes en athlétisme un entrainement optimal dans les meilleures conditions possibles. « Dans cette spécialité, les seuls stades en hauteur sont ceux de Seraidi mer et montagne) et de Tikdja (w. de Bouira). Dans l’enceinte du CREPS, de l’autre côté de la route, se trouvent en premier les trois blocs d’hébergement. 69 chambres avec toutes les commodités, climatisation, chauffage central, douches. De grandes baies vitrées donnant sur la montagne avec la mer en arrière-plan, une vue imprenable. Des matériaux de qualité provenant en majoré de l’importation, pour des travaux et des finitions de qualité.
        Nous sommes rejoints par le chef du bureau d’études, un cadre de la DJS, M. Nourredine Louzri, directeur du camp de toile de Séraidi, M. Amri Samir représentant l’entreprise Bourouba de Sétif, chargée de la réalisation du lot comprenant le réfectoire et l’auditorium. Après les blocs d’hébergement, les salles de cours pouvant accueillir jusqu’à 25 élèves chacune, l’auditorium (205 places), la médiathèque, la salle de réunions, la bibliothèque, etc, des réalisations, comme tout le reste, effectuées avec des matériaux de premier choix et des travaux de haute facture, « faits pour durer ». Le plus, c’est que chaque salle, chaque pièce comprend des baies vitrées tournées vers la montagne et la mer. Face à l’escalier, un grand poster très incitatif à se transcender : la photo restée dans la mémoire collective du président Bouteflika shootant un ballon de foot. Nous descendons vers le bloc administratif et la réception, les blocs réservés à la restauration aussi bien pour les stagiaires que pour les visiteurs (dont un resto VIP), les cuisines, et plus loin, les cafétérias, les infrastructures réservées aux loisirs et à la détente. Tout est prévu pour assurer le meilleur séjour possible aux athlètes d’aujourd’hui et de demain. « Nous avons effectué des transformations et des extensions par rapport au schéma initial » précisera le chef du bureau d’études. Nous nous dirigeons ensuite vers le cœur de ce site sportif, à savoir la salle omnisports(le CREPS en compte deux ; l’une, destinée à l’APC n’a pu être aménagée faute de moyens par la commune et a été rattachée au Centre) et la piscine semi olympique (6 couloirs) qui comporte en plus un deuxième bassin pour les échauffements et les juniors. Une grande salle de musculation ornée de grands miroirs sur les murs, des salles de handball, de volley, de basquet. Autant d’infrastructures sportives destinées aux stages des équipes nationales (et internationales) et aux clubs. Nous passons devant les douches, les sanitaires, le sauna pour les femmes et les hommes (mosaïque rose pour les femmes, bleue pour les hommes).
        Ce chantier, commencé en 2012 est terminé à plus de 90 %. Plusieurs lots à 100 %, et sera inauguré le 5 juillet prochain apprend-on. Pour conclure, nous ajouterons les impressions de M. Louzri, qui espère « que ce centre bénéficiera d’un encadrement en rapport. Un encadrement qualifié pour assurer une bonne continuité à l’avenir et apporter le meilleur aux générations actuelles et celles à venir. Des équipes professionnelles pour la maintenance sont aussi absolument nécessaires, pour le maintien du site en l’état ». Nous ajouterons pour notre part que la belle réussite dans la réalisation de cette « perle » de Séraidi et d’Annaba est due avant tout à l’implication de tous les acteurs, qui n’ont ménagé aucun effort. Nous les avons vus sur le site, et c’est tout à leur honneur, et à celui des responsables concernés, à tous les niveaux.

Farida H.           

           NDLR:



Des terrains inconstructibles vendus à des promoteurs
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Envoyé par Roland
http://www.lestrepublicain.com/index.php/annaba/item/9000442-arnaque-a-grande-echelle-a-la-zet


Par Est Républicain : 25 Avril 2017  par B. Salah-Eddine

Arnaque à grande échelle à la ZET

           Incontestablement, c’est une arnaque à grande échelle. Elle intervient au moment même où tous les projets initiés dans le cadre de l’aménagement touristique, au niveau de la zone d’extension touristique du littoral d’Annaba par le secteur du tourisme , qui devaient être implantés à moins de 300 mètres du rivage, ont été purement et simplement annulés, par le ministère de la tutelle, a-t-on appris, lors de la visite du ministre du Tourisme, Abdelwaheb Nouri. En effet, des promoteurs et des citoyens, ayant acheté auprès de particuliers de lots de terrain à bâtir sur le littoral annabi, plus précisément dans des zones vierges, se trouvent aujourd’hui dans l’impossibilité d’ériger des constructions, en raison de la position de ces terrains et du respect des lois régissant l’habitat et l’urbanisme. Attirés par le prix qualifié de « très abordable » du mètre carré, les victimes, qui ont acquis des lots de terrain, à quelques mètres de la Grande bleue, pour la construction d’infrastructures touristiques ou de villas, semblent totalement ignorer la loi 02/02 de 2002, promulguée dans le cadre de la protection de la côte, et qui stipule la stricte interdiction des constructions dans des zones non urbanisées, à moins de 300 mètres du rivage. « Nous avons saisi le ministre du Tourisme. Mais en vain. Nous sommes toujours ballottés d’une administration à l’autre, alors nous avons décidé de porter l’affaire devant les tribunaux, surtout lorsqu’on sait que les propriétaires terriens n’ignoraient pas la loi en question. » A expliqué l’une des victimes. Ceux-ci interviennent malgré les mesures draconiennes qui ont été mises en œuvre par le service de l’environnement de la wilaya, en collaboration avec ceux de l’urbanisme et de la DUCH, pour, à la fois, protéger et mettre un terme à une situation, jugée, catastrophique. Le ministère du Tourisme n’est pas resté les bras croisés, devant cette situation. Nous apprenons, ainsi, auprès de la wilaya, que tous les projets initiés dans le cadre de l’aménagement touristique, au niveau de la zone d’extension touristique du littoral d’Annaba par le secteur du tourisme et devraient être implantés à moins de 300 mètres du rivage, sont ‘’tombés à l’eau’’(sic).

           Ils ont été purement et simplement, selon une source proche de la direction du tourisme, annulés par le ministère de la tutelle. Le service de l’environnement de la wilaya d'Annaba, a averti, à cet effet, que seul l’aménagement d’espaces, aires de jeu ou de parkings est toléré dans des terrains, situés dans des zones vierges et à moins de 300 mètres du rivage. Par contre, il est autorisé à construire dans des zones urbanisées, avec cependant, un respect total des normes fixées par la DUCH. La direction du tourisme locale précise, dans ce cadre, que la ZET du littoral annabi, qui s’étend de La Caroube jusqu’au Cap de Garde, est gérée par décret 88.232 du 5/11/88 et la loi 03/03 du 17 février 2003, notamment l’article 21 qui stipule que l’agence nationale de développement touristique a le droit de préemption quelle que soit la nature du terrain à l’intérieur de la ZET. « Les propriétaires des terrains situés à l’intérieur de la ZET doivent forcement, ainsi, s’intégrer au plan d’aménagement », précise-t-on. Ainsi, les agressions du foncier en général, l’atteinte à l’environnement, le bricolage, le passe-droit, le laisser-aller et les dépassements, qui ont longtemps caractérisé Annaba notamment en ce qui concerne les zones vierges et lesquelles faisaient partie intégrante de la zone d’extension touristique (ZET) du littoral annabi et du domaine maritime, telles que La Caroube, Toche, Belvedère et Ain-Achir continuent malheureusement d’être signalés.

B. Salah-Eddine           



La voracité insatiable de la mafia du foncier à Annaba

Envoyé par Gilbert
http://www.elwatan.com/regions/est/annaba/meme-les-espaces-pour-enfants-et-les-cimetieres-ne-sont-pas-epargnes-04-04-2017-342564_133.php


Par El Watan : Lundi 4 avril 2017  par Mohamed Fawzi Gaïdi

Même les espaces pour enfants et les cimetières ne sont pas épargnés

           Inaugurée en novembre 2016, l’aire de jeu de la cité Levée de l’aurore, de la ville de Annaba, fait l’objet de convoitises. En effet, l’assiette de terrain sur laquelle est bâtie cette aire semble intéresser plus d’un élément de la mafia du foncier, très nombreuse à Annaba.

           Et ce sont les habitants de cette cité qui tirent la sonnette d’alarme en menaçant haut et fort toute tentative de s’accaparer cet espace. En colère, les habitants, dont les enfants sont des habitués de cette aire de jeu, fulminent : «Cet espace est un lieu touristique par excellence pour les riverains et leurs enfants, qui viennent jouer sur les balançoires et les toboggans.
           Nous avons entendu dire que le wali de Annaba a instruit le directeur de la DUC pour le libérer et le transformer en parking. Nous sortirons tous dans la rue pour dénoncer cette énième atteinte à l’environnement de Annaba et à ses habitants. Pis encore, personne ne va aller voter aux prochaines législatives, car les élus ne nous ont jamais défendus devant des abus pareils.»

           Contacté à travers son chef de protocole, le wali de Annaba s’explique : «Les gros équipements de cette aire de jeu ont été implantés provisoirement avant d’être transférés au parc citadin de Aïn Achir, où ils sont destinés. Les petits équipements, quant à eux, seront maintenus sur place.» Or, initialement, il n’a jamais été question d’équipements provisoires ou permanents. Au contraire, le lieu a fait, l’an dernier, l’objet d’une extension, au grand bonheur des enfants de la ville, dont il est le point de chute.
           «Cette aire de jeu a été étendue davantage pour accueillir un nombre important de familles et leurs enfants. Pour ne pas priver longtemps les enfants de leur espace de détente, ce projet a été achevé et réceptionné dans un délai record. Pour ce faire, une enveloppe de huit millions de dinars a été octroyée à l’entreprise en charge de la réalisation de ce nouvel espace», a expliqué Farid Merabet, le maire de Annaba.

           Rappelons que ce site est aussi juché au milieu de plusieurs assiettes de terrains, très convoitées par la mafia locale du foncier. Des promoteurs n’ont pas hésité à soudoyer des walis pour s’en accaparer, à l’effet d’ériger des promotions immobilières qui donnent directement sur les tombes du cimetière Zeghouane.

           C’est le cas aussi d’une mosquée, qui a été érigée par un Crésus, contre vents et marées, au prix d’un grand sacrilège dont les victimes sont les morts du cimetière de Zaghouane. La même situation est confirmée au niveau de la ZET de Annaba, où des villas, les pieds dans l’eau, sont construites au profit de ministres et hommes politiques avant même qu’un projet touristique ne soit implanté. Le Plan d’aménagement touristique (PAT) n’est pas encore validé, selon le directeur du tourisme. A suivre…

Mohamed Fawzi Gaïdi           

MESSAGES
S.V.P., Lorsqu'une réponse aux messages ci-dessous peut, être susceptible de profiter à la Communauté, n'hésitez pas à informer le site. Merci d'avance, J.P. Bartolini

Notre Ami Jean Louis Ventura créateur d'un autre site de Bône a créé une rubrique d'ANNONCES et d'AVIS de RECHERCHE qui est liée avec les numéros de la Seybouse.
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sur le site de notre Ami Jean Louis Ventura


De M. Jean François Célérier

         Bonjour.
         Ma grand mère Augusta Quoyeser est née à Constantine en 1889, dans le faubourg El Kantara, maison BItoum.
         Son père était Auguste Quoyeser 27 ans marié (en 1887 à Bône) a Claudine Marie Chaptinel née en 1871 à Bône rue Bugeaud.
         Je cherche ou se trouvait cette maison Bitoum. Auriez vous des pistes ?
         Merci du moindre tuyau.
         Très cordialement
         Jean François Célérier (Yvelines)
         Mon adresse est : jeanf.celerier@gmail.com
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De M. Pierre Jarrige

Chers Amis
Voici les derniers Diaporamas sur les Aéronefs d'Algérie. A vous de les faire connaître.
    Diaporama 107                                          Lieutenant Bleuberet 8
    Diaporama 108                                          Lieutenant Bleuberet 9
    Diaporama 109                                          Lieutenant Bleuberet 10
    Diaporama 110                                          Lieutenant Bleuberet 11
    Diaporama 111                                          Diaporama 112
Pierre Jarrige
Site Web:http://www.aviation-algerie.com/
Mon adresse : jarrige31@orange.fr


DIVERS LIENS VERS LES SITES

M. Gilles Martinez et son site de GUELMA vous annoncent la mise à jour du site au 1er Mai 2017
Nous vous invitons à visiter la mise à jour.
http://guelma.piednoir.net/


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Je crois qu’on est tous concernés.
Envoyé par Eliane
      
       Il y a quelques jours alors que je quittais une réunion Tupperware, j’ai réalisé que je n’avais pas mes clés de voiture. Je me suis mise à les chercher. Elles n'étaient ni dans mes poches ni dans mon sac à main.
       Une recherche rapide dans le local de réunion n'a rien révélé.
       Soudain, j'ai réalisé que je devais les avoir laissées dans la voiture.
       Frénétiquement, je me dirigeai vers le stationnement.

       Mon mari m'a grondé plusieurs fois par le passé d'avoir laissé mes clés sur le contact.
       Ma théorie est que le contact est le meilleur endroit pour ne pas les perdre.
       Sa théorie est que la voiture est plus facile à voler.

       Comme je me dirigeais vers le stationnement, j’en suis venue à une conclusion terrifiante.
       Sa théorie était juste, le stationnement était vide.

       J'ai immédiatement appelé la police. Je leur ai donné ma position, ai avoué que j'avais laissé mes clés dans la voiture et qu'elle avait été volée.
       Puis j'ai fait l'appel le plus difficile de tous :
       «Chéri» ai-je balbutié, je l'appelle toujours «chéri» dans ces moments-là.
       «J'ai laissé mes clés dans la voiture et elle a été volée »

       Il y eu une période de silence.
       Je pensais que l'appel avait été coupé, mais ensuite j'ai entendu sa voix.
       Il aboya: «C’est moi qui t’ai conduite ce matin à ta réunion ! »

       Maintenant, c'était à mon tour de me taire.
       Embarrassée, j'ai dit: «Eh bien, viens me chercher. »
       Il rétorqua: «J'étais en route pour le faire, mais je vais être retardé. »
       «Pourquoi ?"

       «Parce que je viens d’être arrêté par la police et tu dois maintenant les convaincre que je n'ai pas volé notre voiture ! et prouver mon identité....parce que j'ai oublié mes papiers chez nous !...»

       OH ! CE N’EST PAS DRÔLE DU TOUT D'ATTEINDRE "L'AGE D'OR"




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Notre liberté de penser, de diffuser et d’informer est grandement menacée, et c’est pourquoi je suis obligé de suivre l’exemple de nombre de Webmasters Amis et de diffuser ce petit paragraphe sur mes envois.
« La liberté d’information (FOI) ... est inhérente au droit fondamental à la liberté d’expression, tel qu’il est reconnu par la Résolution 59 de l’Assemblée générale des Nations Unies adoptée en 1946, ainsi que par les Articles 19 et 30 de la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), qui déclarent que le droit fondamental à la liberté d’expression englobe la liberté de « chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit ».
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