N° 135
Janvier

http://piednoir.net
    carte de M. Bartolini J.P.
     Les Bords de la SEYBOUSE à HIPPONE
1er Janvier 2014
jean-pierre.bartolini@wanadoo.fr
http://www.seybouse.info/
Création de M. Bonemaint
LA SEYBOUSE
La petite Gazette de BÔNE la COQUETTE
Le site des Bônois en particulier et des Pieds-Noirs en Général
l'histoire de ce journal racontée par Louis ARNAUD
se trouve dans la page: La Seybouse,
Écusson de Bône généreusement offert au site de Bône par M. Bonemaint
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EDITO

VŒUX 2014

Chers Amis,

         Acceptez de tout cœur mes vœux les plus chaleureux, sincères et généreux de gaieté, de sérénité, de bien-être avec en plus le plaisir de vous dire bonne année, auquel s'ajoute la joie de vous souhaiter une nouvelle année :

Photo de M. Roland Bussola de décembre 2013

         - Pétillante de bonheur le plus doux, celui qu'on partage, celui qui est comme une fleur entre vos mains et qu'il vous faut cueillir tout en douceur.
         - Explosive d'humour et de sourires, pour chasser la tristesse,
         - Resplendissante de santé, de confiance pour faire disparaître les doutes,
         - Envoûtante d'amour et de gourmandises pour croquer et déguster la vie,
         - Généreuse pour se nourrir du plaisir de partager, réconforter ceux qui sont dans la peine et adoucir les jours difficiles,
         - Audacieuse et courageuse pour continuer à avancer et pour que les choses ne restent pas figées,
         - Grandiose d'amitié pour vous accompagner tous les jours de l'année nouvelle par la paix, la sérénité et la joie.

         Très bonne et heureuse année étincelante pour 2014!

Jean Pierre Bartolini          
Les Rédacteurs et Amis de la Seybouse        
        Diobône,
        A tchao.


Les Vœux de chez nous
Offerts par Jean BRUA et Henriqué PALLES
Vœux de Jean BRUA et de DODIEZE
Dessin de M. Jean Brua
Recevez mes vœux, auxquels
se joint traditionnellement Dodièze.
Amitiés. Jean Brua
P.S. : Dodièze, célèbre personnage éternel de la Parodie du CID de M. Edmond BRUA, père de Jean.

Vœux de Henriqué PALLES

Dessin de M. Henriqué Palles

A l’approche des fêtes, je souhaite que la ferveur s’installe en vous oubliant les soucis. Que les appréhensions de toutes sortes s’éclipsent afin de trouver la joie en regardant avec sérénité la nouvelle année arriver. Je vous présente mes vœux les plus sincères afin que vous passiez un Joyeux Noël en famille et que 2014 vous apporte que du bonheur accompagné d’une bonne santé.
Amicalement. Henriqué Palles
P.S. : "Jean Pierre, j’aime aussi l'interprétation que tu portes à mon petit tableau sur la mairie d'Oran. En effet comme tu le dis si bien, il symbolise l’espoir d’une vie nouvelle avec cette inquiétude laissée dans l’ombre. Pour nous Oranais l’insouciance est aussi incarnée par les clochards Germain le peintre dit camembert et François le guitariste dit "va et vient". Tous deux lâchement assassinés par le terrorisme. Donc un hommage à ces figures emblématiques de notre ville et quartiers, ce qui leur donne l’honneur de plaire aussi à d’autres villes."

ET PUIS CE FUT L’HIVER…
Ce texte a été écrit par une femme
Envoyé par Suzette et Michel

Et puis, ce fut l’hiver…

         Tu sais, le temps a une manière d’aller très vite sans que tu t’aperçoives des années qui ont passé.

         Il semble qu’hier j’étais encore jeune, nouvellement marié et m’aventurais dans ma nouvelle vie avec mon conjoint. mais je me questionne où sont passées toutes ces années.

         Je sais que je les ai toutes vécues selon mes espérances et mes rêves de la façon qu’elles étaient à l’époque.
         Mais, il est ici…. L’hiver de ma vie qui m’a attrapé par surprise.

         Comment en suis-je arrivée si vite? Où sont passées toutes ces années et où s’est envolée ma jeunesse?

         Je me rappelle bien d’avoir vu des personnes âgées pendant toutes ces années et qu’elles avaient beaucoup d’avance sur moi et que mon hiver était encore bien loin que je ne pouvais deviner ou imaginer ce qu’il pourrait être.

         Mais, il est ici….mes amies sont retraitées et grisonnent… elles se déplacent plus lentement et je vois des personnes encore plus âgées.

         Quelques-unes sont en bonne forme, d’autres moins que moi… mais je vois de grands changements…leur âge est plus apparent et je suis la vieille que j’avais l’habitude d’observer et que je ne pensais pas devenir.

         Maintenant, à chaque jour, je réalise que de seulement prendre une douche est devenu difficile!

         Et de faire une sieste n’est plus un luxe…mais une nécessité !

         Car si je ne le fais pas volontairement, juste de m’asseoir, je m’endors.

         Alors, maintenant, j’entre dans cette nouvelle saison de ma vie sans être préparée aux malaises, aux souffrances, la perte de force, l’habilité de fonctionner et de faire des choses que je désirais

         Au moins, je sais que l’hiver de ma vie est arrivé, je ne sais pas ce que sera sa durée, mais une chose est certaine lorsque ce sera terminé, une nouvelle aventure va commencer !

         Oui, j’ai des regrets.

         Certaines choses que je n’aurais pas dû faire, certaines que j’aurais dû m’efforcer d’accomplir, par contre il y a plusieurs choses que je suis fière d’avoir faites, ça fait partie de mon vécu.

         Alors, si tu n’es pas encore dans ton hiver…laisses-moi te rappeler que le temps passe plus vite que tu ne le penses.

         Alors, s’il y a des choses que tu désires accomplir durant ta vie, s’il te plaît fais-le vite.

         Ne remets pas à plus tard, la vie est si courte.

         Alors fais ce que tu peux aujourd’hui même car tu ne peux t’assurer que ton hiver est lointain ou pour demain.

         Il n’y a aucune assurance que tu verras toutes les saisons de ta vie.

         Alors vis pour aujourd’hui et fais part de toutes les choses dont tu rêves à ceux que tu aimes afin qu’ils se souviennent…et espères qu’ils apprécient et t’aiment pour tout ce que tu as pu faire pour eux durant toutes ces années passées.

         La vie est un cadeau pour toi.

         Ta manière de vivre ta vie sera un cadeau pour ceux qui te succèderont.

         Rends-la fantastique! Vis-la bien ! Amuses-toi aujourd’hui! Fais quelque chose de plaisant ! Sois heureux ! Aies une belle journée !

         Rappelle-toi: la vraie richesse est la santé et non pas des pièces d’or ou d’argent !

         Vis heureusement en 2013 et 2014 etc....

         Pour terminer, considère qu'aujourd’hui c’est le moment le plus âgé que tu ais atteint alors jouis de cette journée le temps qu’elle durera.

         Sortir fait du bien…revenir à la maison c’est mieux!
         Tu oublies des noms, ce n’est pas grave, car les autres ont même oublié qu’ils te connaissaient!!

         Tu réalises que tu n’es plus bon à accomplir quelque chose…

         Les choses que tu aimais à faire, ça ne t’intéresse plus …

         Tu dors mieux dans une chaise longue avec la télévision allumée que dans ton lit.

         Cela s’appelle un « pré-sommeil ».

         Tu as tendance à utiliser des mots débutants pas un « Q » ;« Quoi ? » « Quand ? » «Quel ? » « Qui » ?....

         Tu te plains que les imprimeurs utilisent de plus petits caractères dans leurs publications…

         Les villes et les villages sont éloignés, les coins de rues sont plus loin.

         Les trottoirs sont plus hauts.

         Maintenant que tu as les moyens d’avoir des bijoux dispendieux, ce n’est pas sécurisant de les porter partout.

         Ce qui t’apparaissait comme des taches de rousseur sont devenues des points bruns…

         Tout le monde chuchote maintenant.

         Dans ta garde robe, tu as des vêtements de trois grandeurs… deux que tu ne porteras plus jamais.

         Mais « Vieux » est bon dans certaines choses ; « Vieilles chansons » « Vieux films » et la meilleure de tous «Vieux amis » ! Demeures bon, « Vieux frère »

         Envoie ceci à d’autres « Vieux frères » afin qu’ils en rient et acquiescent à ces dires.

         Ce n’est pas ce que tu as ramassé, mais ce que tu as fait qui indiquera quel genre de vie tu auras vécu.
Une Inconnue         



L'inoubliable Terre
ECHO D'ORANIE - N°243
Strasbourg 1964


A mes chers Parents             

              Ô ! Terre lointaine ! Terre sublime,
              Tu nous as vu naître, vivre, mourir.
              De notre corps tu demeures l'abîme,
              Ou bien alors, nous vit, sans gémir, partir,
              C'est toi qui nous a allaité
              Par le sein de nos mères,
              Qui sont, là-bas restées,
              A jamais englouties dans la Terre.

              Ô ! Terre si belle...
              Et pourtant si cruelle.
              Toi si resplendissante,
              Tellement éclatante
              De ton soleil, qui réchauffait nos cœurs,
              En nous faisant aller, si paisible au labeur.

              Ô ! Terre sacrée,
              Pourquoi nous avoir chassé ?...
              Ne sont-ils pas nos corps ton limon,
              Qui pour t'ennoblir tiraient sur le timon,
              Ne sont-elles pas nos âmes, si fidèles...
              Qui auraient supportées
              Tant d'angoisses encore,
              Pourvu terre qu'à jamais
              Et sans être cruelle,
              Chaque jour, chaque aurore...
              En notre âme fasse vibrer
              Cet amour si grand
              Que tu nous a donné
              Cet amour si grand
              dont tu nous as bercé
              En un si long siècle passé...
              Cet amour, que nous te rendions
              Avec tant de passion.

              Ô ! Terre bénie !
              Toi qui fut de mon âge le plus tendre, le témoin,
              Terre que je regrette, chaque jour de ma vie,
              Terre, si comblée par toute la nature,
              Que le monde jaloux, se partage, en pâture,
              Et qu'aucun ne sait aimer vraiment,
              Si, là-bas, il est né seulement.

              Ô ! Terre sacrée, toi maintenant si loin,
              qui nous vit naître, vivre et souffrir,
              Et puis mourir, ou bien partir.
              D'autres terres a nos âmes meurtries
              voudraient donner leur hospitalité
              Mais n'est-il légitime, toi, la bénie,
              Qu'en nos âmes alourdies
              Sous le faix des regrets
              Tu restes toi seule, notre vraie... Patrie...!
              Et dans mon exil douloureux,
              O ! Toi que je ne peux oublier
              marquée de ton empreinte

              Loin de toi, je mourrai,
              sans revoir, ton enceinte,
              Tes tours, tes horizons,
              Et ton ciel où le bleu
              Se mêle à l'or du soir
              Sans jamais revoir
              Ce qui fût ma maison...

              O ! Terre lointaine, terre sublime,
              Maintenant c'est l'abîme.
              Et dans le désespoir
              dont mon âme est marquée

              O ! Terre, viens m'apporter
              Le courage et alors
              Vivant pour toi encore
              Parce que dans ton sein
              Tu renfermes à jamais
              autant, autant d'espoir
              que, là-bas j'ai laissé,
              Tous ceux qui m'ont aimé
              Et qui m'ont fait grandir.
              Tous ceux que j'ai aimé,
              Et que j'ai vu souffrir,
              Souffrir, et puis... mourir...

            
Henriette A. de Saint Leu (Oran)              



D : comme Départ, Drame, Désespoir.
Envoyé par Mme Jocelyne MAS

Alger, sur les quais envahis de soleil, une foule se presse.


              Une colonne de personnes chargées, fatiguées, hagardes, avance vers la passerelle d'un grand paquebot.
              Un homme, René, porte deux lourdes valises, sa femme Josette, suit. A son bras un grand et gros sac, qui paraît trop lourd pour ses bras frêles.
              Deux enfants, Aline 8 ans et Marc 10 ans tenant serrés leurs jouets, semblent épuisés. Ils montent à leur tour sur la passerelle et arrivent sur le pont. Josette sanglote, les petits pleurent aussi. Ils pleurent de voir leur mère pleurer, ils ne savent pas exactement ce qui se passe.
              Pourquoi ils doivent quitter leur maison, leurs amis, leur pays ? Ils vont en France.
              " - C'est où la France ?
              - Chez qui allons-nous ?
              - en France !
              - mais chez qui ? Maman ?
              - Je ne sais pas ! En France. "

              Laissant les enfants et leurs bagages à côté des deux chaises longues qui leur sont réservées, les parents se frayent un passage à travers la foule, pour arriver au bastingage. Là, appuyés à la rambarde, ils regardent avec intensité la ville blanche qui s'éloigne tout doucement, ils pleurent sans retenue, avec de gros sanglots qui montent de leurs cœurs meurtris. Insidieusement le rivage disparaît lentement. Les quais, les immeubles disparaissent aussi.
              Josette se penche, veut voir encore son pays, sa terre. Sa tête tourne, ses pensées s'emmêlent, elle se penche encore et encore pour apercevoir une dernière fois sa vie qui s'efface. Son buste est perpendiculaire à la rambarde. Soudain, un cri déchire l'air, Josette bascule, hurle le nom de son mari : " René !! René !! ". Son corps disparaît dans le remous des vagues.
              Les passagers se mettent à hurler.
              René, sans réfléchir, enjambe le bastingage, se tourne un instant vers ses enfants et comme pour s'excuser : " Elle m'appelle " et saute à son tour dans le tourbillon mousseux que trace le sillage du navire.
              Leurs corps disparaissent. Engloutis à jamais, dans cette Méditerranée qui a bercé leur enfance. Appuyés, plaqués contre les cabines, deux enfants hagards. Aline la bouche grande ouverte sur un cri silencieux, les yeux horrifiés, ne réalise pas ce qui vient d'arriver.
              Marc hurle son effroi " Non ! Non ! Papa ! Maman ! au secours !
              Qui viendra au secours de ces enfants dont l'enfance est fauchée, l'adolescence meurtrie, la vie saccagée ?

              Josette est-elle tombée accidentellement ? ou a-t-elle voulu mourir, ne supportant pas l'idée de partir, de laisser sa terre, ses parents enterrés dans le petit cimetière de leur village ?
              Et René ? a-t-il pensé une seconde qu'il pouvait sauver sa femme des flots ? a-t-il pensé qu'il ne lui serait pas possible de vivre sans elle ? peut-on réfléchir dans ces cas extrêmes ?

              Longtemps la petite fille n'a pu prononcer une parole. Son cœur s'est refermé sur les images de ses parents. Elle n'a jamais pu raconter à personne son arrivée en France. Une vague cousine les a recueillis son frère et elle. Une femme déjà âgée, n'ayant jamais eu d'enfants, se trouvant en quelque sorte, forcée de garder ces deux là. Elle ne leur prodiguera ni chaleur, ni tendresse, ni mauvais traitement. Elle les élèvera, les nourrira sans plus.
              Le frère et la sœur deviendront indissociables. Toujours ensemble, se protégeant l'un, l'autre. Se nourrissant de leurs faibles souvenirs, revivant sans cesse leur enfance heureuse avec papa et maman, avant que n'apparaisse le gros paquebot.

              Quarante ans ont passé. Marc et Aline sont instituteurs tous des deux ; ils ne sont pas mariés, ils habitent tous deux, un petit pavillon dans la banlieue parisienne. Les élèves sont leur famille.
              Un jour, chez une amie, devant un ordinateur, ils regardent un CD sur Alger et ses environs. Soudain, fébrilement, ils cliquent sur la souris, ils regardent de tous leurs yeux, ils reviennent plusieurs fois sur la même image. Ils revoient leur pays, les quartiers qu'ils ont connus, leurs écoles. Leurs mains tremblent, ils se regardent et leurs yeux s'embuent de larmes. Si longtemps contenu, leur chagrin remonte à la surface, libère l'étau de leur cœur.
              Et les larmes coulent, coulent. Aline, maintenant sanglote. Elle ne voit plus rien sur l'écran, mais enfin, elle peut parler de ce drame qu'ils ont vécu.
              Jamais, elle n'a pu en parler à qui que ce soit. Et là, elle raconte, parle, délivre son cœur de cette immense chape qui l'enserrait.
              Son amie lui apporte des mouchoirs, une tasse de thé, la réconforte du mieux qu'elle peut, émue aussi aux larmes.
              Peut-être que ces deux êtres meurtris par la vie, retrouveront à partir de cet instant, un peu de sérénité.
              Que le fait de parler de cette tragédie soit une réconciliation avec la vie, et qu'ils pourront penser à être heureux, à leur tour, avant qu'il ne soit trop tard.

Jocelyne Mas

Extrait de " De la Côte Turquoise à la Côte d'Azur " Médaille de Bronze des Arts et Lettres de France, Mention d'excellence.

Jocelyne MAS
Poète-Ecrivain

Site Internet : http://www.jocelynemas.com



PHOTOS de BÔNE

Photos Envoyées par M. Roland Bussola

Photos prises du bateau en décembre 2013
Photo M. Roland Bussola
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LE MUTILE N° 8, 17 septembre1916


Du CRI DE PARIS, ON SAVAIT

       
       On ne dira pas que les représentants de la nation n'ont point été suffisamment avertis de la façon dont débuterait cette guerre.

       A la séance du 5 juin 19[3, le général Pédoya leur déclarait :
       " L'envahissement par la Belgique est considéré par les Allemands comme une nécessité impérieuse. Tous les travaux que depuis dix ou quinze ans font les Allemands ont en vue l'attaque par la vallée de l'Oise et subsidiairement par les vallées de l'Escaut et de la Sambre. "

       M. Henry Paté, rapporteur de la loi de trois ans, disait, dans la même séance:
       " C'est une grande erreur de croire que l'Allemagne criera gare à la Belgique. Les forces allemandes y arriveront, tel un torrent qui vient de rompre ses digues. "

       M. Lefébure, à la séance dit 8 juillet suivant, s'exprimait ainsi :
       " Depuis quarante ans, nous avons été hypnotisés par cette pensée que l'attaque principale se dessinerait vers la trouée centrale, entre Toul et Épinal, et nous avons peut-être un peu négligé notre frontière du nord-est que paraissait garantir la neutralité de la Belgique et du Luxembourg... Pouvons-nous supposer que, lorsqu'ils seront résolus à nous attaquer, nos adversaires s'embarrasseront de formules protocolaires ? Certes non. La guerre éclatera brusque, soudaine, et portera ses coups là où elle aura intérêt à le faire, sans se soucier un instant des conventions et des traités derrière lesquels tenterait de s'abriter la faiblesse des neutres. "

       Nous sommes heureux de reproduire cet entrefilet. Notre sympathique Préfet fût un de ceux, qui, dès 1913, jetaient le cri d'alarme; pourquoi les représentants de la nation n'ont-ils pas pris en temps voulu toutes précautions utiles?
       L'esprit Français, certes, a réparé toutes ces erreurs, mais enfin il nous est agréable de constater qu'il y avait des hommes d'état assez clairvoyants pour prévoir les événements futurs et juger les boches à leur juste valeur.

       Espérons qu'au jour de la victoire on associera les noms des bons Français qui, par leurs avertissements, ont permis certainement au grand état-major de tourner les yeux vers la Belgique et le Luxembourg et ont ainsi empêché l'irréparable!

M. A.               

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Un gars bourré !
Envoyée par Éliane


         C'est un type qui est accoudé au comptoir dans un bar et qui décide de rentrer chez lui car il est trop bourré. Il s'éloigne du comptoir, fait 2 mètres et s'écroule par terre.

          - Je suis trop bourré. Je vais ramper jusqu'à l'extérieur.

          Arrivé dehors notre bonhomme se dit que l'air frais va lui faire du bien et il décide de se remettre debout. Et là, au bout de 2 mètres, vlan ! il s'écroule encore.

          - J'habite à 800 mètres. Je vais ramper jusqu'à la maison.

          Arrivé devant chez lui, il se dit qu'il a du dé-cuiter et essaie de se remettre debout. Et encore une fois au bout de 2 mètres, vlan ! par terre.

          - Bon... je vais ramper jusqu'à la chambre.

          Alors il ouvre sa porte d'entrée en rampant, monte les escaliers en rampant, ouvre en rampant la porte de la chambre ou dort sa femme, se déshabille par terre et avant de se mettre au lit, il se dit qu'il doit pouvoir enfin se lever. Il se lève, fait 2 mètres et s'écroule encore mais cette fois, sur le lit. Il s'endort en se disant que sa femme n'a rien entendu. Sauvé!
          Le lendemain matin, sa femme le réveille :

          - Toi, t'as encore picolé hier soir !!!

          - Hein ? Non !? Pourquoi ?

          - Le bar a appelé : t'as oublié ton fauteuil roulant !



TRACES DE VIE
                    Par M. Gilles CAMILLERI (2013)             N°7
LES NAISSANCES EN 1832

          Huit naissances sont comptabilisées par l'état civil (134) en cette première année de la conquête. C'est bien peu. Mais l'administration française se met en place et le registre des naissances ne fonctionne qu'à partir du 1er juillet 1832.

          Sur ces huit nouveau-nés, pas un indigène ni un étranger. Quatre enfants sont issus de couples civils, trois voire quatre ont un père militaire. Un doute, en effet, subsiste concernant Adélaïde LANGLOIS dont nous ne connaissons pas la profession du père.
          Toutefois la présence sur l'acte de deux officiers connus comme témoins, Hyppolite THOMAS, le commandant de la place de BÔNE, et un lieutenant d'artillerie, Gérard MIQUEUX, nous laisse à penser que Louis Marie LANGLOIS était peut être un soldat (AN 8 du 16 décembre).

          Se pencher sur cette petite dizaine de naissances, c'est un peu comme se rendre chez une voyante pour consulter l'avenir de la population de la colonie.

          La première observation porte sur le sort tragique de la grande majorité des enfants.
          Sur les huit (3 garçons, 5 filles), 6 disparaissent très rapidement. Sur ces six décès, trois ne dépassent pas une semaine, un survit deux semaines et les deux derniers, 22 jours et un peu plus d'un mois. Soit un taux de mortalité de 75 %.

          L'étude des années suivantes va donner un pourcentage moins élevé : 61.50 % en 1834, 66 % en 1835, 62.60 % en 1836. Seule l'année 1833 se rapproche de ce chiffre puisque le pourcentage atteint 74 %.

          Sur cette vieille terre phénicienne, on ressent l'impression que la ville, toute la ville, est un gigantesque tophet (135) où année après année on renouvelle un molk (136) d'enfants. Le dieu concerné par l'offrande n'est cependant pas BAAL mais une divinité palustre. Même si nous ignorons généralement la cause des décès des jeunes enfants, quelques indications sont fournies sur le tueur le plus constant : la malaria.

          Ainsi, dans l'acte 5, Auguste LAVOUTE, le père du petit Laurent Auguste, indique clairement le coupable. Laurent Auguste né le 26 septembre est décédé le 22 novembre " de la fièvre ".

          Le fléau, bien secondé par le typhus et le choléra, ravage non seulement les fragiles nouveau-nés mais aussi leurs familles.

          Nombreux, en effet, sont les " colons " qui débarquent à BÔNE accompagnés de leurs proches, grands et petits.

          Ainsi, Julien PAYAN qui arrive à BÔNE avec son épouse Marie Magdeleine Justine CASTE et une toute petite fille, Magdeleine née à MARSEILLE le 29 mai 1830.
          Magdeleine va survivre à " l'enfer " bônois, ce qui n'est pas le cas de ses sœurs : Rosalie (née en 1832 AN 6 du 15 octobre, décédée le 19 octobre AD 68), de Marie (née, elle aussi à MARSEILLE le 2 janvier 1836 et décédée à BÔNE le 5 octobre 1837) et Joséphine Manette (1838). Ses frères ne sont pas plus heureux : Marius (1834) et Antoine (né à BÔNE et disparu à l'âge de 3 ans le 30 mars 1843). Le père disparaît à son tour, à LA CALLE, à l'âge de 42 ans, le 17 décembre 1840. Sa veuve, Marie Magdeleine CASTE, se remarie alors avec Jacques Jean Abou CALEINE en 1842.

          Le cas de la famille PAYAN est loin d'être unique. Hélas ! D'autres familles arrivent de France avec de nombreux enfants en bas âge. C'est le cas du maître maçon Jacques Joseph TRUFFAUT (orthographié aussi TRUFOT). C'est l'un des témoins du décès de Laurent Auguste LAVOUTE (AD 75 du 23 novembre 1832). Il a débarqué à BÔNE avec Geneviève MARTIN, son épouse, mais aussi avec Auguste Alexandre (environ 4 ans lorsqu'il décède le 5 décembre 1832 AD 82), François Alexandre (né en la commune des BATIGNOLLES MONCEAUX, canton de NEUILLY, arrondissement de SAINT REMI le 1er septembre 1830) et, peut être Charles André (natif de CLICHY Seine et Oise, décédé à 30 ans à AIX, transcription de l'acte par la mairie de BÔNE AD 446 de 1854).

          Lorsque le jeune Auguste Alexandre meurt le 5 décembre 1832, il est indiqué sur l'acte que la famille " est actuellement à BÔNE " (AD 82). Elle vient d'arriver car le père, interrogé par l'officier d'état civil à propos de son domicile, se trompe et indique les BATIGNOLLES.

          Mécaniquement l'officier d'état civil commence à écrire puis se ravise et rature sur l'acte l'inscription " aux BATIG… ". François Alexandre disparaît le 8 septembre 1833 ainsi que deux autres enfants nés à BÔNE : Auguste Alexandre né le 26 janvier 1834 (AN 4) et décédé le 22 juin (AD 73) et Louise Aline disparue à l'âge de 7 mois, le 12 novembre 1835 (AD 378). Jacques Joseph l'a précédée de quelques jours dans la tombe puisqu'il s'éteint à 35 ans, le 4 novembre 1835 (AD 337). On ne sait ce que devient son épouse : Geneviève MARTIN. Cette famille, exceptée peut être l'épouse et un enfant : Charles André, est anéantie comme bien d'autres qui vont choisir BÔNE comme lieu de résidence.

          Lorsqu'on continue à analyser ces huit familles, une autre observation nous apparaît : le nombre élevé des enfants naturels. On en relève deux : Marie LESURQUES (AN 2) et Laurent Auguste LAVOUTE (AN 5).

          Marie LESURQUES est la fille d'un militaire musicien au 55ème régiment de ligne, natif de DOUAI (Nord) et de Anne MAZEAU originaire de PERIGUEUX (Dordogne).

          Laurent Auguste LAVOUTE a pour père un courtier de commerce. Cet homme averti va très vite comprendre qu'une fortune rapide passe par le commerce d'alimentation dans une ville surpeuplée qui ne possède pas de ceinture nourricière. D'abord tenté par le commerce de l'alcool (137), il se reconvertit dans la boulangerie dès janvier 1837, peut être avec les bénéfices réalisés grâce à la vente des spiritueux. Il gagne ensuite PHILIPPEVILLE en pleine construction où il s'installe définitivement après un bref retour en Métropole en 1843, certainement à LAGARDE près de TOULON. Il meurt le 25 avril 1888. Il est devenu propriétaire et habite maison LAVOUTE rue du Ravin.

          Cette fuite de certains colons vers des ailleurs sains et plus gratifiants, nous allons la retrouver dans les années à venir. Peu réussissent comme Auguste LAVOUTE qui a la chance d'avoir l'expérience du commerce. La plupart échouent comme Julien PAYAN qui meurt à LA CALLE " sans profession ", à 42 ans.
LES NAISSANCES EN 1833

          D'après les registres de l'état civil (européen ?) (138) on compte 31 naissances en 1833. Il est cependant fort probable que toutes les naissances ne sont pas déclarées.
          Nous avons vu lors de l'étude des autres registres que la venue au monde de certains enfants était enregistrée tardivement. Certains nouveau-nés originaires d'une ville peuvent être aussi déclarés dans une autre. Les femmes européennes en 1833 sont en petit nombre : une centaine et l'on compte une femme pour sept hommes qui ne portent pas l'uniforme. Les mariages sont rares même si, comme nous l'avons observé par ailleurs, les naissances hors mariage sont importantes.

Les naissances indigènes

          Elles sont au nombre de cinq à figurer dans le registre qui recueille toutes les naissances européennes.

          Qu'en penser ?

          Les chocs successifs de la guerre civile entre BÔNE et CONSTANTINE et de la conquête française, les déportations organisées par les troupes de BEN AÏSSA (139) ont considérablement réduit la population indigène citadine qui peut être estimée à un millier d'individus. On peut aisément comprendre que ces survivants ne vont pas, du jour au lendemain, assimiler les pratiques des vainqueurs. Les cinq naissances indigènes déclarées dans le registre de l'état civil sont donc importantes et intéressantes à étudier afin de comprendre les raisons pour lesquelles elles ont été effectuées.

Le choix du vainqueur

          L'acte 15 du 28 avril 1833 nous signale la naissance de Fatima, fille de Hamet BEN AKDAR (orthographié aussi ACKDAR dans d'autres actes), propriétaire à BÔNE. Il habite le n°2 de la rue Saint Pierre. Ses voisins français ou européens sont importants : au n°4 loge Charges Auguste GUERIN TOUDOUZE, ancien avoué à la cour royale de PARIS, ancien greffier de justice royale, notaire et avocat à BÔNE. Au n°6 on trouve le suisse Auguste HEINZELY et au n°8 le docteur Pierre MARQUEZ, chirurgien major au 3ème régiment de chasseurs d'Afrique.

          La lecture de l'acte nous apprend aussi que le nommé Hamet BEN AKDAR est l'époux de Fatima BEN KERIM. On connaît l'implication de cette famille et en particulier de Mustapha BEN KHERIM dans l'intervention française. Cette déclaration de naissance nous apparaît donc comme un signal fort donné aux vainqueurs par un notable de la ville.
          Les imiter est un témoignage d'adhésion, de fidélité. Deux autres actes, en date du 29 août et du 5 septembre ont pour origine des turcs " soldats de Joseph " qui déclarent leurs enfants.

          Le premier, Mohamed BEN BRAHIM vient signaler la naissance d'une fille qui n'est pas la sienne : Medoudja Bente Scherifa. Scherifa est le prénom de la mère de l'enfant et il est curieux que ce nouveau-né porte son prénom. En tout cas, aux côtés de Mohamed BEN BRAHIM figure le père de Medoudja : Mohamed BEN OSMAN.

          Le second, Mustapha BEN ALI " soldat de Joseph " est à l'origine, lui, de la réquisition. Il est le père du petit Mohamed et il est aussi indiqué que son épouse porte le nom d'Aïcha.

          Dans les deux cas, donc, il s'agit de soldats turcs qui ont choisi le camp français. Ils montrent là leur allégeance en se pliant aux us et coutumes des vainqueurs. Il est cependant aussi possible que les officiers et sous officiers qui encadrent le corps auxiliaire turc, des italiens originaires ou familiers de TUNIS : Luis Arnold ALLEGRO, Salvator Angel BAXU, François VERDURA et Gaetano FERRARI, aient incité leurs subordonnés à déclarer naissances et décès à l'état civil.

          Cette adhésion des turcs à la France est constatée par le comte de BEAUMONT BRIVAZAC, premier maire de BÔNE.

          Dans une lettre du 21 avril 1832, il écrit : " L'abondance et le bien-être dont nous jouissons sont dus en grande partie aux turcs. Vous savez en effet que pour couper les communications et entraver le commerce, il suffit de quelques misérables qui arrêtent et dépouillent les habitants paisibles. Deux fois déjà nous nous sommes trouvés dans cette position, mais les turcs commandés par le capitaine YUSUF sont allés surprendre les voleurs et dès le lendemain, tout est rentré dans l'ordre " (140)

          Cependant, le gouvernement veut se débarrasser de ces auxiliaires à " un boudjou par jour " en les expédiant en Asie Mineure (141). Il faut la ferme opposition de YUSUF, du comte de BEAUMONT BRIVAZAC ainsi que celle du capitaine d'ARMANDY pour s'opposer à ce projet et y mettre fin. Les administrateurs et les officiers français savent ce qu'ils doivent à ces auxiliaires zélés qui souhaitent d'ailleurs être traités comme des soldats français. De plus le maire de BÔNE, le comte de BEAUMONT BRIVAZAC, nous le savons, a une activité parallèle à son métier d'édile : celle de policier. Le capitaine d'ARMANDY l'avoue lorsqu'il déclare : " la surveillance qu'exerce Monsieur de BRIVAZAC, secondé par des hommes sûrs que j'ai mis à sa disposition … " Parmi ceux-ci, très certainement, des turcs dont certains sont mariés avec des bônoises. Certains, d'ailleurs, sont dits dans les actes " turcs de BÔNE ".
          Pour les deux derniers, les motivations sont moins claires.

          L'acte 10 du 3 octobre évoque la naissance de Latrache RAMDAM. Nous savons qu'un des gendarmes maures chargés d'assurer la sécurité de la ville et des alentours porte ce nom et qu'il est âgé d'une quarantaine d'années. Par contre pour l'acte de décès 13 du 14 octobre : la naissance de Mohamed, fils d'ALY et de LOUNA, deux prénoms, il est trop imprécis pour que nous puissions identifier les personnes.

          La dernière naissance a lieu dans la communauté israélite. Il s'agit de celle de Rosa TAÏB (AN 7 du 10 septembre) fille de SALOUM (SALOMON) et de RAMONA. Des actes postérieurs (AN du 9 mars 1838 de Stella TAÏB et AD 407 de 1835 de Jehmna TAÏB) nous donnent une indication complémentaire : Salomon TAÏB exerce la profession de tailleur.
          Pourquoi ce tailleur adhère-t-il très vite au système administratif mis en place par la France ? Son contact, sans doute, dû à son métier, avec les troupes de la garnison est, peut être, une explication. En tout cas, les éléments fournis par les actes sont trop tenus pour tirer des conclusions sur ces deux derniers cas.

          La prédominance française

          Une prédominance bien naturelle. Si de nombreux d'étrangers sont à BÔNE dès 1832, beaucoup sont venus sans leurs épouses ou leurs compagnes. Par contre un certain nombre d'officiers et de soldats français sont accompagnés de leurs femmes.

          De leurs unions naissent tout naturellement des enfants : treize sur les trente et une naissances relevées (41.90 %). Plus du tiers des naissances ont donc pour origine des familles de militaires : un tambour du génie (AN 9 du 16 janvier), un capitaine du bureau sanitaire (AN 10 du 25 janvier), un artificier au 3ème régiment d'artillerie (AN 13 du 17 avril), un gendarme (AN 14 du 28 avril), des vétérans au nombre de quatre (AN 16 du 9 mai, AN 20 du 3 juin, AN 14 du 21 octobre, AN 17 du 11 décembre), un musicien du 55ème régiment de ligne (AN 18 du 30 mai), un soldat du 2ème bataillon du 55ème de ligne (AN 19 du 30 mai), un ouvrier de la 2ème compagnie du bataillon des ouvriers de l'administration (AN 2 du 30 juillet) un lieutenant du 55ème de ligne (AN 15 du 22 octobre) et un soldat du 59ème de ligne (AN 14 du 31 octobre) figurent parmi les chefs de famille.

          A côté des enfants de soldats on compte sept enfants de civils français dont les pères sont : marchand, quincaillier, restaurateurs (2), cordonnier, débitant de boissons, huissier.

          Au total les naissances françaises constituent 64.50 % de la natalité et celles des indigènes 19.30 %. Les autres naissances sont bien sûr celles d'étrangers : maltais (2), suisse (1) et allemand (1).

          Le massacre des innocents

          Sur 31 naissances on relève 23 décès. Deux morts nés, dix sept nourrissons qui n'atteignent pas un an. Quatre dépassent ce chiffre mais ne parviennent pas à dépasser les 2 ans.

          Trois enfants atteignent l'âge adulte : Almonde GELIN, fille du capitaine du bureau sanitaire, meurt à BÔNE en 1871 ; Anne BENSAMONI s'y marie en 1849 (142) ; Joséphine BEAULAC, fille d'un tambour du génie devient modiste et se marie à MEDEA en 1851 (AM 14 du 19 septembre). Sa mère Marie PIBAROT (ou PIVRAROT) abandonne aussi BÔNE et vit, au moment du mariage de sa fille à ALGER, quartier BAB EL OUED. Son époux est toujours soldat mais vétéran du génie en garnison à LANGRES (Haute Marne).

          Anne BENSAMONI appartient à une famille connue de BÔNE. Elle est fille du consul de TOSCANE, Paul BENSAMONI et sa mère n'est autre que Pauline RAIMBERT, fille de Jean Dauphin RAIMBERT, responsable du comptoir de l'agence générale méditerranéenne, agent diplomatique, espion, interprète auprès des autorités militaires françaises.

          Ces deux familles sont installées à BÔNE avant la conquête. Elles n'ignorent pas la dangerosité du climat et elles doivent se prémunir contre ses effets et surtout ceux du paludisme.

          Il n'est pas étonnant, comme nous allons le voir, de retrouver parmi les nouveau-nés survivants de 1835, un autre BENSAMONI : Joseph Léon Delphin BENSAMONI, né le 22 décembre 1835. Il ne faut cependant pas en conclure de manière hâtive que les " vieux " bônois ont plus de chance de survivre au " mouroir " bônois car d'autres enfants BENSAMONI / RAIMBERT décèdent en bas âge.
          Nous n'avons pu déterminer le devenir de 6 nouveau-nés. Avec une telle mortalité infantile (74 % des naissances), la ville n'a d'espoir de se développer que grâce à l'immigration ou à une lutte victorieuse contre les maladies qui la ravagent. D'autant plus qu'aux côtés de ces nouveau-nés, des mères, des frères et des sœurs succombent aussi.

          En témoignent les exemples suivants :

          - La petite Amélie LESURQUES qui ne vit qu'une journée (AN 18 du 30 mai) voit son décès précédé par celui de sa sœur Maria (AN 2 du 7 juillet 1832).

          - La naissance du petit Alexandre MILLION, mort né (AN 2 du 30 juillet) est aussi précédée de celle de sa sœur Anne (AN 3 du 1er août 1832).

          - La naissance de Melchiade CAPMEL (AN 17 du 11 décembre) qui survit dix mois (AD 18 octobre 1834) est suivie du décès de sa sœur, Antoinette CAPMEL, cinq ans, le 21 novembre 1833 (AD 89).

          - Enfin la naissance du jeune François Désiré André CHAFAROUX (AN 8 du 25 septembre) fils de Barthélemy CHAFAROUX qui tient le " restaurant d'Afrique " de la rue Rovigo, entraîne le décès de sa mère le 28 septembre de la même année (AD 80).

ANNEXE

      (134) En fait 10 naissances si nous tenons compte de 2 petites filles mortes nées le 27 novembre (AD 78).

       (135) Lieu sacré des phéniciens où l'on immolait de jeunes enfants.

       (136) Sacrifice pratiqué dans le tophet.

       (137) Il est signalé comme liquoriste le 11 novembre 1834 alors qu'il est témoin lors du mariage de Claude JACQUOTEY avec Suzanne WEGLER. Il l'est toujours le 27 août 1836 lorsqu'il est témoin à nouveau pour les épousailles de Fleury PARCEINT et de Jeanne MICHOULIER.

       (138) On ne peut le qualifier d'européen puisque nous y trouvons cinq indigènes.

       (139) Voir le témoignage du général comte CORNULIER LUCINIERE (op. cit.) p 203 : " Bientôt après, on vit sortir de la ville une longue file de vieillards, de femmes et d'enfants (…) ils prenaient tristement en se lamentant le chemin du camp de BEN AÏSSA d'où ils devaient être emmenés en esclavage. "

       (140) " BÔNE militaire " Capitaine MAITROT extrait d'une lettre citée dans le n°48 de " LA SEYBOUSE " du 01/02/2006.

       (141) " La prise de BÔNE… " op. cit. p 265.

       (142) Voir les mariages de 1849 AM 13 du 17 février. Elle épouse un rentier italien de LIVOURNE, Etienne Raphaël Louis Thomas POLESE.

      
A SUIVRE



Une historiette pour les clients d'une compagnie d'aviation !!!!
Envoyée par M. Hugues
        

       Presque vrai!!

       Le président d'une Compagnie d'aviation à bas prix, François Volabas, entre dans un pub et commande une Guiness.
       “Ça fera un euro”, dit le serveur.
       “C'est trois fois rien!”, pense Volebas tandis qu'il laisse la pièce sur le bar.

       “Dites, si vous n'êtes pas venu avec votre propre verre, il va falloir payer deux euros de plus", fait remarquer le garçon.

       Le président sort les pièces en grommelant, prend sa chope et se dirige vers une table lorsqu'il entend à nouveau:

       "Si vous vous asseyez, c'est trois euros de plus et, comme vous n'avez pas fait de réservation, un supplément de deux euros vous est demandé."

       L'homme d'affaire, étranger, très contrarié, s'approche du garçon et lui lance:
       "Tout ceci est une attrape-nigaud, je veux parler avec le responsable du pub". <

       Le serveur lui sourit et répond:
       "Vous ne pouvez le joindre que par courrier électronique."
       "A propos, si vous ne comptez pas laver votre verre, c'est deux euros de plus. Et n'oubliez pas de tout ranger avant de partir."


CARTES POSTALES de BÔNE
Envoyées par Mme Nicole Marquet

Les Armes de Bône en 1956
Carte Mme Nicole Marquet
Enveloppe Premier jour de 1957
Carte Mme Nicole Marquet
Carte Administrative du Département de Bône en 1957
Carte Mme Nicole Marquet

 Mémoires d'Albert Chaillot
Envoyé par M. Jarrige
Du Breguet 14 à la Caravelle

Recueillies par Henri Chaillot
Mises en pages et illustrées par Pierre Jarrige


Lignes aériennes Latécoère - Toulouse

            En janvier 1923, je quitte l'Aviation Militaire avec le grade de sergent-mécanicien après quatre ans de service dont deux ans effectués au 37ème Régiment d'Aviation au Maroc et deux ans au 34ème Régiment d'Aviation au Bourget. Avant mon départ définitif, j'ai bénéficié d'un congé libérable de trois mois pendant lesquels j'ai travaillé aux ateliers Panhard-Levassor et Delaunay-Belleville.

            Après avoir fait la demande, je suis embauché par lettre par le directeur des Lignes Latécoère, Didier Daurat, auquel je me présente le 11 janvier 1923 aux ateliers de Toulouse-Montaudran. Quoiqu'il me reçoive assez aimablement, je comprends assez vite qu'il doit être du genre plutôt sévère. Le sous-directeur est un polytechnicien Julien Pranville, le chef d'atelier est Charette. Le travail consiste à l'entretien, à la réparation et au dépannage des avions de la ligne Toulouse-Casablanca par l'Espagne. La flotte comprend environ une trentaine de Breguet 14 à moteurs Renault de 300 ch. Poids en charge environ deux tonnes, vitesse 150 kmh. Ce type d'avion de guerre, utilisé ici à des fins commerciales, est fabriqué à coté de nos ateliers par l'usine Latécoère.

            Quoique nous dépendions du même patron Pierre-Georges Latécoère, nos lignes sont indépendantes de l'usine. Celle-ci fabriquait pendant la guerre des avions Salmson et Breguet 14.

            Les hangars où nous travaillons sont en bois et le sol en terre battue: en cet hiver pluvieux et froid de 1923, il y a de la boue partout. Les ateliers comprennent: un atelier d'entretien, un atelier moteurs et un atelier de montage avion.

            Nous sommes une vingtaine de mécaniciens dont je cite quelques noms : Arsène Bonnord, Aimé Efroit, Touchard, André Villet, Albert Le Floch, Cassagne, Amédée Jayet, Hatot, Courèche, Dejean, Edmond Clavier, Vincent Riera, Jean Traclet, etc. Nous travaillons six jours par semaine, en principe neuf heures, mais nous faisons de nombreuses heures supplémentaires souvent de nuit et à tour de rôle le dimanche car la ligne est quotidienne. Ces heures supplémentaires compensent une paye modeste : 2,20 F de l'heure plus une prime de 90 F par mois qui peut être supprimée ou simplement réduite suite à sanction.

            La ligne Toulouse-Casablanca comprend un certain nombre d'escales : Barcelone, Alicante, Malaga, Tanger, Rabat et Casablanca. A cette époque de l'année (en hiver), le trajet s'effectue en deux jours. Chaque matin un avion part de Toulouse, chaque soir un avion y arrive, en principe car les pannes en cours de trajet sont nombreuses. L'escale de nuit à l'aller comme au retour est Alicante. Les pilotes sont : Charles Poulin, Louis Delrieu, Henri Rozès, Adrien Bedrignan, Raoul Vareille, René Payan, Gaston Vedel, Raymond Parant, Claude Gonin, Max Knipping, Achille Enderlin, Victor Hamm, Paul Vachet, Robert Collet, Léon Givon, Georges Drouin, Roger Maugert, Maurice Ribardière, Louis Gros et bien d'autres car, si beaucoup arrivent, beaucoup repartent également. Didier Daurat est sévère pour nous tous et les pilotes n'échappent pas à la règle: les appareils endommagés à l'atterrissage, les erreurs de vol et surtout les demi-tours en vol même avec circonstances atténuantes (mauvais temps) ne sont guère pardonnés et les renvois ou les démissions ne sont pas rares. Les mécaniciens eux aussi sont souvent sanctionnés : primes enlevées, déplacements, renvois. Quelques jours après mon arrivée, grève de 72 heures du personnel au sol pour protester contre le renvoi injuste d'un camarade. Le pilote Max Knipping vient me chercher à mon hôtel avec mon camarade Arsène Bonnord pour aller discuter avec Didier Daurat qui veut nous faire reprendre le travail.

            Au cours de l'entrevue, nous refusons absolument de cesser notre mouvement ce qui irrite vivement Didier Daurat. Je dois dire que par la suite il ne nous en tiendra pas rigueur. Puis la grève s'arrête et le travail reprend. Quelques jours après, je vais dépanner un avion qui vient de décoller pour Barcelone et qui s'est posé dans un terrain labouré à quelques kilomètres de Toulouse suite à une fuite d'eau. Il y a une tempête de vent et de pluie, l'avion est embourbé jusqu'à l'essieu et il faut le laisser là. Il sera démonté et ramené à l'atelier quelques jours après. En février, je suis envoyé sur le terrain de Carcassonne dépanner un hydravion amphibie Lioré-et-Olivier bimoteurs Hispano posé lui aussi en panne de radiateur. Le radiateur que j'ai amené en rechange n'est pas du même type et j'essaie de réparer celui qui est monté. Les nids d'abeilles présentent un large trou béant et j'essaie de colmater avec de l'étoupe enduite d'émaillite. Après remontage et essai moteurs paraissant concluant, l'hydravion, piloté par Charles Poulin, décolle pour retourner à Toulouse où il arrive in extremis.

            Le 7 mars 1923, j'ai le bras gauche cassé par une hélice. Ayant installé un démarreur à air comprimé, le pilote à qui j'explique le fonctionnement fait une mauvaise manœuvre et le moteur ne part pas. Je m'approche du moteur qui démarre à ce moment là et l'hélice arrache ma casquette et me frappe au bras gauche. J'en fus quitte pour six semaines d'hôpital et de convalescence et dans l'impossibilité de prendre part au premier vol d'étude partant le 3 mai 1923 sur Casablanca-Dakar pour lequel j'étais désigné. A cette époque et encore longtemps après les moteurs étaient lancés à la main et l'on commençait des essais avec des démarreurs.

            Le 10 mai 1923, je fais comme mécanicien à bord un vol d'essai avec Didier Daurat comme pilote sur un Breguet dont j'ai changé le moteur pendant la nuit précédente. Egalement en mai, une tentative est faite d'ouvrir une ligne aérienne reliant Barcelone à Palma-de-Majorque, puis Alger. L'appareil prévu est un trimoteurs Caudron à moteurs Hispano avec pour pilote Achille Enderlin, pour radio Juan Munar (espagnol) et pour mécano Noël Gauthier. A cause d'avaries moteurs au départ de Barcelone, ce vol échoue. Pierre-Georges Latécoère qui était passager en conçut une colère restée célèbre. D'autres tentatives faites auparavant avec des hydravions Lioré eurent le même sort et cette ligne fut abandonnée.

Lignes aériennes Latécoère - Perpignan

            Le 11 juillet 1923, je suis affecté à l'escale de Perpignan qui vient d'être créée, point de jonction entre Toulouse, Marseille et Barcelone. Départ de Toulouse en Breguet 14 Limousine reguet piloté par Charles Poulin. A l'époque, les avions Breguet ont deux places en tandem, le pilote à l'avant, le passager à l'arrière, protégés chacun par un petit pare-brise. Pour assurer un peu de confort, certains Breguet ont été équipés en limousine. La place arrière a été munie d'un couvercle rabattant en plastique ce qui isole le passager du vent et des intempéries. Pour ce départ à Perpignan, l'avion a été lourdement chargé de matériel et d'outillage divers et nous faisons un décollage en catastrophe sur ce petit terrain un peu court de Montaudran et nous n'arrivons que très difficilement à prendre de l'altitude, rasant les arbres de la pépinière à l'extrémité du terrain. De plus, le chien que Charles Poulin emmène se trouve placé avec moi enfermé dans cette place arrière. Effrayé par le bruit du moteur au départ, il bondit sur moi. Charles Poulin conservera longtemps avec moi le souvenir de ce décollage. A Perpignan, aérodrome de Llabanère, plusieurs avions passent chaque jour; c'est la plaque tournante. Nous sommes trois mécaniciens, Touchard, Marcel Brau et moi-même commandés par un chef-mécanicien, d'abord Bougerolle remplacé plus tard par Lucien Montaubin. Le travail ne manque pas, de bonne heure le matin jusque tard le soir. Les heures ne comptent pas pour nous. Nous devons faire face aux pannes nombreuses et nous disposons d'un et même deux avions de rechange pour remplacer les défaillants. De plus la tramontane y est fréquente (vent violent) et à cause d'elle le même jour trois avions y furent accidentés: trains d'atterrissage cassés, bouts d'ailes avariés et furent dans l'impossibilité de repartir. Il fallut les réparer. Les victimes de ces accidents furent l'avion venant de Toulouse, celui remontant de Barcelone et celui du commandant Joseph Vuillemin. Après réparation, nous essayions en vol les avions, pilotés par Charles Poulin quelquefois trois ou quatre fois par semaine.
            Nous étions passagers chacun à notre tour et j'ai fait pour ma part quantité de vols. Le terrain est à quelques kilomètres de Perpignan et pour nous déplacer nous achetons des motos. J'ai d'abord une Peugeot, puis une Terrot.

            Le 23 septembre 1923, Charles Poulin m'emmène en avion dépanner un Breguet, piloté par Raoul Vareille, qui surpris par le brouillard s'est posé au milieu des vignes à Marseillan près de Sète. Je suis obligé de démonter cet appareil pour le transporter en morceaux dans un champ voisin à une centaine de mètres. Charles Poulin étant reparti, je vais voir le maire de Marseillan qui me prête les trois employés municipaux pour m'aider. Le démontage est rapide. Les ailes sont séparées du fuselage et celui-ci est remorqué jusque dans le champ après avoir établi avec des planches et des madriers un pont sur un fossé profond bordant le champ. Puis c'est le tour des ailes. Je procède au remontage dans le champ labouré aidé par mes ouvriers, il y a un public nombreux du fait de la saison des vendanges. Je procède ensuite au réglage des ailes dont il avait fallu desserrer les haubans. Pour ce travail de réglage, le paveur me prête son niveau. Enfin tout est prêt. Le fermier propriétaire du champ est venu herser celui-ci très long (300 mètres environ) sur une bonne largeur afin que l'on obtienne une surface plane pour le décollage. Je fais un point fixe pour vérifier le fonctionnement du moteur puis je téléphone à Charles Poulin qui vient me rechercher. Nous faisons un décollage impeccable, l'avion est bien réglé et bientôt nous sommes de retour à Perpignan. Suite à ce dépannage, je suis félicité par Didier Daurat, chose inespérée et je reçois une prime de 25 francs.


Breguet 14 construit à Montaudran, devant l'usine.
Les Lignes aériennes Latécoère en utiliseront plus de 150
(Georges Vieville


            Fin décembre 1923, je vais dépanner un autre avion posé sur la plage de Valréas par Adrien Bedrignan. J'examine le moteur et m'aperçois qu'un culbuteur d'échappement est cassé. Quant à l'avion lui-même, posé à la limite des flots, les dégâts sont irréparables sur place : Le train d'atterrissage est brisé et une extrémité d'aile a les longerons cassés. Après instructions je le démonte et le fais transporter sur une grande remorque en gare de Béziers pour Toulouse. Trois jours de travail au bord de mer dans le froid et la pluie, aidé par un marin-pêcheur chez lequel je loge et je mange à proximité de la plage dans une baraque en bois.


   Lettre ouverte à Monsieur le Président
du Conseil Constitutionnel   
Envoyé Par Christian Migliaccio
                  
                  Après avoir été expulsé de ma terre natale, le terme de " Rapatrié, je ne l'accepte pas. " L'Etat que j'ai fidèlement servi ne m'a pas rapatrié.
                  Après avoir subi l'humiliation de la recognition de ma nationalité française, moi qui pensais être français ! Français par filiation, mes parents français d'Algérie, en étaient la 3ème génération. Cette nationalité-là ne me convenait pas, puisqu'accordée. Je voulais acquérir ma nationalité française par mon service à la France.
                  C'est la raison pour laquelle, bien qu'exécuté par le F.L.N. et grand invalide à 100%+12°, exempté de service armé par notre armée française, je me suis engagé dans les forces supplétives pour la durée de la guerre. L'Armée m'a jugé incapable de porter les armes, et à qui j'ai prouvé le contraire en étant cité pour actions de guerre à l'Ordre de la division (Valeur Militaire avec étoile d'Argent), Médaille Militaire et fait chevalier de la Légion d'Honneur au péril de ma vie. Tout ceci pour m'humilier par la recognition de la nationalité française.

                  Discriminé et humilié à nouveau depuis maintenant plus de 50 ans, le Conseil d'Etat " La plus haute juridiction administrative " a levé comme l'imposait la constitution gaulliste de 1958 cette ségrégation et discrimination entre les supplétifs de droit local et ceux de droit commun, comme si le sang versé par les uns et les autres ait été différent.
                  Je me suis réjoui de cette reconnaissance, bien que tardive, et je savais que le sens de l'honneur pénètrerait l'esprit des membres de ce haut conseil de sages ! Enfin le sang d'un supplétif de droit commun serait désormais égal à celui d'un supplétif de droit local, et en aurait la même couleur, et la même valeur.

                  Cette sagesse n'aura duré que le temps que met une allumette pour se consumer.

                  Le gouvernement actuel, dans sa loi de programmation militaire 2014/2019, et tout particulièrement son scélérat " Article 33 " s'est empressé de fouler au pied (pour ne pas écrire un mot plus trivial et déplaisant), malgré les nombreux amendements justifiés, présentés par l'opposition. Le Gouvernement avance un chiffre de 9 000 bénéficiaires, dont il est bien incapable de le justifier, et si je m'en réfère à un adage populaire : " Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage ! "
                  Encore un bel exemple de démocratie !

                  Simple " Boujadi " (celui qui ne comprend rien), j'emploie ce terme à dessein, que nous utilisions entre nous (mes frères de combat toutes ethnies confondues). J'ai toujours cru que j'étais un français à part entière, mais je dois hélas constater que je suis un français entièrement à part, que le sang que j'ai versé pour la Patrie, que je croyais être la France n'a pas plus de valeur que le pipi de mon chat !

                  La France Pays des droits de l'homme ? Galéjade !
                  J'en suis arrivé à penser, me suicider, car ce n'est plus ma France, ce n'est plus celle que j'ai aimé viscéralement, que j'ai servi fidèlement, et que j'ai défendu au péril de ma vie. Ma foi chrétienne me l'interdit. Alors je vais m'exiler pour la deuxième fois, mais cette fois-ci, l'exil ne m'est plus imposé, je l'ai choisi. Je pars à Valencia Espagne ; qui n'est pas le pays des droits de l'homme certes, mais ou la discrimination et la ségrégation n'existent pas !

                  Président de l'Union Nationale Laïque des Anciens Supplétifs, j'invite tous mes frères de combat, nous ne sommes plus hélas, que quelques survivants, à s'exiler dans un pays de leur choix, pour fuir un pays qui piétine l'honneur de ses plus fidèles serviteurs, et qui ne les reconnait pas !

                  Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel : votre institution représente-elle aujourd'hui, la plus haute instance administrative Française ?

                  Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, les attendus de votre juridiction peuvent-ils être remis en cause, et foulés du pied (pour ne pas être impoli) ?

                  Vous ne répondrez certainement pas à mes deux questions, mais au moins vous saurez pour quoi je pars en exil !

                  Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, ainsi que tous les membres de cette noble Assemblée, l'expression de ma très haute considération.

Christian Migliaccio Chevalier de la Légion d'Honneur DPLV
Médaille Militaire
Croix de la Valeur Militaire avec étoile d'Argent
Chevalier des Palmes Académiques
Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports
Chevalier de l'Ordre National du Burkina Faso
Médaille de bronze des Sports Américains


    

ANECDOTE
C'est nous les Africains N°23 de janvier 1974
LA GROSSE BERTHA EST REDUITE AU SILENCE

              C'est ce que publiait la Revue de l'Armée de l'Air a N° 100 de novembre 1937.
              Qui ne se souvient pas du nom sinistre de ce canon allemand à longue portée, qui bombardait la Ville de Paris en 1918 ? Les Parisiens en tremblaient avec juste raison, et l'Etat-Major en était très inquiet.
              Ce que l'on sait moins, c'est que celui qui contribua efficacement à réduire définitivement au silence de la o Grosse Bertha o est un des nôtres.

              Sous-Lieutenant à l'Escadrille Br 213, détaché au 70ème d'Artillerie, il repéra la grosse pièce, soutenant de nombreux combats aériens, et régla, de son avion criblé de balles ennemies, le tir qui mit fin aux exploits meurtriers du super-canon à longue portée. Ceci se passait le 3 mai 1918.

              Pierre MASSIMI, né le 3 juin 1891 à Boufarik (Alger). en est le héros modeste autant que discret, ce qui en ajoute à sa gloire et à son honneur. Il est cité à l'Ordre de l'Armée, par Ordre Général N° 577, et détenteur de la Médaille de la Ville de Paris.

              En 1974, très alerte, plein de vitalité malgré ses 83 ans, il menait une vie très active, aidant sa belle-fille, Mme Vve Laurette MASSIMI, dans ses travaux de pressing et laverie à Foix.
              Bravo ! Pierre MASSIMI, les Pieds-Noirs sont fiers de saluer un enfant bien de chez eux.
              Un lecteur de l'Ariège

RACONTE NOS SOUVENIRS
Revue "C'est Nous les Africains" N°12 (1972)
  LE RETOUR DE DJELFA   
    par   Paulette  SANTINI    

            Je quitte Djelfa à regret, en ce beau matin d'octobre.

            J'ai trouvé ici une enfantine joie à errer parmi les étalages dont je raffole : cuivres étincelants, pots aux teintes vives, marmites d'émail clair, casseroles, cafetières mauves, un vrai chatoiement de couleurs. Plus loin, des vêtements soyeux, des tapis d'un beige-de-gazelle, de blanches couvertures aux gracieux dessins noirs et jaunes, des tissus - Et des femmes accroupies sur le sol, qui vendent leurs épices ; et un gai cordonnier... Cela, c'était sur la place, au grand air, près de la fontaine où se désaltéraient ânes ou chevaux. Car il y avait un autre marché où les bestiaux étaient parqués, en dehors du Centre, derrière les bâtiments militaires. Là, attachés, prisonnier, malheureux, les moutons, les chèvres, les ânes et les chameaux. attendent de longues heures en plein soleil, que prenne fin leur supplice. Et j'ai toujours eu trop d'affection envers les animaux pour aller contempler de près leurs misères et leurs humiliations
            On dit Djelfa le plus grand marché de toute cette région, en même temps que la dernière étape avant le désert.

           II fait déjà très chaud, et il n'est que 6 heures 30. Une journée de train m'attend avant de rejoindre Alger !
            Je me fais la promesse de ne pas gâter mon voyage par les sentiments qui m'envahissent ; je regarderai, avec mes yeux seuls.
            Le train va si lentement, que j'ai tout loisir d'admirer encore ces petites maisons si jaunes, posées comme des cubes sur leurs collines ocrées et que le soleil levant à l'air de sculpter d'un ciseau de lumière. En toile de fond, sous azur déjà intense du ciel, les montagnes se profilent, d'un bleu plus sombre, nues et majestueuses.
            Rappel du désert, un peu plus loin, des dunes en chaînes, dorées, joliment annelées, striées par le vent, qui sait y dessiner avec minutie des méandres que l'homme ne saurait imiter. En présence de ce chef-d'œuvre patient des éléments, comment ne pas évoquer le miracle des arabesques et des dentelles de stuc dont les Maures ont revêtu Alcazars et Alhambras ? Ici, comprends enfin ces paroles de Psichari, qui m'avaient jusqu'alors parues blasphématoires ; " Le plus beau des Parthénons ne vaut pas un moutonnement de dunes dorées par le soleil ". (Claude-Maurice Robert). On rêve de s'y rouler, pour le plaisir de toucher ce sable fin et propre ; mais jamais jamais le train ne s'arrête où l'on voudrait, il marche, il marche... Peut-être est-ce mieux ainsi ? Il aura préservé mon désir d'une " réalité qui ferait tort au songe.

           Presque jusqu'au Rocher-de-sel, la voie est toute bordée de tamarins aux panaches fleuris, et de pins parasols fournis et sains, aux formes splendides, avec leurs deux tons de vert comme une coquetterie. Des gazelles détalent, gracieuses et rapides, après avoir regardé le train d'un petit air provoquant. Le terrain, à perte de vue, est plat, nu, sans verdure. L'horizon y est lointain... Comme le décrivait déjà si bien Eugène Fromentin : " Un pays de terres et de pierres vives, battu par les vents arides et brûlé jusqu'aux entrailles et sans la moindre trace de culture, sans une herbe, sans un chardon "
            Dans ce cadre si vide et monotone, on aperçoit parfois des vastes tentes bariolées des nomades, rayées de bandes rouges et noires installées bas sur le sol pour résister au vent.
            Alentour, des enfants, des femmes, aux vêtements colorés de tons vifs et heurtés ; quelques ânons gris, des troupeaux de moutons, cherchant une herbe invisible... Paysage biblique, auquel ne manque même pas la " silhouette attique du berger ", drapé dans son burnous sans couleur, et appuyé sur un bâton, immobile comme une statue !

           Et voici le Rocher-de-Sel, immense montagne dont les hommes depuis de nombreuses décennies, extraient des blocs de sel, apparement semblables à la roche. J'ai eu l'occasion d'en voir au marché de Djelfa, exposés tels à la vente... Il me semble pas que la majesté de la montagne ait tellement souffert de ces extractions !
            Un vent léger et chaud balaye les alentours. apportant une impression de dessèchement et de soif. C'est encore un peu le désert qui ne veut pas nous quitter... Par instants, de l'horizon, des tourbillons de sable, échevelés accourent en dansant étrangement : et subitement, arrivés non loin de nous, ils vont monter en spirales, pour former de hautes .. colonnes de sable, qui marchent, à travers l'étendue aride. Cela, tient du prodige ! J'ai vu, de loin par endroits, d'énormes flaques de sel scintillantes, bleutées comme de l'eau donnant l'impression d'être vraiment de l'eau. Et lorsqu'on passait près d'elles, l'image reculait, s'effaçait, ne laissant que la blanche poussière saline au milieu d'une terre rougeâtre et sèche.. Après un tournant, tout à coup, dans un paysage assez chaotique, une claire et calme rivière sinue (l'Oued el Melah, je crois). D'où vient-elle Elle a raviné les rocs qui l'enserrent de façon spectaculaire : je pense à un décor de western, irrésistiblement canions, rochers rougeâtres et bruns, mais à une échelle considérablement réduite, bien sûr. Au-dessus, des vols de ramiers bleutés... Bien après Guelt-es?Stel il m'a semblé voir un bouquet d'arbres, au loin, très vert sur un ciel opalin... Mais ce n'était encore que mirage, tremblotant au dessus de la terre déjà Surchauffée... On passe Paul Cazelles. Il fait chaud. Soudain, une nappe bleue, offre à mes yeux, inattendue, d'un bleu plus admirable d'être serti dans un écrin de sables : mirage encore ? Cette fois, non. C'est un beau lac salé, qui brille au soleil, calme, insolite et ravissant, au nom qui sonne comme un mot turc : Boughzoul. On resterait inlassablement à admirer tant de bleu, après tant de fauve... Mais le train roule, toujours lentement, mais inexorablement. Boghari, Arthur, Brazza, Berrrouaghia, tous ces noms familiers qui défilent, nous rapprochant sensiblement de la capitale.

           Tout au long de ce voyage, j'ai chassé volontairement les images de cette époque de violence et surtout de peur latente d'un déraillement, d'une attaque. Car si le train allait lentement, il avait des raisons ; il pousse devant lui, pour le protéger, une " draisine ", qui est là, en fait, pour détecter et éliminer les mines ou autres gentilles " attentions " que les fellagha dispensent généreusement en ces temps troublés.

            J'ai pu, de mon wagon, photographier la locomotive dans une courbe de la la voie.
            Et j'ai saisi également au passage, quelques gares incendiées, dont il ne reste, tristement, que des pierres, et le nom : des poteaux télégraphiques allongés le long des remblais, parmi les fils enchevêtrés...
            Ah ! comme les humains s'y entendent pour anéantir ce que leurs prédécesseurs ont eu tant de peines à édifier ! Et au nom de quoi ? et pourquoi ?
            Pauvre beau pays, qui sera déchiré, livré à lui-même, " Comme une barque qu'abandonnèrent ses hâleurs "...
            Alger 1960
            Nice 1974.
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LA SAKAY
Envoyé par M. Fabien Alary
Avec l'autorisation de M. Serge Chatard du site Mi-aime-a-ou.com

UNE CERTAINE SIMILITUDE
AVEC LES PIEDS-NOIRS D'ALGERIE

La Sakay colonisation ou immigration réunionnaise
   à Madagascar 1952, Babetville.      
http://www.mi-aime-a-ou.com/histoire_la_sakay.php

        Nombre de familles réunionnaises, au début des années 1950, vivent dans le marasme le plus total, la misère fait des ravages. Nombre de gens survivent avec peine sur des lopins de terre dérisoires qui ne suffisent pas à nourrir une famille. Pourquoi ne pas offrir à quelques centaines de familles, les plus démunies, des moyens d'existence décent ?. Cette idée naquit dans le cerveau du député maire de Saint-Joseph, Raphaël Babet, une idée simple et généreuse. La terre existe, pas loin, à Madagascar où d'immenses espaces sont encore vierge de tout occupant.
        Le conseil général s'enthousiasme pour le projet, le Crédit agricole se dit prêt à s'engager dans l'aventure, Raphaël Babet présente au FIDOM son idée. Elle rencontre un écho favorable. Car, sous la pression des élus et des responsables du département, Paris s'intéresse au dossier et décide non seulement de financer cette implantation, mais encore de la piloter.

        1950. Une société d'État est créée, le Bureau d'études pour la production agricole (BDPA) présidé par Robert Delavignette. Il reçoit la mission de mener à bien une première expérimentation avec cinquante familles créoles Le site de La Sakay, du nom d'un fleuve La Sakay baignant la région (à 140 kilomètres environ dans l'Ouest de Tananarive), est choisi, de grandes surfaces sur les plateaux du Moyen-Ouest, à mi-parcours entre Tananarive et le canal de Mozambique, quelques milliers d'hectares où ne se rencontrent que de rares hameaux isolés et où le sol de latérite ne semble guère prometteur. Le pari semble de prime abord fou : régénérer des sols de latérite, implanter un noyau colonisateur où travailleraient de concert des Métropolitains, des Réunionnais et des Malgaches, mettre au point des structures économiques collectives viables, etc.

        1952, les premiers volontaires réunionnais 16 familles, débarquent à La Sakay. En un temps record, le BDPA érige une véritable ville, Babetville.
        Tout est à faire, et principalement la formation des colons, peu habitués à la culture extensive et maniement d'engins lourds. Au début, les volontaires dorment sous la tente, s'initient à l'agriculture mécanisé, construisent routes et ponts pendant que des ouvriers venus de La Réunion bâtissent fermes et bâtiments administratifs. Un vaste plan de régénération des sols est entrepris et des croisements de race bovines sont opérés avec le Zébu malgache, résistant et goûteux mais relativement pauvre en viande. Dix ans plus tard, après l'indépendance de Madagascar, le régime de Philibert Tsiranana ne remettra jamais en cause les accords de La Sakay, la réussite est éclatante. Au plus fort du peuplement de La Sakay, plus de deux cents familles sont installées autour d'un village gonflé par les arrivées successives de Malgaches venus chercher du travail dans le nouvel Eldorado. Tous en trouveront et on verra même venir du grand Sud, des Antandroy, meilleurs gardiens de bétail de Madagascar. A côté du village indigène d'Ankadinondry se dressent les villas des enseignants et du personnel administratif de la SPAS, Société Professionnelle et Agricole de La Sakay. Sur les fermes, les cultivateurs disposent de plus de cent hectares, dont 50 entièrement cultivables. Ils y font pousser du riz, du manioc, du maïs, du soja, de l'arachide, ainsi que des cultures vivrières. Chaque fermier entretient également un cheptel porcin et bovin.

        La SPAS achète toutes les productions des fermiers. Deux systèmes d'exploitation prévalent. Soit le fermier perçoit un salaire et en contrepartie, doit fournir un certain contingent de produits agricoles et de porcins : soit, il exploite directement sa ferme avec tous les risques que cela comporte. Gros travailleurs, les Créoles choisissent presque tous la seconde formule et la plupart, au bout de quelques années, ont largement remboursé leurs dettes et jouissent de comptes en banque florissants. Presque tous sont propriétaires de leur matériel agricole.

        A Babetville, un Crédit agricole mutuel gère les revenus des fermiers pendant que la SPAS développe ce qui deviendra la deuxième porcherie du monde ! Une laiterie alimentée par les fermiers fournit presque exclusivement Tananarive en lait, beurre, fromage, yaourt, crème fraîche...

        Une antenne du Bumidom ouvre un atelier de préformation professionnelle à l'intention de jeunes Réunionnais venus y effectuer des stages avant de se rendre en France. A ces réalisations s'ajoutent un atelier mécanique et une menuiserie. Toutes ces composantes sont dirigées par des Réunionnais mais la quasi-totalité du personnel subalterne est malgache, avec des salaires dix fois supérieurs à ce qui se pratique dans la grande île. Une infirmerie est gérée par un médecin militaire et enfin un cercle restaurant accueille chaque week-end des Tananariviens en villégiature comme des Réunionnais venus chasser la sarcelle et l'oie sauvage.

        Le vice-rectorat a monté une importante structure scolaire. Chaque zone de culture est pourvue d'une école primaire avec un ou deux instituteurs. A Babetville, l'affaire prend une autre tournure avec une dizaine de classes primaires et un collège d'enseignement secondaire où élèves créoles et malgaches fraternisent. Les enseignants viennent essentiellement de La Réunion et quelques-uns de métropole. Le taux de réussite aux examens du Certificat du BE et du BEPC parlent : jamais moins de 90 % de réussite !

        Pendant 20 années, La Sakay va vivre un véritable âge d'or, la SPAS étant devenue la première entreprise réunionnaise.

        1972, la situation se dégrade très vite. En mai une mini révolte estudiantine signe le glas de la démocratie malgache. Peu après, un régime militaire s'installe, vite pris en main par Didier Ratsiraka, aidé par les Soviétiques, les Libyens et les Nord-Coréens Nationaliste à outrance, Didier Ratsiraka extrait son pays de la zone franc et procède à la nationalisation forcée de tout ce qui appartient aux étrangers. Dès 1975, les créoles sont invités à préparer leurs bagages. Le dernier réunionnais quitte le pays en 1978. Certains fermiers, ne supportant pas l'idée de quitter ce pays qu'ils avaient fini par considérer comme le leur, choisiront le suicide.

        Malgré les promesses successives, les fermiers de La Sakay n'ont jamais été indemnisés. La plupart accepteront l'exil en France métropolitaine quelques-uns rentreront à La Réunion. Ils avaient tout réussi, ils avaient tout perdu. Mais les grands perdants, au bout du compte, sont peut être les Malgaches eux-mêmes, qui voyaient s'envoler salaires et avantages dont ils bénéficiaient au même titre que les Créoles.
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   Sakay (enclave)    


http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&frm=1&source=web&cd=1&cad=rja&ved=0CCgQFjAA&url=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FSakay_(enclave)&ei=Tk1zUoKZC-aK0AWUkYHYAQ&usg=AFQjCNGtqYgRtHA9re4pQx_d0JriYiHOWA&bvm=bv.55819444,d.d2k

        Sakay est le nom donné à une enclave construite à partir de rien par des immigrés réunionnais à Madagascar entre 1952 à 1977. Elle tient son nom de la Sakay, la rivière au bord de laquelle une ville nouvelle appelée Babetville a été édifiée dans le cadre de ce vaste projet politique avorté.

Les origines

        Soutenue par le Bureau du développement de la production agricole au moment de sa création, la Sakay a été imaginée par Raphaël Babet et quelques autres personnalités politiques réunionnaises au tout début des années 1950.
        À l'époque, Madagascar est encore une colonie française, et des Réunionnais ont déjà eu l'occasion d'y émigrer, notamment dans le sillage de la politique menée par Gallieni, dite " de pacification ". Ainsi, de 1896 à 1904, ils ont été chaque jour plus nombreux à s'y installer, par exemple dans la région de Tamatave et sur toute la côte en remontant jusqu'à Sambava. On a également déjà assisté à une vague d'installations réunionnaises à Antsalaka, mais aussi à Diego Suarez, où un corps militaire français était autrefois basé.
        De son côté, La Réunion est alors confrontée à une forme de paupérisation et à une explosion démographique entamée à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La situation apparaît particulièrement critique dans le cirque enclavé de Cilaos, où la misère sévit. Aussi, le projet obtient le soutien du maire Irénée Accot. Il séduira également Paul Badré, maire du Tampon à compter de 1953.
        Ces considérations amènent Raphaël Babet à lancer une intense campagne d'information destinée à susciter des candidatures au départ. Elles seront nombreuses et émaneront surtout des habitants des Hauts de l'île, les petits Blancs des Hauts. Le projet engendrant par ailleurs des réactions très positives à Paris, il reçoit rapidement des crédits, notamment de la part du Fonds d'Investissement pour le Développement Économique et Social des Départements d'Outre-mer, le FIDOM. Le centre agricole créé à Madagascar bénéficiera de son soutien financier jusqu'en 1960, date à laquelle Madagascar devient indépendante et qui voit la création d'une Société Professionnelle et Agricole de la Sakay (SPAS) fonctionnant avec ses ressources propres et les crédits de l'État français1.
        Débarqués à Tamatave, les émigrés faisaient une journée de train jusqu'à la capitale Tananarive avant d'être trimbalés par camion à 150 km de là, dans ce qui n'était au départ qu'un désert rouge inhospitalier comptant moins de 0,4 habitant au kilomètre carré traversé par deux rivières, la Lily et la Sakay. Partout où portait le regard, il n'y avait que les grandes herbes de la bosaka et quelques rares arbres accrochés aux flancs de profondes vallées. La Sakay fut en effet établie en altitude, à 900 mètres, là où le climat devait être supportable pour les anciens habitants des massifs réunionnais.

Le développement

        Bientôt, les stagiaires réunionnais partis par le biais du BUMIDOM, souffrant d'illettrisme et désireux de se rendre en métropole se succèdent dans le centre de formation mis en place par Alphonse Técher. Il est installé à Babetville, localité créée à partir de rien à compter de 1952. En 1964, le paysage alentour avait déjà changé et il existait dorénavant des infrastructures telles qu'un dispensaire, une maternité, un cinéma, des écoles, des hôtels et des coopératives sur place. Mais l'électricité est encore absente. Située à seulement 150 km, la capitale malgache était encore à quatre heures de route en saison sèche, à une journée après la pluie.
        Rapidement, on trouve malgré tout à la Sakay différents silos, une usine à provende et des élevages bovins qui participent à l'amélioration de la race zébu et exportent leur production jusqu'à la capitale et La Réunion. On y trouve également une gigantesque porcherie qui se développe particulièrement vite et devient bientôt la cinquième plus importante dans le monde. D'une façon générale, la région autrefois inculte se mute en une zone prospère où pousse le riz de montagne, semé comme le blé. Vu d'avion, la Sakay devient une immense tâche de verdure de 40 kilomètres de long et 60 de large se détachant sur le sol malgache.
        En 1969, la Sakay n'abrite pourtant que 200 familles françaises, dont 169 de La Réunion. Si on y ajoute les familles malgaches qui y travaillent, on atteint 1 000 à 1 200 foyers regroupant un total de 3 500 à 4 000 personnes.

La crise et la disparition

        L'indépendance de Madagascar en 1960 est l'occasion d'une première crise. Les rumeurs se mettent alors à courir que Réunionnais et Malgaches ne s'entendent pas et que les émigrés vont être expulsés par les seconds. Le 3 août 1961, après un voyage de deux jours dans le département français, le nouveau président malgache Philibert Tsiranana tente de les rassurer dans un discours à la presse qui l'interroge à l'aéroport de Gillot, d'où il va reprendre l'avion avec Robert Lecourt, ministre chargé des Départements et Territoires d'outre-mer.
        Il affirme : " La Sakay ne pose pas beaucoup de problèmes. Les Réunionnais sont déjà là-bas. Ils y restent. Nous demandons à la France de faire à côté une Sakay malgache : c'est ce qui se fait actuellement. La preuve : nous avons même des maires réunionnais chez nous. Les Réunionnais ont droit de vote. Je ne crois pas qu'il y ait vraiment un problème réunionnais chez nous. À qualification égale, salaire égal. Les Réunionnais ne doivent pas s'inquiéter. Chez nous ils sont chez eux ".
        Dès 1972, un slogan surgit toutefois dans la campagne de Madagascar : " Rendre la terre aux Malgaches ". Il est notamment scandé par les syndicats malgaches, bientôt soutenus par la CFDT. À La Réunion, les critiques se développent également dans la lancée du Parti communiste réunionnais (qui attaque le caractère colonialiste de l'initiative dès 1960).
        En outre, à Madagascar, Didier Ratsiraka accède au pouvoir avec un esprit de revanche sur les Blancs. Il négocie avec Valéry Giscard d'Estaing un accord qui prévoit une exclusion des médias de la région, l'expulsion des Réunionnais dans le secret devenant peu à peu inéluctable aux yeux des deux gouvernements impliqués. Les familles réunionnaises se mettent à quitter la Sakay l'une après l'autre. En 1975, le personnel malgache n'hésite plus à faire grève.
        Durant les derniers mois, les fermiers émigrés n'hésitent pas à percer des meurtrières dans les murs pour pouvoir tirer sur les Malgaches au cas où. Ceux-ci lancent des pierres sur les toits et abattent le bétail. Responsable réunionnais sur place, André Thibault essaie de maintenir le calme et d'empêcher le départ d'un coup de feu qui entraînerait la mise à mort des derniers migrants par la population résidente. Il parvient à obtenir de l'ambassade de France un inventaire et une évaluation des biens des fermiers sur le départ. Il obtient également que ceux qui avaient de l'argent malgache puissent le verser à la Paierie de France et être remboursés. Le gouvernement malgache le jette en prison mais il parvient à s'en sortir grâce à ses contacts. Après s'être caché pendant quinze jours, il quitte Madagascar par cargo au milieu de l'année 1977.
        Les 85 familles réunionnaises qui restent encore sur place sont expulsées. Cinq s'installent à La Réunion. Les autres partent pour la métropole ou en Guyane, où leur condition s'apparente selon elles à celle des Pieds-noirs.
        Quelques suicides furent à recenser dans les années qui suivirent l'expulsion. Une commission interministérielle ad hoc sera créée en 1981 pour tenter d'étudier le problème, mais les victimes ne seront aidées que par le Conseil général de La Réunion et qu'à partir de 1983. L'Association pour la défense et l'insertion des familles de Réunionnais exploitants rapatriés de la Sakay (ADIRERS) a défendu leurs intérêts durant ces années.


RACONTE NOS SOUVENIRS..
Par le Webmaster

          Voici une rubrique de notre journal dont nous avons pensé qu'il vous serait agréable de collaborer à la confection de cette rubrique, en nous racontant vos souvenirs de la terre natale, l'histoire de votre village, de votre ville, de votre famille, de vos amis, illustrée d'images, dessins, photos qui vous seront bien entendu restitués après publication.

          Si vous êtes intéressé par cette rubrique, contactez le Webmaster qui vous indiquera comment nous faire parvenir vos textes, dessins et photos à l'adresse suivante : jean-pierre.bartolini@wanadoo.fr
          N'oubliez pas que transmettre vos souvenirs c'est préserver notre mémoire. La diffuser intelligemment sur Internet c'est la faire connaître à des millions de personnes dans le monde entier.

          Ne pensez pas que seuls les écrivains peuvent écrire, tout le monde peut le faire de différentes façons, l'essentiel est de nous transmettre ces souvenirs, nous les mettrons en page.
          SUR NOTRE SITE, il n'est pas question d'utilisation commerciale comme cela a toujours été la règle.
          D'avance, nous remercions tous les participants à cette rubrique.
          Jean Pierre Bartolini
          Webmaster

LA DESINFORMATION MEDIATIQUE
Par M. José CASTANO, Novembre 2013

« Penche-toi toujours sur ceux contre lesquels certains rameutent les foules et brandissent les mots d’où déteint l’infamie. Tu peux être assuré que quelque chose dort en eux qu’ils n’osent pas affronter, une vérité dont ils ont peur et qu’ils tentent d’éteindre sous la cagoule des calomnies et des injures » (Jean Brune)

       L’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme et du citoyen est ainsi libellé :

       « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit »

       Belle profession de foi que voilà, mais si le XXème siècle a été indiscutablement celui de l’information, il aura été, indéniablement, celui du mensonge par lequel tant de tragédies ont vu le jour…

       En 1997, V. Volkoff dans « Petite histoire de la désinformation » entreprenait de donner une définition précise : « La désinformation est une manipulation de l'opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés ».

       François-Bernard Huyghe définit, de son côté, la désinformation comme le fait de « propager délibérément des informations fausses en les faisant apparaître comme venant de source neutre ou amie, pour influencer une opinion ou affaiblir un adversaire » (« L’Ennemi à l’ère numérique », PUF 2001).

       La désinformation est donc un transfert d’information mais qui comporte en lui-même une transformation de l’information initiale.

       Jean-Yves Le Gallou, écrivain, journaliste et énarque, probablement l’un des meilleurs connaisseurs de la désinformation et du monopole du « politiquement correct » résume dans un ouvrage remarquable : « La tyrannie médiatique », les douze thèses sur la désinformation médiatique, dénonçant en cela les techniques multiples de désinformation telles que : Occultation de certains faits, répétitions à l’infini d’autres faits, déformation, angélisation des « bons », diabolisation des « méchants », novlangue (nouvelle langue épurée et politiquement correcte qui est imposée) et, bien sûr, le bel et bon bobard.

       Il est de notoriété publique que les principaux médias colportent des nouvelles délibérément mensongères et sans fondement (la plupart du temps à la « une ») avant de se rétracter discrètement (quand ils le font !) en toute dernière page (beaucoup plus tard) s'ils sont contredits. Dans ce cas, le principe est de mettre le mensonge sur les rails de la conscience collective. Ainsi quand le mensonge est découvert, il est déjà trop tard et une large partie de la population ne s'en apercevra pas ou ne prêtera pas attention à la vérité rapportée. La méthode porte un nom : « Mentir bruyamment, se rétracter discrètement ». Pas très honnête mais terriblement efficace !

       La presse française est tellement aveuglée par un prisme idéologique qui conditionne toute sa perception de la réalité et de la vérité, qu’elle est désormais devenue une caste, une corporation qui vit repliée sur elle-même, coupée de ses lecteurs dont elle n’a plus vraiment besoin tant les subventions pleuvent avec quelque quatre milliards d’euros… En outre –selon Jean-Yves Le Gallou- les grands médias sont la propriété des banques et des multinationales : Rothschild à Libération, Lazard au Monde, le Crédit Mutuel et le Crédit agricole pour une partie de la presse quotidienne régionale. Pinault aux Echos, Dassault au Figaro, Bouygues à TF1, Tapie à La Provence et le Qatar pour Lagardère Active (Paris-Match, Télé 7 jours, Elle, Europe 1, etc…). Les intérêts des médias sont étroitement liés à ceux de la finance et de la mondialisation. Les médias sont un relais de puissance de la superclasse mondiale.

       Dès lors, les intérêts financiers et politiques primant, l’objectivité demeure un rêve inaccessible… La manipulation des nouvelles et opinions devient, quotidiennement, le reflet pervers d’une vision tronquée et manichéenne de l’information. Le regretté Serge de Beketch, journaliste de son état, vitupérait de la sorte : « Le journalisme ne permet pas de gagner sa vie. Ce qui permet de gagner sa vie c’est la prostitution journalistique. Mais c’est un autre métier. »

       Au temps de la guerre d’Indochine –déjà- le général Giap, chef de l’armée vietminh, disait après des combats perdus face aux soldats français : « Quand j’avais des doutes sur l’issue de nos combats, je lisais la presse parisienne… J’étais rassuré ». Les responsables du FLN, en Algérie, en firent autant et les Musulmans du Bled, rivés à leurs transistors, écoutaient « la voix de Paris » qui leur tenait un langage différent de celui des officiers français…

       Un machiavélisme féroce, irréfléchi et inconscient préside à l’élaboration du grand crime qui régit notre destinée… Les informations quotidiennes sont cyniquement dénaturées, des extraits tendancieux, des truquages perfides, des censures arbitraires en représentent seuls les pages les plus réalistes. La vérité est altérée par des récits orientés à l’excès et par omission systématique de tout ce qui conviendrait le mieux de mettre en lumière, tout cela afin de convaincre l’opinion publique –notamment quand le thème de l’immigration est abordé- que vouloir sauvegarder l’identité de sa patrie et de la civilisation dont elle fut le creuset n’est rien d’autre que du racisme. Par conséquent, rien de plus normal désormais que de voir la presse écrite et audiovisuelle répugner à donner l’identité des délinquants en fuite ou arrêtés. Autrefois on disait « un homme de type méditerranéen », maintenant on dit « un individu » sans autres commentaires…

       Benjamin Constant disait déjà que « l’Opinion française sait gré de l’hypocrisie comme d’une politesse qu’on lui rend ». Cela se vérifie journellement.

              Que l’on se souvienne de l’affaire Mohammed Merah, ce terroriste islamiste franco-algérien auteur des tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban. En trois expéditions, il avait assassiné sept personnes dont trois enfants et fait six blessés. A cette époque, la presse avait désigné un « tueur blanc aux yeux bleus », tout ça clairement identifié… sous un casque intégral. Des victimes de confession juive comptant au nombre des tués (dont les trois enfants), certains journalistes peu scrupuleux n’hésitèrent pas, sans honte aucune, à pointer du doigt l’extrême droite. Et quand le vrai visage du tueur fut dévoilé, l’un d’eux osa twitter : « Putain, je suis dégoûté que ce ne soit pas un nazi ! »

              Ce tragique fait divers aurait dû pourtant inciter ces mêmes délateurs à un peu plus de retenue dans leur jugement péremptoire en prenant pour justification cette sentence de Lénine : « Les faits sont têtus parce que ce sont les faits ! » Mais non ! Cette affaire n’aura pas réussi à leur ouvrir les yeux ! C’est ainsi que celle du « tireur fou » de BFM TV et de « Libération » aurait été une bonne occasion de renouer, sinon avec l’objectivité, du moins avec la prudence. Eh bien NON ! Bien que l’agresseur présumé portait une casquette ou un bonnet le rendant difficilement reconnaissable, certains journalistes (probablement les mêmes), étalèrent, sans la moindre pudeur, leur suffisance et leur morgue en présentant, 48 heures durant, l’agresseur comme « un homme de type européen, aux cheveux courts, voire rasés ». Au premier rang de ces pseudos journalistes, la passionaria gauchiste, Caroline Fourest, militante lesbienne, un temps responsable du Centre gay et lesbien de Paris, n’hésita pas à jeter l’anathème sur l’extrême droite. Pour elle, « le tireur était un facho ! », sorte de Brejvik à la française !...

              En réalité, le tueur – également franco-algérien, dont le père, membre du FLN avait combattu la France - s'appelle Abdelhakim Dekhar, estampillé anti-fa, pour anti-fachisme, très connu dans les squats anarchistes ou d’extrême-gauche. Le 4 octobre 1994, il avait fourni des fusils à pompe à Florence Rey et Audry Maupin qui avaient –lors de leur virée « anti-facho »- abattu, dans Paris, trois policiers et un chauffeur de taxi. Une fois son identité connue le mot d'ordre était désormais : « point d'amalgame, honte a ceux qui tenteraient de récupérer l'affaire ! »… Cela s’adressait surtout à ceux qu’ils avaient lynchés médiatiquement auparavant, par crainte d’une réaction bien légitime…

              Cependant, de mot d’excuse, comme pour l’affaire Merah, il n’y en eut point. Dans n’importe quel autre pays, cette pseudo enquête journalistique aurait valu à Caroline Fourest d’être radiée de la profession tant les montages étaient grossiers et falsifiés. Mais NON ! Elle a été promue ! « Dites à plusieurs reprises un mensonge et il deviendra une vérité » confiait le ministre de la propagande du IIIe Reich…

              Et pourtant, les précédents n’ont pas manqué… Il y eut les actes de vandalisme perpétrés, il y a une trentaine d’années, dans un cimetière israélite de Carpentras. Les auteurs de cet ignoble méfait ne pouvaient être –selon les médias- que le fait de néonazis patentés… Il n’en fut rien. Il s’agissait, en l’occurrence, d’enfants de Bourgeois par trop éméchés… On pointa également l’extrême droite lors des attentas antisémites de la rue Copernic, de la rue Marboeuf et de la rue des Rosiers, à Paris. Ils furent le fait de terroristes Palestiniens d’extrême gauche...

              C’est la presse qui tient l’opinion et elle sait bien ce qu’il faut lui dire et ce qu’il vaut mieux réserver ; elle ne désire nullement affronter une vérité dont elle a peur et qu’elle cherche à étouffer sous la cagoule des calomnies et des injures… « On a recours aux invectives lorsqu’on manque de preuves », disait Diderot. Son obsession devrait consister, surtout, à « ne pas faire d’amalgame » entre « les uns et les autres » car il pourrait amener à des solutions plus radicales qui résoudraient le problème mais par là même remettraient en cause un discours bien rodé et orienté.

       Victor Hugo se plaisait à dire qu’ « une calomnie dans les journaux c’est de l’herbe dans un pré. Cela pousse tout seul. Les journaux sont d’un beau vert. »

              Mais il appartient à tous ceux qui se réclament du monde libre de réagir. Rien n’est jamais achevé dans un temps qui se poursuit. La vérité et la justice mettent toujours longtemps à se lever sur le monde ; malheureusement quand elles sont enfin là, il est souvent trop tard.
José CASTANO       
e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

       « Je connais une arme plus terrible et plus meurtrière que la calomnie, c’est la vérité ! » (Talleyrand)

       « La vérité, comme la lumière, aveugle. Le mensonge, au contraire, est un crépuscule qui met chaque objet en valeur » (Albert Camus)
      
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Téléphoner depuis l'Enfer
Envoyé par Annie
        

       Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Vladimir Poutine meurent en même temps et se retrouvent en enfer.

       A leur arrivée, ils repèrent un téléphone et immédiatement demandent quelle en est l'utilité.

       Le diable leur dit qu'il peut être utilisé pour appeler la terre dans des circonstances exceptionnelles.

       Considérant tous les trois que les circonstances sont exceptionnelles car ils n'ont pas eu le temps de régler tous leurs problèmes, ils décident de demander s'ils peuvent s'en servir.

       Poutine demande donc d'appeler la Russie, il parle pendant 5 minutes et le diable lui dit qu'il lui doit 1 million de Roubles.
       Poutine fait un chèque.

       ANGELA MERKEL demande donc à son tour d'appeler l'Allemagne.Elle parle pendant 20 minutes et le diable lui demande 6 millions d’EUR.
       Elle paye cash.

       Nicolas Sarkozy à son tour prend le téléphone,appelle la France et parle pendant 4 heures.

       A la fin de l'appel le diable lui dit qu'il doit 5 euros.

       Quand Poutine entend cela il rentre dans une rage épouvantable et demande au diable pour quelle raison Sarkozy est traité de manière préférentielle.

       Le diable sourit et lui dit que depuis que François Hollande est devenu président, la France est devenue un enfer et que c'est donc un appel local.



MOIS DE DECEMBRE 2013...
Envoyé Par M. Robert Charles PUIG
DANGER !
" J'ai la conviction que nombre de Français ressentent confusément le même malaise, qu'ils voudraient démêler le vrai du faux, l'authentique de l'affecté dans les discours qu'on leur tient. " (La grande manip / François de Closets / Le Seuil / 1990)

       DANGER ! Mai 2012... décembre 2013. Cela fait un an et demi que les Français subissent les directives d'un parti politique dont le seul objectif est celui de la destruction de la Nation pour un ordre nouveau, par ses décisions contraires à nos valeurs humaines et spirituelles fondamentales.
       " Le mariage pour tous ! " et " le genre !". Il me semble que nous sommes nombreux mais sans grand écho, à nous élever contre cette dénaturalisation de l'espèce humaine. Est-ce suffisant ? Les socialistes au pouvoir jouent de leur puissance et de leur intransigeance obtuses pour nous imposer des lois ; des normes que nous nous devons d'accepter dans le cadre des élections démocratiques qui ont eu lieu, tout en découvrant les côtés néfastes de leur idéologie.
       Cela va-t-il durer ?
       Nous sommes tombés dans le même piège que les Egyptiens et les Tunisiens, croyant à un changement politique chez eux et qui réagissent aux mensonges entendus. A la différence... Nous n'avons pas de démocrates qui défilent à Paris et font le siège du Parlement, nombril des lois et mesures imposées.
       On peut se demander par ailleurs, vu l'état de nos finances, quel démon a poussé François Hollande à se lancer dans l'aventure du Mali, puis maintenant dans celle de la République Centrafricaine. Dans le premier cas il devait se chercher une posture internationale après ses démêlés avec Angela Merkel et sa perte de prestige européen. Bamako était le bon numéro. En sus, l'armée française avait besoin de se réaffirmer après les morts d'Afghanistan et l'affaire Merad où des militaires français furent assassinés, pris au piège du communautarisme coranique que ni l'UMP, au pouvoir à l'époque, ni les socialistes et les médias montrant du doigt TOUT sauf le djihad, ne pouvaient admettre. A tort, nous le savons bien !
       Il est évident que le gouvernement socialiste est bien seul dans ses guerres africaines et le restera encore plus devant le peu d'écoute de l'Europe ; la frilosité de l'Angleterre et l'envie de l'Amérique de se recroqueviller à l'intérieur de ses frontières.
       Ce jeu du " chacun pour soi " donne un champ de possibilités à la Russie qui, après avoir imposé ses exigences en Syrie, se présente au Moyen Orient comme la défenderesse de l'Occident et de la chrétienté... contrairement à François Hollande qui se soumettait aux directives du Qatar sunnite et allié aux rebelles anti Bachar el-Assad.
       Après Bamako, pourquoi Bangui et cet habit de défenseur de l'humanité ? Je ne trouve qu'une réponse. Tant que les islamistes terrorisaient et assassinaient les populations chrétiennes du pays, il fallait laisser faire. Mais lorsque des milices d'autodéfenses se sont constituées avec une partie de la population chrétienne, alors là... l'intervention se justifiait. Il fallait dans un nouveau rôle de protecteur des pauvres agir pour séparer les protagonistes et éviter que la population à 80 % catholiques éradique le terrorisme du djihad.

       D'ailleurs, est-ce la bonne solution de concentrer à Bangui les troupes françaises alors qu'il faudrait prendre à revers les troupes terroristes depuis les frontières camerounaises ou nigériennes ! Mais, ainsi va la politique socialiste. S'interposer entre les deux camps et apparaître comme le grand architecte du monde avec son bâton de pèlerin ou son fil à plomb et intervenir au nom d'un humanisme de gauche et d'une idéologie trompeuse.

       DANGER ! Danger parce que nous nous sommes inclinés face aux règles de la démocratie et d'un parti qui n'est pas du tout majoritaire dans notre pays mais qui a profité de la traîtrise d'élus de droite reniant leurs propres convictions. Ils ont laissé les socialistes s'emparer de l'Etat afin de le soumettre à leurs convictions libertaires et humainement néfastes à ses racines historiques et religieuses. C'est un élément de la politique politicienne mondiale que Poutine a compris. L'Europe et la France laissent leurs valeurs ancestrales à l'abandon et la Russie en devient, malgré la propagande de nos médias asservis au pouvoir socialiste, l'unique soutien de ces valeurs millénaires. Poutine l'annonce : " Dans vingt ans l'Europe sera musulmane ! " Et c'est vrai que l'objectif du pouvoir en place est de nous anesthésier pour que nous perdions le droit à l'action ; à dresser des barricades socialo-vertes-écolos et communistes pour nous faire perdre notre identité française au profit d'un melting-pot sans race ni fondement. C'est avec ce même objectif que les Pieds-Noirs furent présentés en 1962 aux Métropolitains comme des fascistes et des ultras révolutionnaires... depuis le temps du gaullisme qui perdure.

       DANGER ! Aujourd'hui, nous devons mener d'autres combats. Pour la France. Pour l'honneur d'une Nation et de notre race d'Occident. Pour cette raison, le " mariage pour tous " est une anomalie qui peut entraîner des dérives graves avec des " unions " étranges en dehors même de l'homosexualité. Pourquoi finalement avoir décidé de cette mesure sans que le " premier homme de France " en donne l'exemple et se l'impose à lui-même ? Quelle pensée extraite de certains esprits tortueux sortis de l'ombre de chapelles obscures a poussé le président de la République à une telle mascarade ? La réponse est dans l'idéologie socialiste et d'extrême gauche dont le but est d'asservir le peuple à son service. Un besoin vengeur de modeler le peuple français de la même manière que Staline et Hitler ont essayé d'éradiquer la mémoire de leurs populations respectives pour en faire des zombis au service d'une cause et d'un parti dictatorial. Le goulag et les camps de concentrations nazis sont les exemples terribles de cette volonté de vassaliser et assujettir.

       DANGER ! C'est dans ce même état d'esprit socialiste que le " genre " vient compléter la panoplie des désidératas du pouvoir socialiste parisien. Pourquoi parisien ? Parce que ce n'est pas le reflet de la pensée populaire, dans les régions. Que recherche le gouvernement ? A substituer à la tradition une norme mécanique rendant l'humain dépouillé de ses valeurs humaines et de ses racines familiales.
       Par ses lois et ses exigences, le gouvernement socialiste prend ce chemin de l'extravagance en sycophante, en destructeur de la nature humaine telle qu'elle existe. A travers l'éducation nationale, il veut créer une forme androgyne de la race humaine qui anesthésiera toute volonté individualiste.
       Façonner un moule où l'humain ne sera qu'un artefact transformable. Un objet !

       Les USA ont été les précurseurs en la matière. L'Europe a suivi avec son calendrier sans les fêtes catholiques en détruisant ainsi l'image du couple et de la famille, et nous arrivons au point où la France des socialistes, à travers ses programmes scolaires, ne cherche qu'à donner le départ à la destruction des valeurs occidentales et catholiques depuis le début de l'ère chrétienne... Clovis doit se retourner dans sa tombe ! Le danger réside dans cette volonté de la gauche d'aujourd'hui de dépasser les limites de l'anachronisme en décidant, par le " gender " anglo-saxon de modeler scientifiquement l'esprit des jeunes enfants, dès la maternelle, pour les dénaturer de leur " moi " identitaire. Les magasins " U " en font une spécialité en montrant dans les articles de jouets des garçons jouant à la poupée et des filles avec des voitures... La mode est lancée ! Vincent Peillon en est l'artisan avec d'autres ministres : Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem, Cécile Duflot... sans que le président de la République ne réagisse. Il laisse faire ses " Maitres et Maitresses " à penser, en consentant au basculement d'un monde normal vers l'anormalité dégénérescente à la fois physique puis psychologique où la famille et l'enfance se perdront.
       Cette idéologie se poursuivra-t-elle tout au long du quinquennat de François Hollande ? Y aura-t-il une réaction opposée à ce modèle d'éducation névrosée ? Verrons-nous descendre dans les rues de France des parents s'élevant contre cette désespérante idée. Où sont les élus politiques de l'opposition ? UMP ? Autres ? Ne l'oublions pas, déjà au temps de l'UMP au pouvoir Luc Chatel avait laissé l'éducation nationale inscrire ces anomalies dans les livres, sans intervenir ! Il était pourtant ministre de l'éducation nationale !
       Bien entendu cela va en empirant avec Peillon, partisan de cette catastrophique idée. Déjà des livres mis à la disposition des jeunes cerveaux malléables, apprennent qu'un " papa peut porter une robe et une maman... la barbe ! " Une horreur défendue par les socialo-verts et les milieux intellectuels de la gauche parisienne. Cette " idée " est la partie visible de l'iceberg, mais en-dessous de ce système il y a toute la partie des idéologies partisanes de la destruction du libre arbitre de chacun de nous ; la fin de l'individualisme au profit de la ruche d'abeilles esclaves et de la mise en place d'un ordre universel uniforme, comme si un complot préparait cet avènement, comme si la France socialiste en était le fer de lance initiateur.

       DANGER ! Les médias sont complices de ces changements. La preuve ? J'ai de plus en plus de mal à vouloir écouter, regarder les informations distillées par nos journaleux en zoïles partiaux, sans honneur et à la langue souillée de leur allégeance au pouvoir socialiste. La propagande diffusée est de la même veine que celle entendue lors de la deuxième guerre mondiale par les différents belligérants. Elle cherche à ensommeiller la population par des nouvelles aseptisées ou à la gloire du pouvoir en place. Elle cherche à dépouiller la population de son goût à la réflexion, à la critique. Il est évident que les événements sont à l'avantage du parti au pouvoir contre l'opposition qui, du côté de l'UMP, fait TOUT pour ne pas exister, en proie à ses divergences intestines... Cela permet de mettre Nicolas Sarkozy sur un piédestal tout en critiquant son quinquennat, comme s'il était l appeau nécessaire à une prochaine victoire de François Hollande en 2017. Pourtant c'est à l'UMP et ses adhérents désunis que nous devons la victoire de la gauche ! C'est à l'UMP et ses infidèles partisans que nous devons de n'avoir jamais eu d'accord avec par exemple le F N, en bâtissant un programme commun comme les socialistes savent le faire.

       Un manque de courage politique et un humanisme à la fois gaulliste et chiraquien, tous les deux obsolètes, qui refusent de nouvelles alliances patriotes.

       DANGER ! Après le " mariage pour tous ! " le " genre " est l'arme innovante des socialistes pour conserver un pouvoir absolu, féodal, en encourageant la PMA (programmation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui) qui permettent des grossesses de circonstance, ou l'aboutissement, la concrétisation d'un désir égoïste, sans la construction d'une épopée familiale. Ces méthodes de procréation risquent de provoquer des frustrations chez des couples dont le " résultat " ne conviendra pas. Quel sera le sort de l'enfant né de cette opération de laboratoire sans origine familiale ? Quel sera son avenir ?
       Le genre à l'école détruira le sens de l'analyse contradictoire chez les jeunes, annihilera celui de l'analyse, du jugement et de l'aristarque sévère mais éclairé.
       Le but des socialistes est de favoriser une reproduction humaine sans sentiment et simplement mécanique, dénudée de personnalité et sans métamorphose de la chrysalide et de l'enfant en un humain de sexe différent.
       C'est la science de la-dépersonnalisation ; de la déstructuration des sexes par " convention " intellectuelle gauchisante de façon à dénaturaliser la construction physique de l'humain et son ordonnancement psychique.
       Dès la première enfance, l'éducation nationale veut façonner le cerveau en friche d'une jeunesse innocente ; araser son sens des reflex innés et créer une race monolithique, un monde à la pensée unique et privé de sa capacité d'être différent de l'autre.
       Devons-nous laisser faire sans réagir ?

       DANGER ! La clé de cette transformation est entre les mains du camp socialiste imprégné de cette idéologie régressive du corps et de l'esprit humain. On peut se poser la question de savoir si dans cette sorte de complot mondial l'Occident ne court pas à sa perte ? Il fait confiance à des clans issus de la " diversité ", imprégnés de cet égalitarisme qui a souri à la révolution en 1879, sans atteindre son but. Il fait confiance à des Français d'origine étrangère dans ses instances gouvernementales qui souscrivent sans retenue au mariage pour tous, au genre, sans que dans leurs pays d'origine ces normes soient un jour en vigueur.
       Nous Pieds-Noirs, montrons depuis des lustres la voie du renouveau : une Nation forte, démocratique, républicaine et orgueilleuse de son passé. Nous ne sommes pas écoutés ! Nous restons les malvenus dans cette France complexée par son histoire coloniale et qui se vend à l'Orient. Ce n'est pas nouveau ! La droite nous ignorait. Chirac, Sarkozy et ses ambassadeurs prêchaient la repentance... La gauche nous haïssait. Hollande a été plus loin en 2012 en acceptant cette repentance dans ses discours, en accusant l'Algérie française de tous les maux puis en adoubant le 17 octobre 1961 et le 19 mars 1962 en cérémonies nationales.
       Nous avons encore un long chemin à parcourir au nom de la France.

       DANGER ? Gardons la foi en un temps nouveau !

Robert Charles PUIG / décembre 2013       


Vol pour Toronto
Envoyé par Annie


       Lors d'un vol pour Toronto,

       Quelques minutes après le décollage, une blonde assise dans la classe économique se lève et se dirige vers la première classe et y prend place.

       L'agent de bord la voit faire et décide de lui demander de voir son billet. Alors il explique à la blonde qu'elle a payé pour une place en classe économique et qu'elle ne peut s'asseoir en première classe, qu'elle doit donc retourner en classe économique.

       La blonde lui répond : " Je suis blonde, je suis belle, je vais à Toronto et je reste assise ici ! "

       L'agent de bord va dans la cabine de pilotage et explique au pilote et au co-pilote qu'il y a une blonde assise dans la première classe qui a payé pour la classe économique et qui refuse de retourner dans la classe économique

       Le co-pilote va voir la blonde et tente de lui expliquer que puisqu'elle a payé uniquement pour un billet en classe économique elle doit retourner en classe économique

       La blonde lui répond : " Je suis blonde, je suis belle, je vais à Toronto et je reste assise ici ! "

       Le co-pilote dit au pilote qu'ils doivent contacter la police pour arrêter la blonde lors de l'atterrissage car elle refuse de retourner en classe économique.

       Le pilote demande au co-pilote : " Vous avez bien dit qu'elle est blonde ?

       Je vais régler le problème, car je suis marié à une blonde, je parle le langage des blondes. "

       Le pilote se rend auprès de la blonde et lui parle à l'oreille.

       La blonde lui dit : "Oh je suis désolée !" et elle se lève et retourne à son siège en classe économique.

       L'agent de bord et le co-pilote sont étonnés et demandent au pilote qu'est-ce qu'il lui a dit pour qu'elle accepte de retourner en classe économique sans faire de chichi.

       "Je lui ai dit : " "La première classe ne va pas à Toronto."


La Révolution algérienne une source d’inspiration majeure pour Mandela
Par La Rédaction | 06/12/2013 |
Envoyé par M. P. Barisain :
http://www.algerie1.com/actualite/la-revolution-algerienne-une-source-dinspiration-majeure-pour-mandela/

          La révolution algérienne, a représenté une inspiration particulière pour Nelson Mandela, car, a-t-il expliqué dans ses mémoires intitulés sobrement “Le long chemin vers la liberté”, elle était le “modèle le plus proche du nôtre, parce que (les moudjahidine algériens) affrontaient une importante communauté de colons blancs qui régnait sur la majorité indigène”.

         Lors de sa visite au Maroc en 1961, Nelson Mandela passa “plusieurs jours” avec le représentant du Gouvernement provisoire de la Révolution Algérienne, GPRA, le docteur Chawki Mostefai, qui l’a initié aux différentes étapes de la Révolution algérienne.

         Mandela a été ensuite convié à Oujda ou il a rendu visite à une unité combattante de l’Armée de libération nationale (ALN) sur le front. “A un moment, se souvenait-il, j’ai pris une paire de jumelles et j’ai vu des soldats français de l’autre coté de la frontière. J’avoue que j’ai pensé voir des uniformes des forces de défense sud-africaines”.

         Deux jours plus tard, Mandela a été invité à assister à un défilé militaire en l’honneur de l’ancien président Ahmed Benbella, à sa libération de prison. En tête du cortège défilaient “des vétérans fiers et aguerris” portant “des armes qu’ils avaient utilisées au début de l’insurrection : des sabres, de vieux fusils à pierre, des haches et des lances”.

         Ils étaient suivis de “soldats plus jeunes et tout aussi fiers” dotés d’armes modernes. “C’était une armée de guérilla composée de combattants qui ont gagné leur galons dans le feu des batailles et qui s’intéressaient plus à la guerre et à la tactique qu’aux uniformes et aux défilés”, notait-il.

         “Je savais que nos propres forces ressembleraient plus aux soldats de Oujda et j’espérais seulement qu’ils combattraient aussi vaillamment.

         A l’arrière, il y avait une fanfare militaire assez désordonnée, dirigée par un Homme qui s’appelait Sudani (Souidani Boudjemaa, ndr). Il était grand, bien bâti et sûr de lui, il était aussi noir que la nuit. Il lançait une canne de tambour-major et quand nous l’avons vu (la délégation sud-africaine, NDR) tout notre groupe s’est levé et a applaudi”, se remémorait-il.

         “J’ai vu que les autres autour de moi nous regardaient et je me suis rendu compte que nous ne l’applaudissions que parce qu’il était noir…. A nouveau, le pouvoir du nationalisme et de l’ethnicité m’a frappé. Nous avions réagi immédiatement, car nous avions l’impression de voir un frère africain.

         Plus tard, nos hôtes algériens nous ont expliqué que Souidani était un soldat légendaire et on disait même qu’il avait capturé seul toute une unité de l’armée française. Mais nous l’avons applaudi à cause de sa couleur et non de ses exploits”.

         Des témoins de ses premiers contacts directs avec les révolutionnaires algériens, l’ont particulièrement impressionné et déterminé dans sa démarche ultérieure. Il se souvient, écrit- il dans ses mémoires, que le Dr Mostefai “nous a conseillé de ne pas négliger le coté politique de la guerre tout en organisant les forces militaires.

         L’opinion internationale valant parfois plus qu’une escadrille d’avions de combat à réaction”. Le soutien de l’armée de libération nationale (ALN) s’était, entre autres, traduit par l’intégration de nombreux combattants de l’ANC dans les camps d’entrainement aux côtés des moudjahidine de l’ALN.

         A partir de 1965, plusieurs militants de l’ANC venaient secrètement en Algérie pour recevoir un entrainement militaire et rentraient en Afrique du sud pour y mener des opérations militaires. Et pour donner plus d’écho au combat contre l’apartheid à partir de l’Algérie, l’ANC ouvrit un bureau d’informations qui a vu le passage, à sa tête, de grandes personnalités du mouvement.

         Tous les dirigeants de l’ANC fréquentaient Alger, qualifiée, à cette époque, par le père de l’indépendance de la Guinée Bissau, Amilcar Cabral de “Mecque des révolutionnaires”.

         Le soutien de l’Algérie s’était également exprimé, au moment de sa présidence de l’assemblée générale de l’ONU en 1974, par le geste historique qui a consisté à expulser de la salle le représentant du régime de l’apartheid.

         A sa libération, le 11 février 1990, après 27 années d’incarcération, Nelson Mandela avait tenu à se rendre à Alger en reconnaissance au soutien apporté par l’Algérie à la lutte du peuple sud-africain contre l’apartheid. (Aps)

Malheureusement, nous n'avons pas eu un Mandela en 62
Par Kamel Daoud | 07/12/2013 |
Envoyé par plusieurs correspondants :
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5191330

          Mandela Nelson est mort. Le monde va saluer sa vie, son œuvre, son sourire, sa mort et sa philosophie. Et nous Algériens ? Faire de même dans la longue procession de l'hommage. Mais au-delà ? Un regret secret, une amertume. Le chroniqueur l'avait écrit un jour : Et si on avait eu Mandela en 62 et pas Benbella ? Et on avait eu la Vérité avant la Réconciliation et pas la Réconciliation sans la vérité, comme avec Bouteflika ? Et si.

          On ose alors le tabou parce que c'est un grand rêve éveillé : une Algérie qui n'aurait pas chassé les Français algériens mais qui en aurait fait la pointe de son développement, de son économie et la pépinière de sa ressource humaine. Une Algérie de la couleur de l'arc en ciel. L'Afrique du Sud de Mandela a eu son OAS, ses Pieds noirs, ses colons, ses fermiers blancs, ses radicaux noirs, ses traîtres, ses torturés et ses Aussarresses et ses Larbi Ben M'hidi. Sauf qu'avec Mandela le choix avait été de faire passer le pays avant les procès et les vengeances et de construire, en ouvrant les bras. La valise ou la mort n'était pas le slogan de Mandela malgré l'histoire douloureuse de cet homme touché dans sa chair, et l'histoire des siens tués, torturés, assassinés. L'homme avait une vision que nous n'avons pas eue et a sauvé son pays de la guerre civile et des tueries et des grandes vanités chauvines. Le «62» de l'Afrique du Sud, par cet homme, n'a pas connu sa crise de l'été, les guerres fratricides entre clans, les massacrés de Oued Sly, ni les coups d'Etat cycliques ni la main mise des casernes et des polices politiques sur le pays. Parce que Mandela voyait loin, les Blancs n'ont pas été chassés et massacrés ou exclus au nom d'Allah ou de l'identité. Les chars n'ont pas roulé vers la capitale de ce pays pour y violer la légitimité et on n'aurait pas cédé à l'illusion du socialisme, nous n'aurions pas été malades du butin et du bien-vacant et nous aurions évité les révolutions agraires et futiles qui ont détruit la propriété et la valeur du travail et notre patriotisme n'aurait pas été dégradé en propagandes et persécutions. Un Mandela algérien nous aurait évité la seconde guerre des années 90, sa fausse conclusion par référendum risible et un président à vie, unique dans le monde, parce que un Mandela algérien aurait imposé la dignité des deux mandats et pas plus.

          Nous aurions fait les bons choix, nous aurions jeté les armes, les machettes dans l'océan, nous aurions choisi de sourire à l'adversaire et pas de l'assassiner et nous aurions fait coïncidé, chaque jour venant, le mot liberté et le mot libération. Un Mandela algérien nous aurait appris que la violence subie n'est pas nécessaire à rendre, justement pour casser le cycle.

           Un Mandela algérien nous aurait évité le pays actuel, ses mauvaises convictions, nos mauvais jours et des molles dictatures et ses gabegies. Nous aurions perdu moins de vies et moins de temps et nous aurions été un grand pays. Car cet homme est l'un des très rares à avoir donné sens à la décolonisation. Toutes les autres épopées ont mal fini : la décolonisation glorieuse y a été menée à la dictature hideuse ou sournoise. Au massacre, aux caricatures sanguinaires et au sous-développement. C'est dire que l'on ne décolonise pas avec les armes, mais avec l'âme. Décoloniser n'est pas vaincre le colon mais le démon en soi. Adieu l'homme au sourire qui dénoue.

           Notes de correspondants :
    La haine instillée par le De Gaulle entre les communautés, a fait que même un Super Mandéla aurait échoué en 1962. Avant l'arrivée de Super Menteur en 1958, cela était encore possible.
    En Algérie les Mandela potentiels de l'époque ont tous été écartés du pouvoir sous le motif de traitre à la nation ou tout simplement effacés de l'histoire officielle ou assassinés...
    L'Algérie avait peut-être son Mandéla en la personne de Messali Hadj, mais tout a été fait en Algérie et surtout en France pour l'écarter.
    Les inégalités sociales sont bien plus grandes en Afrique du Sud qu'en Algérie...Si on vante Mandela autant, c'est pour cacher la misère dans laquelle vivent une grande majorité des africains noirs.
    La chance de Mandela en venant au pouvoir en 1990, c'est qu'il a bénéficié:
           1/ de l'expérience catastrophique des pays "décolonisés".
           2/ de la chute de l'empire soviétique et de l'échec de Bandoung.
           3/ du soutien des grands cartels ( diamant et or) auxquels il ne touchait pas.

LES PREMIERS MORTS DE LA NUIT
DU 31 OCTOBRE AU 1er NOVEMBRE 1954


            Le mois dernier j'ai fait une page pour rendre hommage à Laurent François comme 1er mort de la guerre d'indépendance en Algérie.
            M. Pierre Barisain me signale ci-dessous :
            " Le premier mort de la Toussaint 54 est Samuel Azoulay, taxi à Oran, le 31 octobre à 21h30.
            Il est étrange de constater que les 2 premiers morts de cette sinistre histoire: la petite Arlette Nacache, 8 ans, à Sétif le 8 mai 1945, victime du premier coup de feu, alors qu'elle donnait la main à son père qui regardait le cortège, et Azoulay lors de la Toussaint, sont 2 juifs ! ce qui aurait dû faire réfléchir tout le monde... "

            Mon Ami et Compère, Antoine Martinez, sur son site " www.exode1962.fr " en parle aussi à cette page que je vous suggère de lire à cette adresse : http://exode1962.fr/exode1962/en-savoir-plus/divers/1er-novembre54.html

            J'ai aussi trouvé un article de 1996 l'assassinat de M. Samuel Azoulay. La plage horaire, entre l'assassinat de Samuel Azoulay et celui de Laurent François, semble minime compte tenu de plusieurs facteurs, j'estime qu'il convient de les associer à la première place dans ce macabre classement.
            L'extrait de l'article ci-dessous se trouve à cette adresse :
            http://www.liberation.fr/culture/1996/03/30/il-etait-une-fois-la-guerre-d-algerierencontre-d-historiens-algeriens-et-francais-une-premiere_164444

Il était une fois la guerre d'Algérie.
            Rencontre d'historiens algériens et français. Une première.

Annette LÉVY-WILLARD 30 mars 1996
            Le premier mort de la guerre d'Algérie s'appelait Samuel Azoulay.
            Chauffeur de taxi à Oran, il a été assassiné par Chariat Ali Cherif, "chef de groupe" dans cette ville (guillotiné en 1958). Pourtant la version officielle continue d'affirmer que tout a commencé par le meurtre d'un jeune couple d'instituteurs français, le 1er novembre 1954, jour de déclenchement de l'insurrection armée. Fouad Soufi (conservateur en chef des Archives d'Oran) donne cet exemple flagrant de la nécessité de sortir de la mythologie et faire enfin l'histoire de cette guerre (commencée en 1954, achevée en 1962 par l'Indépendance de l'Algérie).
Le Webmaster              


Rester indifférent peut
nous conduire au chaos

Envoyé Par M. Robert Charles PUIG
"Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes"
Texte de Martin Niemöller (1892-1984)

       Un homme dont la famille faisait partie de l'aristocratie allemande, avant la seconde guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés. Quand on lui demandait combien d'allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.

       « Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention. J'étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés. Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée. Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines.»

       La Russie communiste était composée de russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes. La majorité pacifique n'était pas concernée.

       L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.

       Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.

       Et qui peut oublier le Rwanda qui s'effondra dans une boucherie. N'aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour «la Paix et l'Amour» ?

       Les leçons de l'Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent à côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées : les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence.

       Aujourd'hui, des «experts» et des «têtes bien pensantes», ne cessent de nous répéter que l'Islam est la religion de la paix, et que la vaste majorité des musulmans ne désire que vivre en paix. Bien que cette affirmation gratuite puisse être vraie, elle est totalement infondée. C'est une baudruche dénuée de sens, destinée à nous réconforter, et, en quelque sorte, à diminuer le spectre du fanatisme qui envahit la Terre au nom de l'Islam.

       Le fait est que les fanatiques gouvernent l'Islam, actuellement. Ce sont les fanatiques qui paradent. Ce sont les fanatiques qui financent chacun des cinquante conflits armés de par le monde. Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des groupes tribaux à travers toute l'Afrique et mettent peu à peu la main sur le continent entier, à travers une vague islamique.

       Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent les crimes d'honneur. Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l'une après l'autre. Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels. La réalité, brutale et quantifiable, est que la «majorité pacifique», la «majorité silencieuse» y est étrangère et se terre.

       Les musulmans pacifiques deviendront nos ennemis s'ils ne réagissent pas, parce que, comme mon ami allemand, ils s'éveilleront un jour pour constater qu'ils sont la proie des fanatiques et que la fin de leur monde aura commencé.

       Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les Serbes, les Albanais, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens, les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup d'autres peuples, sont morts parce que la majorité pacifique n'a pas réagi avant qu'il ne soit trop tard.

       Quant à nous, qui contemplons tout cela, nous devons observer le seul groupe important pour notre mode de vie : les fanatiques.

       Enfin, au risque de choquer ceux qui doutent que le sujet soit sérieux et détruiront simplement ce message, sans le faire suivre, qu'ils sachent qu'ils contribueront à la passivité qui permettra l'expansion du problème.

       Aussi, détendez-vous un peu et propagez largement ce message.
       Espérons que des milliers de personnes, de par le monde, le liront, y réfléchiront et le feront suivre...

       «Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
       Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
       Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
       Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
       Et lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester.»


       «Texte de Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau . Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

       On ne peut s’empêcher de repenser à cette phrase de l’un de nos congénères les plus éclairés, lui aussi allemand d’origine :

       «Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.»

       Albert Einstein       
Robert Charles PUIG / décembre 2013       


L'EUROPE NOUS CONDUIT A L'ENTERREMENT
DE NOTRE CIVILISATION EUROPEENNE
Envoyé Par M. Albertelli

         UN HOMME COURAGEUX, UN CITOYEN EUROPEEN DECLARE AUX DEPUTES EUROPEENS : " vous ne payez pas beaucoup de taxes, qui sont les nôtres... vous êtes les champions de l'évasion fiscale et assis derrière vos bureaux vous nous donnez des leçons... "
         http://www.youtube.com/watch?v=jbLFo02jlH8

         Sortons, bien vite, de l'Europe, cette grande " Machine " qui nous ballotte et nous broie''... pour nous conduire au boucher...
         D'autres pays européens n'en sont pas entrés et, aujourd'hui, ils ne s'en portent pas plus mal économiquement! ... car leur protectionnisme national a, au moins, préservé l'essentiel! ...

         En Europe, c'est non seulement la vie économique, qui est en chute libre, mais aussi les valeurs de civilisation, qui partent en ''quenouille''... et la dégénérescence morale, constatée, au plus haut niveau de nos représentants européens (la vidéo, ci-dessus signalée, en fournit une désolante preuve) nous conduit à la fin programmée de la civilisation européenne. En voulant effacer la notion de "Nation" (au commencement par crainte d'une 3ème guerre mondiale) nos dirigeants européens (tout en percevant des "avantages exagérés", ce qui les rendent ''serviles'') nous préparent, à l'aide de lois iniques sur l'immigration, aux pires conséquences d'une prochaine "guerre confessionnelle" entre le monde arabo-musulman et le monde occidental. Car de ce conflit, l'Europe, déjà "occupée" et affaiblie par ses flux migratoires croissants (notamment de confession musulmane) aura du mal à sortir "entière".

         Les flambées de violence allumées, un peu partout en Afrique (et sur d'autres continents) par un monde musulman, de plus en plus fanatiquement conquérant, conduisent à ne pas faire un gros effort d'imagination pour prévoir, qu'elles sont, malheureusement, les prémisses de la révolution cultuelle autoritaire qui embrasera, aussi, gravement, l'Europe...

         Jean RASPAIL l'avait imaginé, lui, dont les écrits (ci-joint l'un d'eux) ont si souvent été rejetés ou ignorés (de la Gauche " bien pensante " à la " Droite lénifiante ")
         Louis ALBERTELLI

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LA PATRIE TRAHIE PAR LA RÉPUBLIQUE.

         J'ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d'un colis piégé. Difficile de l'aborder de front sans qu'il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C'est pourtant l'interrogation capitale. J'ai hésité. D'autant plus qu'en 1973, en publiant Le Camp des saints, j'ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n'ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.

         "Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu'" ils sont chez eux chez moi " (Mitterrand), au sein d'une " Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes " (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu'au basculement définitif des années 2050 qui verra les "Français de souche " se compter seulement la moitié la plus âgée de la population du pays, le reste étant composé d'Africains, Maghrébins ou Noirs et d'Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l'islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.

         La France n'est pas seule concernée. Toute l'Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas rapport de l'ONU (qui s'en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment, mais ils sont systématiquement occultés et l'Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l'Europe des Quinze est l'un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l'incurie des " gouvernances " et qu'il lui faudra affronter dans son âge d'homme…

         Sans compter que les " Français de souche ", matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l'homme, de " l'accueil à l'autre ", du " partage " cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites " antiracistes ", conditionnés dès la petite enfance au " métissage " culturel et comportemental, aux impératifs de la " France plurielle " et à toutes les dérives de l'antique charité chrétienne, n'auront plus d'autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule "citoyen " du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu'on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français et pas nécessairement tous de race blanche qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s'obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu'elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.

         Face aux différentes " communautés " qu'on voit se former dès aujourd'hui sur les ruines de l'intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c'est nous qu'on intègre à " l'autre ", à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s'agira en quelque sorte je cherche un terme approprié d'une communauté de la pérennité française. Celle-ci s'appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.

         Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l'autre. Quelque chose comme l'élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ?

         Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l'ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d'une espèce à jamais disparue qui s'appelait l'espèce française et n'annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom.
         Ce processus est déjà amorcé.

         Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu'en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c'est que les derniers isolats résistent jusqu'à s'engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l'espagnole mais s'inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n'est pas moi qui m'en chargerai, j'ai déjà donné. Son auteur n'est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j'en suis sûr…

         Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c'est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d'hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n'ose dire cyniquement, à l'immolation d'une certaine France (évitons le qualificatif d'éternelle qui révulse les belles consciences) sur l'autel de l'humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l'Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces " intelligents " qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l'organisme encore sain de la nation française.

         Même si je peux, à la limite, les créditer d'une part de sincérité, il m'arrive d'avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les " valeurs républicaines " se déclinent à l'infini, on le sait jusqu'à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d'abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n'est qu'une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d'idéologie, idéologie avec un grand " I ", l'idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu'ils trahissent la première pour la seconde.

         Parmi le flot de références que j'accumule en épais dossiers à l'appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l'étendue des dégâts. Elle est extraite d'un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : " Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d'une jeune Française issue de l'immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République… "

         Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : " Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d'êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. " (Président Boumediene, mars 1974.)

          Et celle-là, tirée du XXe chant de l'Apocalypse : " Le temps des mille ans s'achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée. "

         Jean RASPAIL dans Le Figaro n° 18619 du jeudi 17 juin 2004 : "La Patrie trahie par la République"
         http://jeanraspail.free.fr/divers18.htm

LIVRE D'OR de 1914-1918
des BÔNOIS et ALENTOURS

Par J.C. Stella et J.P. Bartolini


             Tous les morts de 1914-1918 enregistrés sur le Département de Bône méritaient un hommage qui nous avait été demandé et avec Jean Claude Stella nous l'avons mis en oeuvre.
             Jean Claude a effectué toutes les recherches et il continu. J'ai crée les pages necessaires pour les villes ci-dessouset je viens d'ajouter Kellermann et Mileesimo, des pages qui seront complétées plus tard par les tous actes d'état civil que nous pourrons obtenir.
             Vous, Lecteurs et Amis, vous pouvez nous aider. En effet, vous verrez que quelques fiches sont agrémentées de photos, et si par hasard vous avez des photos de ces morts ou de leurs tombes, nous serions heureux de pouvoir les insérer.
             De même si vous habitez près de Nécropoles où sont enterrés nos morts et si vous avez la possibilité de vous y rendre pour photographier des tombes concernées ou des ossuaires, nous vous en serons très reconnaissant.
             Ce travail fait pour Bône, Aïn-Mokra, Bugeaud, Duvivier, Duzerville, Herbillon, Kellermann, Milesimo, Mondovi, Morris, Nechmeya, Penthièvre, Randon, va être fait pour d'autres communes de la région de Bône.

POUR VISITER le "LIVRE D'OR des BÔNOIS de 1914-1918" et ceux des villages alentours :
CLIQUER sur ces adresses : Pour Bône:
http://www.livredor-bonois.net

             Le site officiel de l'Etat a été d'une très grande utilité et nous en remercions ceux qui l'entretiennent ainsi que le ministère des Anciens Combattants qui m'a octroyé la licence parce que le site est à but non lucratif et n'est lié à aucun organisme lucratif, seule la mémoire compte :  
                         J.C. Stella et J.P.Bartolini.
 

NOUVELLES de LÁ-BAS
Envoyées d'Algérie
Le projet est financé par l’Union européenne
Envoyé par Pierre
http://www.liberte-algerie.com/actualite/le-cout-de-la-degradation-de-l-environnement-du-bassin-de-la-seybouse-le-projet-est-finance-par-l-union-europeenne-211681
liberte-algerie.com : Dimanche, 8 décembre 2013 09:50
Par : Meziane Rabhi
           Le coût de la dégradation de l’environnement du bassin de la Seybouse

           L’atelier national de consultation a été organisé récemment à Alger par rapport à une activité de Swim-SM, réalisée dans le but d’évaluer le coût de la dégradation de l’environnement du bassin de la Seybouse en Algérie.

           Le programme Swim (gestion durable et intégrée de l’eau) est un programme régional d’assistance technique lancé par la Commission européenne, avec un budget total d’environ 22 millions d’euros, pour contribuer à la large diffusion et à l’application effective des politiques et des pratiques de gestion durable de l’eau dans la région sud-méditerranéenne. L’Algérie, à travers son point focal national, a demandé l’appui de Swim-SM pour évaluer le coût de la dégradation des ressources en eaux dans le bassin versant de la Seybouse.
           L’objectif principal consiste à aider les décideurs à l’échelle nationale, régionale et locale à identifier et prioriser des actions concrètes visant à améliorer la gestion de ce bassin par le biais du potentiel de financement des projets lié aux avantages environnementaux et à la réduction des externalités. Les problèmes environnementaux liés à l’eau constituent un fardeau pour l’économie en particulier les pertes des eaux de surface, les eaux souterraines surexploitées et la détérioration de la qualité, souligne Sherif Arif, expert, dans les conclusions de l’étude. “Les estimations du coût pour la société algérienne résultant de la gestion de l’eau inadéquate sont estimés à 27 milliards de dinars par an, soit 324 millions de dollars par an”, lit-on dans un document.
           L’étude indique que la vétusté des réseaux d’eau potable et d’irrigation entraînent des pertes significatives de ressources en eau du bassin de la Seybouse et engendrent la plus grande dégradation sur l’environnement. À cela s’ajoutent aussi les subventions sur la tarification de l’eau et de l’énergie : le prix de l’eau et de l’énergie est faible et il n’existe pas un intérêt particulier chez le citoyen à conserver et à utiliser efficacement les ressources d’eaux limitées. La qualité de l’eau est aussi affectée par la pollution industrielle. “Bien que l’eau potable existe et est accessible à la majorité de la population, cette eau peut contenir des agents pathogènes ou chimiques qui peuvent nuire à la santé et susciter des perceptions fausses chez les citoyens”, relève le document.
           L’étude souligne que les services publics de l’eau potable, de l’assainissement et des déchets municipaux en milieu rural sont relativement marginalisés, malgré que dans ce milieu on trouve les contaminations d’eau les plus élevées.
           La situation en matière de déchets municipaux est encore plus préoccupante puisque c'est la quasi-totalité de ce service qui est mis à la charge des communes sans moyens. “Il n’existe pas encore un bilan hydrographique ou hydraulique sur les ressources en eau pour le bassin de la Seybouse”, lit-on dans les conclusions.
           Le document constate, également, que les questions environnementales relèvent uniquement des compétences des autorités environnementales du pays et sont traitées à titre d’avis ou de conseil et ceci, faute d’intégrations et de réflexions “transversales” ainsi que de la responsabilisation précise des institutions existantes pour atteindre les objectifs globaux du développement durable dans le bassin de la Seybouse.
           Évoquant les résultats des coûts de la restauration, un autre expert, Fadi Doumani, indique que les coûts d’investissement et de sensibilisation se rapportant à l’amélioration de l’adduction d’eau, de l’assainissement et des mesures d’hygiène peuvent atteindre des réductions moyennes de 50% pour l’assainissement et 60% pour l’eau et l’assainissement. “Ces réductions ont été adoptées pour dériver les gains qui se montent à 2,3 milliards de dinars en 2012, si les investissements venaient à être immédiatement réalisés dans le bassin de la Seybouse en milieu urbain et rural”, affirme l’expert.
           Les coûts d’investissement varient entre 0,6 et 5 milliards de dinars. “Pour les déchets, les coûts d’investissement varient entre 370 et 1 560 millions de dinars et les coûts de transport (1,2 DA et 1,6 DA par km/tonne respectivement en milieu urbain et rural) des stations de transfert à la ségrégation et enfouissement, et d’opérations et d’entretien sont compris dans l’analyse”, a-t-il ajouté.
           Le coût de la dégradation environnementale est calculé sur la base d’études et données existantes qui ont été recueillies et analysées pour produire le projet d’un rapport, dont les résultats ont été présentés et discutés lors de cet atelier.
           


Les chiffres froids de la banque d’Algérie
Envoyé par Pierre
http://www.algerie1.com/zoom/les-chiffres-froids-de-la-banque-dalgerie/


algerie1.com :  18/12/2013           Par Rafik Benasseur

          Loin du discours politique anesthésiant, la réalité économique de l’Algérie ne prête pas à l’optimisme. Quand on entend le Premier ministre Abdelmalek Sellal se gargariser sur la «bonne santé» de l’Algérie, puis on reçoit les chiffres de Laksaci comme une rafale, on ne sait plus sur quel pied danser. Et pour cause ! La note de conjoncture présentée aujourd’hui par le Gouverneur de la banque d’Algérie, devant le parlement, donne des sueurs froides.

          Un grand feu rouge d’abord : Le compte courant de la balance des paiements extérieurs a enregistré un déficit de 1,2 milliard de dollars durant le premier semestre 2012 ! Cela fait bien longtemps qu’un triste record n’a pas été atteint. A la même période de l’année dernière notre pays enregistrait non pas un déficit mais un excédent de dix (10) milliards de dollars ! C’est dire qu’il y a de quoi être choqué par cette tendance.

          La faute aux exportations algériennes d’hydrocarbures qui ont fondu comme neige au soleil. En effet celles-ci se sont contractées de 14,31 % au premier semestre 2013 par rapport à la même période de l’année 2012, reculant de 37,50 milliards de dollars à 32,14 milliards de dollars. Sans doute que ce recul drastique des exportations est causé par l’attaque terroriste du complexe pétrolier de Tiguentourine qui a provoqué l’arrêt de la, production.

          Il va de soi que l’onde de choc a irradié tous les secteurs de production dans le sud entraînant la fuite des personnels étrangers sous la menace terroriste. «Cela a affecté négativement la balance commerciale, surtout au second trimestre, pendant que les importations de biens poursuivaient leur trend haussier en contexte de faiblesse structurelle des exportations hors hydrocarbures (0,682 milliard de dollars au premier semestre 2013 contre 0,473 milliard de dollars au premier semestre 2012)» ; souligne la BA.

          Les limites d’une propagande

          Ceci pour les raisons objectives. Mais pas seulement. Le rapport sur les tendances financières et monétaires du pays présenté par Laksaci fait ressortir une augmentation énorme des importations des biens. La facture d’importation des biens a fait un bond de 20,04 % au premier semestre 2013 par rapport au même semestre de l’année précédente !

          On y apprend aussi que notre pays à fait de grosse importations de carburants durant la même période ponctué par une hausse de…90,2% ! On comprend mieux pourquoi les autorités ont décidé, enfin, de lutter un peu contre le trafic des carburants à la frontière ouest après avoir fermé l’œil face à ce phénomène.

          Est-il, in fine, raisonnable de soutenir que l’économie nationale «va bien», quand une simple contraction des exportations de l’or noir a provoqué autant de dégâts ? Que dire alors si les prix du brut venaient à chuter en dessous de 60 dollars ? à Dieu ne plaise.
          


Saâdani : “Bouteflika briguera bel et bien un 4ème mandat”
Envoyé par Gilles
http://www.algerie1.com/actualite/saadani-bouteflika-briguera-bel-et-bien-un-4eme-mandat/

algerie1.com
            Par Mourad Arbani | 27/12/2013 |
          Le secrétaire général du Front de Libération nationale ( FLN), Amar Saâdani a affirmé, vendredi, que le président de la République se portera candidat aux prochaines présidentielles.

          S’exprimant devant la presse à l’issue d’une rencontre avec les militants du parti à la salle des spectacles de la maison de la culture Kateb Yacine de Sidi Bel Abbès, il a déclaré qu’ “Abdelaziz Bouteflika est le candidat du FLN aux présidentielles et il annoncera prochainement sa candidature”.

          Abordant la candidature de Bouteflika pour les prochaines élections présidentielles, devant les militants venus des 14 wilayas de l’Ouest du pays, Saadani accuse ceux qui s’opposent au quatrième mandat du Président de la République de vouloir replonger l’Algérie dans une nouvelle spirale infernale.

          Dans le même discours, le SG du FLN a plaidé pour la révision de la Constitution avant les prochaines présidentielles en affirmant qu’une telle décision contribuerait à l’instauration d’un Etat fort et stable.

          Dans le même sillage, il a rappelé que le projet de révision de la loi fondamentale du pays avait fait objet de consultations en 2011 qui s’étaient soldées par une série de propositions, tout en faisant remarquer qu’à l’époque aucun parti ne s’était opposé à cette révision.

          Sur un autre registre, Saâdani avertit qu’en 2014 son parti, de par sa majorité au sein de l’Assemblée populaire nationale, gouvernera seul et sans partage le pouvoir. Il a, à ce propos, martelé que “le FLN ne disputera plus de matchs amicaux en 2014 mais il dirigera le gouvernement seul et les autres doivent comprendre clairement cela”.
                


Fatwa : la femme qui se baigne dans la mer
commet l'adultère et doit être punie.
Envoyé par Eliane
http://www.postedeveille.ca/2013/12/fatwa-la-femme-qui-se-baigne-dans-la-mer-commet-ladultere-et-doit-etre-punie.html

India Today, 29 novembre 2013
          "Quand une femme se baigne dans la mer (un mot masculin en arabe), l'eau (masculine) touche ses parties intimes, ce qui fait d'elle une adultère, et elle doit être punie ". - Résumé du rapport intitulé "Les fatwas erronées des Frères musulmans et des salafistes " publié dans leAl Masry Al Youm.

          Un rapport d'un comité mis en place par Al Azhar, une des plus anciennes et prestigieuses universités islamiques du Caire, afin d'étudier les fatwas émises par les Frères musulmans et les salafistes révèle comment les islamistes considèrent les femmes. Les conclusions du rapport ont été publiées dans le journal égyptien Al Masry Al Youm. Le comité a étudié 51 fatwas émises par les Frères musulmans et les salafistes durant la présidence de Mohamed Morsi.
          Selon le rapport, "les fatwas émises par les deux groupes (Frères musulmans et salafistes) voient les femmes comme des créatures étranges créées uniquement pour le sexe. Ils considèrent la voix des femmes, leurs regards et leur présence à l'extérieur des murs de la maison comme une 'offense'. Certains sont allés jusqu'à considérer la femme au complet comme offensante".

          Une autre fatwa interdit aux femmes de "manger certains légumes ou même de toucher des concombres ou des bananes" car leur forme phallique pourrait les entraîner sur la mauvaise voie. Une fatwa ordonne aux femmes de " fermer les climatiseurs à la maison quand leurs maris sont absents pour éviter de signaler aux voisins qu'elles sont seules à la maison, ce qui pourrait les conduire à commettre l'adultère avec elles. ".

          Une fatwa décrète que les filles doivent être mariées dès l'âge de 10 ans "pour les empêcher de s'écarter du droit chemin". Une autre interdit aux filles de fréquenter une école située à plus de 25 km de leur domicile. Et une étrange fatwa stipule que le mariage d'un couple sera annulé s'ils se dénudent pendant les rapports sexuels.

          Fait intéressant, une fatwa qui a fait les manchettes partout dans le monde a été publiée par l'université Al Azhar et appelle les femmes à "allaiter les hommes de leur entourage pour en faire des membres de leur famille, ce qui permet la mixité". La fatwa a toutefois été rétractée.

          Dans le même temps, des fatwas ont également autorisé l'utilisation des femmes comme boucliers humains pendant les manifestations violentes.
          Dans un précédent rapport, le Gatestone Institue indiquait que pendant la présidence de Morsi, les Frères musulmans et les salafistes ont émis des fatwas appelant à la destruction des pyramides et du sphinx ; à l'annulation des accords de Camp David ; à l'exécution de toute personne manifestant contre le président déchu Morsi ; interdisant aux musulmans de saluer les chrétiens ; interdisant aux chauffeurs de taxi musulmans de transporter des prêtres chrétiens ; interdisant les émissions de télévision se moquant des islamistes ; et interdisant aux femmes d'épouser tout homme impliqué dans le gouvernement de Moubarak.

          Source : Fatwa: Women who swim in the sea commit adultery, should be punished, .
indiatoday.intoday.in/story/fatwa-al-azhar-university-cairo-women-swimming-in-sea-adultresses/1/326883.html

                


MESSAGES
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De Mme Isabelle Helene Grech
       Bonjour,
       Bien que Née en FRANCE EN 1969, Toute ma Famille, LA FAMILLE GRECH (CEREALIERS du coté de mon GD PERE PATERNEL AUGUSTE GRECH) sont tous nés à BONE (ALGERIE).
       Pour mon Papa (qui a maintenant 85 ANS) et qui n'a jamais pu oublier BONE, son ALGERIE natale, je désirerais trouver et je vous en serais très reconnaissante, c'est si vous pourriez me faire parvenir des images de l'l'INTERIEUR DE LA CATHEDRALE DE BONE (ALGERIE)
       Ce serait un magnifique cadeau de NOEL pour lui.
       Vous pourrez me les transmettrent si vous en trouvez sur l'adresse internet ci-dessous :
       CORDIALEMENT
       Mlle Isabelle GRECH
Mon adresse est : isabellehelene.grech@orange.fr


De Mme Fabienne BOURNEL
       Bonjour,
       Je m’appelle Fabienne BOURNEL. Mon père est pied noir natif de Bône. Il est âgé de 72 ans et a quitté l’Algérie vers l’âge de 27 ans.
       Ma sœur et moi sommes en quête de photos, de sensations que notre père ne peut pas nous transmettre tant l’émotion est grande à l’évocation de son pays. A force de recherche sur différents sites internet, nous avons pu trouver des photos intéressantes.
       Mais je suis à la recherche d’une photo bien particulière que je ne parviens pas à dénicher. Mon grand-père, Mr BOURNEL Clément, jouait de la clarinette dans l’harmonie de la ville.
       Mon père relate un souvenir qui le touche particulièrement : il se rendait avec sa mère et ses frères au kiosque à musique, vers boulevard bertagna/ rue de thiers (où ils vivaient) pour y voir jouer mon grand-père.
       J’aurais voulu savoir s’il vous est arrivé de voir des photos du kiosque avec les musiciens de l’époque, ou encore des photos prises par la ville puisqu’il s’agissait apparemment de la fanfare municipale. Où puis-je en trouver? pensez-vous que si j’écris à la municipalité actuelle, quelqu’un pourrait m’aider?
       Mon père serait tellement heureux si je pouvais lui montrer une photo de son père sous le kiosque.
       Je suis assez émue de vous solliciter et j’espère ne pas vous ennuyer avec cette demande si particulière.
       Dans l’attente d’une réponse de votre part. Cordialement
       Mme BOURNEL Fabienne
Mon adresse est : oron.sebastien@orange.fr

De M. Pierre Jarrige

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Ca va être ma femme.
Envoyé par Eliane

    Un homme âgé est arrêté par un barrage de police vers 2 heures du matin.

    Le policier lui demande où il va à cette heure de la nuit.
    L'homme répond : "Je me rends à une conférence sur l'abus d'alcool et ses effets sur le corps humain, ainsi que sur le tabac et les soirées tardives".

    Le policier pas convaincu demande alors : "Vraiment, et qui est ce qui donne cette conférence à une heure pareille ?"
    L'homme répond : "Comme d'habitude, ça va être ma femme."


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